Vidoje Illic et le FC Bavois se tirent définitivement d’affaire.

Football: Baulmes et Orbe mal lotis

Vidoje Illic et le FC Bavois se tirent définitivement d’affaire.

Vidoje Illic et le FC Bavois se tirent définitivement d’affaire.

En 1ère ligue, Baulmes est toujours en position de relégué après sa défaite par 2-0 au Grand Lancy.

On sait que deux formations sur les trois groupes nationaux redescendront en 2ème ligue interrégionale. Actuellement, la formation de Christian Mischler compte sept points de retard sur Zofingue (16 pts dans le groupe 2) tandis que Gossau (14 pts dans le groupe 3) pourrait actuellement accompagner les Baulmérans à l’étage inférieur.

En 2e inter, les affaires d’Orbe se corsent. Battus 3-0 par le Team Genève, les Urbigènes ont vu Perly-Certoux aller gagner 3-2 à Sierre.

Désormais, les poulains d’Alain Béguin ont cinq points de retard sur les Genevois et six sur les Valaisans alors qu’il ne reste que sept journées de championnat. Pour sa part, Bavois s’est enfin mis à l’abri de la relégation après une victoire claire à Montreux par 5-0 tout comme La Sarraz (dans le groupe 2), vainqueur du derby contre Thierrens par 3-1.

Deux tabliers et un cordon maçonnique. Les couleurs différentes témoignent de divers rites pratiqués.

Des francs-maçons à Orbe

Deux tabliers et un cordon maçonnique. Les couleurs différentes témoignent de divers rites pratiqués.

Deux tabliers et un cordon maçonniques. Les couleurs différentes témoignent de divers rites pratiqués.

Sur le territoire de l’ancien district d’Orbe, il n’existe actuellement aucune loge maçonnique en activité. Pour en trouver une ou deux, il faut se rendre à Yverdon-les-Bains ou faire un saut du côté de Penthalaz.

En compulsant de vieux recueils, on constate qu’au milieu du 19e siècle en revanche, une loge existait bien à Orbe, et qu’elle a compté une petite cinquantaine de membres.

Cette loge s’appelait «La Nouvelle Etoile». Elle a été constituée en 1850, soit 24 ans avant celle d’Yverdon-les-Bains, et fut active jusqu’en 1892. Elle était affiliée à la Grande Loge Suisse Alpina et comptait 41 membres, dont 12 domiciliés à Orbe, 6 dans le district, 17 dans le canton, 2 dans le canton de Neuchâtel, 1 à Lyon, 1 en Angleterre et 2 en Amérique.
Ses membres étaient répartis en 10 apprentis, 6 compagnons et 25 maîtres.

Les professions des membres étaient diverses. On pouvait y rencontrer 7 commerçants, 3 agriculteurs (dont 2 en Amérique), 1 coursier, 2 gendarmes, 2 instituteurs, 1 agent de banque, 1 copiste, 1 procureur-juré, 1 huissier exploitant, 1 agent d’affaires, 2 notaires et 1 rentier. En 1891 le nombre de membres était tombé à 19, soit 4 à Orbe, 4 dans le district, 9 dans le canton, 1 à Neuchâtel et 1 à Paris.

Il y avait alors 4 apprentis, 1 compagnon et 14 maîtres. Après des recherches assez longues, et grâce à l’amabilité de l’archiviste communal Louis Ducraux, il a été possible de savoir où les frères de la Nouvelle Etoile se réunissaient : ainsi qu’en atteste l’extrait des archives communales ci-contre, il s’agissait de chambres situées au 2e étage de l’Hôtel de Ville, «louées aux citoyens Ecoffey, Falconnier et Oguey» pour les transformer en loge maçonnique. On notera aussi que le délai de reconduction du bail était fixé «dès la Saint-Martin et pour trois ans», les transformations ayant été autorisées par les autorités et le loyer fixé à Fr. 80.—par année. C’est donc ainsi qu’à l’époque, on venait de loin, souvent en voiture à chevaux, pour assister aux séances de la Nouvelle Etoile.

Quelques clés pour comprendre ce qu’est la franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie est une société philosophique, dont les origines modernes remontent au 18e siècle. Ses membres se considèrent comme les descendants des maçons opératifs qui construisaient notamment les cathédrales en Occident. Ces constructions répondaient aux règles de l’art et comportaient la transmission de secrets de construction de maître à élève. Les bâtisseurs de cathédrales se divisaient en apprentis, compagnons et maîtres. Pour atteindre la maîtrise, on devait suivre patiemment un cheminement d’apprentissage et de compagnonnage.

Les actuels Compagnons du Tour de France sont les cousins des maçons actuels. Ces derniers ne construisent plus de cathédrales, mais tentent de bâtir une société plus juste en travaillant avant tout sur leur propre édifice, leur for intérieur et leur rapport à l’autre et à la société des hommes. Les grades d’apprenti, de compagnon et de maître sont l’un des fondements de l’organisation.

La Franc-Maçonnerie en Suisse

Il y a actuellement environ 5000 maçons (et maçonnes) répartis sur le territoire suisse. Bien que des loges existent en Suisse alémanique et au Tessin, la grande majorité des frères se situe en Suisse romande. Deux grands courants y sont présents : la Grande Loge Suisse Alpina et le Grand Orient de Suisse. La première appartient à une tradition considérée comme plus conservatrice que le second. En particulier, elle exige de ses membres, au moment de leur adhésion, qu’ils professent clairement croire en Dieu ou au moins en un architecte fondateur universel.

Le Grand Orient de Suisse, plus récent, proclame une totale liberté de conscience sur ce plan. Dans les deux courants, l’organisation est constituée en loges, qui peuvent comprendre de 7 à plusieurs centaines de membres (ordinairement une cinquantaine). On y travaille la philosophie et la symbolique. Les membres sont tenus au secret tant sur l’activité qu’ils pratiquent que sur le nom de leurs frères et soeurs et leur appartenance à cet ordre. La maçonnerie dite bleue recoupe trois degrés symboliques : apprenti, compagnon et maître.

Il existe des loges de perfectionnement qui comportent alors d’autres grades appelés communément hauts-grades. Ces hauts-grades n’ont aucune influence organisationnelle sur les loges bleues. En revanche, les frères qui en font partie peuvent imprimer une autorité morale ou un savoir, dans le but de conserver à l’ordre sa direction originelle.

Photo Olivier Gfeller

Christian Levrat en conversation à gauche avec le docteur Jean-Claude Vautier et au centre avec Arnaud Bouverat, secrétaire général du PSV.

Christian Levrat: le président socialiste à Orbe

Christian Levrat  en conversation à gauche avec le docteur  Jean-Claude Vautier et au centre avec Arnaud Bouverat,  secrétaire général du PSV.

Christian Levrat en conversation à gauche avec le docteur Jean-Claude Vautier et au centre avec Arnaud Bouverat, secrétaire général du PSV.

Christian Levrat était présent le 19 avril au caveau du Musée d’Orbe afin d’y tenir une conférence et de répondre aux questions des auditeurs. C’est la deuxième fois dans l’histoire qu’un président du PS suisse passe par Orbe; le premier avait été Helmut Hubacher, à la tête du parti de 1975 à 1990.

Après une brève introduction Didier Zumbach, président du PS d’Orbe, a donné la parole à son camarade. Ce dernier commença par faire un tour d’horizon de l’état du parti plutôt positif: une dominance certaine dans les cantons de Vaud et Fribourg, une augmentation à Genève et quelques victoires en Suisse orientale.

Il continua ensuite sur un sujet brûlant d’actualité: la libre circulation des personnes. En effet, la veille, le Conseil fédéral avait pris la décision de réintroduire des contingents pour les autorisations de séjour de catégorie B délivrées aux ressortissants des pays de l’Union Européenne (informations tirées du site du Conseil fédéral).

Le président fribourgeois s’est attardé sur un des fronts où le parti socialiste suisse mène bataille: l’obtention d’un salaire minimal. En passant par la croissance, l’immigration, la sortie du nucléaire, les Grippen, etc. Fort de chiffres et d’exemples, son discours était clair et accessible pour un profane. L’actualité a été revisitée et le temps s’est vite écoulé.

Heureux de répondre aux questions de la trentaine de personnes présentes, Christian Levrat a expliqué, rassuré, contré, fait la lumière sur des zones d’ombre. Il s’est montré posé, intègre et abordable: qualités précieuses pour un politicien.

Au terme de la rencontre, le verre de l’amitié a été partagé et les discussions ont repris de plus belle.

Photo Olivier Gfeller

Les nouveaux habitants.

Chavornay: la Municipalité se veut plus accueillante

Les nouveaux habitants.

Les nouveaux habitants.

Toute la Municipalité de la commune de Chavornay a arboré son plus beau costume samedi passé pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants du village.

Une première édition puisqu’une telle démarche à but d’intégration des villageois à la vie sociale n’avait encore jamais été entreprise auparavant.

Au total cent quarante personnes se sont montrées présentes à la grande salle pour entendre le discours du syndic Christian Kunze.

Celui-ci a présenté les sept municipaux, leur a donné la parole à tour de rôle afin d’expliquer leur dicastère, puis a annoncé divers projets d’aménagements publics à venir; notamment un skate parc, un jardin pour les tout-petits mais aussi la réhabilitation du four à pain du Vieux Moulin.

Un petit film présentatif de l’histoire de Chavornay a été diffusé en complément d’information. A ce jour le nombre de 3’753 habitants a été atteint. Chaque année une centaine de nouveaux arrivants viennent s’associer à la vie du village.

Juste avant de clôturer la séance par un apéritif convivial, le syndic a encore pris la parole pour l’ultime conclusion: «Je vous souhaite un très beau séjour à Chavornay, que j’espère le plus long possible».

Photo Sarah Gigon

Fogg (2e à gauche) au Reform Club.

Baulmes: le Tour du monde en 80 jours

Fogg (2e à gauche)  au Reform Club.

Fogg (2e à gauche) au Reform Club.

Le Daily Telegraph nous annonce en avant-première que le Tour du monde en 80 jours fait halte à Baulmes jusqu’au 12 mai!

Drapeau anglais flottant à l’entrée de l’Hôtel de ville, l’immersion est immédiatement totale! Lors de l’apéritif offert à l’ouverture des portes, tous les participants à cette aventure théâtrale sont revêtus de somptueux costumes d’époque.

Le pari insensé d’un riche britannique, Phileas Fogg, d’effectuer le tour du monde en 80 jours accompagné de son valet, Passepartout, a inspiré la metteuse en scène Nadine Perusset qui a entraîné la troupe théâtrale de Baulmes dans cette folle aventure.

Pas moins de 20 acteurs et figurants, 47 tableaux et décors, 40 costumes, 8 mois de travail et de mise en place furent nécessaires pour mener à bien cette complexe entreprise (Omnibus du 13 avril 2012). Saviez-vous par exemple que le même comédien endosse jusqu’à 7 rôles, tous sexes confondus? Si, Sir Phileas Fogg, remporte son pari, la troupe de Baulmes remporte très largement le sien au vu de la deuxième représentation.

Un spectacle peaufiné jusque dans les moindres détails

Les quelque 40 costumes, illustrant les diverses étapes de nos héros britanniques, ont été conçus et cousus par Martine Morel et son équipe; c’est une merveille de perfection et de finitions ! Quant aux décors, ils représentaient un défi. Le tour du monde de Jules Verne implique une succession rapide de villes, de pays. Ceux-ci ne pouvait être mieux restitués que par un décor tournant imaginé et créé par Marc-Antoine Morel ! Ainsi, nous suivons de manière fluide nos héros partis d’est en ouest en train, en bateau. Phileas Fogg quant à lui, paraît plus british que baulméran, guindé et mécanique, il semble réellement avoir avalé son parapluie !

Humour et surprises

La gaieté est au rendez-vous, les clins d’oeil contemporains, le choix décalé de certaines musiques comme « Il était une fois dans l’Ouest» ou «New York New York» suscitent le rire. Le public souvent pris à partie, participe avec grand plaisir! Si pour Phileas Fogg, «l’imprévu n’existe pas», les surprises quant à elles sont bien au rendez-vous pour le spectateur ! Du music-hall, des claquettes, des éléphants, une collation avec les artistes et bien d’autres choses encore à venir sont absolument à découvrir à Baulmes jusqu’au 12 mai.

Photo Catherine Fiaux

Le conférencier : Yves Pellaux.

ADNV à Orbe: manger suisse ou importé

Le conférencier : Yves Pellaux.

Le conférencier : Yves Pellaux.

Sous l’égide de l’ADNV (Association du Développement du Nord Vaudois) et de la SICUP, le 5 à 7 des entrepreneurs avait pour thème la politique agricole proposée par le Conseil fédéral dont le but serait de diminuer les paiements directs. Plus d’une trentaine de personnes, dont de nombreux agriculteurs-trices de la région avaient fait le déplacement,

Le conférencier du jour était Yves Pellaux, syndic de Pomy, président de Prometerre et agriculteur. Il a démontré que l’agriculture est depuis longtemps en perpétuelle mutation. Dans les années 1900, ce fut la fin de l’âge d’or du blé avec le train et l’importation massive de blé ukrainien... Le début de la mondialisation et de la production laitière intensive. En 1939 la Suisse était à 50% d’autosuffisance et en 1945 à 75%.

Quadrature du cercle

C’est un peu la quadrature du cercle, faire plus et mieux avec moins: comment produire plus à meilleur prix tout en améliorant l’écologie? Depuis quelques années, une urbanisation croissante a changé la donne. Les citadins veulent des produits sains et bon marché, mais aussi de la verdure, de la biodiversité et des jolis paysages.

Le Conseil fédéral a fixé des objectifs, certes ambitieux, mais qui seront quasiment impossibles à tenir : diminuer la perte des hectares (ha) de surfaces agricoles, de 1900 ha par année passer à 1000 ha. Cependant avec le développement de l’immobilier, le conférencier pense que ce n’est tout simplement pas possible. Petit à petit le Conseil fédéral projette de diminuer les paiements directs mais de donner plus aux prestations écologiques. Le projet, encore en consultation, a déjà reçu plus de 7000 avis.

Politique de l’OMC inique

Yves Pellaux, en conclusion a également démontré que la politique mondiale agricole était devenue un business, et n’avait plus rien à voir avec l’agriculture traditionnelle. L’industrie agroalimentaire paupérise encore plus les paysans des pays pauvres, avec la bénédiction de l’OMC ( Organisation Mondiale du Commerce). On importe des produits alimentaires d’Afrique. Ce qui n’est pas cher pour nous est hors de prix chez eux... Le problème est complexe mais il ne faut pas laisser le marché tout régler.

Après l’exposé, les participants ont posé beaucoup de questions ou on fait part de leurs préoccupations. Plusieurs agriculteurs ont parlé de la difficulté à joindre les deux bouts ou celle de la double journée avec un travail à l’extérieur. Le verre de l’amitié accompagné de produits du terroir a clôturé cette rencontre. Prochain rendez-vous: le 2 mai à Y-Parc sur le thème de la mobilité.

Photo Natacha Mahaim

Le bâtiment de la Grande Abbaye a triste allure maintenant.

Orbe: chantier de la Grande-Abbaye arrêté grâce aux voisins

Le bâtiment de la Grande Abbaye a triste allure maintenant.

Le bâtiment de la Grande Abbaye a triste allure maintenant.

Le chantier de la Grande Abbaye a été stoppé après plusieurs plaintes des voisins car le promoteur ne respectait pas la mise à l’enquête.

En fait, l’entrepreneur a décidé après le début du chantier de creuser plus que prévu et construire un parking souterrain.

L’idée d’un parking enterré serait plutôt bien vue des voisins, mais ce creusement inopiné n’était pas dans la première mise à l’enquête. De plus tout un pan de la façade de la Grand Abbaye (protégée) est tombé. Et pour couronner le tout, une deuxième place de parc souterraine est apparue dans la rue des Moulinets, ce qui n’a pas été non plus apprécié. La rue des Moulinets n’autorise pas le passage des voitures, seulement celles des bordiers autorisés à décharger. Et les habitants tiennent à cette tranquillité.

Le promoteur a essayé de faire une mise à l’enquête partielle mais il y avait trop de différences par rapport au premier projet et il a dû la retirer. La commune a exigé une nouvelle mise à l’enquête.

Intérêt historique

La Grande Abbaye, bien qu’ayant un classement moyen dans la liste des bâtiments protégés (note 4), présente un intérêt historique certain pour Orbe. Ce fut, rappelons-le, le premier établissement orthopédique du monde, c’est là que le Dr Jean-André Venel (1740-1791) mit au point des instruments d’orthopédie pour les enfants, entre autres inventions.

Pour pouvoir construire le bâtiment projeté et faire passer les engins de chantier, il fallait détruire une partie de l’enceinte médiévale.

Ce site contient aussi les soubassements d’une des tours de garde d’Orbe. Un archéologue mandaté était chargé de surveiller le chantier. L’entrepreneur a pris des libertés et a commencé à démolir beaucoup plus que prévu. Cependant, l’archéologue, simple mandataire, n’a pas le pouvoir de permettre ou pas. Le SIPAL (Service des immeubles, du Patrimoine et de la Logistique) a dénoncé ces pratiques auprès du préfet.

Nombreux manquements

Tous les voisins du chantier se sont plaints du manquement général aux règles de sécurité, surtout du côté de la rue des Moulinets où un cadre de fenêtre est tombé dans la rue, manquant de peu une mère et ses enfants. Le chantier est maintenant à l’arrêt mais rien n’a vraiment été sécurisé, il tombe des gravats et du plâtre dans la rue. Un pan de mur du côté des Moulinets semble ne tenir à pas grand-chose.

Dernièrement une séance de conciliation s’est tenue entre le promoteur et les autorités communales pour trouver un arrangement. Pour le moment, rien n’a bougé, les autorités attendent la nouvelle mise à enquête et les remarques du service cantonal d’archéologie, que nous n’avons pas pu joindre à ce jour.

Photo Natacha Mahaim

Avantage Hollande



L’écart n’est pas très important certes (1,5%), n’empêche que le président sortant a été battu lors de ce premier tour, ce qui est une première dans le cadre de la cinquième république. On s’attendait à un premier tour serré, il l’a été.

Il n’y a donc pas eu de surprise en dehors de la percée de Marine Le Pen qui interroge en même temps qu’elle irrite. Pour le moment, les spéculations laissent entendre que le report des voix devrait profiter à François Hollande.

Cela dit, Nicolas Sarkozy peut encore conserver la présidence. Il a quinze jours pour retourner la tendance et compte sur trois face-à-face qu’il espère avec son rival pour prendre l’avantage.
Car les résultats du premier tour n’ont pas toujours été confirmés par la suite. En 1981, Valéry Giscard d’Estaing avait précédé François Mitterand avant de mordre la poussière lors de la deuxième étape. Pour avoir été en France peu avant cette votation, j’ai cru percevoir un ras-le-bol de mes interlocuteurs vis-à-vis de leur président, qui a commis trop d’erreurs durant son quinquennat pour rallier les Français à son panache.

J’ajouterai aussi que le candidat Hollande ne déclenche pas les passions. Mais il est la seule alternative au président sortant. Certains ont même regretté l’absence de Dominique Strauss-Kahn qui l’aurait emporté sans coup férir, selon eux, s’il n’avait pas commis autant de bêtises.

Donc, tout reste ouvert même si la peur de certains vis-à-vis de la gauche ne se justifie pas car l’un comme l’autre entend lutter contre la fraude fiscale de leurs compatriotes.