Magurano a quitté Orbe pour Rances.

Football 3e ligue: contingent et ambitions

Magurano a quitté Orbe pour Rances.

Magurano a quitté Orbe pour Rances.

L’ogre du groupe

Du côté de Chavornay, on n’a pas chômé à l’intersaison. Six joueurs sont arrivés, sans qu’aucun ne change d’air depuis la saison dernière. Cela indique clairement que le club a des ambitions et souhaite monter en 2e ligue pour son 75e anniversaire, division à laquelle Chavornay n’a jamais accédé. Franck Duplan estime que sa formation bénéficiera d’un meilleur équilibre entre la défense et l’attaque.

Il pense qu’individuellement le contingent est supérieur. Le problème sera de conserver un bon état d’esprit malgré la présence de 21 joueurs dans le cadre. A l’extérieur, comme sur le terrain, puisque Chavornay avait obtenu le prix fair play de 3e ligue de la part de l’ACVF.
Arrivées : Bozic (La Sarraz), Sesa II (Echallens II), Monnier (LUC), Elton (MJOR), Moret (Epalinges) et Zimmermann (Croy).

Se maintenir

Le néo-promu Rances compte aussi sur un certain état d’esprit pour bien figurer dans sa nouvelle catégorie de jeu. «C’est grâce à cela que nous devons notre promotion et le respect du jeu et de l’adversaire sont pour moi primordiaux dans la pratique du football», nous dit l’entraîneur Stéphane Vidmer. Il est entendu que les Rancignolets visent le maintien, même plus, en fonction des nouveaux joueurs qui sont arrivés et qui semblent constituer de véritables renforts. Si sept garçons sont arrivés, cinq s’en sont allés notamment les Baulmérans (Almeida, Guignard, Perrier et Studer) qui ont rejoint leur club d’origine.
Arrivées : Bochud, Jaccard et Monoke (MJOR) Magurano (Orbe), Pereira (Montcherand), Martins (Cazard) et Moreira (Tramelan).

Changement de cap

Enfin, Vallorbe-Ballaigues est revenu sur une politique qu’il avait réfutée, il y a deux saisons. Le club frontalier a fait à nouveau appel à des joueurs français qui sont sept à avoir signé avec le club. L’entraîneur Willy Facchinetti explique ce revirement.

«Lors des saisons dernières, nous avons voulu faire confiance aux joueurs locaux. Malheureusement, nous nous sommes aperçus que nos juniors ne se sentaient guère concernés par l’ouverture que nous voulions leur faire. A force de se trouver à 6 ou 7 à l’entraînement, nous avons dû lutter constamment contre la relégation. Nous étions fatigués par cette perspective, raison pour laquelle nous sommes revenus sur nos principes».

Valbal n’a pas enregistré de départ, mais Marschia et Weyermann ont décidé de joindre la deuxième équipe qui cherchera à accéder à la 4e ligue. Dès lors, la première équipe visera la première partie du classement.
Arrivées : Bardin, Bonnard, Bonnefoy, El Kourchi, Faricicek, Hantach et Riff (France) et Truan (Azzurri Lausanne).

Photo Pierre Mercier

Orny: une belle cuvée pour l’Enduro 2012

Difficile de ne pas penser à la production viticole lorsque l’on évoque l’édition 2012 de l’Enduro d’Orny, organisé une nouvelle fois avec brio par le Moto-Club du Milieu du Monde du président Julien Lasserre.

En effet cette année, le parcours, qui change à chaque édition, avait été déplacé au milieu des vignes des Côtes de l’Orbe, sur le bas du territoire de la commune d’Arnex. Dans un grand cirque de vignes proches de l’huilerie se trouvent en effet des terrains agricoles qui ont été patiemment préparés pour l’occasion. Un circuit de plus de dix kilomètres tournant mille et une fois sur les territoires des communes d’Arnex, d’Orny et de Pompaples. En plus de ce nouvel emplacement, le dessin proprement dit du parcours avait été amélioré, «pour tenir compte de certaines critiques entendues en 2011», précisera Julien Lasserre.

Une participation toujours aussi nombreuse

Plus de 250 participants se sont élancés sur ce parcours difficile dans les différentes catégories, que ce soit le matin ou l’après-midi. «Nous sommes très contents de cette édition» précisait Julien Lasserre peu après l’arrivée de l’épreuve individuelle. Nous avons enregistré au moins autant de participants que l’an passé et ceci sans qu’aucun incident ne soit venu troubler le bon déroulement des épreuves.

De très nombreuses équipes étaient venues de Suisse, d’Allemagne, d’Autriche. La matinée était réservée à la course de trois heures par équipes et l’après-midi aux catégories individuel et marathon. Dans les vignes, ci et là, un ou deux vignerons l’œil quelque peu critique sur cette course, surveillaient discrètement son déroulement. Il faut dire que les nuages de poussières soulevés par les concurrents ne pouvaient pas éviter de survoler les parchets.

Classements complets : www.orny.ch/mcmm

Photo Olivier Gfeller

Les rois et reines de la Fête : Jean-Charles Pittet et Géraldine Brenzikofer, Cédric Henrioud et Sarah Giroud, Vincent Faucherre et Sandra Bornet, Annick Brocard et Alexandre Martinis.

Sergey: l’Abbaye des Volontaires en liesse

Les rois et reines  de la Fête :  Jean-Charles Pittet et Géraldine Brenzikofer, Cédric Henrioud et Sarah Giroud, Vincent Faucherre  et Sandra Bornet, Annick Brocard et Alexandre Martinis.

Les rois et reines de la Fête :
Jean-Charles Pittet et Géraldine Brenzikofer, Cédric Henrioud et Sarah Giroud,Vincent Faucherre et Sandra Bornet, Annick Brocard et Alexandre Martinis.

Les réjouissances ont démarré par l’assemblée statutaire qui acceptait trois nouveaux membres dans ses rangs, Hervé Zeni, Guyot Blaise et Damien.
Par un soleil déjà ardent, rendez-vous au stand de l’Abergement où 34 fins guidons ont rivalisé dans la bonne humeur mais avec maîtrise.

Les joutes de tir terminées, c’est en cortège emmené par la Mujonette de Valeyres-sous-Rances, que les Volontaires ont rejoint la Place du village au pied du grand sapin pour entendre l’énoncé des résultats des tirs.

Un Abbé roi

En fin de journée, aligné en rang d’oignons sous l’œil attentif d’Alexandre Martinis Abbé président, les participants aux tirs étaient fin prêt à couronner les meilleurs d’entre eux.

Les premiers à être honoré d’une belle médaille, sous le regard de la majorité des gens du village, les graines de champions au tir laser, avec en tête de classement, Romain Gaillard et Mathieu Gaillard.

Se sont agenouillés pour être couronnés de mains de reines ravissantes : Sur la cible Société, Jean-Charles Pittet 1er roi, avec un 100 appuyé d’un 89, Cédric Henrioud 2e roi avec un total de 358 points. Sur la cible Progrès, Vincent Faucherre 3e roi avec 898 points sur deux passes de cinq coups, et l’Abbé président Alexandre Martinis 4ème roi avec 896 points.

Après la mise à prix d’or des derniers lots et un cortège au travers du village, chacun c’est retrouvé sous un grand érable pour la première verrée des rois et, de terminer la soirée à la grande salle sous des accords des années 60 avec Brice.

Dimanche très officiel

Le programme de cette chaude journée débute par le culte, puis la distribution des prix de la cible Progrès, et en suivant, la mise à l’américaine du grand sapin planté sur la place villageoise, sapin misé au prix de l’acajou. Les estomacs conditionnés par les verrées des rois au son l’hymne des Volontaires «Sac à dos», place au banquet et la partie officielle, où se sont exprimés Aude Gelin pasteure et Jacques Nicolet député.

Après la rentrée du drapeau, ambiance de bal à la grande salle, et, pour clôturer cette fête chaleureuse où l’âme du village est réjouie, lundi, ramassage des œufs chez l’habitant, qui le soir venu, se transforment en excellentes omelettes.

Photo Alain Michaud

Nouvel habit

Orbe: Cinéma Urba, à la pointe de la technologie

Nouvel habit

Le cinéma Urba a ouvert à nouveau ses portes hier après avoir été fermé pendant l’été afin d’installer le numérique. Plus besoin de ces grandes bobines que les projectionnistes devaient installer sur leurs machines sur lesquelles la pellicule défilait pour votre plus grand plaisir. Cette ère du cinéma en 35 millimètres est terminée. Il était du reste temps de passer à cette technologie du futur, car les nouvelles productions ne seront disponibles que sur cassette à l’avenir. Propriétaire du lieu, la commune d’Orbe s’est donc attachée à revoir les installations techniques des deux salles pour pouvoir vous offrir les films en 3 D comme les autres.

Travailler la porte ouverte

Lors de l’installation de la salle 2, le spécialiste, qui travaille à travers toute l’Europe, n’a pas manqué de préciser qu’il n’avait jamais vu une cabine aussi petite! Le projectionniste devra garder la porte ouverte pour travailler! Malgré l’étroitesse du lieu, il n’y aura aucune restriction technique. La salle, elle, n’a subi que de très petites modifications. Ainsi, deux places ont été réservées aux handicapés en chaise et Urba 2 comprendra toujours 52 sièges de bonne qualité.
De 117 à 99 sièges

En revanche, la salle principale a été complètement relookée. Bariolés par le passé, les fauteuils seront uniformes, grenat et noir. L’allée centrale a disparu pour un couloir sur la droite de la salle. Il a fallu aussi revoir l’écran qui a passé de 5 à 7 mètres pour les grandes productions. Ces aménagements ont eu pour effet de diminuer le nombre de places disponibles. Elles passeront de 117 sièges à 99 fauteuils très confortables. L’isolation phonique a été singulièrement revue. Il a été nécessaire de changer complètement l’électricité qui avait été installée au milieu du vingtième siècle.

Du reste, les installateurs ont été surpris de découvrir encore des fils de coton ! A côté de l’installation numérique, on a pu garder encore les projecteurs pour le 35 mm au cas où le Ciné-Club voudrait montrer des films anciens. A propos, si les spectateurs pourront dans un avenir très proche visionner les films en 3 D, cette technologie ne sera pas utilisée lors de ce week-end d’ouverture de manière à permettre aux jeunes projectionnistes urbigènes de s’habituer à cette technologie de pointe.

Le ciné se porte bien

On doit se réjouir de savoir que Cinérive, qui exploite les salles, offrira des conditions de vision égales à celles des meilleures salles des grandes villes européennes. Du reste, cette société veveysanne, qui exploite le cinéma Urba depuis plusieurs années, relève que le 7e Art se porte fort bien à Orbe et espère bien que l’effort qui a été fait pour améliorer les installations, continuera d’attirer les spectateurs comme ce fut le cas ces deux dernières années.

Photo Pierre Mercier

Chavornay: le combat des tracteurs

Le Tractor Pulling avait remporté un énorme succès en août 2011 à l’occasion de leur premier show sur le domaine Pâquier à Chavornay. Cette année, le public s’est montré encore plus nombreux, malgré la canicule.

Car oui, il a fait très chaud! Mais le spectacle en a valu le déplacement : quelques 110 concurrents helvétiques et français ont participé au Championnat Suisse. Au programme des tirs de catégorie Standard, Sport, Supersport et Farmstock; un Freestyle Moto ainsi que diverses animations et expositions de vieux tracteurs.
Impressionnante mécanique

«Il ne faut pas oublier qu’à la base ce sont des tracteurs agricoles» explique Philippe Egger, Président de l’association Tractor Pulling Plaine de l’Orbe basée à Bavois. «Ils peuvent atteindre jusqu’à 800-900 chevaux!».

Évidemment les machines sont customisées, destinées à devenir des monstres (on peut tout changer jusqu'au condensateur céramique !). Par ailleurs il vaut mieux avoir un très gros tigre dans le moteur pour parvenir à tracter une remorque pouvant peser jusqu’à 18 tonnes!

Au delà du plaisir à conduire un tel engin surpuissant, le summum est atteint lors du «Full Pull», terme donné lorsque le tracteur réussi à longer une piste boueuse de 100 mètres. Le championnat est remporté par le concurrent qui a cumulé le plus de points calculés sur une base pratique et technique.

Belle démo de FMX

David Rinaldo et Julien Ray, prodigieux Riders, ont préformé au guidon de leur moto-cross, livrant au public des enchaînements de figures à hauteur vertigineuse!
L’événement prend de l’ampleur, un nouveau challenge se profile pour le Tractor Pulling en 2013 : «Face à un tel engouement des visiteurs, il va falloir faire encore plus fort l’an prochain!» conclut Philippe Egger.

Florian Massini de Panthéréaz est le seul Romand qui ait réussi à terminer sur la première marche d’un podium (cat. 5 t. standard).

Photo Sarah Gigon

Anne et Laurent Lasserre recevant les remerciements de la paroisse en fin de culte.

Vallorbe: encore un pasteur qui s’en va…

Anne et Laurent Lasserre recevant les remerciements de la paroisse en fin de culte.

Anne et Laurent Lasserre recevant les remerciements de la paroisse en fin de culte.

On dirait presque qu’ils se sont donné le mot. En effet, plusieurs pasteurs de la région quittent en cette deuxième partie d’été la paroisse qui les avait choisis. Dimanche passé, au Temple de Vallorbe, c’était au tour du pasteur Laurent Lasserre de dire au revoir à la paroisse qu’il avait rejoint il y a deux ans. Son dernier culte avec cène aura lieu dimanche prochain, pour tenir compte de la messe d’adieux du curé Christophe Godel, qui lui aussi va exercer son ministère au delà de la Cité du fer.

Et comme dans une sorte de signe de relève, pour son culte d’adieux, le pasteur Laurent Lasserre a procédé à un baptême. «La petite Amelia baptisée tout à l’heure est comme un cadeau offert pour indiquer que la relève est présente, que la vie continue avec d’autres acteurs» précisera le ministre en fin de culte.

Apporter ailleurs une saveur particulière au pain

Auparavant, il a orienté sa prédication dominicale sur les nourritures terrestres et les nourritures spirituelles, en continuité avec la parole du jour de Jean 6 citant notamment la célèbre phrase du Christ : «Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif». Dans l’esprit du pasteur Lasserre, tous les hommes font partie intégrante d’un pain symbolique unique, mais lui apportent chacun à sa manière, une saveur particulière.

C’est dans cet esprit que, particulièrement heureux de ses deux années à Vallorbe, il va dorénavant s’occuper de groupes de jeunes du côté d’Echallens. Pendant un certain temps, son poste sera occupé, en remplacement, par le pasteur Etienne Roulet.

Photo Olivier Gfeller

Repenser la sécurité

La police lausannoise vient d’enregistrer un nombre record de démissions durant le premier semestre de 2012. A l’heure d’évoquer les raisons de leur départ, les partants soulignent l’augmentation des heures de travail, le stress et la difficulté du job. Sans oublier les raisons pécuniaires bien sûr. Il n’est pas de doute que la tâche des policiers est devenue plus complexe.

La délinquance est toujours plus nombreuse et ne manque pas d’imagination pour se procurer le fruit de leurs mauvaises intentions. Pas étonnant dans une société qui laisse une partie des siens au chômage si ce n’est pas au bord de la route. D’autre part, les incivilités ne diminuent pas car une partie des jeunes ne respecte plus rien. Livrés à eux-mêmes car leurs parents travaillent et n’ont pas le temps de s’occuper vraiment de leurs enfants, ils ne mesurent pas les limites de la loi. Ils sont donc prêts à faire n’importe quoi sous l’autorité de chefs de bandes sans scrupule. D’autant plus que la justice est lente et peine à pénaliser, leur donnant le sentiment d’être intouchables.

Les autorités sont dépassées face à cette dérive toujours plus prononcée. Le problème de la sécurité est à revoir. Car on ne peut pas imaginer de confier à des sociétés privées le soin de nous protéger de la délinquance et de la violence, avec des agents peu formés pour calmer le jeu. C’est pourquoi il est nécessaire de réfléchir ensemble sur cette dérive de la société avant qu’elle ne soit complètement gangrenée.

Le sujet est d’importance et concerne autant la justice, les policiers que les politiciens. Il faut faire vite si l’on veut éviter que le sentiment d’insécurité gagne progressivement la population et rende notre quotidien déstabilisant.