Paul Segessenmann

Orbe: Segess s’en va

Paul Segessenmann

Paul Segessenmann

Après 31 ans passés au service de la commune d’Orbe, Paul Segessenmann a passé le flambeau à Valéry Martin. C’est une figure de l’administration urbigène qui quitte ses fonctions, à peine a-t-il pris possession de ses bureaux dans l’Hôtel de Ville nouvellement aménagé.

Sans regret, même s’il considère que son travail l’a passionné. «J’aimais la chose publique, non pas dans son approche politique, mais bien dans la nécessité d’équiper la localité et de relever les défis que nécessite une ville qui n’a pas cessé de grandir». C’est le 1er mai 1981 qu’il quitte un bureau yverdonnois de géomètre pour reprendre le bureau technique d’Orbe, qui cherchait un ingénieur civil. «Si j’avais des connaissances du génie rural par mon emploi précédent, d’autres domaines m’échappaient complètement comme celui du gaz».

Création d’Urbagaz

«D’emblée, il a fallu réorganiser partiellement le service. Le chef de la voirie (M. Burnand) s’en allait et ma proposition de le remplacer par Georges Savary a été acceptée par la Municipalité, dirigée par Georges-André Millioud. Devant l’extension de la localité, il a été nécessaire aussi de créer le Cube (constructions, urbanisme et bâtiments), car sa gestion devenait de plus en plus absorbante.

En 1992, un nouveau défi m’attendait avec la création d’Urbagaz. Grâce aux syndics Recordon et Ballif, les communes d’Orbe et de Chavornay se mettaient d’accord pour créer un réseau de distribution de cette source énergétique. Même si la régionalisation n’était pas encore de mise, neuf communes environnantes vont s’affilier au projet.

Cela me rappelle une anecdote. Les communes d’Agiez et de Bofflens avaient ouvert une fouille pour raccorder leurs stations d’épuration. Nous avons profité de cette opportunité pour installer un tuyau supplémentaire au cas où Bofflens émettait le besoin d’être raccordé au gaz. Mais nous n’avions pas demandé l’avis du Conseil communal qui a finalement accepté la dépense de vingt mille francs alors que la conduite était déjà posée, non sans nous tirer les oreilles pour avoir pris les devants sans son avis».

Station d’épuration à plus de 25 millions

Un autre fait d’importance a été la mise en valeur du réservoir du Buclars pour l’alimentation en eau de la ville. A l’heure actuelle, le projet Ripo est une autre initiative d’importance avec Essert Pittet et Chavornay pour une conduite d’eau qui devrait aussi servir aux Etablissements de la Plaine de l’Orbe. Il en va de même pour l’agrandissement de notre station d’épuration qui accueille déjà les boues de douze communes comme celles du Vallon du Mujon ou de Chavornay et qui pourrait aussi accueillir le traitement des eaux usées.

Un projet qui servira également les entreprises Nestlé et Hilcona et qui se chiffre à plus de 25 millions de francs pour répondre aux besoins de chacun, dans la perspective des années 2030.

Aiguisage coûteux

A l’heure de quitter ses fonctions, Paul Segessenmann relève qu’il a eu le privilège d’œuvrer dans des domaines aussi divers que le réseau routier, les bâtiments, la voirie, l’éclairage, l’épuration, l’eau ou le gaz. Ce qui a toujours rendu son travail intéressant.

Avant de goûter à une retraite bien méritée, Segess a bien voulu nous narrer un souvenir rocambolesque du service voirie qui avait confié à deux gitans le soin d’aiguiser tous les couteaux, scies et objets coupants pour un prix défiant toute concurrence. C’est à l’heure du retour des objets que les choses se sont corsées. En effet, la facture était passée de Fr. 600.- à Fr. 6’000.- car il y avait eu mésentente sur le prix de base et il a fallu toute la compréhension du boursier de l’époque (G. Rozay) pour que la pilule soit avalée, difficilement et non sans quelques noms d’oiseaux!

Alain Michaud succède à Pierre Roemer à la présidence.

Orbe: le comité de l’AVIVO se renouvelle

Alain Michaud  succède à Pierre Roemer à la présidence.

Alain Michaud succède à Pierre Roemer à la présidence.

A l’occasion de son assemblée générale de printemps, l’Avivo faisait face à trois démissions au sein de son comité. C’est sans difficulté qu’elle a pu trouver des successeurs, ce qui est bien rare à l’heure actuelle dans les sociétés.

Tout en précisant que le comité avait pris les devants pour assurer la passation de pouvoir en douceur. Atteint dans sa santé, le président Pierre Roemer a été remercié par la Municipalité pour ses diverses activités dans la localité et notamment son implication dans l’accueil des migrants.

Depuis quatre ans à la tête de l’Avivo, il a passé la main à Alain Michaud de Montcherand, ancien facteur et collaborateur de l’Omnibus. A son tour, Timothée Collomb de Bretonnières, après une quinzaine d’années de présence au comité, a trouvé dans son village la personne qui va reprendre les cordons de la bourse.

Monique Quiquaz, ancienne responsable du bureau de l’ECA, a accepté spontanément l’offre de son concitoyen. Enfin Lily Krattinger, fidèle membre du comité, a cédé son siège à Gilbert Locher. On notera encore que les finances de ce groupement de personnes âgées se portent bien puisque l’Avivo affiche un capital supérieur à trente-trois mille francs.

Des balades sous la pluie

Au cours de cette assemblée, le vice-président du comité cantonal, Olivier Conod, a lu un communiqué de la Fares (Fédération des Associations de retraités et de l’Entraide en Suisse) qui s’inquiète de la réflexion des chambres fédérales à propos des rentes du 2e pilier. On craint qu’une fois de plus on envisage de réduire ces prestations.

De son côté, le chef de la police d’Orbe, Stéphane Warpelin, est venu parler du plan canicule qui est mis sur pied chaque année pour éviter que des personnes âgées aient à souffrir de la chaleur estivale. Au chapitre des activités, Miette Arnold a précisé que les joueurs de cartes sont toujours fidèles même si parfois il faut supporter la fraîcheur du local de la Bourdonette en hiver !

Henri Perrenoud, le délégué à la pétanque, s’est réjoui de l’intérêt toujours plus grand pour les boules. Enfin, la responsable des marches, Monique Reymond a informé l’assemblée sur les très nombreuses sorties du groupe, qui a été souvent arrosé par des orages impromptus durant les balades. L’assemblée s’est terminée sur la remise de quelques cadeaux souvenirs aux démissionnaires et par un goûter aux sons de l’animateur musical Micky’s.

Photo Pierre Mercier

Vallorbe: aube pascale aux Grottes

Les paroisses catholique et protestante de Vallorbe ont eu l’idée d’organiser cette année un office pascal à l’intérieur des Grottes et plus spécialement au centre de la nouvelle salle inaugurée en 2011 et qui porte le nom tout à fait justifié de Cathédrale.

Rendez-vous avait été donné aux membres des communautés, et à toutes celles et ceux qui le désiraient, devant la porte du fameux édifice à 7 heures. Alors que l’on imaginait du côté du pasteur Laurent Lasserre et du curé Christophe Godel qu’une trentaine de personnes répondrait à l’appel, ce ne sont pas moins d’une centaine de paroissiens qui avait fait le déplacement.

On pouvait notamment rencontrer parmi eux le syndic de Vallorbe, Stéphane Costantini et la conseillère municipale Madeline Dvorak. Après avoir gravi les nombreuses marches, métalliques d’abord puis en bois sur la dernière section, pour parvenir au centre de la Cathédrale, les fidèles ont ensuite pu participer à un office interconfessionnel fervent et simple, dans un cadre et une ambiance très particulière.

Seul le bruit de l’eau ruisselant sur la pierre et celui de la rivière grondant dans le fond des cavernes accompagnait lecture, prières et chants. Après l’office, les participants qui le voulaient ont pu prendre un petit déjeuner en commun à la maison de paroisse, pour ensuite rejoindre leurs communautés respectives à l’occasion du traditionnel office de Pâques.

Une initiative vivement appréciée et qui pourrait bien se transformer en coutume, si l’on en croit les réactions.

Photo Olivier Gfeller

Le point au MJOR: débuts intéressants

Le printemps signifie de nouvelles compétitions pour les différentes équipes juniors du mouvement de la région d’Orbe. Si certaines formations pourront briguer les sommets, d’autres se contenteront de jouer pour le plaisir.

En tête de lice, les A interrégionaux ont mal entamé la compétition, en perdant à Bavois contre le Team Gruyère (1-3). Sous la houlette d’un nouvel entraîneur en la personne de Bruno Vialatte, le contingent s’est un peu amaigri avec les départs de Da Silva (Chavornay) et Salvi (Champvent) alors que Bochud, Hadja et Lambercier étaient blessés au coup d’envoi de la saison.

La suite s’est beaucoup mieux passée avec deux succès sur Chêne Aubonne (3-1) et Stade Payerne (3-0) Ayant terminé en tête de son groupe à l’automne, le onze du MJOR est l’un des favoris du groupe et tentera de jouer la finale suisse, comme l’année passée.

Pas d’ambition démentielle

Dans la catégorie B, il n’y a plus que trois des quatre équipes inscrites au début de la saison. Les B 1 (Orbe) de Court et Hercent évoluent dans le groupe final qui permet l’accession à la classe interrégionale. Des garçons de 1995 qui composent cette équipe, visent une place parmi les cinq premiers comme ceux de 96 (B II à Bavois), entraînés par Lauper et Silva et qui sont au bénéfice d’une bonne technique qu’ils feront valoir dans l’autre groupe fort.

Les deux équipes ont bien entamé la compétition puisque les B 1 sont en tête de leur championnat avec 3 victoires alors que les B 2 ont engrangé 2 succès pour le moment. Du côté des B III, on jouera pour le plaisir à la suite du regroupement des contingents d’Arnex et de Champvent. Chez les C de Beney et Chevalier, l’équipe aura l’ambition de terminer en tête de son groupe du second degré alors que les C 2 et 3 joueront certes pour le plaisir, mais plusieurs garçons auront l’ambition de se distinguer pour jouer à l’étage supérieur, la saison prochaine.

Proche de Bâle

Enfin, 7 formations seront alignées dans le championnat D (jeunes nés entre 1999 et 2002) dont l’une évolue dans l’élite cantonale. Il faut savoir que quelques gars prêteront également leurs services au Team Vaud du Nord qui dispute un championnat national. A ce sujet, un jeune Urbigène, Habib Mfomo Omoa, est le capitaine des M15 vaudois et on dit que le FC Bâle s’intéresserait au talent de ce jeune Camerounais.

L’évolution du MJOR dépend forcément de la qualité de certains joueurs ou de volées. Ils sont 430 juniors et 48 entraîneurs à évoluer sous le maillot bleu ciel du Mouvement. Un groupe indépendant qui repose sur un budget de Fr. 150’000.- et qui compte sur l’appui des 10 clubs qui le composent pour réussir sa mission.

Photo Cédric Aellen

Tara, Sarah et Yann fiers de leur trouvaille.

Vaulion: chasse aux œufs et vinaigrette de Pâques

Tara, Sarah et Yann fiers de leur trouvaille.

Tara, Sarah et Yann fiers de leur trouvaille.

Le Ski-Club perpétue la tradition

Dimanche en fin d’après-midi, une vingtaine d’enfants avait hâte de partir à la recherche des œufs cachés en pleine nature par le Ski-Club de Vaulion.

Valérie Meyer, présidente du Club, accompagnée d’autres adultes, dissimulèrent les œufs en chocolat à proximité du terrain de football, pendant que les enfants s’amusaient plus loin. On attendit les retardataires, et puis c’était parti: chacun son petit panier à la main furetait en vue d’amasser le plus gros pactole.

Attention à ne pas se laisser tenter de manger tout le chocolat! L’entraide était au rendez-vous : les plus grands aidaient les plus jeunes, on se tirait, on grimpait, on donnait des indices. Il arrivait bien sûr que l’on se chipe les œufs. Les jeunes prospecteurs éparpillés dans le champ ou à la lisière de la forêt ne semblaient pas souffrir du froid comme les parents restés vers la buvette du terrain de football.

Certains d’entre eux n’hésitèrent pas à aller prêter main forte pour les recherches. Ensuite, si les enfants le désiraient, on cachait les œufs une deuxième fois et c’était reparti! Au final ils gardèrent leur butin.
Plus tard, vers 19 heures, a eu lieu la «vinaigrette de Pâques». La buvette fut préparée pour l’occasion : tables dressées aux couleurs de la fête, œufs, salades et saucisses au menu. «C’est une bonne occasion de se retrouver et de passer un bon moment ensemble» me souligna Valérie Meyer.

En effet, une cinquantaine d’adultes et d’enfants ont été présents pour partager le dernier repas de Pâques et c’est dans la convivialité que s’est close la fête. A l’année prochaine!

Photo Laetitia Otz

Frédéric Petermann, nouveau conseiller communal.

Lignerolle: conseil déterminé et décisionnel

Frédéric Petermann,  nouveau conseiller communal.

Frédéric Petermann, nouveau conseiller communal.

En ouverture du Conseil communal du 2 avril, Bernard Werly président, salue les vingt conseillères et conseillers présents ainsi que la municipalité «in corpore», il assermente un nouveau conseiller, Frédéric Pertermann, qui remplace Silvia Nicolet démissionnaire.

Un des points importants de l’ordre du jour, l’équipement de la route de l’Abergement avec mise en séparatif des eaux, installation d’une conduite de gaz, mise en souterrain du réseau d’électricité, téléphonique et téléréseau, ainsi que les aménagements de la chaussée.

Le coût des travaux se monte pour l’ensemble du projet à Fr. 736’000.-, dont environ la moitié de la somme prélevée sur le fonds de réserve «Travaux futurs», le solde étant amorti sur une durée de 25 ans.

Après lecture du rapport de la commission par Richard Nicolet, rapport qui abonde dans le sens du préavis municipal, mais, qui demande, en particulier, de nommer une commission d’étude pour l’établissement de deux ralentisseurs prévus dans l’aménagement de la chaussée concernée.

Beaucoup de salive utilisée pour cette proposition sécuritaire, qui amène en finalité le Conseil à accepter le principe de nomination d’une commission, mais pour l’ensemble du dossier «Sécurité dans le village», et d’accepter à l’unanimité l’équipement de la route de l’Abergement.

Autre point d’importance, la réponse à la motion de Jean-Pierre Duvoisin sur l’adaptation des salaires et indemnités de la municipalité et du Conseil. Demande d’adaptation qui avait été retirée de l’ordre du jour du Conseil communal précédent.

La sortie de la municipalité de la salle, a permis à l’assemblée de mener un débat constructif et plein de sagesse. Dans la lecture du rapport de la commission par Philippe Roncière, on observe un ajustement sur la base d’un revenu de Fr. 80’000.- sur un taux de 100% d’occupation.

A l’avenir, le temps d’activité du syndic est estimé à 20% et celui des municipaux à 10%, soit la somme de Fr. 16’000.- et respectivement Fr. 9’000.-. En marge de ce rattrapage pour l’exécutif, les indemnités des membres du Conseil et du bureau sont aussi revues et actualisées à la hausse.

Cette nouvelle proposition d’adaptation salariale avalisée par la commission et les élus est acceptée à l’unanimité.

Après l’acceptation de vente de cinq actions PESA, les communications municipales ont abordé les sujets suivants : l’introduction d’une taxe au sac, la réfection des chemins d’accès de montagne, un futur règlement des constructions lié au plan de zone ainsi que de l’épuration des eaux.

Dans les divers, un banc, une place de jeux et le bruit autoroutier ont occupé la discussion avant la clôture de l’assemblée par son président.

Photo Alain Michaud

Foutoir Total

La compagnie pétrolière Total pourrait échapper à la condamnation suite au naufrage de l’Erika. La décision sera prise le 24 mai prochain. Pour mémoire, il s’agissait de ce pétrolier qui s’était échoué au large de la Bretagne en 1999.

Le nettoyage des côtes et de la mer avait nécessité des mois de travail afin d’effacer les traces de cet incident. Le jugement a été remis en question parce que le bateau se serait échoué dans les eaux internationales plutôt qu’en zone française. Au pire, le dossier devrait être transféré à la justice maltaise puisque le transporteur battait pavillon de ce pays.

Comme ce dernier ne s’est pas tellement manifesté à l’heure et après ce naufrage tant son système de contrôle des bateaux est lacunaire, on ne sait pas ce qu’il décidera. D’autant plus qu’il a été difficile d’identifier le propriétaire de l’Erika, qui a changé huit fois de mains depuis sa mise à l’eau (1975).

Cette même compagnie (Total) est en train de polluer la mer du Nord suite à une fuite de gaz sur l’une de ses plateformes, proche de la Norvège. Pas de chance pour Total puisqu’il lui faudra de nombreuses semaines pour colmater cette brèche. Si la recherche de ressources naturelles est sans doute indispensable à la marche de notre société industrielle, il serait surprenant que les pollutions qu’elles provoquent, soient à la charge des États.

On sait que Total, comme d’autres compagnies pétrolières, engrange des bénéfices faramineux avec l’extraction de gaz et de pétrole. Les soustraire aux conséquences de ces incidents serait tout simplement scandaleux, car ce n’est pas aux contribuables et aux consommateurs de payer l’addition de tels pépins. Bien qu’à la pompe, qui sait à quoi nous contribuons vraiment !