Une partie du peloton à l’attaque.

Bavois: le Giron cycliste 2012 est parti

Une partie du peloton à l’attaque.

Une partie du peloton à l’attaque.

Le cyclisme a repris ses droits dans la région samedi, puisque s’est déroulée à Bavois la première manche du Giron cycliste du Nord vaudois 2012. Les organisateurs étaient presque débordés par les inscriptions de dernière minute, réjouissantes au plan de la participation, mais toujours difficiles à gérer dans l’urgence.

Ce sont en effet 109 concurrentes et concurrents qui ont pris le départ sur le coup de 14 heures, pour un premier tour sous conduite sur le circuit habituel de 10 kilomètres. Un circuit rendu difficile, surtout sur la remontée de Orny à Bavois en raison d’une assez forte bise augmentant sensiblement la pression nécessaire sur les pédales et l’effort global.

Dans un premier temps, la course est restée groupée, mais rapidement, les premières attaques sont intervenues. Ce qui était un peloton au départ s’est disloqué pour faire place à une multitude de petits groupes se donnant la chasse ou tentant de rejoindre le groupe précédent. Au final, le VC Orbe truste les deux premières places avec la victoire de Cyrille Thiéry, en 1h 15 suivi de son coéquipier Théry Schir, à trois secondes. La troisième marche du podium revient à Thomas Buob, du Cyclophile lausannois.

Chez les Cadets, c’est le sociétaire du VC Echallens Martin Schäppi qui s’est imposé, alors que chez les Ecoliers, Jonathan Ruga du VC Lancy a pris la première place. Prochaine manche samedi 17 mars, même heure même endroit, mais cette fois sur une distance de 60 kilomètres.

Photo Olivier Gfeller

Olivier Chambaz, président de la FVSE.

Coup de gueule des éleveurs à Ballaigues

Olivier Chambaz, président de la FVSE.

Olivier Chambaz, président de la FVSE.

Mercredi s’est tenue à Ballaigues, au centre villageois, l’assemblée générale annuelle de la Fédération Vaudoise des Syndicats d’Elevage (FVSE). Organe majeur de l’organisation paysanne en Pays de Vaud, cette fédération est placée sous l’autorité du président Olivier Chambaz, de Duillier. Un président qui n’a pas mâché ses mots lors de son discours introductif, critiquant à souhait la politique agricole 2014-2017 (PA 14-17) imaginée par Berne et l’OFAG (Office fédéral de l’agriculture).

Au niveau laitier, Olivier Chambaz a estimé que «tout le système de l’IP lait est un fiasco: ça ne fonctionne pas et ça ne rapporte pas ce que ça devrait. On continue d’importer des produits notamment de pays émergents, ne respectant aucune norme de protection sociale ou salariale. On veut bien rester solidaires, mais pas devenir solitaires» a ajouté un président visiblement peu amène face aux décisions fédérales.

«Avec la PA 14-17, le Conseil fédéral propose des mesures de mise en œuvre de sa stratégie à long terme visant une production sûre, compétitive et durable de denrées alimentaires. Ce sont du moins les termes employés dans le message déposé le 1er février 2012 et surtout dans les discours du Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman» précisera encore Olivier Chambaz, «sauf qu’en l’état actuel des tracasseries administratives en tous genres, on va droit vers le démantèlement pur et simple des filières lait et céréales. Nous n’avons pas besoin de grands discours, mais de véritables actes» a poursuivi le président, devant une salle comble et partageant visiblement l’avis de son président.

Madelon, Trinity, Niagara et leurs congénères

Dans son rapport annuel, le gérant Claude-André Fardel, de Novalles est revenu sur l’activité de l’année, les contrôles techniques laitiers, les expositions auxquelles les membres de la Fédération ont participé et sur nombre de détails techniques allant du taux de protéine au taux de graisse dans le lait et les contrôles A4 et AT4 qui restent en l’état un peu mystérieux pour le rédacteur novice. A relever que la vache vaudoise de race se situe légèrement au-dessus de la moyenne suisse en matière de production.

Ce qui ne veut pas dire qu’en Pays de Vaud on ne trouve pas de championnes. Au contraire, puisque Madelon, Trinity, Niagara et beaucoup d’autres bêtes ont été primées à divers titres, que ce soit sur le plan de la production ou en participant à des concours. Les cloches de récompense ont été distribuées aux éleveurs en deuxième partie de matinée. L’assemblée s’est ensuite poursuivie par le traditionnel repas en commun, après que le syndic Raphaël Darbellay ait rejoint l’assemblée pour la saluer et présenter la commune hôte de cette manifestation aux deux cents participants présents.

Photo Olivier Gfeller

Christine Vuagniaux heureuse de son nouvel environnement.

Orbe: inauguration officielle de l’Hôtel de Ville

Christine Vuagniaux heureuse de son nouvel environnement.

Christine Vuagniaux heureuse de son nouvel environnement.

Après quelques années et quelques rallonges au crédit prévu initialement, les travaux d’agrandissement et de rénovation de l’Hôtel de Ville sont terminés, à un ou deux détails près.

La presse était conviée à une visite accompagnée d’explications détaillées en début de semaine. Mercredi a eu lieu l’inauguration officielle, à laquelle étaient conviés la préfète, les maître d’oeuvre, le service des Monuments historiques et les syndics de l’ancien district.

Le besoin d’agrandissement et de regroupement de l’administration communale existe depuis plus de deux décennies. Plusieurs projets avaient déjà été étudiés, même un regroupement dans le bâtiment de la Migros. Puis les travaux du nouveau collège de Montchoisi (bâtiment Ascom) ont eu la priorité dans les investissements. Ce n’est qu’en 2005 que le projet d’agrandissement a revu le jour sous la forme d’une demande de crédit d’étude au Conseil communal.

Projet écosensible

Le syndic, Claude Recordon et le municipal en charge de l’urbanisme, Henri Germond ont souligné la volonté de la commune d’exécuter des travaux de construction durable. Cela se traduit dans le choix de matériaux de proximité et des peintures artisanales.

L’architecte, Michel Lardieri et le chef de service Jean-Marc Ducotterd ont expliqué également ce qu’a impliqué cette démarche de travailler avec des produits 100% naturels. Il a fallu collaborer avec les maîtres d’état et faire un grand travail d’équipe. Henri Germond rapporte d’ailleurs que plusieurs maçons d’origine latine avaient encore un savoir-faire en la matière et ont pu apporter une contribution insoupçonnée.

Coeur de la ville

Michel Lardieri a expliqué tout le défi de ces rénovations. L’Hôtel de Ville est au coeur du tissu médiéval d’Orbe, il devait garder cet aspect centralisé tout en développant les relations transversales, d’où l’idée d’une entrée à l’ouest, côté gare qui va probablement se développer prochainement.

Enfin Carlo Vagnières, concepteur d’espaces naturels, a expliqué tout son travail. Plus de cinquante couleurs différentes ont été utilisées, sans une trace de synthétique, de la peinture à la caséine (sorte de fromage blanc) de la chaux éteinte, de l’huile de lin entre autres.Selon lui, l’utilisation de matériaux naturels amène de la tranquillité et une certaine harmonie pour les personnes travaillant dans ces espaces. Le bâtiment respire différemment, il est plus chaleureux.

Portes ouvertes samedi

L’administration communale est enfin réunie sous le même toit, ce qui simplifie beaucoup la tâche de certains. Il ne manque plus que l’accueil, dont le travail déchargera durablement celui du bureau du greffe. Demain samedi, la population est invitée à visiter l’Hôtel de Ville dans son ensemble, dont tous les bureaux seront ouverts de 9 h. à 14 h.

Photo Natacha Mahaim

Une des pièces exposées au musée d’Orbe.

Orbe: Musée, Mosaïques, etc.

Une des pièces exposées au musée d’Orbe.

Une des pièces exposées au musée d’Orbe.

Assemblées de la Fondation Pro Urba et de l’Association des Amis de Pro Urba.

La Fondation

Dans son rapport, lors de la dernière assemblée, le président Raphaël Berthoud n’a pu que constater la baisse du nombre des visiteurs aux Mosaïques en 2011: 2851 personnes contre 3204 en 2010. La plus forte affluence date des dernières années de fouilles en 2003 et 2004.
Cette baisse de rentrées, comme les travaux extérieurs faits au pavillon d’accueil, se répercutent sur les comptes, qui se soldent par un déficit de Fr. 3000.- environ.

Le président a remercié la commune et Urbagaz pour son soutien financier, ainsi que l’Association des Amis qui a versé la somme de Fr. 5000.–. L’exercice 2011 était le dernier pour Luc Pasquier qui remet la caisse à Virginie Veyre.

Le Musée

Faute de visiteurs, celui-ci n’est ouvert que sur demande ou exceptionnellement, comme l’an passé pour l’exposition Pierre Viret. La fondation a remercié Annette Combe pour son travail dans les déplacements des objets avant et après l’exposition. Vreni Segessenmann a démissionné de la Fondation, cependant elle poursuit sa collaboration avec Walter Balimann lors des torréfactions de café.

Les Mosaïques

Le gros souci de la Fondation est la mise en valeur du site des mosaïques, chemin long et difficile auprès du canton à qui il appartient, mais qui va bientôt bouger, grâce à la motion du député Denis-Olivier Maillefer. Une plaquette, rédigée par la Fondation, a été largement distribuée aux députés. Le site des mosaïques sera à nouveau ouvert pour Pâques et la Fondation souhaite que le dernier chef d’œuvre fait de tesselles, découvert lors des fouilles et remis en état, soit bientôt visible…

Association des Amis

Au comité, la présidente Martine Mayor, a donné sa démission; elle a été remplacée par Félicien Monnier. L’Association compte plus de 220 membres; elle organise des manifestations dans le but de soutenir la Fondation. Lors de la dernière assemblée, elle a accepté de verser Fr. 10 000.– en 2012 qui viendront aider à financer les différents travaux à venir.

Vous pouvez les soutenir en devenant membre ou en versant un don à l’association ou à la Fondation. L’Association participera à la Foire des Senteurs, au 1er août et au Marché de Noël avec son café fraîchement torréfié et organise à nouveau la brocante les 30 juin et 1er juillet. Elle souhaite organiser également une conférence et donnera des informations en temps utile.

Vous pouvez devenir membre de l’Association ou demander des renseignements en vous adressant à: pro-urba@orbe.ch ou par courrier à la case postale à 1350 Orbe.

Photo Marianne Kurth

Stéphane Warpelin, chef de poste à Orbe.

Police intercommunale: ce qui a fait la décision

Stéphane Warpelin,  chef de poste à Orbe.

Stéphane Warpelin, chef de poste à Orbe.

58 voix pour, 32 voix contre. C’est le score sans appel, connu maintenant depuis une semaine, et réservé à la police intercommunale du Nord vaudois par le délibérant d’Yverdon-les-Bains.
Alors que la commission chargée de rapporter sur cet objet proposait à l’unanimité le rejet pur et simple du projet, il est utile de s’attarder quelque peu sur les raisons qui ont permis ce retournement de situation significatif et rare dans un tel contexte.

Des commissaires résolument négatifs

Dans un rapport univoque et résolument négatif dans son approche, la commission a additionné les bonnes raisons, à ses yeux, de refuser le projet: périmètre géographique «baroque» et organisation territoriale prévue inadéquate, perte irrémédiable de pouvoir de contrôle démocratique sur la police de proximité, projet globalement mal ficelé et dont les retombées financières sont floues, pur cadeau à Orbe qui ne peut s’en sortir seule.

Bref, les commissaires n’ont rien trouvé de bon pour Yverdon-les-Bains dans le projet municipal et l’ont clairement fait savoir. Même si le projet n’est pas parfait, même si le règlement de l’association comporte quelques articles méritant des retouches, il a trouvé des défenseurs dont les arguments ont fait mouche. Pas chez les Verts, certes, unanimement recroquevillés derrière une conception à courte vue de la sécurité et une approche par trop empreinte d’esprit local et comptable. Pas plus chez quelques PLR, rangés derrière l’ancienne préfète Pierrette Roulet-Grin qui roulait clairement pour un traitement local et non régional de la sécurité, citant à l'appui de son argument des augmentations très importantes de la criminalité dans la ville-centre… mais aussi dans les campagnes reculées.

Le peuple vaudois a refusé la police unique

Pourtant, le peuple a refusé la police unique et le Grand Conseil en a tiré les conséquences en accouchant péniblement l’an passé de la nouvelle organisation policière cantonale, dite police coordonnée. Qui dit coordination, dit corps à coordonner, et donc corps municipaux ou régionaux coexistants. Dans ce cadre, ce ne sont pas moins de 10 polices communales ou intercommunales qui existent ou sont en train de se mettre en place dans le canton, et qui viendront compléter le dispositif de la gendarmerie cantonale.

Dans sa très grande majorité, le PLR, par la voix d’Eric Gentizon, a annoncé qu’il soutiendrait le projet. Même son de cloche chez les socialistes, dont le porte-parole Stéphane Balet a annoncé clairement la couleur. Essentiellement d’ailleurs au nom de la solidarité intercommunale et pour affirmer le rôle de ville-centre aidant sa périphérie plutôt que de jouer en solo. Chez les UDF-verts libéraux, la cause était nettement plus partagée, au point qu’ils ont demandé et obtenu que le vote se fasse à bulletin secret.

Avant tout un problème de sécurité

Olivier Kernen a rappelé que pour créer quelque chose, il faut bien partir de quelque part, même si ce quelque part n’est pas parfait. Montrer aux autres que cette police peut être un succès permettra probablement à d’autres communes de rejoindre le système, surtout lorsqu’elles compareront les coûts et bénéfices de cette dernière avec ceux des fameuses prestations complémentaires de la gendarmerie. Finalement, pour l’élu socialiste, «le problème principal, trop absent des débats, est celui de la sécurité. La meilleure façon de l’assurer est de disposer d’un corps intercommunal capable d’être mobilisé en nombre suffisant dans toute une série de circonstances potentielles».

50 ans et pourtant si jeune…

Arnex: 50 ans des Vaudoises

50 ans et pourtant si jeune…

50 ans et pourtant si jeune…

Pour fêter cet anniversaire le groupe a organisé un brunch magnifique.

Rencontre ville-campagne

Si tous les habitants ou presque sont venus manger et participer au concours ce dimanche à la grande salle, beaucoup d’autres personnes ont fait le déplacement. Venant parfois de loin, jeunes et moins jeunes ont dégusté les mets variés et appétissants préparés par les paysannes vaudoises. Depuis le beurre-confiture jusqu’aux desserts, en passant par la soupe aux légumes, le papet et sa saucisse aux choux et tant d’autres.
Les produits, de la région en très grande majorité, ont contenté les papilles de chacun. Et les vins d’Arnex et les sirops maison ont arrosé le tout. Que demander de plus?

50 ans

Une des membres fondatrices m’a expliqué que quelques dames se sont jointes au groupe de Croy pendant quelques années, puis elles ont dit: «Pourquoi pas un groupe à Arnex!». L’une d’elles a été frapper aux portes afin de réunir un maximum de membres. Le groupe est né le 18 avril 1962 avec un comité formé de Ferdine Roy, présidente, Céline Monnier et Blanche Lavenex, vices-présidentes, Marguerite Devenoge, caissière, Denise Charles secrétaire et Edwige Gauthey et Emeline Poget, membres.

Au départ, ces dames souhaitaient se rencontrer afin de pouvoir se payer des cours en commun afin de confectionner des habits ou des pâtisseries, mais ce que le groupe a amené à ces femmes, c’est surtout une soirée de «liberté» hors de la maison, l’émancipation commençait. Et puis, les hommes étaient tout contents, car elles apprenaient de nouvelles recettes dont ils se régalaient ensuite!

Groupe bien vivant

Des cours, des courses, des fleurs pour l’abbaye, des thés de mariage ou d’enterrement, des sorties au Comptoir pour vanter les biscuits à la graisse de colza, que de souvenirs ont été partagés ce dimanche à Arnex autour des photos qui étaient exposées: «Tu te souviens de cette fois-là…»

Actuellement, le groupe compte environ 35 membres dont les 45% viennent du milieu agricole. La présidente, Marie-Claire Stern est fière de son groupe qui fonctionne bien et sait se serrer les coudes quand il le faut. 28 paysannes ont travaillé en cette fin de semaine et plus de 250 personnes se sont régalées.

Merci et bravo Mesdames!

Photo Marianne Kurth

Urne

Ces votations qui divisent

Urne

Urne

Deux sujets ont particulièrement divisé la Suisse, le week end dernier, lors des votations fédérales. A commencer par l’initiative de Franz Weber qui proposait de limiter à 20% le nombre de résidences secondaires.

Un résultat qui a provoqué l’ire des Valaisans qui voient dans cette acceptation un frein au développement du tourisme et au monde de la construction. On brandit le spectre du chômage, un argument qui n’a pas vraiment pesé dans la votation.

La Suisse du Nord a dit non à la dénaturation de nos alpages qui ont déjà subi un bétonnage forcené. Lors de ces dernières années, n’avions-nous pas entendu que les populations locales n’avaient plus le moyen d’habiter dans leur station tant les prix de location, conséquence d’un prix du mètre carré déjà  exorbitant, étaient devenus inabordables pour eux.  En adoptant de justesse l’initiative Weber, le peuple helvétique n’a-t-il pas rendu service aux populations des Alpes?

Le prix du livre a séparé la Suisse alémanique de la Romandie, une fois encore. Les grandes entreprises, comme la Migros, ont pesé d’un tel poids sur la votation que l’idée d’un prix unique a été balayée outre-Sarine, sans que l’on se soucie de l’avenir des petites librairies. Faut-il comprendre par ce manque de solidarité vis-à-vis de ces échoppes, que l’on est prêt à abandonner les commerces de détail au profit des grandes surfaces?

De toute manière, on aura moins de temps pour bouquiner puisque nous nous sommes refusé une sixième semaine de vacances!