L’ensemble Laostic, avec François Tainturier en premier plan.

Un rossignol fait chanter les pierres de l’église romane de Montcherand

L’ensemble Laostic, avec François Tainturier en premier plan.

L’ensemble Laostic, avec François Tainturier en premier plan.

A l’occasion du 20e anniversaire de la création de L’Association pour l’Eglise de Montcherand, «L’ Ensemble vocal Laostic-Bourgogne» de Dijon nous a présenté un répertoire de musique ancienne, allant du IXe au XVIIe siècle.

En breton, «Laostic» signifie rossignol; en effet, les voix pures et flexibles du choeur s’apparentent volontiers à l’harmonieux volatile. Le printemps s’était installé le temps de ce dimanche autour du site clunisien, la magie s’est opérée et les chants puissants ont ému toute l’assemblée.

L’Ensemble vocal Laostic

Créé il y a plus de 20 ans par François Tainturier, ce groupe bourguignon amateur d’excellent niveau s’est spécialisé dans la musique ancienne médiévale. Ce sont 25 choristes femmes et hommes, dirigés par François Tainturier, qui sont venus, ou plutôt revenus, à Montcherand; l’ensemble y avait déjà chanté en 2009 pour le plaisir de tous.

Du Moyen-Age à la Renaissance, 9 siècles au programme

La première partie fit la part belle à la musique médiévale. Ce furent essentiellement des chants sacrés en latin, sur le mode de ré avec un diapason en 392 (et non 414) comme l’exigeait l’époque, ceci donnant une profondeur supplémentaire. Les notes basses tenues, ou bourdons byzantins, partant de l’abside, s’élevaient, emplissaient et se modulaient dans toute l’église. Les chants polyphoniques, tant par la qualité exceptionnelle des voix que par l’acoustique spécifique du lieu, nous enveloppaient, venant de toutes parts.

La seconde partie présenta des musiques profanes plus légères de la Renaissance: printemps, amour, nostalgie y étaient contés. Toujours avec la même qualité d’interprétation liée à la qualité du site.

En conclusion, ce sera «l’Ave Verum» de Byrd dans lequel le «miserere» final en polyphonie sera d’une ampleur et d’une flexibilité bouleversantes.
A l’issue du concert, une sympathique collation fut offerte, les mercis s’entrecroisèrent.. Choristes et public étaient visiblement heureux de la rencontre.

Photo Catherine Fiaux

Jumelles

Ballaigues: concept «Police population»?

Jumelles

Jumelles

Fin 2011, le conseiller communal Olivier Rose a déposé une intervention demandant à la Municipalité d’introduire le concept de surveillance et de sécurisation des habitations intitulé «Police population - PoPul».

Ce système existe depuis 1992 – il fête donc ses 20 ans cette année - dans certaines communes (98 actuellement) et repose sur un travail de coordination et d’information de la police cantonale, relayé localement par des correspondants. Ces correspondants ne sont pas des auxiliaires de police mais de simples citoyens soucieux du bien-être commun.

Les «surveillants de quartier» qu’ils ont la charge d’informer à leur tour ne sont pas plus investis d’un quelconque pouvoir de police. Ce système vise simplement à promouvoir une meilleure sécurité par l’observation de ce qui se passe dans le village et le cas échéant par la transmission d’informations aux forces de l’ordre par un canal privilégié, une sorte de remontée de constatations qui peuvent s’avérer utiles et qui ne concerne pas que le cambriolage, mais tous les délits éventuels.

Conseil et Municipalité unanimes

A une très grande majorité, le Conseil a soutenu cette proposition. La Municipalité se dit «convaincue de l’efficacité d’un tel système» et se propose d’y adhérer. Avant sa mise en oeuvre, une consultation des habitants a eu lieu en avril. A cette occasion, chaque ménage a reçu un questionnaire élaboré par le gérant de la sécurité de la police cantonale vaudoise.

Ce questionnaire de deux pages interroge la population, anonymement ou nominativement, sur des cas concrets et vécus de délits, ainsi que sur les sentiments ressentis de sécurité ou d’insécurité. Il fait également préciser les lieux du village dans lesquels le questionné se sent le moins en sécurité, les heures durant lesquelles il se sent le plus en danger et cherche à déterminer par exemple «pour quel type de délit la police devrait être plus active dans votre quartier».

Sur ce point, il semble assez clair que le questionnaire proposé est un modèle général valable pour toutes les communes, Ballaigues ne disposant actuellement d’aucune force de l’ordre propre ayant fait le choix de faire assurer sa sécurité par la police cantonale.

Des avis actuellement divergents

Interrogés par l’Omnibus, plusieurs habitants de Ballaigues ont des avis très différents au sujet de ce concept. Aucun d’entre eux ne souhaite voir son nom publié (les noms sont connus de la rédaction), mais l’on peut résumer les avis en trois groupes pas très originaux : les convaincus d’emblée, les sceptiques et les opposants. Les cambriolages croissants et la proximité de la frontière suffisent à convaincre une grande partie de la population. Le risque de voir certains citoyens se prendre pour des «rambos» explique la plupart des réticences.

Les opposants, de leur côté, se divisent en deux catégories: ceux pour lesquels ce système est contraire au droit, assimilable à la délation et surtout attentatoire à la vie privée et ceux pour lesquels la mise en place d’un tel système ne servira à rien, surtout dans un village où chacun ou presque se connaît. Un ancien «correspondant de quartier» ayant participé à ce système dans une autre commune vaudoise située à deux kilomètres de la frontière française précise même que «ce système n’a servi à rien là où il résidait.

Les vols ont quand même augmenté malgré une surveillance difficile à organiser, l’augmentation étant strictement identique dans la commune dotée du système que dans d’autres communes voisines qui y avaient renoncé. En plus, la police se contentait d’envoyer aux correspondants, bien après la commission des délits, des résumés de ce qui était arrivé, alors qu’une sorte d’alerte préalable aurait semblé plus judicieuse».

Suite le 14 juin

Une séance publique aura lieu au Centre villageois de Ballaigues le 14 juin à 20 heures. A cette occasion, la police cantonale présentera le concept en détail, et fournira un résumé des réponses qui auront été données parmi les questionnaires retournés. On en saura donc plus à ce moment-là sur la réelle intention de la population de Ballaigues au sujet de la mise en place de ce concept, auquel il faut bien sûr adhérer, si l’on caresse l’espoir de le voir jouer un rôle efficace.

Photo Olivier Gfeller

S’inspirer de l’exemple de Christian Weidmann.

FC Orbe: adieu la 2e ligue inter

S’inspirer de l’exemple de  Christian Weidmann.

S’inspirer de l’exemple de Christian Weidmann.

Après avoir assuré son sauvetage lors de la dernière journée de la saison 2010-2011, Orbe n’a pas trouvé les ressources pour se maintenir dans cette ligue. Après un premier tour calamiteux, le comité du FCO semblait avoir trouvé les éléments nécessaires pour se sortir d’affaire, comme avoir fait confiance à un nouvel entraîneur en la personne d’Alain Béguin.

Malgré tout, le miracle n’a pas eu lieu. Parce que le contingent était finalement insuffisant, parce que les suspensions ont été beaucoup trop nombreuses et, cerise sur le gâteau, l’équipe a été handicapée par des blessures à la chaîne. A l’heure de faire le bilan, l’Omnibus a rencontré le président Adrian Zesiger qui nous dit d’abord à quel moment la relégation est devenue réalité à ses yeux:

– Notre défaite à Sierre a été prépondérante. Nous avions bien entamé le 2e tour et il fallait gagner contre les Valaisans pour garder cet adversaire à portée. Or, nous avons été sévèrement battus et l’espoir de rejoindre les Sierrois s’est évanoui en même temps que nos illusions.

Pourquoi vous êtes-vous séparés de Beguin?
– C’est lui qui nous a donné sa démission au lendemain de notre défaite contre Terre Sainte. Je voulais réunir équipe, entraîneur et président, le lundi de ce revers, mais Alain m’a fait savoir qu’il était mieux qu’il renonce, car il ne sentait pas l’équipe derrière lui.

Le sort du club est scellé depuis trois semaines; avez-vous envisagé la saison suivante?

– Il faudra voir d’abord qui restera à disposition. J’entends que les frères Grosso vont cesser la compétition. D’autres devraient suivre. Je compte toutefois sur la responsabilité de certains joueurs afin qu’ils demeurent à disposition et nous amènent quelques-unes de leurs connaissances.

J’imagine qu’Admir Bilibani, qui passe son diplôme d’entraîneur, restera à la tête de l’équipe. C’est un joueur d’expérience qui a le calme nécessaire pour ramener la sérénité dans le groupe qui en a bien besoin. Nous espérons attirer quelques juniors A chez nous, bien que la relève du club ne soit pas très large.

Il y a aussi de nombreux Urbigènes de qualité dans les clubs environnants. A nous de créer un environnement intéressant pour qu’ils soient tentés de revenir à Orbe. C’est l’heure de prendre notre bâton de pèlerin pour les convaincre de venir jouer au Puisoir.

Orbe I relégué, quel sort réservez-vous a votre deuxième équipe?

- Sportivement, elle est en tête de son groupe de 4e ligue et je lui souhaite de retrouver une ligue qu’elle a quittée l’année dernière, même si aujourd’hui son contingent s’est réduit comme une peau de chagrin. Elle pourra bénéficier des services du gardien Oliveira, du défenseur Da Mota et du milieu de terrain Krasniqui pour finir le championnat, en espérant que cela suffira pour lui permettre d’atteindre son but

Que retiendrez-vous de cette saison manquée?

– Qu’il faut d’abord de l’argent pour acquérir des joueurs de bonne qualité pour maintenir la comparaison en 2e ligue interrégionale, ce que nous n’avions pas. Ensuite, je suis extrêmement déçu, car cette saison a été truffée de soucis. J’en conclus qu’ il faut être promoteur immobilier en même temps que psychologue pour résoudre les problèmes de personnes, de contingent et de conduite sur le terrain. Enfin, je pense qu’il faut revenir à nos valeurs pour regagner la confiance des jeunes.

Photo Pierre Mercier

Les Taborneires: une zone appelée à se développer

Si la zone industrielle des Ducats ne permet plus d’extension, celle des Taborneires, elle, est promise à accueillir de nouvelles entreprises ou au renforcement d’autres déjà en place.

Cela sera le cas d’Hilcona qui a pris le pari de se développer à Orbe. En effet, la firme liechtensteinoise a décidé de fermer son site argovien de Schafisheim pour concentrer son activité aux Taborneires. Elle va investir près de 27 millions dans l’année à venir afin d’agrandir les locaux actuels et de les équiper afin de rassembler la production de tous les sandwiches vendus en Helvétie et que vous trouverez dans les grandes surfaces comme la Coop, Manor, Spar ou Volk.

Un marché qui a tendance à prendre de l’ampleur avec une croissance constante alors que le domaine de la pizza stagne un peu, même si les produits de la marque sont vendus aussi bien en Suisse qu’en Allemagne, en Autriche ainsi que dans d’anciens pays de l’Est européen. Des sauces et des canapés seront aussi préparés à Orbe. On relèvera que le sandwich au poulet pané a la cote actuellement, tandis que la pizza Margherita demeure le chouchou des consommateurs.

Attente du PPA

Cela dit, l’extension du site urbigène est aussi lié à la construction d’une deuxième usine de production Hilcona, qui pourrait voir le jour dès 2015. Or, actuellement, la société de produits alimentaires frais a besoin de certaines garanties concernant cette zone pour s’agrandir. Raison pour laquelle sa direction a rencontré le Conseiller d’Etat Philippe Leuba et les autorités urbigènes afin de leur faire comprendre l’urgence de la situation. Il a été convenu que ce changement de PPA (plan partiel d’affectation) se ferait d’une manière prioritaire. «Chacun paraît conscient que nous avons besoin rapidement d’une réponse claire afin que le projet puisse se réaliser complètement. Mais il faudra encore être patient pour obtenir le feu vert nécessaire de la part des autorités politiques, quand bien même j’ai le sentiment que tous ont pris conscience de l’impact d’une telle réalisation», nous dit le directeur du site d’Orbe, Fortunat Dillier.

Des projets divers

L’agrandissement des installations actuelles nécessitera une main-d’œuvre supplémentaire d’une centaine de postes de travail, ce qui portera le total d’employés à 460 aux Taborneires. La construction d’une nouvelle usine devrait permettre l’engagement de 300 personnes supplémentaires. C’est dire si le projet est d’importance pour le développement économique de la région et la Municipalité d’Orbe est prête à appuyer la démarche d’Hilcona. Ce d’autant que l’on sait que d’autres entreprises envisagent également de s’installer dans ce secteur. Une première société, spécialisée dans la location et la vente de camping-cars et de caravanes, a manifesté son intérêt de venir s’installer aux Taborneires.

De manière à favoriser l’implantation de ces projets futurs, la Municipalité réfléchit à la création d’un parking afin non seulement de garer les voitures des travailleurs, mais aussi dans la perspective de l’arrivée du RER puisque le projet de remaniement de la gare de Chavornay prend tranquillement forme. L’arrivée du train rapide vaudois nécessitera l’agrandissement des quais (100 mètres de longueur), notamment aux Granges et à la gare principale pour accueillir les rames. En plus, elle étudie la mise en place d’un cheminement pédestre et cyclable qui relierait la halte du tram des Granges à l’entreprise Alvazzi à l’intérieur de cette zone.

Tout cela en parallèle avec l’implantation d’une zone d’habitation dans le secteur Pôle Sud (Gruvatiez-Lavegny). Cela pour dire que les choses vont plus rapidement que prévu et l’on doit se réjouir de ces perspectives de développement industriel de la localité aux Deux Poissons.

Photo Pierre Mercier

Werner Kuert, chef département et Olivier Delay, conseiller technique, tous deux travaillent pour Fenaco dans la production végétale, avec l’agriculteur Eric Pavillard d’Orny.

Orny: un laboratoire en plein air

Werner Kuert, chef département et Olivier Delay, conseiller technique, tous deux travaillent pour Fenaco dans la production végétale,  avec l’agriculteur Eric Pavillard d’Orny.

Werner Kuert, chef département et Olivier Delay, conseiller technique, tous deux travaillent pour Fenaco dans la production végétale, avec l’agriculteur Eric Pavillard d’Orny.

La plate-forme de démonstration de blés et d’orges d’automne est bientôt prête à recevoir les visiteurs.

Cette année, la plate-forme d’essais variétaux et culturaux Landi a été installée sur le domaine de Eric et Gaël Pavillard à Orny. Pour l’agriculteur, cela implique des contraintes inhabituelles, afin de mener à terme et dans les règles les différentes cultures. Mais la famille Pavillard joue le jeu, car elle sait que c’est seulement grâce à de tels essais que les semences montrent leurs possibilités ou leurs défauts.

6,8 hectares

En septembre et octobre 2011, dix variétés d’orges ont été semées sur 2,2 ha et 23 variétés de blés sur 4,6 ha. Avec les conseils de la production végétale Fenaco, les plantes ont été choyées et actuellement, alors que les orges ont épié et que les blés ont mis leurs dernières feuilles, les essais montrent déjà de fortes différences.

Le but de cette plate-forme d’essais est de tirer un enseignement sur l’évolution des plantes avec soins (fongicides et régulateurs) ou sans. Sur certaines variétés, on a constaté de gros dégâts dus au gel de cet hiver, mais d’autres ont montré une belle résistance.

Visites sur place

Les cultivateurs intéressés pourront découvrir la plate-forme le 13 juin 2012 avec des visites guidées par les professionnels. Ceux-ci leur expliqueront les qualités ou les problèmes que l’on peut déjà constater. Mais les essais ne seront pas terminés ce jour-là. En effet, les céréales seront suivies jusqu’à la récolte et aux analyses des grains, qui permettront une appréciation plus poussée des différentes variétés.

Puis, avant le choix définitif des semences pour 2013, il faudra encore prendre connaissance de la demande des meuniers et des transformateurs. En attendant, laissons Dame Nature agir et espérons de beaux grains pour une bonne alimentation.

Photo Marianne Kurth

Le débouché dangereux

Ballaigues: la Municipalité condamne le débouché dangereux

Le débouché dangereux

Le débouché dangereux

Le Conseil communal de Ballaigues tenait séance lundi soir sous la présidence de Daniel Bourgeois. A cette occasion, le Municipalité a beaucoup communiqué. A la suite du nouvel accident mortel survenu dimanche à la Maladaire, elle a décidé de fermer physiquement, avec des blocs de béton et cette semaine encore, la route secondaire d’où arrivait la voiture fautive, débouchant sur la route cantonale.

Le syndic Raphaël Darbellay a précisé que «cette mesure forte serait maintenue le temps nécessaire à la détermination, en accord avec les services concernés du canton, de solutions alternatives efficaces de sécurisation». Restant dans le domaine de la circulation, le syndic a rappelé que des contrôles radar avaient été demandés à la gendarmerie cantonale.

Ces derniers ont été effectués en février et mars, toujours sur une plage de temps matinale au cours de laquelle les travailleurs frontaliers rejoignent leur travail. Avec 3,43% seulement de véhicules en infraction, la gendarmerie considère que la situation n’est pas particulièrement préoccupante. Ce chiffre corrobore d’ailleurs des contrôles non coercitifs qui avaient été réalisés à plusieurs reprises au moyen d’un radar visible montrant au conducteur la vitesse à laquelle il circule.

Du nouveau et du concret pour la semi-autoroute

Le Municipal Thomas Maillefer a précisé les contours des travaux qui vont être effectués cet été encore par l’OFROU pour améliorer la sécurité et la fluidité de la circulation sur la semi-autoroute A9B ainsi qu’à la douane du Creux. Deux tronçons de la semi-autoroute, peu avant les Clées et peu avant Ballaigues, se verront dotés de protections centrales physiques en béton.

Par ailleurs, la descente vers le Creux et sa douane sera aménagée avec quatre pistes, deux dans chaque sens de circulation, les pistes descendantes étant marquées de présélections Suisse et France. Cette solution condamnera l’actuelle piste cyclable et sera doublée par la création d’une piste de stockage pour poids lourds en attente, peu avant la douane elle-même.

Comptes 2011 et culture

Les comptes 2011 ont été déposés par la Municipalité à l’attention de la commission compétente, doublés d’un rapport de gestion complet. Sans entrer dans le détail, on relèvera que l’année 2011 est positive pour la commune, qui réalise un léger excédent de recettes sur un total de charges et produits de l’ordre de 10 millions de francs.

La commission culturelle a également déposé son rapport annuel, duquel il ressort entre autres que diversité de l’offre, nouveauté, créativité et investissement personnel important permettent aux sociétés locales de satisfaire les attentes du public et même de réaliser de petits profits, toujours gratifiants pour les bénévoles et pour les caisses des sociétés concernées.

«Plus que des idées, ce sont des moteurs acceptant de prendre en charge la mise en place de manifestations dont l’on a besoin», a complété le Municipal Michel Junod.

Photo Olivier Gfeller

Vieillir

Vieillir

Vieillir

Vieillir

D’abord, on vous recommande de prendre des précautions pour que votre retraite soit la plus agréable possible. Aujourd’hui, entre la rente AVS et celle du deuxième pilier, il y a de quoi faire face. Du moins, pour l’essentiel de la population, car il y a toujours des mal lotis. Il est dit aussi de garder un peu d’activité pour que la rupture entre la vie active et la passive ne soit pas trop brutale. De sorte que l’ennui ne vous gagne pas et ne vous plonge pas dans la morosité.

On se garde toutefois de vous dire certaines choses. Comme le temps que l’on va passer dans les salles d’attente des médecins  pour soigner les petits bobos. C’est changer de paires de lunettes au fil du temps pour mieux voir les beautés qui nous entourent. C’est devoir se rapprocher de plus en plus du poste de télévision pour entendre les propos sans déranger les voisins. Il faut ramasser les jouets des petits-enfants.

C’est passer une visite médicale pour le permis de conduire tous les deux ans. Sans oublier de se lever la nuit pour aller faire pipi. Comme accepter  les douleurs musculaires après les efforts ou au lever. Mais le pire, à mes yeux, c’est se faire dépasser à vélo par une dame alors que vous avez le sentiment d’être à fond.

Que c’est dur de vieillir. Mais allez, on peut le leur dire aux plus jeunes. On n’a plus besoin de se lever à l’aube pour aller bosser. Plus nécessaire de se battre avec les collègues pour l’attribution des vacances. C’est boire un coup lorsque l’envie s’en fait sentir. Plus nécessaire de devoir rentrer pour être frais le lendemain au travail.

Tout compte fait, ce n’est pas si détestable de vivre à son rythme et de bénéficier des plaisirs de la vie.