Une femme au grand coeur.

Chavornay: un cœur généreux

Une femme au grand coeur.

Une femme au grand coeur.

Si vous cherchez Marie-Louise Romanens par Chavornay, vous ferez chou blanc. Par contre, si vous mentionnez Marie-Lou, immédiatement tous les doigts seront pointés en direction de la rue du Château. Là, vous arrivez devant une maison hautement colorée de géraniums et de bégonias, où l’accueil est chaleureux. A partir de là, vous entrez dans un monde à part empli de générosité, de simplicité et de fraîcheur. Votre hôtesse vous installe confortablement dans son jardin tout en vous contant l’historique de chaque objet de décoration.

Parler de soi n’est pas un exercice facile pour elle, mais, une fois le moment de gêne passé, la voilà plongée dans ses souvenirs. Native de Chavornay, elle passe toute son enfance près de l’église avec ses parents et ses frère et sœur. Elle suit sa scolarité au vieux collège, avec au final, en dernière année, l’école ménagère réservée aux filles. Son apprentissage de vendeuse à la Placette (Manor) lui permet de découvrir la capitale, Lausanne. Mais rien n’est plus beau que son village, d’autant plus qu’au fameux «bal des poulets», dit-elle en riant sous cape, son cœur bat la chamade pour le plus beau des jeunes hommes présents, Roger, son gentil mari. De leur union, naîtront deux filles, Chantal et Mireille. Au fil du temps, la famille s’est enrichie de six petits-enfants, dont l’un d’eux lui rend bien service pour naviguer sur le net.

Au service de la commune

Dès l’âge de douze ans, Marie-Lou travaille chez la famille Tröch, qui tenait à l’époque la pharmacie. Après l’école, elle va servir le thé et faire la vaisselle du dîner. Sa serviabilité, sa disponibilité sont de notoriété publique et la commune, entre autre, est consciente de sa chance. Elle tient la perle rare et en prend bien soin. Elle sera appelée pour toutes sortes de tâches: sonner les cloches aux enterrements, servir lors des inaugurations et même cirer les chaussures au pavillon des militaires. Sa plus grande fierté est, tout de même, le repas de fin d’année des employés communaux où les «pèdzes» finissaient dans son carnotzet. Pour chaque occasion, elle est secondée soit par la voirie ou des dames du village.

«J’ai eu beaucoup de plaisir avec tous et je n’ai jamais eu d’histoires.» précise-t-elle, que ce soit avec les syndics de Ernst à Leuenberger, les municipaux ou les employés communaux. Son préféré reste Monsieur Blanchet, chef du personnel à l’époque. Les dernières années, elle s’occupe du nettoyage du Collège du Verneret jusqu’en octobre 2010 où enfin la retraite lui tend les bras. Son dernier vœu était de pouvoir festoyer cet événement dans la «belle» grande salle du conseil. Chose fut faite à son plus grand plaisir. A l’heure actuelle, Marie-Lou garde encore un pied dans la course en lavant les linges de l’école et de rajouter: «Je ne suis jamais remontée. Cela me fait trop mal au cœur.»

Loisirs en toute simplicité

Même si le travail occupait une grande place dans sa vie, elle a su aussi goûter aux plaisirs simples pour se ressourcer. Pendant quarante ans, elle a suivi le monde des chevaux avec Roger, ancien Dragon, d’abord à Yverdon-les-Bains, puis à Avenches. Maintenant le dimanche, ils font la tournée des chalets d’alpage fribourgeois. Et ses deux passions personnelles sont d’une part les lotos, qui n’ont plus de secret pour elle, et son jardin, son petit coin de paradis.

Photo Mary Lucchino

Lars Schnyder au départ (il terminera en 42’22’’).

Prix Wanner Cycles de 3 Rivières âprement disputé

Lars Schnyder au départ (il terminera en 42’22’’).

Lars Schnyder au départ (il terminera en 42’22’’).

Samedi passé s’est déroulée une nouvelle édition du Prix Wanner Cycles des 3 Rivières. Une compétition de contre-la-montre suffisamment rare pour que plus de la moitié des 130 participants soient venus de Suisse alémanique pour y participer.

«Visiblement c’est une classique qui les attire , et il faut dire que les CLM en ligne individuel sont peu fréquents en Suisse, si bien que les spécialistes de cette discipline viennent souvent jusque dans la Cité des deux Poissons pour avoir la possibilité de se mesurer sur un parcours sélectif et difficile» précisait sur la ligne de départ Christian Agnelot, président du VC Vallorbe, coorganisateur de la compétition avec le VC Orbe.

La boucle à parcourir de 30 kilomètres passait par Mathod, Ependes, Bavois, et Orny sur des tronçons que les habitués du Giron cycliste du Nord vaudois connaissent bien. On doit déplorer un manque de plantons de sécurité sur le tronçon urbain juste avant l’arrivée, qui a failli provoquer plusieurs chutes dans le virage serré ramenant les coureurs vers la rue Sainte-Claire.

Cela étant, la course fut âprement disputée et la victoire au classement scratch est revenue à Andreas Schweizer (Rennshop), de Allmendingen, en 38’22’’ à la moyenne de 47.4 km/h devant Nicolas Fischer de Versoix en 38’42’’. La troisième place est revenue à Andreas Anderegg, de Genève en 38’48’’. Le classement complet et le classement par catégorie se trouvent sur les sites du VC Orbe et du VC Vallorbe.

Photo Olivier Gfeller

Lutte contre les moustiques.

Plus vite que prévu en Australie

Lutte contre les moustiques.

Lutte contre les moustiques.

Jonas Goy (Romainmôtier) avait imaginé parcourir 18 000 km à vélo à travers l’Australie en une année. Finalement, moins de six mois lui auront suffi. D’abord parce qu’il est allé beaucoup plus vite que prévu, avec des étapes journalières de 150 km plutôt que les 60 planifiés, et parce qu’il a réduit son parcours en fonction d’impondérables, notamment entre Darwin et Cairns et entre Sydney et Melbourne. En fait, il n’a chevauché sa bicyclette que pendant 110 jours, alors qu’il a perdu beaucoup de temps pour réparer son deux-roues ou obtenir un téléphone satellite, comme pour remplacer sa tente de camping qui a été démolie par le vent. Ce dernier incident l’immobilisa pendant sept semaines à Adelaïde. Quinze jours lui ont été nécessaires à Perth pour obtenir une selle qui rende son périple moins douloureux (maux de dos). Il s’est de même arrêté pendant trois semaines à Katherine (patrie du cycliste Cadel Evans) pour changer une roue arrière voilée depuis un certain temps.

La rencontre avec Sarah

Le voyage a été épuisant mais Jonas a pu compter sur la belle solidarité des habitants pour trouver l’eau nécessaire dans les endroits désertiques, comme c’était le cas entre Perth et Cairns (5 000 km). Dans ces lieux, il a apprécié le soutien des Green People (retraités) qui font le tour du pays en caravane. Il a aussi bénéficié de l’aide de certains régionaux exilés à l’instar de Sébastien Kohli (Orbe) et son oncle. Il a aussi rencontré Sarah Marquis qui accomplit un périple incroyable à pied depuis la Sibérie, par la Chine et l’Australie, entre autres.

La marcheuse neuchâteloise a su l’encourager et l’aider à surmonter la solitude qu’engendre une aventure pareille. Le citoyen de Romainmôtier a pensé plusieurs fois abandonner son projet, tant les difficultés s’accumulaient. Sur le plan physique, quelques tendinites l’ont contrarié, mais pas autant que le vent qui a été contraire sur l’essentiel du parcours, au point qu’il fallait rouler parfois de nuit pour éviter ce compagnon pas très agréable. Par bonheur, le dénivelé n’était pas très important, même s’il a franchi les petites alpes australiennes.

Prêt à repartir

Lorsqu’on lui demande d’évoquer le paysage traversé, il vous parle de la côte est de Cairns à Adelaïde (par Sydney et Melbourne) et de l’ouest entre Albany et Perth, car le reste n’est que désert. Il a bien aimé les parcs nationaux ou quelques tronçons dans la forêt tropicale, même si les routes n’étaient pas goudronnées et nécessitaient une concentration soutenue. Malgré tout, Jonas Goy est prêt à repartir car, «on se fait vite à l’effort». L’Amérique du Sud pour commencer et pourquoi ne pas enchaîner avec les Etats-Unis.

En premier toutefois avec du matériel plus pointu que celui qu’il avait emporté. «Ma tente s’est cassée au premier coup de vent, après une semaine, au point qu’il a fallu que je dorme à même le sol dans un sac de couchage en alu pendant quelques jours. Mon vélo était bricolé, mais pas vraiment préparé pour pareil périple. Un homme averti en vaut deux et je sais maintenant comment procéder pour que la route soit plus agréable». Voilà un garçon qui mérite un coup de chapeau après avoir parcouru plus de 17 000 kilomètres en plus des ennuis évoqués ci-dessus.

Le site internet de Jonas Goy

Chavornay: secrétaires municipaux réunis

Vendredi, une centaine de secrétaires municipaux se sont réunis à la salle polyvalente de Chavornay pour y tenir leur traditionnelle assemblée générale annuelle. Sous la présidence de Pierre-André Dupertuis, ils ont notamment suivi leur ordre du jour standard, avant d’entendre un exposé présenté par le chancelier de l’Etat de Vaud sur le thème des «Etats majors d’exécutifs, tendances et évolutions».

La conseillère d’Etat Béatrice Métraux a assisté à une partie de la matinée et a tenu à insister, dans son allocution, sur le rôle très important du secrétaire municipal, dont les compétences sont et doivent être transversales et multiples, puisqu’il (elle) doit souvent passer de la petite enfance à la police des constructions, sans oublier les finances et de nombreux autres domaines d’intervention municipale.

En plus, leur permanence fait des secrétaires municipaux de précieux collaborateurs de la Municipalité. Ils vont d’ailleurs voir leur rôle officialisé dans la loi au sens strict, si le projet de loi qui passe à l’examen du Grand Conseil cette semaine est adopté tel que prévu.

Photo Olivier Gfeller

La famille Agassiz, Sylvain, sa maman et son père Jean-jacques

Champvent: d’une pierre, deux coups

La famille Agassiz, Sylvain, sa maman et son père Jean-jacques

La famille Agassiz, Sylvain, sa maman et son père Jean-jacques

Les autorités chanvannaises avaient invité leur population à venir fêter des citoyens particulièrement méritants à commencer par Alice Glauser, leur députée, qui a retrouvé les bancs du Grand Conseil, après avoir passé une législature sous la coupole fédérale. Cette Valaisanne d’origine, qui est arrivée au village à 20 ans, a la politique dans le sang. En 2002, elle faisait son entrée à la Municipalité et elle obtenait le droit de siéger au Grand Conseil sous l’étiquette PAI, non sans avoir participé à la Constituante vaudoise auparavant. Elle restera jusqu’en 2011 au sein de l’exécutif communal, tout en siégeant à Lausanne puis à Berne. Elle défend désormais les couleurs de l’UDC dans le cadre du législatif cantonal qu’elle retrouve pour la deuxième fois, non sans bonheur, car, dans l’aquarium de la ville fédérale, comme elle le dit, la cohabitation avec des prédateurs de la politique n’était pas simple. Alice Glauser entend toujours défendre la cause paysanne. Elle est aussi attachée à l’évolution de l’école dont son parti n’a pas toujours compris l’importance. Membre du comité cantonal UDC et présidente de la section féminine, elle demeure très motivée et n’exclut pas de prolonger son mandat, si le peuple le veut bien.

Une entreprise dynamique

L’autre récipiendaire des félicitations était l’entreprise Prodague SA. Installée à Essert, qui a fusionné depuis peu avec Champvent, la société de la famille Agassiz a été récompensée par le troisième prix du concours romand des entreprises. Une compétition qui réunissait une centaine de firmes. Après une sélection sévère, le jury, formé de plusieurs patrons d’entreprises nationales, a souhaité récompenser ces spécialistes de la culture maraîchère qui ont su s’adapter au marché au fil des années, en faisant preuve de créativité et d’imagination, tout en étant demeurés une affaire familiale. Créée par le grand-père René en 1950, l’entreprise a transité par son fils Jean-Jacques de 1980 à 1999, années au cours desquelles on a passé de la livraison du produit brut à la mise en valeur commerciale des fruits et légumes pour la restauration et les commerces de détail.

Sous l’égide du petit-fils Sylvain, Prodague SA, a développé encore son marché, fournissant notamment la Coop, ainsi que le catering des aéroports suisses (cuisines pour l’aviation), comme les grands hôpitaux (CHUV ou HUG à Genève). Son chiffre d’affaires annuel se monte à 40 millions de francs. La firme emploie 160 personnes (essentiellement des dames et pour moitié portugaises) pour fournir 600 articles pour la restauration et une soixantaine pour les supermarchés.

Il était dès lors bien normal de récompenser ces personnalités comme l’ont souligné le syndic Olivier Poncet et le député Jean-Pierre Grin, tout cela autour d’un apéritif dinatoire et aux sons de la fanfare l’Alliance de Champvent-Baulmes.

Photo Pierre Mercier

Ballaigues: l’école vient au Conseil

Pour sa séance d’octobre, sous la présidence de Daniel Bourgeois, le Conseil communal de Ballaigues avait invité Dominique Valet, directeur de l ‘Etablissement scolaire de Vallorbe, Ballaigues, Vallon du Nozon. Il exposa dans les grandes lignes les incidences sur l’organisation de son établissement de l’introduction de la LEO et d’HarmoS. 800 élèves en provenance de dix communes parfois très éloignées les unes des autres, des transports qui actuellement représentent un coût annuel de l’ordre de Fr. 500 000.–, dix communes concernées et une centaine d’enseignants environ, tel est le portait rapide de l’établissement.

Qu’il s’agisse de l’introduction de l’anglais dès 2014 ou de l’allemand dès 2015 pour les petits, pour lequel les enseignants sont difficiles à trouver. Que l’on soit mis en face d’autres aménagements des programmes, telle l’augmentation des heures de cours à 32 ou 33 périodes, chaque retouche ou presque entraînera des coûts supplémentaires. On ne connaît pas encore les détails de la future grille horaire dès 2013. On n’a pas non plus d’information sur le nouveau cadre d’évaluation, dont le directeur craint qu’il soit un peu trop bas en termes d’exigences.

Les classes porteront de nouvelles appellations conformes à HarmoS, 1H, 2H, 3H, etc. alors que deux voies, VP et VG pour voie pré-gymnasiale et voie générale remplaceront la nomenclature actuelle. Des cycles primaires au cours desquels il sera en principe, et sauf dérogations, impossible de redoubler seront aussi créés. Sans doute pour diminuer les coûts importants, de l’ordre de 20 millions, causés par les redoublements, mais sans que le système convainque vraiment. Même si la LEO devra être appliquée et le sera, elle engendrera sans doute des retouches après quelques années d’expérience pratique. Le directeur se dit confiant dans les enseignants et ses élèves face aux adaptations requises, qui verront sans doute, à partir de 2015, l’introduction de l’horaire continu avec une diminution du temps libre à midi à environ 45 minutes contre 90 actuellement.

Taux d’impôt communal

Dans la seconde partie de la soirée, le Conseil a suivi les recommandations de la commission des finances qui estime justifié le maintien proposé par la Municipalité du taux d’impôt communal fixé à 66% du taux cantonal de base. Ce taux, parmi les plus bas du district, n’échappera pas à une augmentation dans les années qui viennent, aux yeux du syndic Raphaël Darbellay. L’image de la taxe communale pour la gestion des déchets qui devra s’adapter aux exigences de la nouvelle législation cantonale dès 2013. La question des «petits impôts» personnels, sur les chiens, sur la distribution de boissons alcoolisées ou sur les tombolas prévus dans l’arrêté d’imposition et qui n’ont pas fait l’objet d’un toilettage depuis longtemps mériteraient que l’on s’y arrête, a fait remarquer Nathanaël Bourgeois, approuvé par le syndic.

Photo Olivier Gfeller

Trou de mémoire

Samuel Eto’o est un footballeur qui évolue au Anzi Makhachkala, un club inconnu qui se trouve être en tête du championnat de Russie. Située dans le dangereux Dagestan, cette ville ne reçoit ses joueurs qu’un week-end sur deux, car l’équipe s’entraîne à Moscou pour des raisons de sécurité.

C’est dans ce contexte particulier que l’international camerounais évolue depuis plus d’une année. Son salaire annuel explique certainement les choses puisqu’il a passé de 14 à 24 millions d’euros! Un choix sportif tout de même étonnant de sa part, si l’on sait qu’il a joué pendant cinq ans avec Barcelone et deux saisons à l’Inter de Milan, où sa femme et son fils demeurent et qu’il peut visiter à sa guise puisque un jet privé est mis à sa disposition.

Eto’o est donc seul dans la capitale russe et il vient d’aménager dans un loft de mille mètres carrés sur quatre niveaux au 28e étage d’une tour appartement dont le prix de location est de 89 000 euros par mois!

Lors de la reconnaissance des lieux, le Camerounais a exigé que deux personnes s’occupent de sa piscine intérieure, afin que l’eau ne tourne pas puisque chauffée à 28 degrés. En outre, il a voulu un écran de télévision de trois mètres de diagonale. En même temps, il a demandé un plateau de fruits sur la table d’un salon devant les caméras d’une télévision qui faisait un reportage à son sujet. Tout cela en proclamant qu’il sait d’où il vient.

Certes, le garçon a créé plusieurs fondations dans son pays où il aide la jeunesse et des clubs de football. N’empêche que ses prétentions sont indécentes. Profite-il de se venger de son arrivée délicate en Europe à l’âge de 15 ans lorsqu’il a été refoulé? Peu importe, son attitude est scandaleuse mais dans la mesure où des imbéciles se plient à ses extravagances, rien ne lui semble impossible.

Au point de ne plus se souvenir très bien des conditions de vie de ses compatriotes restés au pays!