Une équipe se dirige vers un poste.

Rando équestre autour de Croy

Une équipe se dirige vers un poste.

Une équipe se dirige vers un poste.

Samedi dernier avait lieu à Croy un Parcours d’Orientation de Randonnée Equestre (POR). La randonnée équestre est une discipline relativement nouvelle en Suisse. Elle se développe d’ailleurs nettement plus du côté romand de la Sarine qu’en Suisse alémanique.

Placée sous l’égide de l’«Association Suisse des Randonneurs Equestres», la compétition de Croy figurait parmi les 10 à 15 parcours de ce type qui ont lieu chaque année. Ainsi que l’expliquait Laetitia Roy, organisatrice, «Il s’agit en fait d’une combinaison entre la course d’orientation et la randonnée équestre.

Avant le départ, on fournit aux concurrents une carte avec le parcours, qu’ils doivent copier et suivre ensuite très soigneusement pour éviter les pénalités. Ce parcours comprend un certain nombre de postes, qu’il faut trouver à l’aide d’indices. Parmi eux, on trouve au final l’arrivée, qui est en fait camouflée, car même la façon d’y parvenir est précisée (par la droite ou par la gauche d’un bosquet ou d’une particularité du terrain). En plus des postes, il y a aussi des contrôles tout au long du parcours, eux aussi dissimulés aux yeux des concurrents».

Un parcours de 27 kilomètres

La distance à parcourir à Croy était de 27 kilomètres, en passant par Arnex, le Mormont, la Sarraz, les bois de Ferreyres et retour. La vitesse compte dans le classement des équipes, mais avant tout par son respect. Les concurrents doivent en effet ne pas dépasser une certaine vitesse, 7 kilomètres à l’heure par exemple. De plus, des balises doivent être trouvées en plus des postes.

Pour pouvoir prétendre à bien se classer, il faut donc posséder à la fois une monture plutôt robuste et docile, et disposer de très bonnes capacités de lecture de carte et d’orientation. «Sur certains tronçons du parcours, on retire même la carte aux concurrents» explique encore Laetitia Roy «et ces derniers doivent donc s’orienter uniquement avec quelques azimuts donnés». Une façon originale et peu connue de pratiquer l’équitation en pleine nature en faisant aussi appel à des talents spécifiques complémentaires et qui a séduit plus d’une vingtaine d’équipes de deux concurrents à Croy.

Photo Olivier Gfeller

Réseaux sociaux: des amis, mais attention aux dangers!

Nouveau «Café Rencontre» à la Maison des Jeunes à Orbe mercredi passé. Organisé par l’équipe de «La prévention, c’est l’affaire de tous», il a réuni une jolie assemblée autour du thème des réseaux sociaux et leurs dangers. Le débat était centré plus particulièrement sur Facebook, site populaire visant à garder contact avec ses amis, connaissances, et j’en passe, à travers des profils, publications, photographies, etc..

Parlons chiffres: Facebook compte 900 millions d’utilisateurs dans le monde, dont un tiers de la population suisse. Linkedin, réseau pour les professionnels et entreprises, lui, ne compte sur son site que 10% du tiers des Suisses inscrits sur Facebook.

Invitées pour l’occasion, Valérie Demont, spécialiste en réseaux sociaux ainsi que Fanny Girardet, élève de 15 ans en 9e année VSB, utilisatrice, nous ont exprimé leurs points de vue sur les divers points abordés. Entre les témoignages des participants et les inquiétudes des parents présents, la discussion a vite fait de se centrer sur les dangers d’avoir un compte Facebook, surtout lorsque l’on est jeune et inexpérimenté.

En effet, le site permet un paramétrage plutôt complet des règles de sécurité concernant sont compte, telles que qui peut voir quoi sur notre profil, mais on a pu remarquer qu’il faut une certaine connaissance d’internet pour se protéger des personnes mal intentionnées. Selon plusieurs utilisateurs, l’inscription sur ce site est interdite aux moins de 13 ans; mais comme nous l’a fait remarquer Mme Demont, il n’existe aucune vérification réelle de l’âge lors de l’inscription, car il est très simple d’indiquer une fausse date de naissance.

Il serait trop long de lister ici tous les points abordés, mais, en résumé, ce qu’il faut retenir pour une utilisation intelligente des réseaux sociaux tient en 3 points: éviter d’accepter les «amis» inconnus, surveiller sa manière d’écrire, ainsi que les marquages dans des photos pas toujours adéquates.
Pour ceux qui désireraient avoir plus d’informations, n’hésitez pas à visiter le site de Valérie Demont: www.valeriedemont.ch

Et si vous vous interrogez sur l’origine de ce «Facebook» qui a pris une ampleur folle en très peu de temps, le film «The Social Network» en relate les débuts, et il vaut le détour.

En conclusion, je retiendrai quelques mots de Valérie Demont: Internet est composé d’écrits et les écrits restent, alors soyez prudents.

Photo Katy Josi

A droite, Gérard Vuadens, présentant une partie de la version originale manuscrite aux municipaux Madeline Dvorak, à gauche et Hervé Foretay au centre.

Vallorbe: des milliers de pages d’histoire mises à l’abri

A droite, Gérard Vuadens, présentant une partie de la version originale manuscrite aux municipaux Madeline Dvorak, à gauche et Hervé Foretay au centre.

A droite, Gérard Vuadens, présentant une partie de la version originale manuscrite aux municipaux Madeline Dvorak, à gauche et Hervé Foretay au centre.

Lundi s’est déroulée au Musée du fer et du chemin de fer à Vallorbe la remise officielle des archives du travail documentaire intitulé «Vallorbe sur l’axe Paris-Milan»: «la bible à Vuadens» comme le précisera la municipale Sylviane Tharin, qui ajouté «qu’elle était encore plus ancienne que la bible de Gutenberg, puisqu’elle était entièrement écrite à la main».

De fait, depuis 1985 environ, Gérard Vuadens, celui que tout le monde considère comme le conservateur «chemin de fer» du Musée du fer, a recueilli précisions, anecdotes, faits historiques, photographies, etc. bref, une véritable somme manuscrite qui recense à peu près tout ce qui peut exister au sujet des 820 kilomètres de la ligne Paris Milan au sujet du rail, y compris des précisions historiques sur certaines des industries vallorbières.

Cette collection a permis à l’époque de créer le Musée du chemin de fer. Aujourd’hui, elle constitue le plus important recueil de documentation existant à ce sujet. Un recueil qui continue et continuera d’être mis à jour par son auteur. C’est Jean Combes, ancien président de la Fondation des Grandes Forges, qui a tenu à présider cette remise d’archives à la Commune, ceci dans un triple but: assurer la sécurité du précieux matériel, concrétiser que ce travail appartient au patrimoine du vieux Vallorbe et l’insérer dans les archives officielles de la commune.

S’agissant d’un travail gigantesque que Gérard Vuadens a progressivement effectué à la main, une copie numérisée du tout a été remis aux soins de la commune, qui était représentée par les municipaux Madeline Dvorak et Hervé Foretay, accompagnant leur collègue Sylviane Tharin, en charge du tourisme.

Pas de doute que désormais cet immense travail bénévole trouvera sa place à l’abri des risques et permettra ainsi à des chercheurs du futur de comprendre l’Histoire au travers d’une multitude d’éléments de la petite histoire.

Photo Olivier Gfeller

246 chanteurs dans «A toi mon père» et «Si tu passes…» sous la direction de Pierre Quinche.

Chavornay: 77e Giron choral de la Plaine de l’Orbe

246 chanteurs dans «A toi mon père» et «Si tu passes…»  sous la direction de Pierre Quinche.

246 chanteurs dans «A toi mon père» et «Si tu passes…» sous la direction de Pierre Quinche.

Les chanteurs ont fait fuir la pluie et le froid, le temps d’un samedi.

Les corbeaux se sont tus ce samedi 28 avril pour se mettre à l’écoute des 492 chanteurs qui ont chanté sur la scène de la grande salle. 246 chanteurs en chœurs mixtes, 131 en chœurs d’hommes et 114 pour le Chœur Tinguely 2012 de Thierrens renforcé qui était invité à la fête.

Longue journée

Les 14 chœurs ont interprété deux chansons devant le public nombreux et ravi. Seule exception, l’Echo du Suchet et la Bergère, qui chantent ensemble cette saison, ont exécuté trois pièces. Les présentations ont été faites par le vice-président du comité d’organisation: Alfred Guignard. A la fin du concert, le cortège s’est ébranlé avec la fanfare «L’Espérance et La Lyre». Les chanteurs avaient de la peine à démarrer… pour un tour en ville, puis, après l’apéritif offert par la commune, les chœurs d’ensemble ont été entonnés sur la place vers l’église.

Enfin, tout ce monde s’est remis en cortège pour rejoindre la grande salle où un repas les attendait. Auparavant, le syndic, Christian Kunze, a apporté les salutations de la Municipalité et a rappelé que, à Chavornay, les corbeaux chantent à L’Aurore! Le pasteur, Simon Butticaz, a fait un discours très apprécié, avec ce qu’il faut d’humour pour être bissé, mais le bis n’a pas été accepté par le vice-président.

Le président d’organisation, Eric Ravy a remercié les bénévoles et les Paysannes Vaudoises qui ont servi le repas et annoncé que le prochain giron aura lieu le 27 avril 2013 avec une répétition générale le 19 avril à Ependes. Le giron fut beau et réussi, merci à L’Aurore !

Photo Marianne Kurth

Les policiers, comme leurs voitures, vont devoir composer pour assurer la sécurité des Vallorbiers.

Changement de cap pour la police de Vallorbe

Les policiers, comme leurs voitures, vont devoir composer pour assurer la sécurité des Vallorbiers.

Les policiers, comme leurs voitures, vont devoir composer pour assurer la sécurité des Vallorbiers.

La nouvelle organisation sécuritaire vaudoise condamnait le poste de police communale de Vallorbe à la fermeture. Il faut admettre que la cité du fer n’avait guère le choix pour remplir les critères exigés (présence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7).

D’abord l’effectif était largement insuffisant. Ensuite, aucune des communes voisines ne possédait une police municipale. Il aurait fallu alors l’accord de plusieurs d’entre elles (Ballaigues, Lignerolle, L’Abergement ou Les Clées) pour toucher Orbe, par exemple, ce qui n’a jamais été envisagé.

En dehors de cela, Vallorbe a d’une part la particularité d’accueillir un centre important d’enregistrement de migrants et d’autre part elle se trouve à la frontière. D’où des implications fédérales comme cantonales. Dans ces circonstances, il paraissait logique qu’elle passe sous l’égide de la police cantonale.

Patrouille dans la localité

La Municipalité a tenté de conserver un corps municipal, mais elle a finalement dû s’avouer vaincue face à la législation cantonale. Ceci ne l’a pas empêchée d’imaginer une structure propre à assurer la sécurité de ses citoyens. Elle a mis sur pied une police administrative qui accomplira également des tâches de police de proximité. En patrouillant dans les rues de la localité, les quatre assistants de sécurité pourront régler les problèmes immédiats sans pouvoir procéder à des arrestations ou à de véritables actions policières, puisqu’ils ne seront pas armés.

De la même manière, ils accompliront des tâches du 5e processus (circulation, police du commerce, etc.) comme ils le faisaient auparavant. Dès le 1er juillet prochain, ils changeront même d’uniforme.

Municipalité élégante

Si le changement de statuts aurait dû engendrer une baisse de salaire pour les policiers formés, la Municipalité a eu l’élégance de ne pas remettre en question le revenu de ses employés dont deux (MM. Anex et Baudraz) prendront prochainement leur retraite (fin 2013). Ce qui a été fort apprécié par les collègues de Pierre-Gilbert Zanchi qui restera à la tête de cette brigade.

«Je suis reconnaissant vis-à-vis de la commune d’avoir maintenu les emplois ainsi que nos acquis sociaux. Cette nouvelle responsabilité est pour moi un défi que je me plairai à relever et je me réjouis d’aborder cette nouvelle phase de ma carrière professionnelle. Nous allons désormais travailler plus étroitement avec le contrôle des habitants dont nous serons responsables, dès 2014, lorsque la préposée actuelle prendra sa retraite».

Même bâtiment, autre étage

Du côté de la gendarmerie, le poste a été renforcé. L’effectif a passé de 3 à 5 unités. Cependant, les deux corps ne se trouveront plus dans le même bureau. La police communale a trouvé refuge au rez-de-chaussée de la maison de commune alors que «les bleus» sont montés d’un étage.

Cela dit, Pierre-Gilbert Zanchi espère bien que cette séparation physique n’entravera en rien l’entente qui régnait jusqu’ici. On notera encore que le centre d’enregistrement (CEP) a engagé depuis un certain temps des «juggers» qui sont chargés de surveiller les migrants dans les endroits stratégiques de la localité (gare, piscine, camping, etc.).

Si bien que Sylviane Tharin, municipale en charge de la police, reconnaît volontiers que les réfugiés posent moins de problème qu’à leur arrivée à Vallorbe et elle espère bien que le changement de statut de ses policiers ne désécurisera pas les habitants. Du reste, elle fera partie d’un groupe cantonal de travail, chargé de mettre sur pied le règlement d’application des polices telles que celle qui va voir le jour dans sa cité.

Vue générale de l’assemblée.

Ballaigues: assemblée des délégués nord-vaudois d’UNIA

Vue générale de l’assemblée.

Vue générale de l’assemblée.

Les rapports sur les activités 2011 présentés par MM Zumbach et Martins, respectivement président et secrétaire de section, attestent d’un fort engagement: renouvellement difficile de la convention dans le bâtiment (gros œuvre), lutte contre les effets pervers de la sous-traitance dans la construction, bagarre salariale chez Nestlé Orbe, volonté syndicale d’ouvrir la porte de certaines entreprises de la région encore non conventionnées, traitement de nombreux litiges dans l’hôtellerie-restauration, pour ne prendre que quelques situations.

Les dossiers 2012 ne manquent pas, avec notamment le renouvellement de la convention collective dans l’industrie des machines (MEM), qui concerne un nombre très important de travailleurs. Les exigences d’UNIA porteront sur la fixation de salaires minima et sur la restriction des dérogations temporaires à la durée du travail, ainsi que sur une meilleure protection contre le licenciement de militants syndicalistes.

Ce dernier point figure d’ailleurs à l’ordre du jour et un invité de marque, M. Molo, avocat syndicaliste, rappellera à l’auditoire que la Suisse fait l’objet d’une plainte à l’OIT (organisation internationale du travail) pour faire partie des pays offrant une protection insuffisante aux militants syndicaux exposés en première ligne lors de conflits du travail. Un récent licenciement chez TESA confirme l’importance de ce sujet.

Dans son allocution présidentielle, Didier Zumbach rappellera avec beaucoup de clairvoyance l’importance d’une excellente formation professionnelle face au terrain économique régulièrement miné par les crises; il soulignera aussi les méthodes de calcul discutables de l’indexation qui n’intègrent pas ou pas suffisamment des paramètres tels que le coût de l’assurance maladie par exemple, d’où une baisse du pouvoir d’achat même avec une inflation officiellement inexistante.

Un apéritif offert par la commune représentée par son syndic et un repas de qualité réunirent encore les participants jusqu’en début d’après-midi.

Photo Olivier Gfeller

Claude Recordon, syndic.

Conseil Communal d’Orbe: post lux… tenebras ?

Claude Recordon, syndic.

Claude Recordon, syndic.

Relativement brève, mais surprenante deuxième séance de l’année du Conseil communal d’Orbe, en une salle où le positionnement du mobilier avait été revu, si bien d’ailleurs que votre correspondant n’a même plus retrouvé de place… Le tempo a immédiatement été marqué par la lecture du président de céans, Didier Zumbach, d’une missive présentée sous la forme d’une pétition émanant de résidents du quartier du chemin du Midi qui s’inquiètent du non-respect élémentaire des règlements en matière de police des constructions de la part de certains promoteurs actifs à proximité.

Des comptes en déséquilibre encore très léger

Alors que le budget 2011 prévoyait un déficit de Fr. 589 525.–, le préavis traitant des comptes 2011 présente des chiffres plutôt roses, vu que, finalement, ce ne sont «que» Fr. 88 000.– qui manquent pour «nouer la gerbe». Les dépenses sont donc bien maîtrisées puisque, malgré divers aléas sur lesquels nous pourrons revenir lors de la présentation du rapport de la commission des finances, c’est bel et bien d’un demi-million de francs de déficit en moins auquel nous émargerons pour une année relativement difficile.

Constructions d’une caserne du feu et de classes

Diverses surprises d’ordre financier essentiellement, non encore totalement réglées, ont retardé la présentation du préavis concernant la construction tant attendue d’une nouvelle caserne du feu au lieu-dit «La Motte», qui n’a, par conséquent, pas pu être déposé avant la présente séance sur le bureau du Conseil.
Par le préavis 23/12, demande de crédit pour la construction de classes du cycle primaire à Chantemerle, la Municipalité sollicite un crédit de Fr. 8 700 000.– pour la création de 9 classes ainsi que d’une d’enseignement spécialisé de 4 salles dites de dégagement et d’un local administratif.

La pression démographique intense et les projets de développement de notre cité justifient, voire imposent très logiquement l’implantation de ce genre d’infrastructures.

Une motion signée par Regula De Souza (Verts), Frédéric Richard (PLR), Catherine Desponds (UL) et Arnaud Bouverat (PS) présentant des idées novatrices de cheminement piétonnier depuis la ville jusqu’au site des Mosaïques intitulée «De la villa romaine à la ville mosaïque» a été unanimement prise en considération.

Interpellation à propos du développement sud de la ville d’Orbe

Cette interpellation due aux plumes de Charlotte Deslarzes et Dominique Bezençon (Verts), s’étonne essentiellement que le syndic ait adhéré au conseil d’administration d’une firme sise à Cossonay-Ville, répondant au nom de Maevi SA, entreprise qui s’est révélée être propriété du principal investisseur dans le projet «Pôle-Sud». La réponse de la Municipalité, lue par Pierre Mercier en sa qualité de vice-président de l’exécutif, relève que, suite à une question très précise posée lors du Conseil communal du 16 février et pour éviter «toute interprétation tendancieuse», Claude Recordon a démissionné dès le lendemain de cette fonction d’administrateur.

En complément, quelques remarques générales étayent le propos en parlant du principe de transparence et de confiance réciproque qui se doit de prévaloir dans le fonctionnement d’une Municipalité, vis-à-vis des membres du Conseil communal et, par extension, vis-à-vis du citoyen contribuable. «Ce principe subsistera tant que des manquements ne seront pas avérés» sont les termes qui concluent cette réponse qui n’a pas forcément convaincu tous les membres du législatif présents ce soir-là!

Route du Coteau bloquée

Quatre communications de la Municipalité nous apprennent tout d’abord qu’un nouveau chef de service a été nommé au bureau technique (BT) en la personne de Valéry Martin. Ensuite, une place de stationnement a été supprimée sur la Place du Marché, ceci en raison du gabarit du nouveau camion chargé de l’évacuation des déchets. Un réseau WiFi poétiquement nommé «Orbe-Public» est désormais disponible et, enfin, on nous informe que, suite à diverses oppositions, les travaux de prolongement du chemin du Coteau et l’implantation d’un giratoire aux Pâquerets sont bloqués dans l’attente du règlement d’une procédure judiciaire en cours.

Une large présentation du schéma directeur «Orbe Sud» a conclu cette soirée copieuse en événements parfois, comme dit en préambule, surprenants!

Photo Serafina Tumminello

Partager l’emploi

La délocalisation de Merck Serono jette près de 1 500 personnes à la rue à Genève comme dans le canton de Vaud. La mondialisation fait des dégâts considérables, et il faudra bien trouver le moyen de freiner le départ de firmes vers des pays où le coût de la main-d’œuvre est bien moins onéreux qu’ici.

Dans le cas de Serono on relèvera que cette entreprise a été vendue, il y a quatre ans, pour 16 milliards de francs (!) par la famille d’Ernesto Bertarelli, sans que ce dernier s’émeuve véritablement de cet abandon. On constate surtout qu’il n’avait pas pris de dispositions afin de maintenir l’emploi à Genève. Un manque de précautions qui ternit sérieusement l’admiration que l’on pouvait avoir pour le patron d’Alinghi.

Le chômage est devenu une préoccupation majeure en Europe. L’Espagne bat des records avec près de 25% de «sans emplois» dont la moitié des jeunes de 16 à 25 ans (52%). D’autres pays affichent des taux proches. Partout, on parle de créer de l’emploi, mais dans quel domaine peut-on encore imaginer qu’il y ait de grandes possibilités de réemployer tout ce monde? A dire vrai, on ne voit pas bien comment l’on va remédier à la crise, si ce n’est dans le partage de l’emploi.

L’idée n’a pas trouvé l’adhésion nécessaire, en France en particulier. Pourtant, cela ne paraît pas si saugrenu, même si cela nécessite de peaufiner le projet. A moins que l’on considère dans les plus hautes sphères que la situation est inéluctable.

En tous les cas, l’Europe de Bruxelles est plus préoccupée de pénaliser les pays qu’elle a endetté en leur prêtant trop d’argent, qu’à trouver des solutions intéressantes pour diminuer le chômage.