Christian Weidmann (Orbe I).

Orbe qui rit, Orbe qui pleure

Christian Weidmann (Orbe I).

Christian Weidmann (Orbe I).

Orbe – Montreux 4-0

L’équipe d’Alain Béguin continue sa course-poursuite pour éviter la relégation et elle a préservé son invincibilité au Puisoir au 2e tour en dominant largement un bien faible Montreux, équipe décimée dans son effectif.

Sans disputer son meilleur match, en raison peut-être d’un terrain très glissant et d’un niveau technique trop limité, le FC Orbe a su frapper quand il faut et où il faut, par l’intermédiaire de ses deux attaquants Fabio Grosso et Ewerton, tous deux réussissant un doublé. De son côté, la défense bien dirigée par De Amorim a pu maîtriser les quelques offensives des gens de la Riviera, et le gardien Marco Grosso s’est également mis en évidence en retenant un penalty grâce à un double arrêt.

Il faut toutefois regretter l’expulsion de Carvalho et les nombreux avertissements récoltés qui vont nécessiter des remaniements dans la composition de la défense pour les prochains matches. On a pu aussi mesurer l’importance de la présence de l’expérimenté Bilibani au milieu du terrain; après sa sortie sur blessure, le jeu a perdu sa fluidité et a correspondu à une grosse baisse de la qualité du jeu. A noter encore lors de ce match que le gardien de Montreux a dû quitter ses coéquipiers peu avant la mi-temps avec un doigt cassé.

Cette 3e victoire du second tour permet au FCO de rester dans le sillage immédiat de Perly-Certoux dans la course au sauvetage et avec un moral au beau fixe, laisse augurer encore beaucoup de satisfactions pour l’équipe du président A. Zesiger.

Orbe II – Rances 3-4

Ce duel au sommet de la 4e ligue a connu un scénario en 3 actes tout à fait «extra-ordinaire» durant toute la partie, avec en épilogue un succès certes heureux, mais finalement pas immérité de Rances.

Le premier acte a été 20 minutes de cauchemar pour les joueurs locaux qui, non contents d’avoir galvaudé deux grosses occasions dans l’entame de match, ont offert sur un plateau pas moins de 4 buts à leur adversaire, à cause d’un gardien et d’une défense aux abonnés absents. C’est dire que Rances menait de 4 longueurs, sans avoir vraiment eu d’occasions nettes, mais en cueillant bien volontiers les cadeaux proposés.

Le 2e acte a vu les Urbigènes se réveiller, reprendre le jeu à leur compte et revenir logiquement à deux longueurs, suite à des réussites de Bianchi. Ce score de 2-4 maintenait le suspense pour la seconde période.

Les 45 dernières minutes ont tenu en haleine les courageux spectateurs, tant les situations scabreuses dans les seize mètres de Rances ont été nombreuses, les visiteurs ne parvenant qu’à lancer quelques contres. Mais par manque de lucidité et de réalisme, et aussi à cause de lacunes techniques, les boys de Pippo Vietri ne parviendront à inscrire qu’ un but, laissant la victoire à de vaillants joueurs de Rances qui, même réduits à dix, n’ont pas hésité à payer de leur personne pour sauvegarder une victoire qu’ils ont voulue plus que tout et qui relance ainsi la lutte pour la 1ère place.

De son côté Orbe II devait certes composer avec plusieurs absents, mais doit impérativement retrouver la sérénité et la jouerie qui lui avaient permis de dominer largement le 1er tour.

Un point sur les autres matches du week-end

Plusieurs matches ont été renvoyés en raison des conditions météo; c’est le cas notamment des matches de Chavornay I et Croy I.
L’exploit du week-end est venu de Baulmes qui s’est permis de battre le leader de 1ère ligue, Sion M21 sur le score étriqué de 1 à 0 et d’obtenir ainsi enfin une victoire qui pourrait bien en appeler d’autres.

Bavois retrouve toute sa verve offensive, malheureusement un peu tard pour jouer les premiers rôles, et domine largement Sierre sur le score de 7 à 1. Champvent de son côté a perdu la rencontre au sommet contre le leader Renens et se retrouve décroché à 4 points et un match de plus.

Enfin Montcherand n’y arrive décidément pas et s’incline 2-4 contre Etoile-Broye. Petite consolation pour le président J.-P. Blanchet puisque la 2e formation s’impose 1 à 0 contre Rances II.

Photo Pierre Mercier

Denitsa Kazakova soliste violon.

4e édition des Classiques de Mathod

Denitsa Kazakova soliste violon.

Denitsa Kazakova soliste violon.

En ce dimanche de mi-avril, c’est un très nombreux public attentif qui est venu au premier concert 2012 proposé par l’Association des «Amis du Duo Nova» dont la renommée n’est plus à faire. Comme de coutume, une présentation musicale désinvolte et didactique fort bien menée, ce dimanche-là, par Massimo Lunghi.

Le Jeune Quatuor du Conservatoire de Lausanne en pré-concert

2 violons, un violoncelle et un violon alto nous proposèrent une pièce de musique de chambre de Haydn. Comme le souligna le présentateur, il s’agit là d’une musique difficile à jouer, prévue comme un dialogue entre «adultes civilisés». Ces jeunes, voire très jeunes musiciens offrirent au public une conversation musicale de haut niveau. Ils furent chaudement applaudis.

Denitsa Kazakova au violon,joue 2 partita de Bach et une sonate de Ysayë

Bach écrivit ses «partita» pour violon solo en 1720, à une époque où cet instrument était encore relativement récent. Ysaÿe, compositeur et virtuose belge, compose 200 ans plus tard ses sonates pour violon. Le lien entre les deux compositeurs, c’est le thème obsessionnel de la mort.

Denitsa Kazakova, seule avec son violon, sobre et gracieuse, nous offrit un très beau moment de musique. Les yeux fermés, vibrant et vivant avec son instrument, la violoniste virtuose faisait jaillir les notes avec une aisance aérienne.

Ces morceaux extrêmement exigeants semblaient couler de ses doigts, de son archet, le son clair et parfait s’élevait dans le temple, un silence concentré entourait sa prestation. Après les dernières notes de la «Chaconne» de la Partita no 2 de Bach, la violoniste lentement détache son instrument de son épaule, le temps se suspend, puis les ovations fusent.

Rendez-vous pour les prochains concerts des Classiques de Mathod au temple : les 29 avril et 6 mai 2012, à 17 h., toujours, entre autres, avec Denitsa Kazakova.

Photo Catherine Fiaux

Vue générale de l’écloserie de Vallorbe.

Vallorbe: discrète écloserie

Vue générale de l’écloserie de Vallorbe.

Vue générale de l’écloserie de Vallorbe.

On sait que le Casino de Vallorbe est en chantier depuis 2 ans environ, avant sa réouverture prévue en juin. On imaginait que pendant ce temps, tous les locaux seraient vidés et complètement rénovés.

Il existe pourtant un recoin caché de l’édifice, dont on taira la localisation exacte, connue des seuls initiés, et qui a continué de «fonctionner» durant les travaux. Cet endroit est l’écloserie à œufs et alevins de truites, propriété de la commune et qui est placée sous la responsabilité de Régis Mauerhofer, du service communal des eaux, mais aussi président de la Section vallorbière de la Société vaudoise des Pêcheurs en rivière SVPR. C’est grâce à lui que l’Omnibus a pu pénétrer discrètement dans la nursery et récolter à cette occasion nombre de renseignements précieux.

Une production annuelle importante

Le frai a lieu environ une dizaine de jours avant Noël. En général en deux épisodes. C’est donc à cette époque que l’on prélève les œufs nécessaires à la production vallorbière dans le bassin des mères, situé près des Grottes. Une production qui d’ailleurs se limite volontairement à la truite Fario (salmo trutta), une espèce indigène à points rouges.

Selon les années et sans que l’on puisse prévoir quoi que ce soit à l’avance, ce sont entre 100’000 et 800’000 œufs qui sont ainsi prélevés et placés «en couveuse». Les cuvettes noires que l’on peut voir sur l’illustration contiennent chacune environ 20’000 œufs. Elles sont placées dans un dispositif qui leur assure en permanence une eau fraîche renouvelée, provenant en plus d’une source destinée uniquement à cet usage, la source de la Diaz. Les eaux de cette source ont été captées pour permettre l’élevage des oeufs de truites même si les eaux de l’Orbe venaient à être souillées. L’eau est en plus appauvrie en oxygène par un dispositif naturel ingénieux purement physique et de conception maison.

Un fonctionnement sur quatre mois par an environ

La durée d’incubation des œufs se compte dans une mesure singulière qui s’appelle les degrés/jours. Une incubation normale est de 410 degrés/jours, soit 41 jours dans une eau à 10 degrés. A Vallorbe, la température de l’eau de source est plus froide et meilleure pour le développement des œufs. En général elle est de 5 degrés environ, ce qui rallonge la durée d’incubation à 82 jours environ.

Cela dit, l’écloserie délivre trois types de «produits»: des œufs juste embryonnés, des petits alevins et des alevins plus grands. On peut constater que l’oeuf est embryonné quand il présente de façon distincte les deux points noirs des futurs yeux de la truite, qui sera adulte à trois ou quatre ans. Ces différents types de produits arrivent à maturité dans des temps différenciés, les derniers alevins étant livrés en avril.

Ensuite, l’écloserie est mise en sommeil pour le reste de l’année, sous réserve des travaux d’entretien. Pendant toute la durée de fonctionnement, les soins nécessaires sont quotidiens, que ce soit pour nourrir les alevins, pour contrôler leur croissance ou pour nettoyer les caissettes dans lesquelles se trouvent des résidus d’aliments et autres débris.

Produire pour qui?

L’Orbe n’a pas besoin d’être fournie en poissons nouveaux. Elle est suffisamment peuplée «au naturel». Les clients de l’écloserie sont donc essentiellement les sections locales des pêcheurs en rivière, qui passent des commandes chaque année, ou les gardes-pêches officiels cantonaux, qui font de même pour alimenter des cours d’eau qui ont rencontré des pollutions ou sont pauvres en truites. Le régime financier est lui aussi singulier. Par définition, le poisson, et donc les œufs, appartiennent à l’Etat de Vaud.

Les installations appartenant à la commune de Vallorbe, les clients de l’écloserie ne payent donc que le travail nécessaire fourni à Vallorbe. Et pour terminer avec les petits secrets locaux, notons que dans des installations un peu similaires et situées dans d’autres locaux, la Section de Vallorbe de la SVPR effectue la même tâche, mais cette fois avec des ombres. Plus que normal donc que la cité du fer comporte une truite sur ses armoiries «D’or à la bande ondée d’azur, chargée d’une truite au naturel».

Photo Olivier Gfeller

Isabelle Cuche-Monnier relayera Sophie Mayor à la direction de la Tournelle.

Théâtre de La Tournelle: Sophie s’en va, Isabelle arrive

Isabelle Cuche-Monnier relayera Sophie Mayor  à la direction de la Tournelle.

Isabelle Cuche-Monnier relayera Sophie Mayor à la direction de la Tournelle.

Directrice du Théâtre depuis octobre 2008, Sophie Mayor quittera ses fonctions à la fin juin prochain. Elle a eu le bonheur d’être nommée à la tête de l’Echandole à Yverdon qui lui offre de plus grandes possibilités de s’exprimer avec des moyens très supérieurs à ceux du théâtre urbigène.

C’est pourtant avec regret que la citoyenne de Corcelles/Chavornay mais native d’Orbe s’en va. «Je me sens très urbigène et j’aime la Tournelle. Après avoir été administratrice de la Compagnie Extrapol de Porrentruy, j’ai choisi de venir ici pour animer une salle qui avait besoin d’un nouveau souffle. De dix spectacles, nous avons passé à 40 représentations annuelles depuis trois ans.

Grâce à l’appui du comité et notamment de sa présidente, Isabelle Cuche-Monnier, nous avons professionnalisé l’institution. En dehors des spectacles, le lieu est devenu vivant. Des cours, des ateliers (Dimanche sur les planches pour les plus jeunes), des répétitions, des lectures de contes avec la collaboration de la Bibliothèque ainsi que la création de deux troupes (Tournelle et Adonyme pour les ados) animent ces murs.

Je pars le cœur serré mais l’opportunité de diriger l’Echandole était trop alléchante. Je m’en vais avec le sentiment d’avoir rempli la mission qui m’était confiée et je me réjouis de savoir qu’Isabelle prendra le relais dans la continuité».

Amener le public à la culture

Ce passage de témoin s’est fait naturellement dans la mesure où Sophie et Isabelle étaient déjà en adéquation avec les buts à atteindre. D’autant plus qu’une nouvelle présidente, en la personne d’Alexandra Neuvecelle, a accepté de reprendre la charge d’Isabelle qui pourra entièrement se consacrer à sa nouvelle tâche.

«Notre vœu avec Sophie était de rendre le théâtre à la population qui ne semblait plus vraiment en adéquation avec celui-ci. Nous devons aller à la rencontre du public et l’informer de ce que nous faisons. Par exemple, nous avions travaillé avec les élèves de 8e VSO, l’an passé, et nous avons eu plaisir à les revoir pour le spectacle scolaire de cette année. Nous devons encore aller plus loin dans la démarche afin que le public s’intéresse davantage à notre travail et aux spectacles.

Comme nous allons intensifier la collaboration avec certaines structures locales comme la Commission Culturelle et des Loisirs, les écoles ou la Maison des Jeunes, etc».

Fille d’Arnex mais née au Mozambique, Isabelle Cuche-Monnier est aussi peintre-plasticienne et entend organiser des expositions dans un lieu où trois salles sont à disposition. Elle dit avoir six mois pour apprendre son nouveau job. Elle perpétuera le travail fait jusqu’ici, en offrant des «cartes blanches» à certains artistes comme ce fut le cas récemment. Il n’y aura pas de révolution mais la volonté d’apporter du plaisir au public et de l’initier toujours plus à la culture et à la création.

L’Omnibus souhaite bon vent à l’une comme à l’autre afin que le Théâtre de la Tournelle demeure un lieu incontournable de divertissements dans notre région comme l’Echandole d’Yverdon.

Photo Pierre Mercier

Une partie des orateurs, de gauche à droite Bertrand Barbezat, président de la direction, Marc-André Jaquet, président du conseil d’administration, Christian Berney, vice-président, tout à droite Cyril Rod, membre de la direction.

Vallorbe: 800 personnes présentes à l’AG de Raiffeisen

Une partie des orateurs, de gauche à droite Bertrand Barbezat,  président de la direction, Marc-André Jaquet,  président du conseil d’administration, Christian Berney,  vice-président, tout à droite Cyril Rod, membre de la direction.

Une partie des orateurs, de gauche à droite Bertrand Barbezat, président de la direction, Marc-André Jaquet, président du conseil d’administration, Christian Berney, vice-président, tout à droite Cyril Rod, membre de la direction.

Tous les parkings autour du V-Center étaient remplis vendredi en fin d’après-midi à Vallorbe à l’occasion de l’assemblée générale annuelle des sociétaires de la Banque Raiffeisen Mont-Aubert-Orbe. Ce sont en effet environ 800 sociétaires qui ont pris place dans la salle afin de participer à cette importante réunion annuelle. Dans son allocution, le président du Conseil d’administration Marc-André Jaquet, a tenu à rappeler les soubresauts historiques que l’année 2011 a connus, notamment au Maghreb ou sur le plan du marché des changes et de la dette souveraine.

Saluant la décision de la BNS de fixer un cours plancher franc suisse – euro, Marc-André Jaquet a relevé qu’un léger apaisement semblait poindre dans ce domaine, mais que le problème de la résorption des dettes souveraines restait bien réel et concret. «Comme troisième groupe bancaire suisse, Raiffeisen s’est montrée tout à fait apte à faire face» a-t-il-précisé, ajoutant «qu’avec ses 3,5 millions de clients, ses 10’000 collaborateurs et son réseau de plus de 1100 points de vente, le groupe était bien armé pour faire face aux difficultés».

La coopérative et la reprise de Notenstein Privatbank AG

Restant sur la structure de l’établissement qu’il préside, Marc-André Jaquet a également vanté sa structure coopérative, «qui repose sur la solidarité, l’entraide et la responsabilité, des piliers qui lui assurent un équilibre remarqué ». 2012 est proclamé «année internationale des coopératives» par l’ONU. Et dans ce cadre, la Suisse figure en excellente place avec ses grandes coopératives que sont Migros, COOP, la Mobilière ou d’autres entités et Raiffeisen, bien entendu. Relevant la difficulté de générer du bénéfice sur les opérations de crédit alors que les taux d’intérêt sont particulièrement bas, Marc-André Jaquet a encore précisé les grandes lignes qui ont présidé à la reprise de Notenstein Privatbank AG par le groupe Raiffeisen.

Il s’agit en l’occurrence des vestiges suisses débarrassés des affaires américaines controversées de la banque Wegelin qui ont été logés dans cette nouvelle structure, dont l’unique actionnaire est le groupe Raiffeisen. Il doit s’intéresser avant tout aux clients suisses fortunés et dont la gestion demande des compétences spéciales.

La reprise a d’ailleurs permis de maintenir environ 700 emplois. De principe, cette entité doit traiter environ 70 % de clients suisses et 30% de clients européens et ainsi générer de nouvelles sources de revenus bienvenues pour le groupe. Dans la structure générale en revanche, la Notenstein Privatbank AG restera indépendante.

Une fusion qui a nécessité temps et travail

L’Assemblée générale du 13 avril était la première de la Banque Mont-Aubert-Orbe. L’année 2011 a donc été avant tout consacrée à réaliser et finaliser la fusion décidée. Une opération qui a coûté temps et travail, mais qui a permis de dégager les économies d’échelle prévues et la dynamique escomptée. La direction a relevé que pour deux tiers environ des sociétaires, Raiffeisen n’était pas la banque unique ni la banque principale. «Une intensification des relations avec les clients existants est donc souhaitable» a précisé encore Marc-André Jaquet, ajoutant que «l’idéal serait que chaque sociétaire fasse de Raiffeisen sa banque principale, sinon unique».

Bons résultats 2011 et nouvel administrateur

C’est le président de la direction Bertrand Barbezat qui a commenté les bons résultats 2011. Ces résultats permettent le versement d’une rémunération de 4 % aux porteurs de parts sociales. Dans le cadre de la préparation de la fusion, la direction avait promis qu’un Vallorbier serait choisi pour accéder au conseil d’administration.

Ce choix, validé par des applaudissements nourris, s’est porté sur l’actuel syndic de Vallorbe, Stéphane Costantini. C’est aussi sans opposition que les comptes annuels 2011 et rapports ont été approuvés, avant que le repas prévu, concocté par Sébastien Rindlisbacher, le futur chef de l’Auberge communale de Vallorbe et sa brigade renforcée pour l’occasion, puisse être servi aux sociétaires.

Photo Olivier Gfeller

Tout à droite, Stéphanie Chaubet, ingénieure agronome.

Agiez: agitation nocturne dans les vignes

Tout à droite, Stéphanie Chaubet, ingénieure agronome.

Tout à droite, Stéphanie Chaubet, ingénieure agronome.

Deux espèces de papillons en sont responsables.

Une méthode respectueuse de l’environnement

Chaque année, début avril, une forte activité de papillons nocturnes s’attaque en particulier au feuillage et aux fruits de la vigne. C’est pour éviter de pulvériser des produits phytosanitaires (pesticides) que les vigneronnes et vignerons d’Agiez ont décidé, d’un commun accord, d’utiliser la méthode préventive de lutte par traitement biologique (Pierre-Yves et André Poget l’utilisent avec succès dans un vignoble à Valeyres-sous-Rances depuis 10 ans) appelée: technique de confusion.

«Tordeuse» ou «ver de la grappe»

Le cochylis adulte mesure de 12 à 15 mm et l’eudémis, lui, 18 à 20 mm. Ils hivernent sous forme de chrysalide sous l’écorce des ceps, et dès avril, après accouplement, les femelles de première génération pondent entre 40 et 60 œufs qu’elles posent sur les capuchons floraux. Après 15 jours les chenilles s’attaquent aux boutons.

Les papillons de deuxième génération apparaissent début juillet et la ponte est déposée sur les baies. Après 10 jours, les jeunes chenilles pénètrent directement dans les raisins et durant leur développement elles attaquent les grains contigus. Ce qui provoque la croissance de la pourriture grise, qui peut, elle, anéantir toute la grappe.

La pose de diffuseurs

Stéphanie Chaubet, ingénieure agronome et conseillère technique de la Maison Leu+Gygax AG, donnait les indications précises sur la pose des diffuseurs contenant un attractif sexuel synthétique pour la lutte par confusion. La pose des plaquettes se fait toutes les deux lignes, et une tous les 5 à 6 m. ce qui permet de saturer l’atmosphère et de désorienter les mâles.

Une seule pose suffit pour protéger le raisin jusqu’aux vendanges. Deux grands pièges, avec glu et phéromone seront suspendus dans les vignes, et permettra d’observer l’efficacité du traitement.

Rendez-vous est pris pour les vendanges.

Photo Marlène Rézenne

Titanic

Titanic: la caisse c’est par ici!

Titanic

Titanic

Depuis des semaines, on ne parle bientôt plus que de cela: la catastrophe du Titanic survenue il y maintenant cent ans est omniprésente. James Cameron avait réalisé un premier film en 1997, il nous le ressert «encore plus beau» en 3D.

Belfast n’était plus très attractive pour le touriste : on y a construit un musée à la gloire du géant des mers et du fameux naufrage. En de multiples points du globe, on célèbre, on commémore, on dépose des gerbes, on pleure morts et disparus comme si l’événement venait de se passer. Des pages entières de journaux, de magazines, des heures d’antenne à la radio ou à la télévision sont consacrées à cette commémoration et à l’événement lui-même.

On n’ignore bientôt plus aucun détail au sujet de tel matelot ou de la taille de la barbe du controversé capitaine Edward Smith. Une mise en scène et en images aussi intense ne saurait simplement répondre à une ferveur populaire authentique et spontanée, même si le sort des naufragés ne fut pas enviable. Parmi les questions qui se posent à la vue d’un tel déferlement d’images, de sons et de souvenirs est celle du pourquoi.

A cette question, on peut sans doute répondre de diverses manières.

Une  chose est cependant certaine: l’homo mediaticus du début du 21e siècle a visiblement besoin de se repaître de sang et de larmes, à défaut de traverser une vie très enivrante. Par ailleurs, les publicitaires et les marchands ont compris il y a longtemps que la ferveur bien dirigée est synonyme de profits immédiats sonnants et trébuchants.