Montcherand: accueil simple mais chaleureux

Tous ont répondu présent à l’invitation des autorités municipales pour le samedi matin 12 mai, seules deux personnes se sont excusées. L’accueil simple mais chaleureux dans l’ancienne salle du Conseil au collège du village.

Jean-Michel Reguin, syndic, ouvre la présentation historique et de fonctionnement de la localité qui approche à ce jour les 450 habitants. Le syndic explique aux nouveaux venus le tissu social existant, présente les bâtiments historiques et contemporains du village, l’église et ses fresques, le château et son rayonnement culturel, le petit château et son histoire hospitalière, la salle polyvalente et son magnifique environnement d’installations sportives, sans oublier les sociétés en activité, inscrites à l’USL de Montcherand.

Dans le déroulement de cette matinée, chaque municipal(e) donne une explication sur son dicastère, et par là, informe les nouveaux habitants sur la politique des déchets, de l’information communale par le bulletin «Le Pique-Raisinets», de la sécurité au village, des transports publiques et, de la vie politique, en confortant les gens concernés de participer au Conseil général.

Sans oublier la fête de l’Abbaye des Volontaires des 7, 8 et 9 juillet prochain, occasion incontournable pour faire connaissance avec la communauté.
Pour les nouveaux citoyens qui ont atteint leurs 18 ans, ils reçoivent de la part de la commune, un magnifique livre qui retrace les événements de l’année de leur naissance.

A l’heure des questions, l’assemblée s’est trouvée aphone, tout le monde semblait renseigné à souhait, restait donc la partie conviviale où tous les participants se sont retrouvés autour d’une table bien garnie pour le verre de l’amitié et de bienvenue.

Photo Alain Michaud

Entrée des mines de Baulmes, un des deux groupes du départ de 15 h.

Voyage dans les mines de Baulmes

Entrée des mines de Baulmes, un des deux groupes du départ de 15 h.

Entrée des mines de Baulmes, un des deux groupes du départ de 15 h.

Plus de cent participants

L’association culturelle de Baulmes et Environs et le spéléoclub du Nord-Vaudois organisaient pour la 3e fois une visite des mines. La météo peu clémente n’avait nullement repoussé les visiteurs, venus nombreux. A souligner la très bonne organisation avec des départs échelonnés en groupes d’une quinzaine de personnes accompagnés de guides; casques fournis par le spéléoclub.

Quelques mots sur les mines de Baulmes

Il s’agit d’anciennes mines de marnocalcaire destiné à la fabrication de chaux et de ciment. En 1894 avec l’ère industrielle, les premiers fours à chaux seront remplacés par l’usine de Baulmes en fonction jusqu’en 1962. Cette date signera la fermeture des mines. Celles-ci totalisent près de 17 km de galeries formant un immense quadrillage irrégulier. De nos jours, beaucoup des galeries sont éboulées; en effet la nature de la roche les rend très instables.

Spéléologue amateur pour une heure

Revêtus de casque, ciré et bottes, nous pénétrons dans la montagne, nuit noire, température de 12 degrés à l’année. C’est humide et par endroits, nous avons de l’eau jusqu’aux chevilles. De fréquents éboulis, de nombreuses intersections de galeries désorientent rapidement le néophyte! Un indice, le sens de l’eau indique la sortie! Le temps de la visite, nous sommes propulsés dans une autre atmosphère, une autre époque, un autre monde.

Saviez-vous que de 1950 à 1960 les mines ont abrité une culture de champignons de Paris? Tout est resté en place, comme figé... Expérience saisissante et passionnante, parfois légèrement déstabilisante, les commentaires du guide sont précieux, les torches aussi!

Photo Catherine Fiaux

Des nouvelles de l’hôpital d’Orbe et des eHnv

Conseil de fondation de l’hôpital d’Orbe

L’assemblée statutaire a été rondement menée sous la présidence de Claude Recordon et en présence du directeur général des EHNV, Robert Paul Meier. Un retour sur les activités 2011 montre un taux d’occupation de 92% pour le secteur hospitalier et une occupation totale du secteur hébergement qui absorbe difficilement une demande élevée. M. Arm, responsable du site illustre les activités de l’année 2011 en présentant la variété des métiers de l’hôpital, de la logistique qui demande des gestionnaires en intendance, en passant par les métiers classiques de soins infirmiers, sans oublier les premières volées d’ASSC, assistants en santé et soins communautaires qui prennent encore leurs marques ; sans omettre bien sûr les médecins, et parmi ceux-ci les médecins assistants notamment en charge de la policlinique.

Celle-ci, à défaut d’atteindre l’équilibre financier, présente un bilan de fréquentation satisfaisant, à hauteur de 6300 consultations l’année dernière. Toutefois la direction va entamer une réflexion pour préciser la mission de cette policlinique, son positionnement par rapport à Yverdon et Saint-Loup, notamment sur la question de savoir si elle peut assumer un accueil en pédiatrie pour des situations bénignes.
Sur le plan de ses missions de base, Orbe poursuit ses activités de réadaptation et de soins palliatifs, avec un prochain audit en vue pour ces derniers. A relever que c’est depuis Orbe qu’est organisée toute la gestion des lits B, y compris ceux de Chamblon.

L’avenir des eHnv

A la veille de la conférence de presse, la direction a livré en primeur aux membres du conseil de fondation les grands axes stratégiques du développement de l’Etablissement.

A relever le début bienvenu des travaux d’agrandissement du service des urgences à Yverdon, service qui, par son engorgement, portait de moins en moins bien son nom.

Plus généralement, à l’horizon 2018, les soins aigus spécialisés seront concentrés sur Yverdon; un seul CTR (centre de traitement et de réhabilitation) regroupera les activités actuelles d’Orbe et Chamblon; Saint-Loup et la Vallée auront un statut de «centres de proximité». Il convient de rappeler, concernant St-Loup, le succès de son centre abC (anorexie et boulimie) qui est en instance d’agrandissement.

Le financement des investissements à venir n’est pas sans donner quelques inquiétudes. D’une part parce que les fonds propres ne sont pas inépuisables et surtout parce que le nouveau système de tarification SwissDRG au forfait conduit à une clé de répartition entre canton et assureurs pour le financement de ces investissements qui sera intégré au forfait par cas. Cette mise en concurrence entre hôpitaux pour la même prestation ne peut sans doute que réjouir les partenaires payeurs, mais la qualité des soins restera-t-elle l’objectif prioritaire?

Toujours est-il que le Jura Nord-vaudois avec sa démographie extrêmement dynamique n’a pas à craindre une sous-utilisation de ses infrastructures de santé. Avec 1066 naissances en 2011, la maternité d’Yverdon-les-Bains accuse une augmentation de 25% des naissances en cinq ans.

Photo Denis-Olivier Maillefer

Henri Pavillard.

Année exceptionnelle pour les Grottes

Henri Pavillard.

Henri Pavillard.

L’année 2011 restera mémorable tout aussi bien en émotions qu’au travers des excellents résultats enregistrés, notamment avec une fréquentation dépassant les 62’000 visiteurs, représentant une augmentation de 20%.

L’ouverture au public le 19 mai 2011, première mondiale, des merveilles minérales de l’espace, qui porte le nom, de la «cathédrale», avec spectacle son et lumière, et qui a enchanté les visiteurs, a largement contribué à ces excellents résultats.

De nombreuses équipes ont œuvré à cette réalisation durant la période de janvier à mi-mai 2011, sous la responsabilité de Gérald Favre, géologue et administrateur.

Aube pascale à la cathédrale

D’ailleurs, comme il l’a été relevé, les paroisses protestante et catholique, le pasteur Laurent Lasserre et le curé Christophe Godel, ont organisé, le lieu s’y prêtant bien, dans la salle de la cathédrale, une aube pascale, pour laquelle quelque 100 paroissiens n’ont pas hésité à se lever tôt pour vivre cet événement qui pourrait vraisemblablement être reconduit.

Une chaleureuse ovation fut réservée à Henri Pavillard pour ses 30 années d’activité au sein de la société. C’est avec beaucoup de plaisir et de vives félicitations que Serge Audemars, président, a remis à ce passionné de montagnes qui fêtera ses 90 printemps cette année, un bon pour un vol en montgolfière au-dessus des Alpes.

A l’issue de l’assemblée, Gérald Favre, géologue et administrateur, a projeté le film «De Bellevue aux Eaux Belles».

Photo Véronique Hartwig

Orbe: Sénécole, inauguration de classe

Pendant les vacances de Pâques, nous nous sommes rendus au Sénégal, du 8 au 20 avril 2012. A cette occasion, nous sommes passés à l’école de Foua 2, que nous avions déjà visitée il y a deux ans.

Nous avons eu le plaisir d’y découvrir une classe flambant neuve, et solidement construite (murs de briques, toiture alu-zinc).Elle abrite les enfants de la classe de CP (1ère primaire) de Jean-Marie Faye. Elle est en fonction depuis le début de l’année déjà, mais nous l’avons inaugurée «officiellement»à l’occasion de cette visite.

Sous l’arbre à palabres

Nous avons été chaleureusement accueillis par les 4 instituteurs ainsi que par Galo Sene, le directeur de l’école, et partenaire de Sénécole sur place. Le président de l’association des parents d’élèves, le chef du village et des mamans d’élèves étaient également présents. Installés à l’ombre, sous l’unique arbre de la cour d’école, nous avons pu dire toute notre joie de voir la classe si vite et si bien construite, le projet très sérieusement mené à bien. De leur côté, les parents d’élèves et le chef du village ont chaleureusement remercié les membres de Sénécole, les donateurs, les élèves du collège de Chantemerle et les parents d’élèves qui ont soutenu cette initiative.

En pleine croissance

A côté de «notre» classe s’élève maintenant une autre classe, financée par une personne privée, et le chantier pour la construction d’une sixième classe est en cours. Celle-ci est financée par la communauté rurale (regroupement administratif de plusieurs villages). C’est qu’à Foua 2, le nombre d’élèves s’accroît chaque année!

Le directeur de l’école mène en effet une campagne de sensibilisation très active auprès des villageois pour qu’ils envoient leurs enfants à l’école. Ces familles d’agriculteurs-éleveurs préfèrent parfois garder les jeunes à la maison -particulièrement les garçons- pour la surveillance des troupeaux. Au mois de mai, Galo Sène se rend donc dans chaque famille pour persuader les parents de scolariser leurs enfants à la rentrée suivante. L’école compte 5 classes aujourd’hui, contre seulement 3 il y a 4 ans.

Projets d’avenir

Pour que ce taux continue d’augmenter, nous nous proposons de continuer à soutenir l’école de Foua 2. Il s’agirait cette fois de construire un local pour la cuisine, et des sanitaires. Lors de notre visite, nous avons assisté à la préparation du repas. Des mamans d’élèves s’en chargent, à tour de rôle. Vers 10h du matin, bébé dans le dos, elles arrivent chargées de bois, de marmites, et de bidons d’eau. Sous un abri de branchages, elles allument le feu et font chauffer l’eau pour cuire le riz, fourni par le PAM (Programme Alimentaire Mondial).

Ce riz est actuellement stocké dans une classe. Un local propre et fermé permettrait de le garder dans de meilleures conditions. Il serait également possible de stocker un peu de matériel de cuisine sur place.

Quant à la construction des sanitaires, les chiffres parlent d’eux-mêmes: l’école compte actuellement 2 toilettes pour un effectif total de 173 enfants.

Frères Jacques version sénégalaise

Notre visite s’est terminée en chansons. En conclusion, nous ne résistons pas à la tentation de vous en livrer les paroles! Sur l’air de «Frères Jacques»: «Traire les va-ches, traire les va-ches, moi j’aime ça, moi j’aime ça.Tirez les téti-nes,tirez les téti-nes, pschi-pschi-pschi. Pschi, pschi, pschi.» Puisqu’on vous disait que c’est une terre d’élevage!

On terminera en vous informant que l’Assemblée Générale de l’Association Sénécole aura lieu le mardi 29 mai à 20 h au restaurant Le Passage à Orbe, en rappelant l’adresse de notre numéro de compte: SENECOLE Banque Raiffeisen 1350 Orbe CCP:10-23-81 IBAN: CH59 8048 0000 0023 4179 3.

Texte et photo: Virginie, Swann et Robin

L’exemple fribourgeois

A l’heure où le canton de Vaud perd quelques emplois pour différentes raisons, les Fribourgeois enregistrent avec plaisir l’arrivée de plusieurs entreprises. Une firme de biochimie s’installera à Bulle et Nespresso a décidé d’ouvrir une usine supplémentaire à Romont, localité qui avait perdu de nombreuses places de travail à la suite du départ de la société d’emballage suédoise Tetra Pack, qui avait profité pleinement de l’amnistie fiscale qu’accordent les cantons pour attirer les entreprises, avant de s’en aller.

Ce dynamisme n’est pas sans rappeler les propos que tenait à l’époque l’ancien directeur du site Nestlé d’Orbe après avoir œuvré à Broc, Daniel Sautrey, qui avait dit que les autorités fribourgeoises étaient sensibles aux soucis des entreprises et faisaient en sorte d’aider au mieux les sociétés.
Un dynamisme qu’on aimerait trouver aussi dans notre canton. L’administration vaudoise est alambiquée. Trop de départements sont concernés par l’implantation d’entreprises. Au point que le temps dure entre la demande et l’accord. A Orbe, Hilcona entend agrandir son usine de fabrication de produits alimentaires. La société liechtensteinoise attend avec impatience le feu vert pour son développement.

Il aura fallu que le conseiller d’Etat Philippe Leuba vienne sur place pour tenter d’accélérer  la décision. Car à trop attendre, Hilcona pourrait être tenté d’aller voir ailleurs. Donc, il est souhaitable que le Conseil d’Etat accorde rapidement la réaffectation de terrains concernés dans cette zone agro-alimentaire. Dans un premier temps, cent emplois supplémentaires seront créés, plus de 300 autres lors de la construction d’une deuxième usine qui serait bâtie après 2015.

C’est dire que ce projet important mérite une attention particulière de nos autorités dans ce dossier comme dans d’autres.