Parc Saint-Claude, les aménagements de verdure ont débuté.

Orbe: parc Saint-Claude, après le béton, la verdure

Parc Saint-Claude, les  aménagements  de verdure ont débuté.

Parc Saint-Claude, les aménagements
de verdure ont débuté.

Si tout continue comme prévu, il pourra ouvrir au printemps.

Les travaux d’aménagement du parc Saint-Claude ont bien avancé. Les structures solides sont terminées et les jardiniers s’affairent aux diverses plantations. Il reste encore à installer des jeux, réaliser le chemin de la pergola et poser le gazon synthétique pour la place de jeux. La passerelle qui relie la garderie au jardin a été très critiquée; Jean-Marc Ducotterd, chef de service au CUBE, reconnaît que l’impact visuel a été sous-estimé mais une végétalisation devrait en améliorer l’aspect.

Prairie et arbres fruitiers

Pour le moment cela peut avoir l’air très «bétonné», mais Jean-Marc Ducotterd insiste sur le fait que les plantations prennent du temps à se déployer et qu’il faut avoir un peu de patience. Il rappelle qu’il y aura un gazon fleuri, un verger avec d’anciennes espèces d’arbres fruitiers, une treille, un coin pique-nique avec des tables et des bancs en bois. Et un vignoble, dont les ceps seront plantés au printemps et exploités par Maryline Lavenex d’Arnex.

Il y aura des jeux aussi bien pour les tout petits que pour les plus grands, dont un coin pétanque. Le terrain multisports a été déplacé pour réduire l’impact visuel du grillage dont se sont plaints les bordiers de la rue de la Tournelle.

Pas de sortie directe sur la place du Marché

Après avoir étudié diverses possibilités, il s’est révélé très difficile ou très onéreux de construire une sortie sur le haut du parc pour accéder directement à la place du Marché, la sortie ouest continuera à se faire par le chemin de Ronde qui arrive vers le Temple. Pour conclure, on peut penser que sur les 12 000 m2 que comptera le parc tout le monde devrait y trouver son compte. L’inauguration officielle est agendée pour le mois de mai.

Photo Natacha Mahaim

Mmes Béatrice Métraux et Sylvie Bula, et M. Philippe Jaton (porte-parole de la Gendarmerie) répondaient à la presse.

Orbe: la Croisée, prison passoire

Mmes Béatrice Métraux et Sylvie Bula,  et M. Philippe Jaton  (porte-parole de la Gendarmerie)  répondaient à la presse.

Mmes Béatrice Métraux et Sylvie Bula,
et M. Philippe Jaton
(porte-parole
de la Gendarmerie)
répondaient à la presse.

Cinq évadés en juillet, six en octobre, la sécurité de la prison préventive de la Plaine de l’Orbe laisse à désirer. La Conseillère d’Etat Béatrice Métraux et la cheffe du service pénitentiaire Sylvie Bula ont convoqué la presse pour évoquer ces deux événements et le résultat d’une première analyse des défaillances constatées. Il a été dit d’abord que les manières de procéder des évadés ont été différentes. Si en juillet les prisonniers ont pris la poudre d’escampette par les toits, ceux du week-end dernier ont passé par les couloirs et le service socio-culturel pour s’en aller.

A propos de cette dernière fuite, les six individus ont pu ouvrir les portes des trois cellules dans lesquelles ils se trouvaient par paire, grâce aux ustensiles dont ils disposent pour manger (cuillères et couteaux à bout rond). Ensuite ils ont recouvert les caméras intérieures avec des vêtements afin de ne pas être repérés. Précisons que de nuit, le personnel de service a davantage l’œil sur les caméras donnant sur l’extérieur du bâtiment. Arrivés sur le parking qui se trouve dans l’enceinte de La Croisée, en brisant des vitres sans barreaux, ils ont pu sortir en profitant du couvert de la déchetterie qui se trouve adossé au grillage de sécurité !
Portes à revoir

Cette accumulation de faits a mis en lumière les défaillances du système de contrôle. A commencer par les portes qui ne répondent plus aux critères actuels quand bien même cet établissement a été rénové en 2003. Ensuite, les caméras intérieures ne servent qu’à surveiller sans déclencher l’alerte. Ce système infrarouge ne couvrait pas non plus certains angles morts. Autant dire que de nombreuses remises en question sont devenues impératives car les malfrats sont toujours plus habiles et comme ils cohabitent souvent dans la même cellule, ils ont tout le temps d’ébaucher leur évasion en observant leur environnement.

En plus de l’audit qui s’impose, des contacts seront pris avec des cantons alémaniques qui viennent de construire de nouvelles prisons, quant aux mesures à prendre. Il faudra aussi revoir l’étanchéité du mur d’enceinte ce d’autant plus que le Canton va augmenter la capacité de la Croisée avec 80 nouvelles places. Des dispositions qui seront prises par le Conseil d’Etat et le Grand Conseil, et dont on espère que tous auront conscience de la nécessité d’investir pour garantir la sécurité intérieure et celle de la région.

Gardien limogé

Même si les intervenants ne se sont pas véritablement exprimés sur le problème du personnel, du moins sur celui qui était présent au moment de ces évasions, il est patent que les gardiens ne sont pas assez nombreux. Il faut savoir, par exemple, que 250 personnes sont détenues alors que la prison est prévue pour 180 résidents. On sait aussi que cette surcharge de travail stresse les surveillants qui accumulent les burn-out dans une situation interne très tendue, selon nos informations. L’enquête sur la première évasion a démontré aussi le laxisme d’un membre du personnel qui déclenchait régulièrement le système de surveillance extérieure pour éviter qu’il ne soit dérangé par des animaux de passage à proximité de l’enceinte.

Ce surveillant a été limogé, car soupçonné de complicité. Il est donc temps que des mesures soient prises rapidement afin que la prison de La Croisée ne permette plus des évasions aussi nombreuses comme c’était le cas dans les années 80 à Bochuz. On notera que si quatre évadés ont été repris à Suchy grâce à l’intervention rapide d’une dizaine de patrouilles dont deux de la Police du Nord Vaudois, les autres sont toujours en fuite. Seuls deux des cinq évadés de la première fugue ont été repris.

Photo Pierre Mercier

De g.à dr. : Birte Guinand, Fabrice Ferrié, Eric Carrard et Pierre-Daniel Collomb.

Bretonnières: une Municipalité à nouveau opérationnelle

De g.à dr. : Birte Guinand, Fabrice Ferrié, Eric Carrard et Pierre-Daniel Collomb.

De g.à dr. : Birte Guinand, Fabrice Ferrié, Eric Carrard et Pierre-Daniel Collomb.

Le taux d’imposition et beaucoup d’interrogations.

Assermentations

Suite à quelques rebondissements bureaucratiques liés à l’élection d’un municipal, la commune de Bretonnières tenait enfin son exécutif pour complet. Le président du Conseil, qui avait mis exceptionnellement une cravate pour l’occasion (dixit Patrick Chezeaux), procédait à l’assermentation de Mme Birte Guinand, syndique, et Pierre-Daniel Collomb, municipal fraîchement élu. Mme Sarah Chappuis était élue vice-présidente du Conseil général, en remplacement du nouveau municipal.

Arrêté d’imposition

Mme Berthoud, rapporteuse de la commission permanente, déplorait le manque d’informations pour débattre sur l’arrêté d’imposition de 2013: seul le préavis était à leur disposition. Patrick Chezeaux les informait qu’ils auraient pu à tout moment demander des renseignements à la syndique ou à Valérie Chezeaux, boursière. Cette dernière donnait quelques réponses à la Commission. Un membre du Conseil demandait le vote secret. Par 29 oui, 6 non et 3 abstentions, le préavis était accepté.

Préavis retiré

Le préavis municipal N°3 relatif au règlement communal sur la protection des arbres était retiré sur le conseil du président Patrick Chezeaux. La commission permanente n’ayant pas reçu l’ancien règlement, cette dernière posait plusieurs questions quant à son application, et n’obtenait aucune réponse tant du responsable du dossier, que des autres municipaux.

Plusieurs conseillers dans la salle s’interrogeaient sur le fonctionnent de la Municipalité, leur exécutif ne donnant pas plus l’impression de maîtriser les dossiers relatifs aux préavis proposés.

Quelques divers

La syndique, sur demande de Patrick Chezeaux, avait repris toutes les questions en suspens depuis le mois de juin 2011. Les commentaires étaient fort succincts. Concernant le parc d’aquaculture, elle déclarait que rien n’avait bougé depuis le mois de juin de la part des promoteurs et que la Municipalité avait reçu un courrier de l’Etat qui était très défavorable, sans en dévoiler le contenu.

La parole n’étant plus demandée, le président du Conseil levait la séance, donnant rendez-vous à l’assemblée le 5 décembre pour débattre du budget.
Photo Marléne Rézenne

Les deux nouveaux véhicules.

On roule à l’électricité chez Dentsply Maillefer

Les deux nouveaux véhicules.

Les deux nouveaux véhicules.

«Avec l’acquisition de ces deux véhicules électriques, ce ne sont pas moins de 4000 litres d’essence par an qui seront économisés. Pour la société, mais bien sûr aussi pour l’environnement» précisait il y a quelques jours Joël Bréchon, ingénieur et chargé de la sécurité chez Dentsply Maillefer, lors d’une présentation à la presse des deux nouveaux véhicules entièrement électriques acquis par le groupe.

Depuis 1975, année des premières installations de récupération de chaleur sur certaines installations de filtration, le groupe industriel ballaigui n’a eu de cesse d’inclure dans sa planification les impacts environnementaux de son activité. C’est dans ce cadre que deux véhicules utilitaires Kangoo Z.E. ont été acquis il y a peu. «Nous devons quotidiennement transporter hommes et matériel entre nos trois sites de production situés au Verger, au Creux et à Beau-Site. Ce sont de petits trajets, mais qui au fil des ans se multiplient. D’où l’idée de s’équiper pour ce faire de véhicules électriques» explique Joël Bréchon. Ces deux véhicules remplacent en effet deux anciens utilitaires classiques arrivés en fin de vie.

Un véhicule très normal

D’un poids à vide de 1.6 t., les Kangoo Z.E. disposent d’une puissance de l’ordre de 50 KW. Ils se conduisent comme des véhicules automatiques et atteignent sans difficulté des vitesses supérieures à 100 km/h. Pour charger leurs batteries, les engins disposent d’une prise située sur le capot avant, un peu à l’image d’un bouchon de réservoir à essence. La charge totale prend environ 6 heures, mais comme à chaque retour à l’usine principale, les véhicules sont systématiquement rechargés, ils sont toujours prêts à être utilisés. Une courte formation a été donnée à celles et ceux qui sont amenés à les conduire. Leur maniement est très simple. Il surprend même, puisqu’il ressemble beaucoup à la conduite d’un véhicule automatique classique.

Les frais d’entretien sont limités à un strict minimum et d’après les calculs effectués, le surcoût de l’électrique sera entièrement amorti en huit ans: un âge encore raisonnable pour un utilitaire qui dispose d’une autonomie de plus de 100 kilomètres. Cette distance représente plus que celle parcourue quotidiennement par la plupart des automobilistes et permet sans difficulté de descendre à Yverdon-les-Bains et d’en revenir, ou même de partir chercher des pièces de rechange aux alentours de Lausanne. En plus, le courant électrique nécessaire à la recharge des batteries est certifié comme courant vert, un acte tangible au service de l’environnement.

Photo Olivier Gfeller

Au pilori

Le cyclisme vit un véritable séisme. Les révélations sur le dopage organisé par Lance Armstrong et ses proches ont déclenché une cascade de mauvaises nouvelles. La plus significative est sans doute le renoncement de la formation Rabobank. Les dirigeants de la banque hollandaise se retirent de la compétition après un sponsoring de 17 ans car ils ne croient plus aux vertus de ce sport.

Dans le mouvement, l’Australien Stephen Hodge, vice-président de la fédération australienne et bien connu du public suisse pour avoir séjourné de longues années dans le Vully, a démissionné de ses fonctions après avoir avoué s’être dopé durant sa carrière. Il est entendu que les noms des docteurs Ferrari et Fuentes reviennent sur le tapis, eux qui ont été mêlés à de nombreuses affaires et qui ont pu continuer leurs activités en l’absence de véritables sanctions ou de surveillances pourtant nécessaires.

Dans ce torrent de mauvaises nouvelles, on apprend que l’Italien Scarponi, vainqueur du Giro 2011 à la suite de la suspension de l’Espagnol Contador, était lui aussi en contact avec le médecin transalpin, qui agissait depuis son cabinet dans les Grisons. D’autres cas apparaîtront dans la foulée, surtout qu’en Espagne, la fédération nationale n’a pas encore jugé l’affaire Puerto, qui englobe d’autres sportifs que des cyclistes.

L’Union Cycliste Internationale a finalement suivi le rapport de l’USADA, l’agence américaine contre le dopage, en bannissant Armstrong des tablettes du Tour de France. Une UCI qui a donné trop souvent le sentiment d’être complice d’un cyclisme qui s’égarait. Même si la génération actuelle des professionnels clame qu’il s’agit d’une histoire du passé, rien ne prouve que tout est réglé. Pour preuve les déclarations récentes de l’ancien professionnel Laurent Jalabert, responsable de l’équipe de France et commentateur du vélo sur France 2, qui a dit toute son admiration à l’égard des performances de l’Américain.

Entend-il  par là que cyclisme et dopage vont de pair ?