Les frères Pittet connaissent des sorts différents, Olivier avec Montcherand et Daniel avec Croy.

Football: des surprises d’emblée

 Les frères Pittet connaissent des sorts différents, Olivier avec Montcherand et Daniel avec Croy.

Les frères Pittet connaissent des sorts différents, Olivier avec Montcherand et Daniel avec Croy.

On disait de Chavornay qu’il serait redoutable dans son groupe de 3ème ligue après une période de préparation au cours de laquelle il n’avait connu qu’une défaite à Champvent (2-1).

Pour son premier match de championnat, l’équipe de Franck Duplan affrontait sa bête noire. A Moudon, les joueurs de la Plaine de l’Orbe se sont encore une fois inclinés contre Etoile Broye par 2-1. Lors de la saison passée, les Chavornaisans avaient perdu à deux reprises contre cette formation (4-1) qui lui avait enlevé ses derniers espoirs de monter à l’étage supérieur. Duplan ne cherchait pas d’excuse à ce faux pas. «Etoile Broye n’a pas de point faible. Elle a très bien joué sur le petit terrain de Moudon. Si je considère le score par rapport à l’année passée, je pourrais me dire que nous sommes en progression. Mais certains de mes joueurs ont cru que nous serions invincibles après nos matches d’entraînement. Il faut qu’ils comprennent que rien n’est acquis d’avance et s’ils ne saisissent pas cela, nous aurons de la peine à jouer les premiers rôles. Je dois ajouter que l’on a manqué un peu de chance (tir sur le poteau) mais nous ne méritions pas mieux qu’un match nul. Sur la base des premiers résultats, je pense que Vignoble, Chavannes-le-Chêne et forcément Etoile Broye seront nos principaux rivaux lors de cette saison».

Croy à la peine

En 4e ligue, même s’il est périlleux de tirer des enseignements au terme de la première journée, il paraît probable que Croy, qui a perdu de nombreux joueurs à l’intersaison au point que le club a dû se résoudre à n’aligner qu’une formation en compétition, ne soit pas en mesure de retrouver la place qu’il a perdue en troisième ligue. Sa défaite à domicile contre Savigny/Forel par 6-1 en atteste. Montcherand lui a été tenu en échec par La Sarraz II (1-1) qui lui aussi vise la promotion. Un résultat qui reflète la physionomie de la partie, selon le coach Olivier Pittet. Arnaud Lambercier a su répondre à l’ouverture de la marque de l’hôte, en fin de match. Les Pique Raisinets espèrent jouer un rôle dans ce groupe malgré les arrêts de compétition de Voisard et Christophe Rochat tandis que Goncalves est parti à Bavois II. Pour compenser, Rui est arrivé d’Orbe II de même que le gardien Patrick Rodrigues, venu tout droit du Portugal.

Coup du chapeau de Brian

Orbe II lui non plus ne s’est pas montré convaincant contre Vaulion (3-3). Il a été mené 2-1 avant qu’un Vaulieni soit expulsé. Il profitait de l’opportunité pour renverser le score mais une nouvelle erreur de la défense urbigène permettait aux locaux d’obtenir un point malgré le fait d’évoluer à dix. Dans ce match disputé sous une pluie battante, les réservistes urbigènes n’ont pas fait preuve d’homogénéité et doivent composer avec une défense friable qui endosse la responsabilité des trois buts reçus. Les gars de l’inamovible et enthousiaste Bernard Schmitt ont pu compter sur l’opportunisme de Brian Rochat qui a réussi le coup du chapeau pour une équipe qui entend jouer les trouble-fêtes sans autre ambition. Notons que le jeune arbitre de la partie a cru bon imposer son autorité en distribuant moult cartons mal-à-propos et sifflaient deux penalties pour Orbe dont un seul fut transformé.

Quant à la première équipe urbigène, elle a concédé le match nul 3-3 à La Sallaz, victime d’un arbitrage partisan puisque l’homme en noir sifflait deux onze mètres pour les Lausannois et refusait un but aux jaune et rouge. Selon Admir Bilibani, si ce début de championnat ne correspond pas aux espérances laissées après les matches de coupe Suisse, il n’y a pas de quoi s’affoler. Il a à faire avec une équipe de caractère qui s’énerve trop facilement lorsque l’adversaire lui résiste. Un peu d’humilité lui rendra sans doute service à l’avenir.

Bavois fonce, Baulmes renaît

Cette fois, Bavois a pris le départ idéal comme en rêvait son président Jean-Michel Viquerat. Avec trois victoires en autant de rencontres, il a de quoi être satisfait puisque son équipe occupe la première place de ce groupe de 2ème inter avec les Fribourgeois de Sorens/Gumefens. C’est à Spiez que les Bavoisans ont obtenu un succès net (0-3) qui ne s’est dessiné qu’en deuxième période, grâce notamment à deux buts d’Illich.

Baulmes s’est enfin présenté sur le terrain de Romont où il a perdu 3-0. Le lendemain, le club vivait une journée mémorable. Le matin, une assemblée générale élisait le syndic Julien Cuérel à la présidence. Une broche réunissait les amis du club à midi et l’après-midi, 150 personnes assistaient à la victoire de Baulmes II, formé de jeunes du village, sur Donneloye II B par 4-0.

Le club s’appuiera sur un budget de 110’000 frs et le syndic n’a pas hésité à endosser de nouvelles responsabilités pour pérenniser l’avenir de cette société. L’équipe fanion pourra compter sur une bonne quinzaine de joueurs de la région qui ne sont pas encore tous qualifiés, raison pour laquelle quatre vétérans avaient complété l’effectif pour cette première sortie en terre fribourgeoise. En outre, des équipes juniors, associées avec Valmont, et une école de football animeront la vie du club.

Turbine en plein vol.

Extraordinaire chantier hydroélectrique

Turbine en plein vol.

Turbine en plein vol.

Déjà présenté par images dans le numéro précédent de notre journal, nous revenons sur le chantier hydraulique d’exception de VO Energies par quelques explications générales.

Débuté au printemps 2011, ce chantier devrait arriver à terme au printemps prochain. Un ouvrage qui permettra de produire environ 4,2 GWh , une fourniture de courant équivalente à la consommation de plus de 900 ménages.

Après les grands travaux dans le lit même de la rivière, arrive le stade des fournitures techniques, avec la livraison et la pose de deux turbines de 10 mètres de long pour un poids de 14 tonnes chacune. En prévision de cet ouvrage, et afin de mener à bien cette entreprise minutieuse, il a d’abord fallu installer un pont compensatoire au sommet de la rue des Moulinets de manière à ce que les engins de taille puissent trouver appui sur tous leurs essieux. Un spectacle pour les lambdas, particulièrement le passage en marche arrière du camion grue de 72 tonnes qui au passage laissait que quelques centimètres entre son gabarit et les façades fleuries des habitations.

Cet engin impressionnant une fois en place a été stabilisé par plusieurs contre poids composés de plaques de fonte de 9,5 tonnes pour un total de 52 tonnes, permet à son bras qui peut atteindre 80 mètres de portée d’être opérationnel pour le déplacement des turbines dans la future usine au fond de l’Orbe, afin d’ y être bétonnées. Un travail de précision et de patience qui permet de remplacer l’ancienne centrale des Moulins Rod qui date de fin 1800, pour un montant avoisinant dix millions de francs.

Reste à venir dans les mois prochains, entre autres, la livraison et la pose de deux alternateurs et de deux vannes «clapet», éléments encore plus lourds que les turbines.

Nous aurons donc l’occasion de revenir sur ce chantier d’importance.

Photo Alain Michaud

Croy: la Fête dans la rue fut bien arrosée

La rue, lieu de rencontre

Pour la deuxième édition de «La Fête dans la rue» depuis la reprise de cette coutume, les cieux n’ont guère été cléments pour les organisateurs. Mais le montage des diverses tentes qui jalonnaient le centre névralgique de la fête, effectué le jeudi, le fut sans pluie. Vendredi soir, malgré un ciel dans tous ses états, la fête fut animée et joyeuse.

La «Fifette», fanfare conviviale, ouvrait les festivités à 18 h. 30 accompagnée à la batterie par la pluie tambourinant sur la toile de tente.
Puis, peu à peu, les gosses envahissaient l’espace, les cris et les rires fusaient, les parents prenaient place et dégustaient la pâtisserie concoctée par les Paysannes Vaudoises. Un jet d’eau plus loin, Le Boule (Stéphane) et Quentin nourrissaient le four à pizza pour combler les gros appétits.
Et juste après la grande fontaine, chez Jacques Benoit, une tradition, l’orchestre Vufflens Jazz Band attendait son heure pour faire danser les visiteurs.

C’était une très belle soirée.
Sûr que l’année prochaine le temps sera parfait.

Photo Marlène Rézenne

Vaulion sous le coup de la Lex Weber

Lors du scrutin fédéral du 11 mars 2012, le peuple a voté par 50.6% des votants, 13.5 cantons pour et 9.5 contre, l’introduction d’un nouvel article 75b dans la Constitution fédérale. Cet article prévoit que «les résidences secondaires constituent au maximum 20% du parc des logements et de la surface brute au sol habitable de chaque commune».

Pour mettre en oeuvre ce nouveau texte controversé dans les zones de tourisme, le Conseil fédéral a édicté une Ordonnance sur les résidences secondaires le 22 août 2012. En annexe à cette ordonnance figure une liste des communes visées. Et sur cette liste figure, entre autres, la commune de Vaulion parmi les 35 communes vaudoises concernées. Entrant en vigueur le 1er janvier prochain, ce texte surprend et la présence de Vaulion également.

Avec un territoire de 1’322 hectares, et 470 habitants environ répartis dans environ 240 foyers, les Vaulienis compteraient donc, sur le territoire de leur village, plus du 20% du total des logements disponibles constitués de résidences secondaires. L’ordonnance ne reprend pas la notion de la «surface brute au sol», que le gouvernement trouve trop disparate d’un canton à l’autre. La fameuse liste repose sur des données statistiques pas très récentes ressortant du recensement de la population de l’an 2000.

Le point de vue du syndic

L’Omnibus a interrogé le syndic de Vaulion, Claude Languetin. Ce dernier s’est dit «surpris d’avoir découvert le nom de sa commune dans la liste. Nous comptons bien sûr quelques résidences secondaires au village, ajoute-t-il, mais nous n’avons pas du tout l’impression que leur proportion excède ou atteint déjà ce fameux 20%. En plus, les chiffres utilisés par la Confédération semblent dater de l’an 2000 et ne sont sans doute pas très à jour. Enfin, il semble que Berne tienne compte d’habitations qui existent et qui sont situées dans des zones non habitables, en forêt ou en montagne».

Pour autant, la Municipalité de Vaulion va procéder à un comptage précis et actuel. Elle se réserve bien entendu le droit de faire radier la commune de cette liste si, comme elle le croit, elle n’a rien à y faire. A noter que pour une commune, toujours selon l’ordonnance, la présence sur cette liste n’est qu’une présomption qu’elle présente une proportion de résidences secondaires qui dépasse le 20%. Et cette présomption peut être renversée si la commune prouve que ce calcul est faux.

Pour ça toutefois, il lui faudra réunir chiffres et données actuels, et tenter de convaincre le tout puissant Office fédéral du développement territorial. Une démarche qui va sans doute demander de la patience, du temps, de la salive et de l’encre. A suivre donc.

Photomontage Olivier Gfeller

La Royauté.

L’Abbaye d’Orbe fut magnifique

La Royauté.

La Royauté.

«Elle n’est pas une affaire de mode, mais elle est «à la mode au fil du temps»!» (Ch. Kunze).

Samedi 25 août

Réveillés par la Fauvette de Vaulion, plus de 120 membres ont participé à l’assemblée générale samedi matin. 11 nouveaux membres ont été acceptés ce qui porte à plus de 240 le nombre des confrères.

Après les tirs, les tireurs se sont retrouvés au Puisoir pour le banquet pendant lequel Jean-Michel Magnenat a donné les premiers résultats des 99 tireurs… et le suspense a demeuré pour les meilleurs.

Dimanche 26 août

Après le service œcuménique, avec le pasteur P.-E. Brun et le père Bernard Lioux, a eu lieu le couronnement des rois sur l’esplanade du château avec la fanfare de Cressier. Puis ceux-ci ont emmené les participants au banquet, concocté par Pierre-Alain Porchet, dans une cantine décorée par les épouses des membres du Conseil. Le major de table, Christian Michoud, a animé le repas. Le syndic, Claude Recordon et le député Christian Kunze ont chacun apporté leurs pensées “à la mode de chez nous”.

Le cortège de l’après-midi a été applaudi par la foule sur le parcours et s’est terminé sur le château par la reddition du drapeau et la verrée. Mais l’abbaye ne se termine pas là. Le lundi après-midi était consacré aux enfants des écoles d’Orbe et le soir, après la verrée des rois, a eu lieu la soirée familière. Le prix du cortège, offert par l’USL, a été attribué aux Paysannes Vaudoises d’Orbe, et le jambon pesant 6,420 kg a été gagné par Hugues Schertenleib.

Un prix spécial a été décerné au tireur qui a fait le moins bon résultat sans pendule: Denis Michaud. La fête fut belle, et, comme l’a dit dans son discours des membres de l’extérieur, Paul Dessaux, «cette fête de l’Abbaye resserre les liens de la fraternité et du patriotisme.»

Photo Marianne Kurth

Sortie des Tarbornières: direction Chavornay, bientôt interdite au poids lourds.

Un nouveau trait d’union grâce à l’ADEOC

Sortie des Tarborneires: direction Chavornay, bientôt interdite au poids lourds.

Sortie des Tarborneires: direction Chavornay, bientôt interdite au poids lourds.

Dans un pays où règnent des sigles parfois bien obscurs pour le citoyen lambda, révéler l’existence de l’un d’entre eux, nouveau pour beaucoup, n’a pas forcément pour immédiat corollaire d’enthousiasmer les foules !

Pourtant, pour confidentiel qu’il soit, l’ADEOC nous concerne un peu tous.

Il s’agit d’une Association de développement économique Orbe-Chavornay qui a pour but la promotion du pôle que représente notre région dans un principe de développement durable. Elle poursuit un objectif d’utilité publique consistant à favoriser les intérêts de ses membres par la promotion des deux communes citées, ceci sous seing public-privé parfaitement intégré.

Une célérité de bon aloi

Ce statut assure une efficacité considérable au travail des diverses commissions actives dans le cadre de ce groupement.

L’une de celles-ci, chargée d’élaborer des plans de mobilité et d’accessibilité aux zones industrielles reliant de plus en plus les deux cités a réuni, entre 2011 et 2012, des représentants des communes, de l’ADNV et des responsables des principales entreprises concernées.

Son rapport est d’ores et déjà sous toit, se concrétisant, ce dernier jeudi, par la signature d’une charte contresignée par les syndics d’Orbe et de Chavornay, les directeurs d’Hilcona, de Nestlé, de Pesa et de Sicpa.

Des engagements durables

Cette charte engage les signataires à promouvoir des plans de mobilité multimodale sur leurs sites, à militer en faveur du covoiturage en incitant une réduction du recours à la voiture individuelle pour les déplacements domicile-travail, à favoriser l’usage des transports publics, etc.

Un premier succès

La réussite n’a guère tardé à être au rendez-vous vu qu’une toute première mesure, suite aux démarches entreprises, a été agrée par les instances cantonales et va entrer en vigueur tout prochainement.

On verra, à la sortie de la zone des Taborneires, une interdiction pour les poids lourds d’obliquer en direction de Chavornay, les obligeant de facto à aller emprunter l’autoroute aux Mosaïques. Nestlé incitera ses fournisseurs et livreurs à suivre la même route.

Le transit de l’autre côté de la plaine s’en trouvera allégé d’autant et, il y a fort à parier que, chez les Corbeaux, personne ne s’en plaindra !
Le développement dit «durable» dépend de ce genre de convention, de dialogue, de persuasion bien plus que de contraintes de tous poils.

Bon vent durable à l’ADEOC.

Photo Willy Deriaz

Vallorbe: une nouvelle crèche en 2013

C’est à la rentrée scolaire 2013 qu’une nouvelle crèche sera ouverte à Vallorbe. Ainsi en a décidé hier soir le Conseil communal de la Cité du fer, placé sous la présidence de Christophe Maradan, qui a voté à la quasi unanimité un crédit s’élevant à 2.33 millions de francs destiné à sa construction.

Prévu pour 44 enfants, le nouveau dispositif d’accueil de la petite enfance remplacera l’actuelle Marmaille, qui ne dispose que de 17 places. En plus, 10 places pour les nourrissons seront aménagées. La nouvelle crèche sera située en arrière du bâtiment de l’ancien collège, dans la zone pavillonnaire. Deux bâtiments existants seront transformés pour être également reliés entre eux.

Cette proximité avec les écoles est un plus incontestable. «L’utilisation de bâtiments existants et leur transformation font économiser environ Fr. 800’000.– à la commune, par rapport à une construction entièrement nouvelle» expliquera en cours de discussion le syndic Stéphane Costantini. A relever également que Vallorbe ne subira les effets financiers de cette construction qu’au niveau de son plafond d’endettement. En effet, c’est l’AJOVAL qui pendant 30 ans assumera les intérêts et amortissements, par des versements à la commune de Fr. 145 000.– par année. Du côté des frais d’exploitation, ceux-ci seront également pris en charge par l’AJOVAL. Une subvention cantonale de Fr. 53 000.– viendra compléter le dispositif financier.

Terrain et urbanisme

Un terrain de 1 800 mètres carrés pourra être acheté par la commune dans la zone industrielle de Plan-Praz. Un crédit de Fr. 175 000.- a également été voté dans ce sens. Cet achat permettra à la commune de disposer d’une zone de terrains adjacents de l’ordre de 6 000 m2, à disposition pour des investisseurs industriels créateurs d’emplois et de développement. D’autre part, un crédit de Fr. 135 000.– a été voté pour la mise en œuvre d’une étude urbanistique couvrant une zone allant du bas de la Grand-Rue à la place du Pont et la rue d’Entre Deux Eaux. Les équipements futurs à aménager seront définis par des groupes interdisciplinaires et seront globalement chiffrés, dans une approche cohérente.

A noter encore, dans les divers, une discussion nourrie sur la création, la modification, voire la disparition souhaitée de places de parc récemment créées à la rue du Simplon, jugées dangereuses et dont un postulat du groupe socialiste déposé par Etienne Favez, largement voté par le Conseil, demande la suppression, après étude.

Photo Olivier Gfeller

Lance Armstrong

Lance trop loin

Lance Armstrong

Lance Armstrong

Le cycliste Lance Armstrong a donc renoncé à se défendre face aux preuves de l’Agence Américaine anti-dopage. Sa défense devenait impossible devant autant de témoignages en sa défaveur. Au départ, le garçon était un coursier de grande qualité avant que le cancer ne le rattrape malheureusement.

Je me souviens que l’un de ses anciens coéquipiers, le Britannique Paul Sherwen, m’avait dit l’avoir vu sur son lit de mort à Philadelphie. Quelques années plus tard pourtant, l’Américain faisait sa réapparition dans les pelotons et allait remporter à sept reprises le Tour de France. Un tour de force incroyable qui laissait bouche bée. Revenir de la tombe pour archi-dominer ses rivaux paraissait impossible. L’idée qu’Armstrong avait été modifié génétiquement à la suite de son malheur ne rencontrait pas l’approbation des médecins.

Pourtant, le septuple vainqueur de la Grande Boucle n’a jamais été contrôlé positif en compétition alors que l’on semble avoir la preuve qu’il se dopait. Son corps ingérait-il mieux les produits interdits ou avait-il trouvé le médicament masquant idéal ou l’a-t-on protégé pour ne pas écorner l’image du cyclisme?
En tous les cas, dès qu’Ullrich et Armstrong sont arrivés sur le Tour, les coureurs sont restés dans leur bus jusqu’au moment du départ et ne rencontraient plus la presse comme c’était l’habitude. Les rapports se sont dès lors tendus avec les journalistes. Que se passait-il donc dans leur hôtel roulant? Interrogés sur l’affaire, ceux du cyclisme ne se sentent plus concernés et prétendent que le passé est bien loin.

Certainement, mais la pratique est ancestrale et tout le monde y a touché, champions ou pas. Tous ceux-là sont des faux-culs qui prétendent défendre leur sport en niant la vérité alors qu’en reconnaissant les faits, ils rendraient un fier service à ce sport, le plus dur de tous.