Sweet People et le jeune Bryan, petit-fils de Raymond Glauser de Baulmes.

Alliance Baulmes-Champvent: Alain Morisod et les Sweet People

Sweet People et le jeune Bryan, petit-fils de Raymond Glauser de Baulmes.

Sweet People et le jeune Bryan, petit-fils de Raymond Glauser de Baulmes.

Le mot avait été donné, réservez vos places car il s’agit d’un concert unique! Effectivement, ce deuxième samedi de février, la salle des Fêtes de Baulmes était pleine à craquer, abritant 600 spectateurs acquis d’avance. On eût pu faire aisément plusieurs soirées salle comble, nous confie le président M. Jacky Schlaefli, mais l’agenda d’Alain Morisod ne le permettait pas! D’ailleurs cela faisait longtemps que l’idée d’une collaboration entre L’Alliance et Alain Morisod avait germé. C’est grâce à la pugnacité et à la persévérance de Raymond Glauser, membre de la fanfare et ami de jeunesse, du temps des bals d’Alain, que la date de février 2012 a finalement pu être arrêtée.

Première partie avec «L’Alliance»

Sous l’efficace direction de Joël Chabod, les trente membres de la fanfare, nous interprétèrent six morceaux de styles variés, allant du baroque, à une musique très contemporaine de Metallica, en passant par une version revisitée de «everybody needs somebody »des Blue Brothers. Celle-ci sera bissée par un public enthousiaste. «L’Alliance» est un bien bel ensemble dont l’investissement, l’énergie et l’imagination sont à relever. Par ailleurs, le panachage des âges est réjouissant, grâce à l’école de Musique de Baulmes-Champvent, la relève est assurée !

Deuxième partie, «L’alliance» avec Alain Morisod et son groupe

Ce furent 6 morceaux, spécialement créés et arrangés pour cette collaboration! Ils ont nécessité travail, assiduité et concentration. Pari réussi, ambiance music-hall et paillettes où la fanfare a parfaitement trouvé sa place ! Les briquets distribués à cet effet illuminaient la salle, le public chantait en choeur.
Dernière partie, et pas la moindre, Alain Morisod et les Sweet People

Pas moins de 15 titres interprétés par l’emblématique et inaltérable groupe suisse qui tourne depuis plus de 40 ans; si le public fidèle avance en âge avec eux, certains des enfants et petits-enfants sont aussi présents, fans également! Les chansons, pour beaucoup des chansons d’amour, sont reprises par une salle, visiblement aux anges! Alain Morisod et son groupe se qualifient volontiers de marchands de bonheur et ce doit être ça!

L’homme de scène discute avec le public, partage des souvenirs de fin de soirée de bal, évoque le temps qui passe, nous parle de son goût pour le papet. Le public est heureux, les gens sont aimables les uns avec les autres. Finalement, la musique, au sens large, nous parle et nous émeut tous quels que soient nos goûts particuliers.

Photo Catherine Fiaux

Hauts de Ballaigues sous la neige

Ballaigues: la surveillance mutuelle devrait voir le jour

Hauts de Ballaigues sous la neige

Hauts de Ballaigues sous la neige

Lundi soir s’est tenue au centre villageois la première séance 2012 du Conseil communal de Ballaigues, sous la présidence de Daniel Bourgeois. L’ordre du jour étant léger, elle n’aura duré finalement que peu de temps. Au chapitre des communications municipales, on notera que le projet de parc éolien du Bel-Coster continue d’avancer.

Après des dernières mesures qui vont être effectuées ces prochains temps, la société Alpiq, qui mène le projet, entend déposer le dossier en septembre auprès des services concernés. Le site internet belcoster.ch est en ligne et dispose d’un formulaire de question ouvert à tous. La pétition qui a circulé dans les villages avoisinant au sujet de l’autoroute A9B a finalement recueilli plus de 3 600 signatures.

Elle sera officiellement déposée cette semaine à Berne, auprès d’un représentant du DETEC de la conseillère fédérale Doris Leuthard, par une délégation régionale qui comprendra entre autres l’un des initiateurs du projet Barry Lopez ainsi que le député Jacques Nicolet. Le syndic Raphaël Darbellay est revenu sur les statistiques et les mesures de vitesse dans le village. La commune a reçu les renseignements de la gendarmerie vaudoise. Il en ressort que c’est sur le tronçon En Barrat, vers la sortie du village côté Vallorbe, que les infractions sont les plus nombreuses.

Elles sont commises essentiellement en fin d’après-midi aux heures qui correspondent aux sorties d’usines. Cependant le taux d’infractions reste encore en dessous du taux moyen cantonal d’infractions, qui est de l’ordre de 4.41%. Le Municipal Thomas Maillefer a expliqué que la Municipalité étudiait actuellement les mesures qui permettront de sécuriser ce tronçon, en particulier la création d’une bande blanche en milieu de chaussée d’une grande largeur qui semble être le moyen adéquat pour ralentir le trafic. Sur le plan financier cette fois, la commune a pu rembourser une importante avance à terme fixe en fin d’année, ceci grâce à la trésorerie courante. Elle a ainsi ramené son endettement à Fr. 3.445 millions.

Préavis et surveillance mutuelle des habitants

Le Conseil devra étudier deux préavis: l’un concernant le remplacement d’un tracteur communal et l’autre au sujet du goudronnage et de la construction d’un couvert pour la déchetterie. Seul objet soumis au vote de la soirée: un rapport de la commission ad-hoc sur le système de surveillance citoyenne des habitations (SMHAB).

Sans discussion, et comme première étape d’une démarche globale, le Conseil a accepté à une très large majorité que les services de la gendarmerie viennent expliquer dans une séance publique le fonctionnement d’un système déjà mis en place ailleurs dans de nombreuses communes du canton depuis parfois des décennies et qui vise à instaurer un système de surveillance mutuelle des habitations. Ce vote faisait suite à une interpellation déposée fin 2011 par le conseiller Olivier Rose.

Photo Olivier Gfeller

Nicole Desponds, secrétaire, Raymond Benkert, nouveau président, Séverine Coutaz, caissière et l’intendant Ernest Jäggi.

Chavornay: le bar a coûté cher, mais l’Union se porte bien

Nicole Desponds, secrétaire, Raymond Benkert, nouveau président, Séverine Coutaz, caissière et l’intendant Ernest Jäggi.

Nicole Desponds, secrétaire, Raymond Benkert, nouveau président, Séverine Coutaz, caissière et l’intendant Ernest Jäggi.

Malgré l’absence du président, Michel Duvillard qui était au Conseil communal réuni ce même jour, l’USL a tenu son assemblée générale le jeudi 16 février 2012. Quinze sociétés étaient présentes et ont entendu le rapport lu par le vice-président, Raymond Benkert. Celui-ci a transmis les remerciements du président au comité et plus particulièrement aux deux chevilles ouvrières, Nicole et Séverine et a relaté les différentes activités de 2011.

Comité

Suite à la décision de la dernière assemblée, le président n’est à la barre que pendant une année. Il quitte donc sa charge et sera remplacé par le vice-président, qui sera lui-même remplacé par Jérôme Reumer du Football-club. La secrétaire, Nicole Desponds et la caissière, Séverine Coutaz restent dans la barque. Les comptes, avec un déficit de Fr. 15 456.25, budgétés suite à l’achat d’un bar, ont été adoptés par l’assemblée.
Le comité souhaite mettre sur pied une remise de mérite, sportif ou non, aux membres ou à des groupes de membres des sociétés qui ont fait quelque chose de spécial. Celles-ci seront contactées lorsque le projet sera plus élaboré.

Programme

Ernest Jäggi a ensuite mis à jour le programme d’occupation des différentes salles communales. Pour les manifestations, les sociétés peuvent réserver sur le calendrier communal jusqu’à une année d’avance. Jean-Michel Steiner, qui a excusé l’absence de Didier Lombardet, a proposé à l’assemblée de mettre, sur le site de la commune, un lien concernant les soirées et autres.

L’année prochaine, la Jeunesse organise une rencontre des Jeunesses et le Foot une assemblée cantonale et une «Nuit du foot» et tous deux auront besoin de bénévoles pour les aider.

Le comité a encore rappelé que la Jeunesse organise le 1er août et l’assemblée a soulevé le problème des lotos. Certains marchent bien, d’autres moins, sans que l’on sache vraiment pourquoi, rappel est fait quant aux lots, qui dépendent du nombre de participants. Le Giron des lotos en discutera lors de leur prochaine assemblée. Ce qui est sûr, c’est que les chavornaysans aiment mieux les lots en nature qu’en bons d’achats.

Photo Marianne Kurth

Dominique Tréhan, président du Conseil.

Chavornay: du gravillon pour un parking

Dominique Tréhan, président du Conseil.

Dominique Tréhan, président du Conseil.

Le Conseil communal de Chavornay reste un lieu un peu à part dans l’ordinaire des conseils communaux ou généraux. C’est en effet le seul dans la région à prévoir la partie «questions et pétitions» de son ordre du jour au milieu de la séance.

Réuni pour sa première séance de 2012 jeudi soir passé, sous la présidence de Dominique Tréhan qui aura eu passablement de travail ce soir-là, il s’est notamment penché sur une motion déposée par Eric Loutan et demandant l’établissement d’un plan directeur communal en matière de déplacements, de mobilité et d’aménagement urbain. Sans être forcément contre ce type d’exercices, le syndic a rappelé au motionnaire que de nombreuses études existaient déjà dans ce domaine, notamment au niveau de l’ ADNV ou de l’ADEOC, et qu’il convenait d’en tenir compte.

En outre, cet exercice demande temps et argent et dans un premier temps une réflexion de la Municipalité à son sujet. Le municipal Patrick Porret a quant à lui rappelé tout le mal qu’il pensait de ce genre d’études, faites souvent à grands frais par des bureaux techniques et des urbanistes et qui se révélaient de beaux exercices théoriques complètement inapplicables en pratique et qui finissent par dormir dans des tiroirs. Eric Loutan a accepté de transformer la motion en question jusqu’à la prochaine séance, à la condition que la Municipalité réfléchisse au sujet et présente un point de vue sur cette importante question.

Le parking jaune se fera

Marqué en jaune sur un plan technique, un parking de 140 places situé derrière la salle polyvalente et appelé parking Est a fait l’objet d’un important débat. Le projet présenté au Conseil par l’exécutif consistait à réaliser un tel parking juste derrière la salle polyvalente, entre cette dernière et l’autoroute. Il s’agit d’un parking destiné au public venant aux manifestations toujours plus nombreuses qui se déroulent dans la salle polyvalente. Entre autres particularités, sur le conseil des ingénieurs en charge du projet, ce parking devrait être non pas goudronné mais recouvert de gravillons, le tout pour une somme globale de Fr 260 000.–.

La commission chargée de l’examen de ce projet ne l’a pas trouvé idéal, puisque quatre amendements figurent dans son rapport. Tous ces amendements concernent peu ou prou la sécurité dans une zone de loisirs et de sports non destinée à la circulation. A part ces réticences de la commission, une fronde s’est organisée derrière le conseiller Michel Duvillard, qui a fini par déposer une motion d’ordre demandant le renvoi pur et simple du projet à la Municipalité pour étude nouvelle et plus adaptée à ses yeux. Après plusieurs suspensions de séance, et de très nombreuses interventions, on ne savait pas trop vers quelle solution allait pencher le législatif de Chavornay.

C’est ce moment qu’a choisi le syndic Christian Kunze pour marteler clairement que «si ce projet raisonnable ne passait pas, il faudrait, pour pouvoir en réaliser un plus cher, renoncer à l’un ou l’autre des investissements figurant au plan adopté par la Municipalité».

Quelques conseillers ont trouvé qu’il s’agissait de chantage et l’ont fait savoir. Et finalement au vote, après le refus de la motion d’ordre Duvillard, le projet de parking a été accepté par 33 voix contre 13 et quelques abstentions. Personne n’est parti avec la conviction qu’il s’agit du projet idéal. Pour une majorité de conseillers, il semble toutefois que ce soit le moins mauvais et le plus abordable financièrement, qui permettra en plus de résoudre à court terme les problèmes de parcage en question.

Photo Olivier Gfeller

Le site de Boscéaz

Mosaïques de Boscéaz: une motion au large consensus

Le site de Boscéaz

Le site de Boscéaz

Il est assez rare qu’un représentant du Nord vaudois soit nommé député de la semaine au Grand Conseil par le quotidien 24 heures. Ce fut le cas, il y a deux semaines, pour Denis-Olivier Maillefer qui se bat depuis fort longtemps pour la mise en valeur de ce site archéologique.

Le citoyen de Valeyres-sous-Rances avait déposé un postulat de mise en valeur de Boscéaz en 2009. Malheureusement, cette intervention n’a pas eu l’effet escompté puisque le conseil d’Etat a donné une réponse négative à l’initiative, préférant privilégier le développement d’Avenches dans le domaine.

Des personnalités en appui

Un groupe de travail, avec notamment l’archéologue cantonale Nicole Pousaz et plusieurs fonctionnaires cantonaux et des personnalités de notre région, s’est mis à l’ouvrage. Il a rédigé une plaquette, qui décrit les intentions, et qui a été remise aux députés qui ont fortement appuyé la motion déposée par Denis Maillefer. Celle-ci s’adresse directement au Conseil d’Etat qui devra répondre dans les douze mois.

Près de 6 millions

Ce projet, chiffré à près de six millions de francs, servira à faire en sorte que le site ne soit plus un no man's land sur lequel quelques maisonnettes éparpillées abritent les mosaïques les plus importantes au nord des Alpes.

Ce projet devra développer une lecture compréhensible du site. Il s’agit de mettre sur pied une approche didactique de la villa, de la construction d’un pavillon-musée et de créer une promenade archéologique qui pourrait accueillir touristes et classes. C’est le troisième projet qui est présenté aux autorités cantonales au cours de la dernière décennie. Les deux premiers ont échoué et c’est pourquoi le groupe de travail a imaginé une présentation plus modeste.

Appartenance cantonale

Cette motion est aussi née de la lassitude des initiateurs qui ont le sentiment d’être «baladés» par le Conseil d’Etat. Au chapitre de l’anecdote, lors d’une visite des mosaïques urbigènes par le Conseil d’Etat, il fut fort surpris d’apprendre que Boscéaz appartenait au Canton et non pas à la commune.

Enfin, Denis-Olivier Maillefer ne cache pas que le Nord vaudois ne pèse pas très lourd au Grand Conseil. «Notre district ne représente que le 10% de la population vaudoise. Le législatif cantonal est beaucoup plus sensible à Lausanne et à l’Arc lémanique. C’est la raison pour laquelle la députation du Jura-Nord vaudois doit être homogène – ce qui est le cas – pour défendre ses projets».

Photo Serafina Tuminello

On patiente

Infernal

On patiente

On patiente

Les entreprises de service du pays se moquent de leur public. Il y a quelques années, seules les grandes administrations nous obligeaient à prendre un ticket afin de déterminer le tour de chacun au guichet.

De manière à ce que les goujats cessent de «piquer» la place des gens bien éduqués et paisibles. Désormais, ce régime se généralise. On a dû apprendre à être patient, au téléphone pour commencer.

Il faut pianoter plusieurs fois sur votre appareil pour espérer atteindre la bonne personne, lorsque vous y parvenez! Car rien n’est sûr puisque au moment d’aboutir, vous entendez une voix métallique vous dire que votre interlocuteur est occupé et qu’il faut patienter. Il en va de même à la poste ou à la banque ou dans d’autres administrations. Comme si vous n’aviez que du temps à perdre.

Tout cela parce que l’on réduit le personnel. Les guichets sont moins nombreux car on part du principe que le profit prime au détriment du client. C’est un manque de respect des individus. C’est d’autant plus contrariant que l’on sait que les employés sont stressés de l’autre côté de la vitre par cette augmentation du travail.

A attendre longuement son tour, la clientèle s’énerve. Les rapports se tendent alors qu’il suffirait d’augmenter le personnel pour mieux répondre aux attentes et calmer les esprits en cette période de crise qui provoque chômage et tension inutile.