De gche à drte. Jérémie Schütz, Francesco Biamonte, Katya Cuozzo et Christian Baur.

«Les Trois Baisers du Diable»

De gche à drte. Jérémie Schütz, Francesco Biamonte,  Katya Cuozzo et Christian  Baur.

De gche à drte. Jérémie Schütz, Francesco Biamonte, Katya Cuozzo et Christian Baur.

Sous l’égide de la Commission Culturelle d’Orbe, ce premier dimanche de mai, «AD’OPERA comédie lyrique», nous a présenté un opéra fantastique de Jacques Offenbach. Le temple gothique d’Orbe se prêtait à merveille à l’exercice. Imaginez, le Diable au temple, avec apparition de la Madone à la fin, qui plus est lorsque la pièce est écrite par un auteur de confession juive!

La pièce, une oeuvre de jeunesse, peu connue, voire oubliée d’Offenbach

Quatre acteurs-chanteurs et un pianiste, tous de formation classique nous entraînent dans un petit village de bûcherons. Là, vivent Jacques (Christian Baur, ténor), sa femme Jeanne (Katya Cuozzo, soprano) et leur enfant. Il y a aussi Georget, un jeune cornemuseux bienveillant (Jérémie Schutz, ténor) et surtout, l’étrange Gaspard (Francesco Biamone, baryton-basse).

Celui-ci, pour sauver son âme a conclu un pacte avec le diable. Il s’agit de se faire dire 3 fois «je t’aime» par une femme, Jeanne en l’occurrence. Gaspard séduit la jeune femme mais celle-ci réagit et se refuse à prononcer le 3e «je t’aime». Gaspard va se venger, arrivent alors Georget et sa cornemuse magique. La Madone paraît et Gaspard tombe en enfer. On soulignera le caractère moralisateur de ce petit opéra, loin des bouffonneries à succès d’Offenbach.

La compagnie AD’OPERA

A noter, l’excellente qualité des interprètes tant au point de vue vocal, musical que théâtral. Jeanne est charmante comme un oiseau, l’imposant et barbu Francesco Biamonte ne peut être que le diable, dans cette pièce, s’entend bien! Charles Baur, initiateur du projet et directeur de cette compagnie de comédie lyrique est un passionné d’Offenbach; il aime à faire découvrir les oeuvres les moins connues du compositeur, désireux avant tout de promouvoir la francophonie. www.adopera.ch

Photo Catherine Fiaux

Traditionnel lâcher de ballons pour les enfants.

Première course des Galops du Terroir

Traditionnel lâcher de ballons pour les enfants.

Traditionnel lâcher de ballons pour les enfants.

Pluie, vent et soleil ont accompagné coureurs, bénévoles et organisateurs pour cette 17e édition.

Les enfants ont passé entre les gouttes

A 11 h. tapantes, les enfants ont lâché une multitude de ballons qui ont quitté très vite le ciel de Croy poussés par un vent violent. Puis le départ des courses des enfants (filles et garçons) sur 1,4 km et 2.8 km était donné sous les caméras et le crépitement numérique des parents et grands-parents. Les vainqueurs chez les 6-10 ans sont Juliette Dutruy(Bussy-Chardonnay) et Arnaud Gilliéron (Cossonay). Chez les 11-15 ans, Lorraine Schaeffer (Chamblon) et Donaïc Martin(Lausanne) se sont imposés.

Les favoris étaient au rendez-vous

Le sol dans les forêts était glissant et ne se prêtait pas à battre des records. Très vite chez les dames, la favorite, Sandra Annen, augmentait régulièrement son avance sur Marianne Dubey pour terminer en 1h.06:32.02. Chez les hommes, à Romainmôtier, Stéphane Heiniger avait largement relégué son dauphin, faisant la course en tête, impressionnant de facilité. Deuxième en 2011, il remportait cette année l’épreuve en 54’38’’07 avec 2 min 36 d’avance sur Patrick Vonlanthen.

Une surprise sur la route du retour

En quittant Vaulion en voiture, je vis, de loin, sur la route vers Nidau, un coureur en survêtement qui filait bon train en direction du Vallon. Quelle ne fut pas ma surprise, en passant à sa hauteur, de reconnaître Sandra Annen qui, pour rejoindre la grande salle de Croy et les douches, faisait le parcours inverse. Pas trace de fatigue, impressionnant!

Photo: Marlène Rézenne

Jean-François Tosetti

Montcherand: Jean-François Tosetti prend sa retraite

Jean-François Tosetti

Jean-François Tosetti

«A Montcherand, beaucoup de gens me connaissent, mais je ne crois pas que grand monde sache exactement quelle est mon activité professionnelle. Je pars le matin quand le paysan est déjà dans ses champs, et souvent le soir je rentre tard alors qu’il va se coucher». C’est en ces termes que s’exprime Jean-François Tosetti, membre de la direction du Centre patronal vaudois et résident de Montcherand depuis très longtemps.

L’Omnibus a eu l’occasion de rencontrer celui qui préside plusieurs sociétés ou associations locales ou régionales, car il est sur le point de prendre sa retraite après plus de 40 années passées au service des entrepreneurs, des professionnels et des artisans du canton. Licencié en sciences économiques de l’Université de Lausanne en 1972, Jean-François Tosetti a rejoint la même année les Groupements patronaux vaudois. Et chose assez rare pour être notée, il n’a jamais changé d’employeur, puisqu’il quittera le Centre patronal le 30 juin 2012.

Il semble qu’en entrant comme en religion dans cette activité de service aux professions les plus diverses du canton, Jean-François Tosetti ait véritablement trouvé la voie qui lui convenait. Pour lui, le contact humain est très important, sans doute plus encore que les «business plans» ou les montagnes de chiffres impersonnels. Pour cet Urbigène de naissance, la place de l’humain dans l’entreprise est centrale. Il conçoit son action au sein d’un système libéral véritable, celui qui précisément prône les valeurs de liberté et de responsabilité et tient comme inaliénables les droits fondamentaux de l’être humain dans ce système qu’est justement le droit à la liberté et à la propriété.

Un quart de siècle au service des associations

De 1972 à 1996, Jean-François Tosetti, en qualité de secrétaire patronal, s’est occupé avant tout de multiples associations professionnelles. Il se souvient d’un de ses premiers rendez-vous professionnels dans la Broye pour s’occuper des bouchers: il avait été fixé le dimanche à 9 heures du matin, «car à l’époque il n’était pas question de fermer un commerce un samedi, ne serait-ce qu’un moment». A l’époque, les Groupements patronaux vaudois employaient déjà 98 personnes (contre plus de 250 aujourd’hui). Et le nombre de mandats était déjà très important. Ce groupement, dès l’origine, n’a pas été conçu comme un simple syndicat patronal défendant des intérêts bien déterminés.

Au contraire, il s’agissait véritablement d’une interface dotée de capacités internes diversifiées permettant aux professionnels d’une branche donnée de se regrouper et de traiter ou faire traiter certaines problématiques pour le profit de l’ensemble des membres. Parmi les professions que Jean-François Tosetti a bien connues, on compte aussi bien les confiseurs que l’hôtellerie-restauration, les ramoneurs, les garagistes, les mécaniciens ou les électriciens-autos, les marchands de cycle, les transporteurs routiers, etc. Si beaucoup de choses ont changé durant les 40 dernières années, les problèmes de base subsistent selon Jean-François Tosetti. Parfois même, ils sont amplifiés. On pense en particulier à tout le domaine du perfectionnement professionnel, à celui de la formation, à la lourdeur de l’administration pour une petite PME.

Le département des associations s’occupait à l’époque (et continue de le faire) du secrétariat du groupement professionnel et de la tenue des assemblées, mais ceci ne représente qu’une très petite partie des tâches d’un secrétaire patronal. Il est très souvent amené, grâce à ses connaissances d’une branche particulière, à aider à résoudre certains types de problèmes particuliers. Jean-François Tosetti cite en exemple celui des ramoneurs. «A un moment donné s’est posée la question du contrôle officiel des émanations des cheminées par rapport à des normes environnementales nouvelles. Or qui mieux que les ramoneurs avaient accès aux cheminées et surtout connaissaient leur existence?

C’est ainsi que leur profession, avec l’aide du Centre patronal, a suggéré au canton de déléguer cette compétence de contrôle. En échange de cette responsabilité officielle nouvelle, les ramoneurs ont dû organiser des cours de perfectionnement pour leurs membres. Et au milieu de tout ça, le Centre patronal est intervenu pour faciliter la mise sur pied de la nouvelle organisation.» Les exemples sont multiples dans lesquels ce type d’interventions a eu lieu.

Plus de 15 ans à la direction

Jean-François Tosetti de poursuivre: «Je dis souvent aux jeunes secrétaires patronaux qui entrent au service du Centre que leur tâche n’est pas limitée : ils doivent penser à tout, y compris aux nappes sur les tables lors de certaines circonstances. C’est un métier qui ne s’apprend que sur le tas, mais qui réserve de très bons moments. J’aime à dire que j’ai été un « mécanicien en mécanique sociale». Dans la seconde période de mon activité professionnelle, j’ai siégé dans nombre de comités et d’associations professionnelles et exercé une activité de management au Centre patronal. Un Centre qui grandit et dont le nombre de mandats ne cesse d’augmenter.

Il existe actuellement quantité d’organisations de promotion ou d’aide au développement d’entreprises. Je pense en particulier aux Coopératives de cautionnement, au sein du conseil desquelles j’ai siégé et qui, même si elles ont une dénomination un peu désuète, sont des relais particulièrement importants et modernes pour l’octroi de crédits bancaires. Dans le canton de Vaud, sans elles, nombre d’artisans ou de professionnels n’auraient pas pu ouvrir un commerce, l’agrandir, le racheter ou compléter son offre. C’est un volet souvent mal connu, mais qui aide aussi les start-up qui se trouvent dans le parc de l’EPFL, par exemple.

A l’heure prochaine de prendre sa retraite, on n’a pas franchement de souci à se faire pour l’emploi du temps de Jean-François Tosetti. Il va conserver certains mandats et en développer d’autres, en particulier celui qu’il exerce depuis 2011 comme trésorier au sein du Comité de la Société des Amis du Château de La Sarraz. De grands projets sont en gestation concernant le Château. Mais qui dit projets dit finances, et dans cette optique, pas de doute que la présence de Jean-François Tosetti sera d’un grand secours. On ne sait donc pas si on peut lui souhaiter une bonne retraite, tellement son emploi du temps dès juillet sera chargé.

Photo Olivier Gfeller

Patrick Simon

Montcherand: Patrick Simon s’en va

Patrick Simon

Patrick Simon

Lors de la dernière séance de la Municipalité de Montcherand, Patrick Simon a présenté sa démission après deux ans d’activités en son sein. «J’avoue que je suis fatigué de la politique. Nous accomplissons une sorte de bénévolat et j’ai de la peine à comprendre que mes concitoyens manquent de respect», nous dit le municipal des S.I. (eau - gaz – déchetterie et police des constructions).

«Certains sont arrogants et je ne supporte pas leur façon de m’invectiver. Il devient de plus en plus difficile d’accomplir son mandat. Egalement parce que le canton intervient constamment dans nos affaires et nous ramène au rôle d’exécutant. Je ne me sentais plus membre d’un exécutif. En outre, j’ai de nouvelles obligations professionnelles et j’entends les assumer comme je souhaite préserver ma famille, qui est déterminante dans ma vie.

Il y a un an, je me suis présenté à nouveau dans le but d’accomplir mon mandat de cinq ans. Mais j’avoue que je me suis lassé du job durant les deux années que j’ai passées à la Municipalité. Pourtant, j’aimerais relever que je ne m’en vais pas parce je ne m’entendais pas avec mes collègues. Du reste, j’ai accepté de rester en place jusqu’au 30 septembre prochain. Honnêtement, je ne suis pas triste de quitter ma fonction car je ne supportais plus ce manque de reconnaissance».

Toujours plus difficile

De son côté, le syndic Jean-Michel Reguin regrette ce départ. «C’est d’autant plus dommage que Patrick est un jeune du village. Mais comme je le dis depuis des années, nos citoyens sont toujours plus exigeants et pas davantage tolérants. Cela ne rend pas facile la vie des autorités et j’aimerais que mes concitoyens se montrent plus compréhensifs même s’ils ont le droit de donner leur avis sur les affaires communales. Je comprends la démission de Patrick Simon, qui a été harcelé notamment au niveau de la déchetterie ou de la police des constructions. Je lui souhaite de retrouver la sérénité qui lui a manqué lors de ces derniers mois et je le remercie d’avoir accepté de poursuivre son activité jusqu’en septembre avant de prendre sa «retraite politique».

Orbe: quel centre ville voulons-nous?

C’est la question principale qui anima les ateliers Agenda 21 sur le centre ville. Mardi 1er mai un groupe de commerçants s’est réuni, à la demande de la Municipalité, à l’Hôtel de Ville pour prendre connaissance des projets retenus, et envisager la suite.

Quatre projets, portant les numéros 2, 4, 5 et 7, que vous pouvez trouver sur le site de la commune d’Orbe (www.orbe.ch rubrique Agenda 21), ont fait l’objet d’un bref rappel et surtout de la constitution de groupes de travail pour les concrétiser. Il s’agit notamment de mettre en place un caddie tournant au centre ville, dans le but de se faire porter ses commissions jusqu’au parking, ou éventuellement à domicile.

Un autre projet était que les commerçants fassent des actions communes lors des fêtes ou manifestations urbigènes. La SICUP a déjà pris les devants puisqu’une séance avait réuni les commerçants du centre et qu’il a été décidé d’ouvrir non-stop le samedi, et de faire un «marché des commerçants» les premiers samedis du mois, de mai à septembre. L’objectif est que les commerces puissent «déborder» de leurs échoppes pour investir l’espace public.

Reste encore à travailler sur les projets de carte de fidélité commune aux petits commerçants, ainsi que d’un carnet de bons de réduction à découper, pourquoi pas sur une page de votre journal.

La seconde partie de la soirée concernait le projet de mise en valeur du centre-ville, de son patrimoine architectural et de sa capacité à accueillir des manifestations. L’architecte Michel Lardieri présenta une variante d’aménagement de la Grand-Rue. Soulignant le caractère commerçant de cette rue, M. Lardieri proposa de libérer une partie de l’espace prévu pour le stationnement et de le mettre à disposition des commerces et terrasses.

Supprimer des places de parc suscite toujours quelques réticences chez certains commerçants. Après discussion, il a été envisagé que cette variante puisse être retenue pour la période estivale. L’idée est encore à affiner, mais un consensus ne semble pas impossible à trouver une fois les travaux de la Grand-Rue terminés.

Image: © dmarch group

Plaine de l'Orbe

Projet pilote «Contributions à la qualité du paysage»

Plaine de l'Orbe

Plaine de l'Orbe

Ou quand l’agriculteur devient chasseur de primes pour vivre décemment!

Dans sa politique agricole 2014-2017, la Confédération a décidé de prendre en considération le rôle effectif de l’agriculture sur le paysage, en prévoyant des contributions dites à la qualité du paysage. Quatre projets pilotes ont été conduits en Suisse dont un dans la plaine de l’Orbe.

Le rapport du comité de pilotage (Copil) a paru le 16 avril et les agriculteurs concernés ont reçu les informations. Le périmètre du projet mesure 4’429 hectares, avec une prédominance agricole (3’460 hectares de Surfaces Agricoles Utiles) et une majorité de grandes cultures.

Le périmètre du projet touche les communes de Agiez, Arnex-sur-Orbe, Bavois, Bofflens, Chavornay, Croy, Orny, Orbe, Pompaples.

Alternatives

Les résultats du Copil montrent certains aspects ou tendances vers lesquels l’agriculture devrait pencher ces prochaines années.
- Mise en place d’une rotation à cinq, six ou sept cultures. Cette mesure devrait freiner l’augmentation de la grandeur des parcelles. L’effet contraire des remaniements qui ont coûté si cher ces dernières 50 années aux paysans. Ce qui revient à dire que plus l’agriculteur aura de cultures, plus il recevra de paiements directs (PD).
- Couverts végétaux fleuris en interculture. Pour recevoir des PD, l’agriculteur doit s’engager à semer un couvert végétal fleuri sur un minimum d’un hectare. Cette mesure devrait favoriser un paysage coloré et varié tout au long de l’année…
- Cultures colorées: l’exploitant insère dans sa rotation culturale une culture colorée peu présente dans la région. Cette mesure doit encourager une diversité paysagère. (On parle de culture colorée pour du lin, mais qui a déjà vu la fleur de soja?)
- Le Copil souhaite le maintien et le renforcement de plantes jalons dans le vignoble, le maintien et le renforcement d’arbres isolés, (mais sait-on comme il est compliqué de faucher autour d’un arbre?).
- Bordures fleuries et placettes paysagères: il est souhaité que l’exploitant mette en place une bordure fleurie de 3 mètres sur ses parcelles situées aux abords des chemins de mobilité douce. Ou qu’il mette à disposition une surface, en l’aménageant avec un banc et en l’entretenant. Actuellement, l’agriculteur ramasse déjà dans ses champs des quantités de détritus que les promeneurs ou les passagers des voitures y laissent.

Contributions

Si l’agriculteur prend telle ou telle mesure il recevra des contributions comme dédommagement, il va devenir un manager de primes. Le Copil a fait faire un dessin à Mibé illustrant le paysage de rêve du futur. Cela correspond à un retour en arrière de 50 ans. Mais où sont les aides effectives aux agriculteurs? On a voulu bannir les arbres à hautes tiges parce que nombre d’agriculteurs sont devenus paraplégiques ou ont des problèmes graves suite à une chute d’échelle. Les remaniements parcellaires ont amené de la facilité aux paysans puisqu’ils pouvaient avoir de plus grandes surfaces et ainsi plus de rendement. On demande aux agriculteurs toujours plus de rendement, avec de moins en moins de terre.

Et avec ce nouveau projet arrivera-t- on toujours à nourrir les habitants un jour sur deux comme actuellement ou faudra-t-il aller cultiver ailleurs? Le peuple paysan n’est pas content, mais il sera bien obligé de passer par là, même s’il sait que la manne de la Confédération ira pour une grande partie aux projeteurs qui sont assis derrière leurs bureaux.

L’agriculteur devra s’y plier et faire un calcul de ce qui lui rapportera le plus dans son domaine pour avoir suffisamment à ajouter au salaire de sa femme qui va travailler en ville, afin de vivre décemment.

Photo Marianne Kurth

Orbe: 4e samedi sans frontière

Samedi dernier, le 4e samedi sans frontière, organisé par la commission intercommunale d’intégration suisse-étranger d’Orbe et Chavornay (CISEROC), s’est tenu sur la place du Marché.

Cette fête multiculturelle semble avoir acquis une bonne place dans le cœur des Urbigènes, à en croire la forte affluence qu’elle a connue samedi passé, et cela malgré une météo capricieuse.

Haïti était à l’honneur avec, en plus d’un stand proposant la nourriture du pays, une danseuse haïtienne venue avec deux musiciens pour animer l’heure du repas. Six autres stands de nourriture firent voyager nos papilles de l’Italie au Tibet en passant par l’Afrique et le Sri Lanka. Danses et chants du Cameroun prolongèrent la fête dans l’après-midi, jusqu’à la proclamation des résultats du concours.

L’intégration concerne aussi les nouveaux habitants de la cité, dont la réception, hasard de calendrier, s’est tenu le jour même sous l’Hôtel de Ville.

Espérons qu’à l’avenir ces deux manifestations se tiendront également le même jour, même s’il faudra peut-être forcer le hasard.

Photo Jean-Jacques Dupuis

Fin de la plaisanterie

Au début de cette année, on pensait que le FC Baulmes avait choisi une nouvelle voie, celle de la régionalisation. On évoquait un retour à une implantation locale de la société avec, en particulier, la création d’une deuxième équipe avec des jeunes du cru.

Les nouveaux membres du comité de l’Association, emmenés par le syndic Julien Cuérel, s’étaient ralliés à un projet enfin raisonnable puisque le maintien en 1ère ligue n’était plus un objectif prioritaire. A l’analyse, cette entente cordiale a vite volé en éclat.

Les intentions du président Metin Karagülle se sont vite révélées différentes de celles qui avaient dominé les débats de l’assemblée générale.  Une première divergence de vue apparaissait au terme  du premier match de ce deuxième tour (!) lorsque le patron-carrossier de Collombey (VS) a voulu relever Christian Mischler de ses fonctions d’entraîneur. Ce qu’il a fini par obtenir quand bien même il a été seul à le décider. C’est dire qu’une rupture de confiance s’est installée très rapidement avec les autres dirigeants, pour s’aggraver progressivement.

Convoqué lundi soir pour une discussion, le président n’est pas venu à Baulmes et a fait parvenir sa démission par courrier recommandé.

La farce du week-end dernier (l’équipe a failli ne pas se présenter à Yverdon où elle a perdu 2-1 et l’on avait appelé les vétérans à la rescousse pour pallier cette éventuelle absence), est un épisode supplémentaire de ce club qui s’est largement illustré dans le domaine tragi-comique. C’est la goutte qui a fait déborder le vase. Il était temps que la comédie cesse. Le départ de M. Karagülle permettra au club de retrouver vraiment son âme, celui d’un club de village.

Enfin, les autres membres du comité se sont réunis en semaine pour savoir si les joueurs rempliront leur mandat jusqu’au bout ou si l’équipe sera retirée du championnat.