Arrêt...jus fruit, mais oui.

Arnex: balade gourmande dans les coteaux

Arrêt...jus fruit, mais oui.

Arrêt...jus fruit, mais oui.

La 6e balade gourmande organisée par les vignerons d’Arnex s’est traditionnellement déroulée le dimanche du week-end du Jeûne. Comme souvent à cette époque, le soleil est de la partie et c’est tant mieux pour tous! Dès le départ à la grande salle, l’accueil est sympathique, les participants sont pour la plupart des habitués. Chacun reçoit un verre de dégustation qui l’accompagnera durant tout le parcours ! Les allusions au marathon de la semaine précédente sont nombreuses. «Ca sent moins le baume pour les muscles que la semaine passée!». Les gens sont contents d’être là.

Volonté de rester familial

Les organisateurs limitent volontairement le nombre de participants à 700. Le but est de conserver un aspect convivial et familial à la balade. Cette année, nous étions environ 650. C’est moins, voire beaucoup moins que d’autres organisations similaires. Les avis recueillis sont unanimes: «C’est bien ainsi, tout roule, c’est bon, très bon même, et nous reviendrons». Certainement que cette limitation assure également la qualité des mets proposés.

Un parcours vallonné mais accessible à tous.

Une nouveauté attend les participants, des petits bus les prennent en charge jusqu’au premier poste, à l’huilerie de«Pré-Girard». L’idée est de limiter le parcours à environ 4 km afin que ce soit une balade ouverte à tous. L’exercice semble réussi, l’ambiance est familiale, toutes les générations sont représentées, les poussettes sont nombreuses et les compagnons à 4 pattes fréquents.

Après l’apéro à l’huilerie de Pré-Girard, nous suivons les grappes fléchées. Ce sera l’étape la plus conséquente: environ 25 minutes à travers champs, forêts pour remonter finalement dans les vignes d’Arnex; il fait beau avec une petite brise, les groupes s’étirent en babillant. Chacun va à son rythme. Ce sera au milieu des vignobles que nous dégusterons l’entrée, puis plus loin dans les coteaux, pause jus de fruits vitaminés pour nous «booster» jusqu’au plat principal. Là, nous goûterons au jambon à l’os et à sa garniture, assis à de grandes tablées dans les vignes. Attention, retenez votre verre, les tables vacillent et ce n’est pas le moment de le renverser! Ce serait bien dommage, les crus proposés étant fameux!

Le soleil est de plus en plus ardent. Nous repartons, côtoyant les amandiers et les rosiers jusqu’au stand de fromages. Là, dans une ambiance estivale et très gaie, nous dégustons le plateau des fromages avec, bien sûr, ses rouges et ses blancs! Puis, nous rejoignons le village d’ Arnex pour la touche finale: les desserts dans la cour du château. Nous sommes alors contents de trouver l’ombre des platanes en savourant nos mignardises accompagnées des crus du lieu.
Il n’y aura alors plus qu’à rejoindre la grande salle, pour un dernier café, pourquoi pas accompagné d’un verre d’armagnac.

Une pimpante participante de… 92 ans!

Clara Baechler, alerte grand-maman fribourgeoise de 92 ans, est vraisemblablement la doyenne de la journée! A son air frais et joyeux à l’arrivée, point de doute qu’elle n’ait apprécié la balade qu’elle a effectuée en famille! «Oui, elle reviendra volontiers l’année prochaine» commente-t-elle. Voici bien le reflet du caractère populaire et intergénérationnel de cette manifestation! Merci aux vignerons d’Arnex pour leur organisation et leur accueil!

Photo Catherine Fiaux

De g. à dr.: Stéphane Schneider président du Conseil et Charly Clerc secrétaire.

Pompaples: déchets et épuration à l’ordre du jour du conseil

De g. à dr.:  Stéphane Schneider président du Conseil  et Charly Clerc secrétaire.

De g. à dr.: Stéphane Schneider président du Conseil
et Charly Clerc secrétaire.

Un Conseil général réaliste et pragmatique

Pour sa première présidence du Conseil général, Stéphane Schneider salue la présence d’une trentaine de membres du législatif et les informe sur certaines convenances policières en regard de la nouvelle formule mise en place. Ce dernier donne ensuite la parole au municipal Juan Barca responsable du dicastère des déchets pour la présentation du préavis municipal relatif à la révision du règlement sur la gestion et taxation des déchets. L’exposé très fouillé et visuel de l’application de la législation en vigueur sur la taxe au sac, dans l’optique de réduire les coûts et de faciliter le contrôle et le ramassage des déchets ménagers a rendu la salle très attentive.

Sur la base de: une couleur, un prix, une région, explication et définition des différentes modalités, entre autres sur les points de récolte des sacs, le financement de l’élimination selon les éléments du concept régional, concept censé éliminer le tourisme des déchets. Comme dans les localités déjà organisées, on trouvera quatre grandeurs conventionnelles allant de 17 à 110 litres, pour une valeur de Fr. 1.– à Fr. 6.–, et la commune percevra la rétrocession sur la taxe en fonction du tonnage collecté sur le territoire.

Prix cassés

Une baisse de points d’impôt en fonction des résultats obtenus avec le nouveau système est envisagée, ainsi qu’un allègement de la taxe en cas de naissance avec l’offre de sacs afin d’adoucir les charges financières en regard des couches, et, les enfants jusqu’à 10 ans sont exemptés de la taxe forfaitaire annuelle supputée à 80 francs. Concernant les déchets valorisables et encombrants, la formule actuelle reste de rigueur.
Après lecture des rapports des commissions qui se rallient au préavis municipal, le Conseil a donné son accord à la taxe au sac à l’unanimité moins quatre abstentions.

Les boues ne vont plus dans les champs

Deuxième point d’importance à l’ordre du jour, une demande de crédit de Fr. 54 000.– en faveur de l’entente intercommunale relative à l’épuration des eaux usées des communes de Ferreyres, La Sarraz et Pompaples, pour la mise en place d’un équipement fixe de déshydratation des boues de la station d’épuration.
Depuis 2008, les boues ne peuvent plus être épandues par les agriculteurs sur les terrains agricoles, elles doivent être incinérées à la STEP de Vidy.
Après la présentation explicite du municipal Alain Bonzon, la pertinence du projet et les rapports positifs des commissions, c’est à l’unanimité que l’organe délibérant accepte le crédit demandé.

Photo Alain Michaud

Patricia Vanotti, secrétaire et Philippe Goldenschue, président de l’Assemblée régionale de l’ORPC du district d’Orbe.

L’ORPC d’Orbe réunie à Vallorbe

Patricia Vanotti, secrétaire et Philippe Goldenschue, président de l’Assemblée régionale de l’ORPC du district d’Orbe.

Patricia Vanotti, secrétaire et Philippe Goldenschue, président
de l’Assemblée régionale de l’ORPC du district d’Orbe.

Mercredi soir 12 septembre s’est tenue à la salle du Conseil communal de Vallorbe la traditionnelle assemblée régionale de l’ORPC du district d’Orbe, sous la présidence de Philippe Goldenschue.

Après avoir entendu les propos de bienvenue de la municipale Sylviane Tharin et pu visionner un petit film présentant Vallorbe, les délégués des communes se sont penchés sur le budget 2013 et divers préavis concernant les indemnités des membres des différents organes qui composent l’entité. La PC dans du district d’Orbe coûtera en 2013 Fr. 18.13 par habitant, soit environ Fr. 2.20 de plus qu’en 2012. Quant aux indemnités qui n’avaient jamais été revues depuis plus de dix ans, elles ont été légèrement adaptées.

Mariage technique avec Grandson

Les comités directeurs de l’ORPC du district d’Orbe et de son homologue l’ACRG de Grandson ont décidé d’unir leurs forces et leur personnel pour créer une région technique regroupant les deux zones actuellement couvertes. On avait parlé en son temps d’un regroupement plus large, à l’image du district, mais, pour le moment, cette réorganisation est au point mort. L’idée d’unir les forces d’Orbe et Grandson constitue une mise en commun des ressources humaines et en matériel, sans pour autant que les personnalités juridiques des organes actuels soient modifiées.

Ce regroupement technique ne doit durer que le temps nécessaire à la mise en place de la nouvelle législation cantonale, qui se fait un peu attendre. Un contrat de prestations a donc été signé entre les deux régions PC. Le commandant actuel de la région de Grandson, Philippe Duvoisin, prendra sa retraite prochainement. C’est le major Claude Rutishauser qui dirigera le nouvel ensemble à partir du 1er octobre 2012. Un responsable du matériel, Raphaël Graf, a été engagé à Grandson. Les deux secrétariats actuels continueront de fonctionner et complèteront le dispositif. Chaque région conserve cependant ses organes, son autonomie de gestion et ses obligations financières.

Photo Olivier Gfeller

Le gardien de Baulmes Kennedy Matos s’est montré à l’aise face au Team Vaud.

Football: région, et de six

Le gardien de Baulmes Kennedy Matos s’est montré à l’aise face au Team Vaud.

Le gardien de Baulmes Kennedy Matos s’est montré à l’aise face au Team Vaud.

Une fois de plus, Bavois n’a pas fait le détail lors de la venue de Berne au stade des Peupliers, en s’imposant par 6-0. Jusqu’alors, les joueurs de la capitale fédérale présentaient une différence de buts de 6-6 après cinq rencontres de championnat. Ce qui laissait sous-entendre que leur défense était solide et leur attaque peu prolixe.

En 40 minutes, les joueurs de la Plaine de l’Orbe ont sérieusement mis à mal cette pseudo-réputation. Ils menaient 4-0 grâce à des réussites de Malgioglio, Ilic (2x) et Zeneli. La messe était dite à l’heure du thé, car les Alémaniques n’avaient inquiété le gardien Humbert qu’à une seule reprise (41e) durant ce temps.
Avec cinq victoires consécutives à leur actif, les Bavoisans ont acquis une confiance qui leur donne un allant extraordinaire.

Même s’il faut tenir compte des moyens relatifs de l’adversaire, le leader n’a pas manqué d’impressionner. Il a très vite pris le contrôle du match pour étouffer des Bernois qui ne savaient plus où donner de la tête, encaissant des buts sans pouvoir réagir. C’est dans tous les domaines de jeu qu’ils ont été dominés face à cette machine bien huilée. Le porteur du ballon avait toujours plusieurs solutions et choisissait régulièrement la plus simple. Une vraie leçon d’efficacité, belle à voir et qui permet à l’entraîneur Uka de voir l’avenir avec confiance dans cette 2e ligue interrégionale. Pour autant que son équipe ne tombe pas dans le travers de la facilité.

Baulmes résiste

La formation d’Egea recevait elle l’autre favori du groupe, le Team Vaud. Baulmes a confirmé son redressement en menaçant les joueurs d’Alexandre Comisetti jusqu’à la fin de la partie. Bénéficiant d’un contingent qui s’étoffe, elle a disputé une première période intéressante avant de faiblir après la mi-temps. Mais comme les Lausannois ne parvenaient pas à doubler l’avantage heureux pris à la demi-heure à la suite d’une bévue défensive, les Baulmérans ont eu une ou deux occasions pour égaliser.

Il est vrai qu’avec la présence de joueurs de Super League comme Meoli, qui se remet d’une blessure, et Avanzzini, on s’attendait à voir le Team Vaud prendre facilement la mesure de l’hôte. Certes, il a fallu compter sur la très bonne performance du gardien Matos pour éviter que le score ne prenne de l’ampleur. Il n’empêche que Baulmes a démontré qu’il atteignait tranquillement le niveau de sa nouvelle division. Du reste, l’entraîneur Tony Egea pense que ses garçons ont les moyens de jouer le milieu du tableau dès que tout le monde sera à disposition, car certains joueurs ne sont pas encore qualifiés.

Quant au Team Vaud, il n’a pas particulièrement impressionné. Son jeu est moins fluide que celui de Bavois et on sent que certains de ses éléments sont plus soucieux de briller aux yeux de leurs dirigeants que de mettre leurs qualités au service du groupe.

Photo Pierre Mercier

OC: 3,9 km. La plus petite ligne de Suisse mais, de loin, pas la moins efficace!

Avec nos lève-tôt

OC: 3,9 km. La plus petite ligne de Suisse mais, de loin, pas la moins efficace!

OC: 3,9 km. La plus petite ligne de Suisse
mais, de loin, pas la moins efficace!

Un adage connu affirme que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt.

Force est d’admettre que notre bonne terre doit appartenir à bien du monde mais que tout un chacun n’en a pas forcément conscience.
Aux ordres d’un petit appareil souvent sans pitié !

Les nombreux lève-tôt que nous avons côtoyés, et dont nous allons vous révéler l’existence, subissent, de gré ou de force, l’esclavagisme sauvage imposé par ce cruel gadget de torture manuel, électrique, électronique, téléphonique, peu importe, mais qui a de tous temps imposé des levers parfois bien peu démocratiques: le réveille-matin.

Bref, cet outil à caractère plus dictatorial que convivial fait son boulot au plus près de la conscience que lui inspire son appareillage interne, quelques sentiments qu’il puisse inspirer et c’est bien là le dernier de ses soucis.

D’ailleurs, les affres que leurs victimes traversent quand, par malheur ou oubli, elles ont omis, soit de l’enclencher, soit de le régler ou même encore de le «remonter» et que ce pacifique ennemi, proche aussi bien de leur oreille que de leur intimité, «patine», sont bel et bien révélatrices de son importance, de son «indispensabilité».

Aujourd’hui, les cheminots

«2 wagons, 1 wagon, 4 mètres, 2 mètres, 1 mètre, appuyez, arrêtez!»
Ces ordres, donnés autrefois par signes et sifflet, aujourd’hui par radio, sont ceux utilisés par les cheminots qui s’occupent de gérer les wagons de marchandises, probablement depuis le tout début de l’ère ferroviaire.

Vestige d’une époque révolue? Que nenni. Gage de sécurité essentiellement, probablement la dernière référence inamovible pour un métier qui a connu, qui connaît et qui va encore connaître des mutations profondes.

Il est 4 h. 30 un matin de fin d’été, il fait encore noir. mais la météo est clémente, la température encore douce aux Granges, plus précisément sur le site de la gare d’Orbe-Industrie.

Un «mécano» et un «trotteur» se mettent en route pour aller chez Nespresso retirer les wagons de capsules qui ont été chargés durant la nuit et placer au même endroit les véhicules vides destinés à recevoir la production de la journée qui commence.

Un surprenant kaléidoscope d’odeurs

Ensuite, il s’agit d’aller à Chavornay chercher les wagons destinés aux divers clients urbigènes de ce chemin de fer (ex-OC. soit Orbe-Chavornay, ou, pour les doux moqueurs: Ottawa-Chicago) qui, depuis maintenant 118 ans, relie ces deux proches voisines.

Rappelant le génie agro-alimentaire de notre région, cette traversée de fin de nuit aiguise, de manière tout à fait surprenante, notre sens olfactif, puisque, tour à tour, nous reconnaîtrons des odeurs à caractère agricole, puis de boulangerie et enfin, après ce passage à travers de virtuels croissants au beurre, nous entrons avec volupté dans de corsées effluves de café bien mousseux.

Même, m’ont affirmé ces collègues de quelques instants, en fonction des essais en cours chez notre grande industrie du bas de la ville, règnent parfois des senteurs de fraises, de cerises, de melons et autres.

Un bien agréable concours «Jean-Louis» nasal pour ces acteurs un peu méconnus d’une participation sept jours sur sept à notre bien-être quotidien.

Photo Willy Deriaz

Faites connaissance avec Pascal Pittet

Le patron de ce nouveau corps, qui réunit sept communes (Corcelles/Chavornay, Essert-Pittet, Ependes, Montcherand, Orbe, Suchy et Yverdon) a passé l’essentiel de sa vie dans la police. En effet, c’est à l’âge de 16 ans déjà que Pascal Pittet entamait sa formation au sein de la police municipale de Lausanne, à laquelle il va demeurer fidèle jusqu’en 2010.

Vingt-huit années durant lesquelles il va gravir tous les échelons pour devenir capitaine. Il travaillera essentiellement dans les sections de secours et judiciaire. Ensuite, en tant qu’officier, il se verra confier la mise en place de la fusion des écoles de la Gendarmerie vaudoise et des polices municipales. Il sera détaché au service général de la police cantonale pour œuvrer pendant plus de cinq ans à l’Académie de Savatan. C’est au terme de ce brillant parcours ( il a aussi été capitaine chez les fusiliers de montagne) qu’il deviendra commandant de la police d’Yverdon, deuxième ville du Pays de Vaud.

Proche des gens

Il aime à dire qu’il est particulièrement attaché à la relation humaine. Il apprécie rencontrer les gens, d’entendre les points de vue comme de partager des visions. A la tête d’un corps qui comprend une soixantaine d’agents, ses tâches sont nombreuses et différentes, ce qui fait l’intérêt du rôle de commandant. Au point de se sentir parfois au centre de la vie des localités. A Yverdon depuis deux ans, il a appris à faire connaissance avec le terrain. «Les acteurs de la vie sociale ne sont pas aussi nombreux qu’on pourrait le croire.

Ils sont trois ou quatre cents au point que l’on se connait, si bien que j’ai beaucoup moins le sentiment d’agir dans l’anonymat, comme cela peut être le cas à Lausanne, ce qui facilite les choses et les rapports. Je n’ai pas fait acte de candidature dans cette localité sans savoir qu’elle était en tractations dans la perspective de créer une police intercommunale. J’ai contribué à l’aboutissement de l’idée et je suis fier de la mise en place de cette association régionale, la première entre Yverdon et Orbe en dehors des structures de district, ai-je appris. Je serai toujours reconnaissant à ceux qui ont oeuvré pour parvenir à ce but et je me réjouis de travailler avec ces communes afin de garantir la sécurité dans cette région».

La dure réalité de la vie

Veuf depuis trois ans, et père de deux garçons, il a la chance d’être épaulé par ses beaux-parents pour faire face à une situation qui a été délicate. Il apprécie particulièrement la vie de famille, puisqu’il emmène les siens au ski, comme il apprécie marcher en montagne. Il adore lire, mais la cuisine est un autre de ses péchés mignons. Un roastbeef, sauce au vin rouge, est l’une de ses spécialités. Il déguste avec délectation un papet vaudois et avoue un faible pour les choux rouges. Sur le plan sportif, il a pratiqué l’escrime (fleuret) et l’athlétisme (courses d’endurance) dans sa jeunesse et le vélo maintenant, mais à doses homéopathiques, en raison de son emploi du temps.

Il aime toujours s’engager puisqu’il vient de prendre la présidence de l’association des commandants des polices municipales vaudoises, il est délégué au comité opérationnel du canton de Vaud et s’occupe encore de la formation des policiers. Lorsque pour terminer on lui demande de se dépeindre, il concède avoir un caractère facile, possède une bonne vision des choses et une solide capacité d’analyse. Un bilan auquel on ajoutera qu’il est aisément abordable et adroit dans sa manière d’imposer ses idées.

Photo Pierre Mercier

France Terrier et Félicien Monnier.

Musée: l’exemple d’Yverdon

France Terrier et Félicien Monnier.

France Terrier et Félicien Monnier.

A son arrivée en 1992, elle a pu répertorier toutes les collections aussi variées que nombreuses dont regorgeait le musée. En effet, depuis sa création en 1764 par Elie Bertrand, passionné de géologie, le site n’a pas cessé de s’agrandir et de s’enrichir grâce aux nombreux dons de particuliers. Il a notamment reçu en 1896 le trousseau funéraire complet de Nes-Shou qui est arrivé en grande pompe à Yverdon, à la suite d’un don de l’état égyptien à un citoyen de la ville (M. Simon) en remerciement pour tous ses services rendus à ce pays.

Créer des réseaux

La Société du Musée d’Yverdon se crée en 1904 et ce n’est qu’en 1952 que l’Etat de Vaud la reconnaît officiellement. Le musée cantonal, submergé par un trop plein de matériel divers, se voit un peu dans l’obligation de laisser à chaque musée le soin de gérer les découvertes en définissant des périodes et des périmètres. Dès 1998, de grandes décisions s’imposent quant à la professionnalisation, au développement autonome, à la recherche de financement et à la dénomination et spécificité du musée.

Depuis 2005, une discussion avec l’Etat de Vaud, est engagée afin de renouveler la reconnaissance, qui serait un atout comme label de qualité et de crédibilité dans la recherche de fonds. En conclusion, Madame Terrier a rappelé l’importance de créer des réseaux, que ce soit avec de grandes institutions comme l’Etat de Vaud ou avec la ville, avec les universités et même avec des privés. En vingt ans, elle a fait preuve de patience, de ténacité, de créativité et de persuasion, notamment avec la Municipalité, afin que le public s’intéresse à sa propre histoire.

Des pistes à explorer

La soirée s’est terminée autour du verre de l’amitié où les questions et les discussions allaient bon train. Les Amis de Pro Urba ont ainsi eu une note d’espoir afin de faire revivre leur musée en mettant en valeur toutes les richesses de leur région.

Photo Mary Lucchino

Péril jaune

Une parodie de film a mis le feu au monde musulman. Notre démocratie ne s’entend pas de la même manière à travers le globe. Mais, est-ce que cette vague de haine à l’égard des Etats- Unis n’est que le résultat de ce blasphème à l’égard du Prophète?

En partie sûrement,  mais ce regain d’islamisme ne manque pas de nous inquiéter. Dans notre esprit, cette religion a des valeurs qui ne sont pas les nôtres, notamment à propos des femmes. Il n’est donc pas question de nous laisser imposer cette manière de penser. Ce qui ne nous empêche pas de respecter nos frères musulmans.

Aujourd’hui, l’Occident doit réfléchir à sa façon de cohabiter avec les autres sources de pensée. Imposer notre philosophie ne semble plus être de mise. Elle a plutôt tendance à accentuer nos différences. A trop vouloir s’impliquer dans les affaires du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, les gouvernements occidentaux ne recueillent que le revers pour leurs efforts, car les nations concernées n’ont pas les ressources politiques nécessaires pour une transformation en douceur. Un passage de témoin aussi comme nous l’imaginions, mais pas comme les peuples de ces pays l’entendent.

On a dit du communisme qu’il avait vécu. Pourtant, la Chine démontre le contraire. Elle achète des entreprises européennes dans lesquelles elle impose ses méthodes de travail. Elle déploie de grands efforts en Afrique grâce à des moyens financiers illimités.

De plus, peu  de monde lui démontre de l’hostilité puisqu’elle se mêle plus adroitement aux affaires du monde. Faut-il en déduire que la politique de Pékin est mieux adaptée que celle des Etats-Unis et de l’Europe? On pourrait le penser. En tous les cas, sa réussite mérite bien plus qu’une réflexion.