De g. à dr: Willy Reverchon, président du GAMO et Richard Arnold.

Orbe: le GAMO fait ses gammes

De g. à dr: Willy Reverchon, président du GAMO et Richard Arnold.

De g. à dr: Willy Reverchon, président du GAMO et Richard Arnold.

Une quinzaine de personnes avaient fait le déplacement à la cure protestante pour la séance constitutive du Groupe d’Accueil des Migrants à Orbe en ce début du mois de juin.

A l’instar d’autres localités du canton qui se sont vues désignées pour accueillir un contingent de requérants d’asile, l’idée a germé auprès de quelques Urbigènes et villageois de la région, sensibilisés à la problématique, de créer une association officielle. Des activités d’entraide et de soutien ont déjà été proposées, telles que du sport ou la découverte de la région.

L’équipe de bénévoles passe maintenant à la vitesse supérieure et crée cette association qui prévoit en son article 3 «d’offrir en collaboration avec l’EVAM et la commune d’Orbe des prestations qui améliorent la qualité de vie des requérants(…)»

Il est précisé que le GAMO est indépendant en matière politique et confessionnelle et qu’il n’entreprend aucune action de prosélytisme.

Si vous désirez rejoindre les rangs de cette toute récente association ou simplement proposer votre aide ponctuelle, vous pouvez contacter Mme Lyne Gasser au 021 331 57 17.

Photo: Denis-Olivier Maillefer

Christian Lambercy, président du Conseil général des Clées.

Les Clées: excellents comptes 2011

Christian Lambercy, président du Conseil général des Clées.

Christian Lambercy, président du Conseil général des Clées.

Mardi soir dernier, le Conseil général des Clées a tenu sa traditionnelle séance de fin de printemps sous la présidence de Christian Lambercy. Les comptes et la gestion 2011 étaient au programme. L’an passé, la commune des Clées a réalisé un excédent comptable de recettes de Fr. 16 000.—

Il faut toutefois préciser que ce résultat est le fruit d’amortissements et de provisions extraordinaires, rendus possibles par la bonne santé des finances de la commune en 2011. Avant provisions en effet, le résultat brut était de Fr. 103 000.-- sur un total de recettes et dépenses de Fr. 940 000.—

Ces bons résultats sont à mettre sur le compte d’un meilleur retour sur la péréquation intercommunale et sur la facture sociale, selon les explications de la commission de gestion chargée de rapporter sur cet objet. Au niveau de la gestion proprement dite, chaque dicastère a été passé en revue par la commission et le rapporteur Ernest Römer s’est plu à relever l’excellence et le souci de transparence affichés par l’exécutif. Comptes et gestion ont d’ailleurs été approuvés à l’unanimité.

Travaux au bâtiment communal

La Municipalité souhaite isoler le bâtiment communal qui abrite également l’Auberge de la Croix-Blanche. La commission chargée d’étudier le préavis municipal a été nommée un peu tardivement et n’a pas pu avoir accès à toutes les données nécessaires. Son intention était de renvoyer le dossier à la Municipalité pour complément d’études, le principe de l’isolation n’étant en aucune manière remis en cause.

La Municipale Catherine Gringet a cependant apporté des réponses concrètes et précises à l’ensemble des interrogations de la commission, si bien qu’au final, le Conseil a voté l’adoption pure et simple du crédit de Fr. 56 000.— environ demandé par l’exécutif.

Rémunération et futur

Une commission ad-hoc a été nommée pour étudier, d’ici à la fin de l’année, la question de la rémunération des membres de l’exécutif, ces derniers n’ayant demandé aucune réadaptation de leurs traitements en début de législature. Selon un calcul effectué par la syndique Marinette Benoît, la rémunération actuelle allouée aux membres de l’exécutif des Clées est de l’ordre de Fr. 13.– par heure, ce qui semble faible en regard des traitements des communes voisines et de l’importance des responsabilités exercées.

La syndique a également indiqué au Conseil que le projet de PGA était définitivement enterré par le canton. Plus grave encore, si la commune ne voit pas ses habitants augmenter d’ici 2018, le canton pourrait purement et simplement exiger le déclassement de terrains actuellement constructibles. Dans ce cadre, la Municipalité envisage de vendre des terrains communaux et encourage les propriétaires à faire de même pour permettre à la commune de voir ses habitants augmenter. A noter encore que le 30 juin sera organisée une brocante sur la place du village, un moment toujours convivial et apprécié.

Photo Olivier Gfeller

Francine Roth, secrétaire, Patrick Chezeaux, président et Chantal Cripe, municipale.

Bretonnières: one-man-show du président du Conseil général

Francine Roth, secrétaire, Patrick Chezeaux,  président et Chantal Cripe, municipale.

Francine Roth, secrétaire, Patrick Chezeaux, président et Chantal Cripe, municipale.

D’entrée de cause, une demande de changement de l’ordre du jour a été refusée par le président du Conseil, qui a précisé qu’il s’agissait d’une directive de la préfecture. Selon cette dernière, «une commission ou le Conseil ne peut statuer que sur préavis de la Municipalité. Il n’est donc pas question de prendre une décision ce soir pour un futur parc d’aquaculture».

Comptes 2011

La présentation des comptes 2011 et le préavis de la Municipalité étaient suivis par la lecture du rapport de la commission de gestion, selon lequel «le filon financier de la gravière arrivait proche de son terme. Il faudrait donc trouver d’autres rentrées d’argent». Sans autres commentaires, les comptes ont été acceptés. Ils présentent un léger excédent de recettes.

Présentation d’un projet sur une demande citoyenne

Au point 4 de l’ordre du jour, «Projet d’implantation d’un parc d’aquaculture sur le site de la gravière», le président du Conseil, Patrick Chezeaux, réaffirmait, en référence à la directive de la préfecture, l’impossibilité pour le Conseil de prendre position sur ce sujet sans un préavis, et donc, à ses yeux, l’absence de débat possible sur le projet.

Suspension de séance et présentation du projet

Invitée à exposer le projet autonome d’aquaculture sur le site de la gravière, à la demande de plusieurs citoyens de Bretonnières soucieux d’un futur pour leur commune, la société Nodules & Pebbles SA, représentée par Ludovic Suarez, actionnaire principal et William Trolliet, administrateur, ainsi que leur architecte Reto Ehrat ont exposé le pourquoi d’un intérêt pour ce lieu.

Il ressortait de cette présentation une approche économique et écologique, énergie solaire, transports (voies des CFF au bas de cette parcelle no 145), paysagère en recréant les courbes initiales du terrain pour l’implantation des bassins, enfouis, ainsi que le stockage des aliments et la préparation des poissons. De même que la création de 25 postes de travail, uniquement pour l’exploitation de la ferme aquacole. L. Suarez confirmait en outre que la commune de Vallorbe serait éventuellement intéressée par le projet.

Plusieurs questions émanèrent du Conseil, puis Patrick Chezeaux, Président, visiblement hostile au projet, exposa avec insistance les raisons poussant à discréditer les projections de l’architecte sur le site.

Un débat sans les concepteurs et non prévu à l’ordre du jour

Après leur sortie de la salle, et reprenant la direction du Conseil, Patrick Chezeaux ouvrit un débat, long et assez surprenant, durant lequel deux Municipaux, traitant le sujet de la gravière, mettaient en doute les actions à l’échelle du Canton de William Trolliet et les chiffres donnés sur les futurs emplois.*

Malgré la demande d’une partie du législatif, une municipale refusait de préparer un préavis sur ce sujet.
Après avoir donné les directives pour la tenue des votations du 17 juin, le président du Conseil levait la séance.

*Contact a été pris avec la Municipalité de Vallorbe, qui a confirmé le chiffre de 25 emplois pour le parc, et que si un hôtel venait à se créer, il y aurait 15 postes de plus.

Photo Marlène Rézenne

La nouvelle loi sur l’élimination des déchets urbains devra être appliquée dès le 1er janvier 2013.

Croy: des comptes 2011 positifs

La nouvelle loi sur l’élimination des déchets urbains  devra être appliquée dès le 1er janvier 2013.

La nouvelle loi sur l’élimination des déchets urbains devra être appliquée dès le 1er janvier 2013.

Des comptes agréables à présenter pour la Municipalité

Madame le Syndic, Catherine Rochat, commentait le résultat financier positif de l’exercice 2011: « Pour une fois, les impôts sur le revenu sont supérieurs aux prévisions budgétées, les droits de successions, non prévisibles, ainsi qu’une ristourne de la péréquation nous permettent de dégager un solde positif de Fr. 56’329.96, après divers amortissements ». Et plusieurs crédits octroyés en 2011 n’ont pas été utilisés, par prudence. L’assemblée acceptait les comptes, après lecture du rapport de la commission de gestion, à l’unanimité.

Concept énergétique communal

Philippe Latty présentait le résultat du travail (bilan graphique chiffré) effectué avec la collaboration de 5 membres de la commission énergie, depuis un an. Ils ont essayé de mettre en place le concept qui vise à améliorer la consommation d’énergie, (électricité, gaz, eau…)en comparaison avec des mesures préconisées. Action précise pour inciter les habitants à économiser en rendant attentifs les habitants pour les énergies utilisées. En confrontant les données enregistrées aux «Valeurs cibles» recommandées par le Canton, il sera difficile d’atteindre certains objectifs. Le Conseil Général reconduisait la Commission pour un an.

Gestion des ordures ménagères dès le 1er janvier 2013

Vincent Stern, municipal, se référait à la Loi fédérale (de 1997) sur l’élimination des déchets urbains qui doit être appliquée dans le canton dès le 1 janvier 2013. Le choix de la Municipalité, opte dans un premier temps pour une taxe au sac, qui n’implique aucune contrainte financière pour la Commune. Changer pour une taxe au poids, et des containers enfouis, pourrait être envisagé plus tard.

Communication de la Municipalité

Mme Rochat donnait des nouvelles inquiétantes concernant l’état financier de L’EMS, qui se trouve dans les chiffres rouges. Le nombre de lits, 35 au total, (le projet premier demandait 50 lits, mais refusé par le chef de service du canton, à l’époque… !) ne permet pas de couvrir les frais de gestion. Il va être rattaché à la Fondation Mont-Riant, qui prendra l’administration de l’EMS en charge.

La Municipalité est en contact pour préserver le siège social sur le site et savoir quelle orientation sera donnée par les nouveaux administrateurs. Une affaire à suivre.

Photo Marlène Rézenne

Le Conseil d’administration de gauche à droite : Guy Muller, Sylvie Di Dario, Philippe Moser, Jean-Philippe Petitpierre, Jean-Paul Schindelholz (directeur), Jacques-André Mayor (président) Marc-André Burkhard, Roger Hug.

STRID: année très positive dans la gestion des déchets

Le Conseil d’administration de gauche à droite : Guy Muller, Sylvie Di Dario, Philippe Moser, Jean-Philippe Petitpierre, Jean-Paul Schindelholz (directeur), Jacques-André Mayor (président) Marc-André Burkhard, Roger Hug.

Le Conseil d’administration de gauche à droite : Guy Muller, Sylvie Di Dario, Philippe Moser, Jean-Philippe Petitpierre, Jean-Paul Schindelholz (directeur), Jacques-André Mayor (président) Marc-André Burkhard, Roger Hug.

L’Assemblée générale de la Strid (Société de Traitement, de Recyclage et d’Incinération des Déchets) qui s’occupe de la gestion des déchets dans le Nord Vaudois s’est tenue à Orbe, la semaine passée. C’était la 19e assemblée de cette société par actions créée en mars 1993.

Extension de la taxe au sac

La taxe au sac a bondi de 31% à 72% d’utilisateurs avec l’entrée d’Yverdon, Moncherand et Novalles; corollairement, la quantité des déchets incinérables a baissé, et les déchets recyclables et les biodéchets ont augmenté.

Le directeur Jean-Paul Schindelholz a, quant à lui, souligné que les charges administratives ont notablement baissé, et que le Conseil d’administration a décidé de dissoudre une réserve de Fr. 100 000.–, ce qui est une bonne nouvelle pour les communes, dont la facture sera réduite. La gestion des manifestations a été déficitaire en 2011, mais cela est dû à de nombreux investissements.

Nouveau secteur des manifestations

Un secteur manifestation a été créé en janvier 201. Benoît Delapraz le nouveau responsable de ce service, a présenté son premier bilan. Il a expliqué les différents aspects de son travail: avant la manifestation, l’analyse des besoins selon l’événement et le site, ensuite la fourniture de matériel de tri - bennes, conteneurs -, et enfin un service de vaisselle réutilisable. Une nouvelle laverie a été installée sur le nouveau site de Champ Torrens gérée par la fondation Bartimée, qui s’occupe de réinsertion. Le but pour 2012 est d’arriver à 1’000’000 de gobelets. Le festival Sonisphère va bien faire monter les statistiques. La vaisselle n’est pas encore très demandée et ce secteur est à développer également.

La STRID en chiffres
71% de la population utilise la taxe au sac régionale
12% utilise la taxe communale (Orbe par ex.)
2% la taxe au poids
14% pas de taxe
24 communes sur 67 utilisent les sacs blancs de Strid.
10 x plus de gobelets lavés, 610 108 pour 2011
Fr. 36 000.– de bénéfice pour 11’000’000 de chiffre d’affaires

Photo Natacha Mahaim

Brahim Ajvazi n’a plus qu’une ruche occupée, mais veut croire en l’avenir des abeilles.

Hibernum tempus horribilis

Brahim Ajvazi n’a plus qu’une ruche occupée, mais veut croire en l’avenir des abeilles.

Brahim Ajvazi n’a plus qu’une ruche occupée, mais veut croire en l’avenir des abeilles.

En effet, cet hiver peut être qualifié d’horrible pour le monde des abeilles suisses.
Le bilan de l’hiver écoulé a déjà été relaté dans votre journal à fin mars, cependant avec les mois qui passent, malheureusement, il se confirme, voire empire. L’apiculteur contacté la semaine passée, qui, normalement a entre 18 et 20 ruches, n’en a plus qu’une ce printemps.

Causes

Elles peuvent être nombreuses, et il est difficile de savoir pourquoi, puisque les abeilles ne sont plus dans la ruche. Celles-ci sont tout simplement vides. Pas d’analyse, pas de recherche possible, puisqu’il n’y a pas de cadavres. Elles sont allées mourir on ne sait où. Les centres de recherche suisses mettent les bouchées doubles pour trouver ce qui pourra contrer les différents problèmes et la Confédération a adopté le 23 mai une Ordonnance sur l’aide au Service sanitaire apicole.

Varroa etc.

Certes cet acarien, entré en Suisse il y a 25 ans environ à la faveur d’importations d’abeilles en provenance d’Asie, a causé beaucoup de dégâts, mais il n’est pas seul responsable. L’année 2011 a été chaude et les abeilles ont encore été chercher du pollen sur la phacélie en septembre. Elles ont travaillé longtemps, cela les a-t-elles affaiblies? Il y a également les pesticides qui sont mis en cause, c’est pourquoi des recherches sont effectuées sur les produits dans l’agriculture afin qu’ils soient moins nocifs et tout aussi effectifs.

Et il y a également des agents pathogènes, des parasites ou d’autres acariens. Ces derniers peuvent être amenés en Suisse illégalement puisque l’on a découvert dernièrement une contrebande d’abeilles à grande échelle. Les abeilles importées de l’étranger doivent être strictement contrôlées pour protéger les ruchers sains.

Avenir

Pour améliorer la race, des stations de fécondation en altitude font des élevages de faux-bourdons et de reines de race pure, afin d’améliorer les ruchers de plaine. Mais la lignée ne suffit pas à avoir une abeille gentille et résistante. Il faut compter encore sur la bonne volonté des apiculteurs pour travailler sainement.

Et comme l’a expliqué Brahim Ajvazi, inspecteur des ruchers, une telle hécatombe a déjà été vécue, il ne faut pas baisser les bras et tout faire, avec les partenaires comme les agriculteurs, pour rendre plus fortes les colonies d’abeilles afin qu’elles continuent d’assumer leur rôle: la pollinisation des plantes et l’apport de miel si riche pour l’homme.

Photo: Marianne Kurth

La mesure de la démesure

On l’a peut-être un peu oubliée en ces temps de crise de la dette souveraine et les banquiers ne font surtout rien pour évoquer son souvenir. La crise dite des subprimes date de 2006-2007. Les folies bancaires de l’époque ont conduit les établissements bancaires à devoir comptabiliser des montants colossaux de pertes dans leurs bilans.

On évoque souvent entre 800 et 1’500 milliards de dollars, sans toutefois qu’un chiffre unique fasse l’unanimité. Incapables de sauver seules leur peau, les banques ont fait appel à l’Etat dans de nombreux pays. Le contribuable a donc passé à la caisse «dans l’intérêt supérieur de la Nation», ceci sans avoir le moindre droit au chapitre. Cette crise financière a conduit les pays occidentaux dans une crise économique majeure, amplifiée depuis par un troisième acte: la crise de la dette.

On ne sait trop si l’euro explosera après les élections prévues dimanche en Grèce. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’une explosion de l’euro coûterait bien plus cher que des actions de sauvegarde coordonnées. A côté de ce qu’un scénario du pire pourrait engendrer comme coûts globaux, l’enveloppe de sauvetage accordée ce week-end à l’Espagne pour soigner ses banques moribondes fait figure de pourboire de misère. Pourtant, 100 milliards d’euros, c’est une somme.

Elle représente par exemple plus de dix fois le coût du percement du tunnel de base bitube de 57 km au Gothard concocté dans le cadre des NLFA et qui sera mis en service en 2017. Or cette enveloppe ne servira sans doute à rien. L’Espagne en récession sauve ses banques, mais doit de l’argent à ces mêmes banques et se trouve incapable de les rembourser.

Un cercle vicieux dont il n’est possible de sortir qu’au prix d’un changement de politique rapide et efficace au niveau européen. Qui malheureusement semble très lointain.