Olivier Thibaud et Pierre-André Basset, sous les yeux attentifs de l’Abbé-président Michel Duvillard et du Greffier Dominique Tréhan, expliquent à l’assemblée le degré d’usure de la bannière.

Abbaye «Union et Paix»: les finances à l’ordre du jour

Olivier Thibaud et Pierre-André Basset, sous les yeux attentifs de l’Abbé-président Michel Duvillard et du Greffier Dominique Tréhan, expliquent à l’assemblée  le degré d’usure de la bannière.

Olivier Thibaud et Pierre-André Basset, sous les yeux attentifs de l’Abbé-président Michel Duvillard et du Greffier Dominique Tréhan, expliquent à l’assemblée le degré d’usure de la bannière.

Avec une précision toute suisse, le vendredi 2 mars dernier, l’Abbé-président Michel Duvillard a ouvert la 93e assemblée générale de l’Abbaye Union et Paix. La soirée s’est déroulée dans une ambiance amicale devant 48 membres, deux anciens Abbés-présidents (Daniel Malherbe et Didier Lombardet) et deux membres de la Municipalité (Pascal Desponds et Didier Lombardet).

Après la lecture du PV de l’assemblée du 4 mars 2011 par Dominique Tréhan, le bref rapport de l’Abbé-président a fait état des prochaines fêtes de l’Abbaye les 7, 8 et 9 juillet prochains à la salle polyvalente, dont les préparatifs vont bon train.

Le caissier, Olivier Thibaud, a ensuite présenté des comptes, selon lui, si rationnels que l’agape qui accompagnait la vérification a mis plus de temps que le bouclement et le contrôle proprement dit. Il fut suivi du rapport des vérificateurs et de la nomination de la commission de vérification pour le prochain exercice.

Si aucune démission de membre de l’Abbaye n’est parvenue à l’Abbé-président, Pascal Desponds a émis son souhait de quitter le Conseil, faisant ainsi de Michel Duvillard le doyen du comité. C’est Alain Schlaefli, élu à l’unanimité, qui fait donc son entrée au Conseil.

Pour la fête 2012, le prix de la carte se montera à Fr. 160.– et le Conseil rappelle que ce sont surtout les boissons qui amènent de l’argent dans la caisse et recommande dès lors de lever son verre aussi souvent que possible, tout en restant raisonnable.

Dans son rapport budgétaire, le caissier propose de maintenir les cotisations à Fr. 30.– par année, mais suggère un supplément provisoire de Fr. 20.– par année en prévision d’un fonds pour le 100e anniversaire qui aura lieu en 2019. Il sera prévu dans ce fonds des montants pour la fête proprement dite et, ce qui a amené une vive discussion parmi les membres, le remplacement de la bannière dont le tissu ne tiendrait plus que par enchantement.

Cependant, ces contributions ne suffiront pas pour le 100ème anniversaire et il faudra trouver d’autres montants pour financer le tout. C’est pour cela qu’un bal est organisé le 5 mai 2012 à la salle polyvalente pour amener quelques sous dans la caisse, pour ce jubilé.

En conclusion, le Conseil et les membres de l’assemblée donnent rendez-vous à la population de Chavornay, le 5 mai 2012 pour un bal à la salle polyvalente et les 7, 8 et 9 juillet prochains pour la fête de l’Abbaye «Union et Paix» dans cette même salle.

Photo Pierre Pellaton

Gianluca Chiazza jouait du côté de Saint-Etienne avant de venir à Baulmes

Football: on reprend en cette fin de semaine

Gianluca Chiazza jouait du côté de Saint-Etienne avant de venir à Baulmes

Gianluca Chiazza jouait du côté de Saint-Etienne avant de venir à Baulmes

La pause hivernale se profile avec l’arrivée des beaux jours. Ce deuxième week-end de mars verra les compétitions de 1ère ligue et de 2e ligue interrégionale reprendrent leur cours. Pour nos équipes régionales, c’est une lutte contre la relégation qui s’engage. En effet, Baulmes est dernier de son groupe avec 4 points au terme de 15 parties. Il compte 8 longueurs de retard sur l’avant-dernier Monthey. En 2e ligue inter, Orbe est avant-dernier (13e) avec sept unités, à 6 points de Sierre, l’antépénultième. Dans le même groupe, Bavois n’est que 10ème avec 14 pts. C’est dire que le printemps sera chaud pour ces formations. Quand bien même une inconnue demeure. Avec le retrait de compétition de Neuchâtel Xamax et probablement de Servette en Super League, il risque fort d’y avoir des répercussions au niveau des relégations dans les championnats qui concernent nos clubs. On attend avec impatience les conséquences de cette déroute financière des clubs romands de l’élite.

13 nouveaux à Baulmes

Après un premier tour au cours duquel Baulmes a failli disparaître de la carte footballistique du pays, la venue de Metin Karagülle a été salvatrice. Surtout que le nouveau président a eu la bonne idée de s’entourer de dirigeants locaux pour composer son comité, ce qui redonne du crédit à ce club qui a passé par des péripéties pénibles durant ces dernières années. Après une certaine valse des entraîneurs, l’équipe de 1ère ligue a été confiée à Christian Mischler, qui a quitté Orbe pour revenir à ses premières amours. Comme le contingent ne répondait pas aux exigences de la division, 13 nouveaux joueurs sont venus en renfort à l’intersaison. Une habitude à Baulmes mais cette fois il s’agira de sauver le club d’un bien mauvais pas. Et le nouveau mentor n’hésite pas à dire que son club va au-devant d’un nouveau départ. «Etant donné l’arrivée d’un grand nombre de gars, il faudra sans doute un peu de temps pour que la cohésion se fasse. La neige nous a contraints à nous entraîner longtemps en salle ou à aller disputer des matches de préparation sur des terrains synthétiques. Pourtant, il faudra que l’on soit compétitif d’emblée car nous recevrons lors des quatre premières parties de ce deuxième tour. Il faudrait pouvoir glaner sept points lors du premier mois de compétition lorsque nous recevrons successivement les moins de 21 ans de Young Boys, Guin, UGS et Monthey. Notre façon de jouer devra différer aussi puisque nous comptons surtout des joueurs au petit gabarit. En d’autres termes, nous devrons accentuer le jeu au sol», nous dit Metin Karagülle.

Nouveaux joueurs

Yann Gretler, Ludovic Valente et Youssef Wyssam (Monthey), Kenedy Rodriguez, et Théo Reymond (Yverdon), Onur Demircan et Wilfried Loizeau (ex-Bavois), Faruk Bahi (Champagne), Gilles Levrand (Martigny), Ali Caglar (Stade Nyonnais) ainsi que plusieurs garçons venus de France soit Christian et Christopher Nzinga ainsi que Gianluca Chiazza.

Remue-ménage aussi à Orbe

Comme à Baulmes et à Bavois, les Urbigènes ont changé d’entraîneur à l’issue d’une première partie de championnat catastrophique. En dehors d’un contingent limité, Orbe a dû faire face à un grand nombre de blessés ou de suspensions qui ont lésé l’évolution de l’équipe première. C’est du reste l’une des premières intentions du nouveau coach Alain Béguin d’instaurer une mentalité différente. «J’ai prévenu les gars que je n’accepterai pas des débordements sur le terrain. Je leur ai interdit de contester l’arbitre mais demandé de respecter l’adversaire. Pour ce qui est des joueurs à disposition, j’estime que nous possédons de quoi nous permettre d’aborder la compétition avec de meilleurs arguments. Cependant, je déplore d’emblée l’absence de plusieurs garçons qui sont blessés ou suspendus. Ainsi, Da Motta n’a pas encore repris l’entraînement après avoir été opéré (pas de retour avant un bon mois).

Le gardien Grosso se soigne encore alors que son frère devrait être compétitif contrairement à Alves, Seguin ou Galokho alors que Carvalho et Gêtaz subissent encore une punition actuellement. «C’est dommage car lors des premières rencontres du printemps, nous allons affronter des équipes du haut du tableau et il nous faudrait glaner quelques points ici et là pour ne pas être définitivement décramponnés. Et pour cela, il faudrait bénéficier de l’apport de tous», nous dit Alain Béguin, qui a recruté onze nouveaux joueurs qui compenseront les départs de Barrier (Azzurri Lausanne), Momo (Lutry, Makinu (Bavois II) et Spethim (Ursy).

Nouveaux venus

Jonathan Abat, Kevin Besic et Enis Ibraimi (Stade Lausanne), Henrique Amorin et Ewerton Da Silva (Bosna Yverdon), Carlos Sepulveda (Champvent), Gustavo Oliveira Luis (Centre Portugais Lausanne), Admir Bilibani (Dardania, ancien joueur de Super League), Gabrielle Bianchi (Echallens) Lucien Obama (La Sarraz) et Léonardo Venancio Costa (venu du Brésil).

Préparer l’avenir

Bavois est sans doute la formation qui a le moins à craindre. Pour commencer, il a conservé l’essentiel de son effectif et accueille trois nouveaux joueurs dont Edim Becirovic (Renens), Diogo Paiva (Prilly et Raphael Cottens qui revient à la compétition après un an d’arrêt. Le président Jean-Michel Viquerat ne fait pas de mystère sur l’ambition de son club lors de ce deuxième tour. «Il nous faut d’abord nous éloigner de la zone de la relégation.

Puis ensuite, si tout se passe bien, nous travaillerons de manière à préparer l’avenir, car j’espère bien que l’on pourra introduire progressivement des jeunes dans l’équipe». De son côté, le nouvel entraîneur, Bekim Uka, se réjouissait du retour du soleil, samedi dernier. «Il n’a pas été facile de s’entraîner lorsqu’il faisait moins dix ou moins quinze degrés. Il a fallu que je varie les entraînements en conséquence pour que nous soyons prêts à temps». A première vue, cela sera le cas puisque Bavois s’est montré assez impressionnant lors de ses parties de préparation, en espérant que l’équipe retrouve l’ambition qui lui a manqué à l’automne dernier.

 

Photo Pierre Mercier

Casino de Vallorbe en travaux.

Vallorbe: des serrures qui pensent

Casino de Vallorbe en travaux.

Casino de Vallorbe en travaux.

Lundi soir a eu lieu la première séance de l’année 2012 du Conseil communal de Vallorbe, placée sous l’autorité de Luc Neuschwander, président. Avec deux points principaux à l’ordre du jour : un crédit de réfection d’un tronçon de la rue des Grottes et un autre pour l’acquisition d’un nouveau système de clés et de cadenas intelligents.

Le premier est un projet qui fait suite à la réfection du premier tronçon de la rue des Grottes, qui a été menée en 2009. Il s’agit cette fois d’une réfection complète de la chaussée et de deux murs de soutènement sur une distance de 300 mètres environ, entre les numéros 2 et 14 de la rue en question.

Le crédit nécessaire à cette rénovation complète s’élève à Fr 1.620 millions. Il a été voté sans discussion et à l’unanimité, la nécessité des travaux ne faisant aucun doute pour personne. Dans le cadre de la rénovation du Casino et de la construction du nouveau collège, la commune a acquis un système de clés et de cadenas intelligents, programmés à distance par un système informatique central. Les pertes de clés sont rapidement résolues et la gestion des accès aux locaux grandement facilitée.

Pour une dépense de Fr. 188 000.–, le Conseil a voté, une nouvelle fois sans discussion et à l’unanimité, l’acquisition de ce système pour l’ensemble des locaux communaux.

Que deviendra donc la police municipale

Dans une intervention individuelle remarquée, la conseillère Lorianne Bogliano-Foretay a interpellé la Municipalité au sujet du futur de la police municipale. «Faut-il que le Conseil ou la population fasse pression sur les autorités cantonales pour obtenir, dans le cas de Vallorbe, une dérogation au nouveau système policier cantonal et pour garder une vraie police municipale dotée du pouvoir de contrainte et dûment armée?» a-t-elle ainsi demandé à l’exécutif.

Par la voix de Sylviane Tharin, municipale en charge du dossier, l’exécutif a simplement indiqué qu’une nouvelle séance aurait lieu prochainement avec les autorités cantonales sur la base du nouveau règlement d’application qui est parvenu à la Municipalité. Visiblement cette question est délicate et l’exécutif avance à pas de loup pour défendre au mieux les intérêts particuliers d’une commune frontalière et dotée d’un Centre de requérants fédéral, accompagné de ses désagréments.

On notera aussi l’intervention de Yann Jaillet, qui s’inquiète, pour l’été, de la prolifération des requérants aux abords du camping et de la piscine, qui n’ont pas toujours des comportements conformes aux règles en vigueur. Cette présence semble avoir un effet négatif sur la fréquentation des installations, et sur l’entrain des bénévoles qui en assurent le fonctionnement. «Ce n’est pas la Confédération qui financera la gestion de ces installations le jour où les bénévoles auront baissé les bras» a-t-il ajouté. La Municipalité a décidé de placer un nouvel agent de sécurité privé sur ces sites, en permanence durant la période d’été.

Le Casino va rouvrir en juin

Le Casino rénové ouvrira dans les temps. Dès le 12 mai, l’Auberge communale restaurée sera ouverte au public. Les autres locaux du Casino seront inaugurés dès le 21 juin durant une quinzaine de jours au travers de diverses manifestations et spectacles. Le Conseil tiendra sa première séance dans sa nouvelle salle fin juin.

Photo Olivier Gfeller

Nicole Gaspardi, depuis 29 ans au Comité

USL: vers le démantèlement?

Nicole Gaspardi, depuis 29 ans au Comité

Nicole Gaspardi, depuis 29 ans au Comité

Les sociétés urbigènes membres de l’Union ont reçu ces derniers jours une lettre-convocation dans laquelle on trouve au point 7 de l’ordre du jour la dissolution éventuelle de l’USL. En date du lundi 26 mars prochain, les membres de l’USL devront donc se prononcer sur cette question délicate. En effet, le comité a le sentiment que l’Union des Sociétés Locales a de moins en moins sa raison d’être.

Perte de prérogatives

Cette réflexion est survenue à la suite de plusieurs événements. A commencer par le renouvellement des dirigeants de cette union. Si l’année dernière, Philippe Cochard a accepté de prendre la présidence en remplacement de Dominique Jaccard, il s’avère que personne ne se précipite pour occuper une place au comité. Il est vrai qu’avec le temps, l’USL a perdu quelques-unes de ses prérogatives.

Elle attribuait les lotos ce qui avait provoqué certaines passes d’armes croustillantes à l’époque. Malheureusement, les sociétés ne sont plus intéressées par ce genre de manifestation et s’adressent directement à la Municipalité pour ce type d’organisation. A l’époque, l’USL était sollicitée pour la location du Casino. Une tâche qui a été reprise par le Greffe municipal depuis quelques années tant les sollicitations sont nombreuses.

Lors de la rénovation de l’édifice, le matériel de l’USL a été cédé à la commune. Si bien que le comité n’a plus d’autre tâche que de trouver des partenaires pour la tenue de stands à l’occasion de la fête nationale, en collaboration avec la commune. Autant dire que le pouvoir de l’USL a sensiblement diminué.

Attente de propositions

Comme personne ne le sollicite, le comité a osé se demander si l’Union était encore utile. Cela dit, le comité n’a pas abdiqué et est prêt à entendre toutes sortes de propositions qui pourraient justifier son maintien. C’est pourquoi il attend de connaître l’avis des différentes sociétés sur l’avenir du groupement. Dans les villages voisins, l’USL a encore sa raison d’être pour différentes raisons comme l’organisation de fêtes communes ou pour la location de matériel.

Ce n’est donc plus le cas à Orbe et il faudrait de nouvelles idées et un intérêt de la plupart des sociétés pour donner un sens à l’USL. Il faut donc espérer que les sociétés viendront à cette assemblée générale ordinaire avec des propositions intéressantes. Sans quoi il faudra bien se résoudre à la dissolution car rien ne sert de payer des cotisations à une USL désabusée par le manque d’intérêt qu’elle constate depuis plusieurs années.

Photo Marianne Kurth

Madame Renée Gillabert

Centenaire et doyenne: Renée Gillabert, une belle vivacité d’esprit

Madame Renée Gillabert

Madame Renée Gillabert

La délégation municipale conduite par Pierre Mercier, s’est déplacée à Yvonand pour féliciter l’heureuse centenaire, Madame Renée Gillabert, locataire de l’EMS du Bugnon depuis quelques mois et qui a la particularité de fêter son anniversaire un 29 février! Elle devient ainsi, avec Monsieur Jakob Lüscher chez les messieurs, la 2e centenaire urbigène.

Une belle réception avait été organisée par l’établissement, et outre son fils Michel et sa belle-fille Marianne, Mme la Préfète Evelyne Voutaz et les autorités d’Yvonand entouraient également la jubilaire pour un moment très convivial passé à écouter Renée évoquer avec une lucidité et un souvenir très précis quelques étapes de sa vie.

La jeune Renée Tacheron est née à Yvorne, mais passera ses premières années à Nyon, avant d’arriver à Yverdon. Elle viendra ensuite travailler, non pas dans sa formation de couturière mais comme «bonne à tout faire», selon ses dires, dans la famille de Louis Fertig à Orbe. C’est en secouant la poussière à la fenêtre qu’elle fit tomber de son vélo un ouvrier de la brasserie trop occupé à la regarder et ce fut là le début d’une très longue histoire d’amour avec Louis. Marié en 1934, le couple s’installa à Orbe et finit par acquérir une maison au chemin de la Magnenette.

Limitée de naissance dans sa santé par une insuffisance rénale, Renée n’a pas pu voyager, mais elle a pris le parti d’accepter cette situation et a choisi de se consacrer entièrement à sa famille, auprès d’un mari dont elle aime à dire qu’il était «un bon type qui était toujours d’accord». Dans cette vie pourtant bien remplie, elle connaîtra bien sûr quelques épisodes douloureux avec notamment la perte de sa fille Andrée à 9 ans des suites d’une péritonite, puis bien plus tard le décès de son mari Louis en 1996.

Elle veut pourtant retenir les meilleurs moments qui sont le jour de son mariage et la naissance des enfants et elle ne cesse de dire merci à son fils Michel en particulier, mais aussi à tout son entourage familial qui lui ont permis d’être «trop gâtée, c’est ce qui me fait arriver aujourd’hui à 100 ans d’existence».

Tous les participants à cette sympathique manifestation ont relevé l’esprit encore incroyablement vif et précis de Madame Gillabert, avec un visage et une prestance tout aussi remarquables. Elle s’est très facilement intégrée à sa nouvelle situation à l’EMS du Bugnon où elle vante les qualités aussi bien de la propriétaire Mme Bugnon «qui aime ses pensionnaires comme sa propre famille» que de l’ensemble du personnel.
On ne peut que souhaiter à Madame Renée Gillabert que cette situation perdure le plus longtemps possible et que son moral reste, comme la météo qu’elle écoute tous les jours, ensoleillé et à bonne température.

La visite s’est terminée par un passage dans sa chambre où l’on a pu voir le fauteuil électrique, très perfectionné, que le Canton et la Commune d’Orbe ont offert à Renée afin de contribuer à son confort. Merci Madame, de ces instants privilégiés, nos meilleurs vœux vous accompagnent.

Photo Pierre Mercier

Deuxiène depuis la gauche, Anthony Sanchez.

Romainmôtier: exploitation forestière avec le CEP de Vallorbe

Deuxiène depuis la gauche, Anthony Sanchez.

Deuxiène depuis la gauche, Anthony Sanchez.

Anthony Sanchez est responsable au CEP (Centre d’Enregistrement et de Procédure) de l’organisation de journées d’occupation pour les requérants. Il le fait en étroite collaboration avec la commune de Vallorbe ainsi que les communes avoisinantes et les gardes- forestiers de l’arrondissement. Tous les jours, les gens s’inscrivent spontanément pour faire un travail. Et chaque jour il gère une équipe nouvelle, six personnes au maximum, qu’il accompagnera tout au long de la journée sur le site choisi.

Nettoyage forestier

Cette collaboration menait aux abords de Romainmôtier, sur la route de Juriens, pour rendrent les talus déboisés pour la sécurité routière, propres et que le regard des habitants et des visiteurs soit le moins accroché de ce «déshabillage» forestier et printanier. Ce jeudi, les requérants étaient originaires de quatre pays: Nigeria, Guinée-Bissau, Mali et Macédoine.

Ces personnes sont motivées, elles ne se sentent pas inutiles. Elles reçoivent une compensation pécuniaire journalière. Bastien Siggen, garde-forestier du Triage du Nozon, apprécie travailler avec A. Sanchez et les échanges qui en découlent, introduisent une valeur humaine à cette collaboration. Ils ont tous accepté d’être photographiés, et votre serviteur a apprécié ce oui.

Photo Marlène Rézenne

No smoking

Fumer et alors ?

No smoking

No smoking

Je fume. Autant vous le dire d’emblée. Ce qui me rend d’autant plus sensible à toutes les mesures qui tentent de nous marginaliser. Davantage même, de nous culpabiliser.

D’accord de ne pas fumer dans les restaurants. On pourrait discuter à propos de cette interdiction dans les cafés, pour autant que ces derniers affichent clairement qu’ils acceptent les fumeurs. On sait que les affaires de ces établissements ont périclité à la suite des mesures prises à cet égard. Admettons encore de se rendre à l’extérieur pour «tirer sa clope».

Maintenant on vient nous dire que même à l’extérieur, il deviendra difficile de fumer sans susciter l’intervention de la police. Que la fumée tue, je veux bien, mais il n’y a pas que cela comme danger mortel!

Prend-on vraiment des mesures pour enrayer le marché et la consommation de la drogue? Pas de manière aussi acharnée et pourtant on sait que la plupart des jeunes touchent à ces produits nocifs pour la santé. Une partie de la jeunesse tombe progressivement dans l’alcoolisme. Mais peu de monde, du moins en politique, ne s’inquiète vraiment de cette dérive.

Comme s’il était normal que l’on se drogue et que l’on boive. Pour oublier peut-être le sort réservé à la jeunesse puisqu’elle a de plus en plus de peine à trouver du boulot. 40% des jeunes Espagnols, 31% des Italiens et 22% de Français entre 18 et 25 ans ne travaillent pas.

On n’a pas sous la main de véritables statistiques pour l’Helvétie mais on sait que trouver un apprentissage n’est pas chose facile et que fréquenter l’université ne vous procure pas nécessairement un emploi après de longues années d’études.

Alors interdire de fumer à tout va: est-ce à ce point une préoccupation capitale? J’ai plutôt le sentiment  que l’évolution du monde va trop vite pour nos dirigeants qui sont de moins en moins en phase avec la réalité.