Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Romainmôtier: une classe d’école fait son cinéma

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Et l’Arc fait école dans l’élargissement de la promotion d’artistes et créateurs de notre vallon du Nozon.

Ou comment faire un film d’animation

Les enfants ont l’art de provoquer les grands. C’est, quoi qu’en pensent les adultes, une loi pour apprendre. Yamilé Arsenijevic, enseignante à l’école maternelle à Romainmôtier (une chance, il y a encore 2 classes enfantines… à Romainmôtier) a reçu le message 5 sur 5, et avec la volée de 2010-2011, elle a donné la possibilité aux enfants de réaliser un film intitulé «L’école aux oiseaux»: du ciné d’animation sur 30 min. Un sujet abouti, qui était présenté à La Maison de l’Arc, vendredi 3 février.

Comme des grands!

Animation, bruitage et musique, ils ont tout fait. Pour la musique ils étaient guidés par Sarah Chappuis, (qui est prof à l’école de musique du Vallon du Nozon) avec Cécile à l’accordéon et Olivier à la guitare. L’intérêt de ce film, ce n’est pas seulement, entre guillemets, le résultat visuel, mais la manière de, les images mêlées, mais comment ils s’y sont pris? Et leurs commentaires, pas tristes du tout. Et ces idées qui jaillissent, drôles, savoureuses; leur sagacité à comprendre les choses compliquées.

Ce film est drôle, élégant et vous fait redescendre sur terre en écoutant les bons mots de ces gosses qui ne sont pas encore formatés, mais libres d’exister dans le bonheur de créer! (euh… mieux que les grands?) Le public, venu fort nombreux, n’en doutait pas un instant.
Vous reprendrez bien un peu de valse?

Le deuxième film projeté, réalisé avec la volée de 2009-2010, «Trois p’tits pas», c’était en deux mots: «attends un peu, je vais leur apprendre…!» En clair, les enfants ont enseigné, avec force détails, les danses (paso-doble, valse, twist et danses collectives d’Europe) à leurs parents en vue d’un bal, un vrai, pour la fin de l’année!

C’est aussi une caméra qui entre dans les maisons pour «voir» comment les familles ont accepté cette démarche. Et le résultat est encourageant. Les parents retournent à l’école de la danse, avec comme prof, leurs enfants. Cette sollicitation, visible dans le film, est accueillie avec beaucoup de fierté de la part des enfants! Au final, les bals d’antan n’étaient pas très loin. Et les souvenirs…non plus!

Photo Marlène Rézenne

Final, la troupe au complet.

Baulmes: la salle de l’Hôtel-de-Ville se mue en chapiteau

Final, la troupe au complet.

Final, la troupe au complet.

En ce premier week-end de février, l’Association culturelle de Baulmes et Environs a proposé deux représentations de cirque à un public enthousiaste venu nombreux, bravant ainsi une météo glaciale.

L’école de cirque «leZarti’cirque» a vu le jour en 2003. Elle est en pleine expansion, comptant environ 200 élèves. Basée depuis ses débuts dans les mêmes locaux à Sainte-Croix, la nécessité s’impose actuellement de les agrandir, particulièrement pour les numéros aériens. A ce jour donc, recherche de fonds pour laquelle de plus nombreuses représentations sont prévues en 2012, pour le bonheur de tous !

En première partie, les élèves du Pied du Jura

Adorables, touchants de bonne volonté et de talent aussi, les élèves de la région nous présentent différentes scènes animalières. Ils sont félins, pingouins, éléphants, poissons et bien d’autres encore. Accompagnés par la musique et la chorégraphie, ils paraissent telle une véritable suite de tableaux gracieux, éphémères et précieux !
En seconde partie la troupe du «leZarti’cirque» dans son spectacle «De chaise à bascule»

En effet, tout commence avec des chaises et des pirouettes de toutes sortes et se termine par un combat de boxe totalement loufoque sur un ring à bascule accompagné de commentaires déjantés!

Epoustouflants enchaînements avec des jeunes toniques motivés et doués. Du cirque certes, puisqu’il y a de la jonglerie, du trapèze, des clowns, du monocycle, mais il s’agit avant tout d’un spectacle riche, et complet, touchant tant à la danse, à l’expression corporelle qu’au mime, au théâtre et à la musique. Humour et poésie sont également au rendez-vous. La jeune troupe occupe tout l’espace donné, salle comprise, de manière optimum.

Pour exemple, le mât chinois est arrimé au milieu du public. Là, à deux souffles des spectateurs, de jeunes artistes escaladent le mât, y font de l’équilibrisme, en redescendent plongeant tête la première en une chute vertigineuse et s’arrêtent net au ras du sol.

Un ouf de soulagement parcourt le public 90 minutes donc de spectacle intense donné par, rappelons-le, une troupe de jeunes non-professionnels talentueux et entraînés; ils s’exercent jusqu’à 12 heures par semaine et certains s’apprêtent à faire du cirque leur métier. Nous leur souhaitons bonne continuation dans des locaux, bientôt rénovés et adaptés à leurs besoins actuels.

Photo Catherine Fiaux

Premier test positif en play-off pour le HC Vallorbe

Pour son premier match en quarts de finale des play-off de troisième ligue (groupe 11 ouest), le HC Vallorbe n’a pas manqué son entrée en matière. Il est en effet venu à bout du HC Plan-les-Ouates par 4-3, en réussissant un superbe premier tiers dans lequel il a pris un avantage (3-1) qui s’avérera décisif au décompte final.

Dans le deuxième tiers en effet, comme elle en a parfois la tendance, l’équipe de Lionel Barraud s’est un peu relâchée et a cédé sous le poids des attaques adverses.

Un deuxième tiers qu’elle a finalement perdu 2-1. Le troisième tiers est resté nul, au plan du score, même si les occasions n’ont pas manqué de part et d’autre. Prochain match le 7 février à Thônex et en cas d’égalité, troisième et dernier match le 11 février à la patinoire des Trois Vallons à 18 h. 30.

Photo Olivier Gfeller

Roger Augsburger, syndic de Mathod.

Le syndic de Mathod se confie

Roger Augsburger, syndic de Mathod.

Roger Augsburger, syndic de Mathod.

Le village de Mathod, situé aux confins de l’ancien district d’Yverdon, est placé depuis juillet 2011 sous l’autorité d’une nouvelle Municipalité, elle–même présidée par un nouveau syndic, Roger Augsburger. Il a bien voulu recevoir l’Omnibus pour faire le point de la situation après sept mois d’exercice de sa charge.

Comment on devient syndic

Roger Augsburger n’est pas né à Mathod. Il n’est pas non plus originaire de ce village, mais y demeure depuis une grosse décennie. Il y a en effet repris un train de campagne avec son épouse Anne.

Le couple a quatre enfants. Roger Augsburger a déjà fait partie de l’exécutif communal pendant une année environ, à la fin de la précédente législature, en 2005-2006. Pour les élections de 2011, il s’est présenté aux suffrages des Mathoulons en vue d’exercer la charge de Municipal. «Au moment de me présenter, précise-t-il, je n’avais aucune intention de briguer le poste de syndic. Mais la précédente titulaire de la charge n’a pas été réélue à la Municipalité, et il a donc fallu qu’un ou des Municipaux se décident».

C’est ainsi que, poussé par ses coéquipiers de la Municipalité élue qui ne voulaient pas de la charge, Roger Augsburger a finalement brigué le poste. Et a été élu.

Il relève que les débuts de la nouvelle Municipalité ont demandé beaucoup de travail et un temps d’adaptation à des nouvelles fonctions, en particulier en raison du fait que trois nouveaux membres ont été élus. Quant à lui, il estime qu’avec une excellente ambiance au sein du collège et un bon système de délégation de compétences, il commence à trouver sa vitesse de croisière.

En plus, il aime le travail en équipe,  dans laquelle chacun apporte ce qu’il a de meilleur. «Je passe plus de 20% de mon temps pour le compte de la Municipalité. «Au début, j’avais sans doute un peu trop tendance à passer du temps sur les dossiers, mais il faut aussi trouver son rythme» précise-t-il. Il ajoute aussi que le fait de n’avoir pas seulement à s’organiser comme agriculteur indépendant, mais d’avoir aussi travaillé dans le passé au sein d’une entreprise de paysagisme lui sert dans son organisation quotidienne.

Questions d’actualité pour Mathod

Parmi les principaux problèmes ou sujets d’importance pour la Commune, on trouve la question de l’eau potable. Au cours de la présente législature, il s’agira de décider si la commune se branche sur le réseau Sagenord ou continue de pomper l’eau de sa propre source, située à la sortie de la localité en direction de  Suscévaz. Pour 2012, la réhabilitation du congélateur communal est à l’ordre du jour. Normalement, tout devrait être prêt pour début 2013, les locaux pour la boulangerie ainsi que les appartements.

Le restaurant le Bras d’Or, qui était malheureusement fermé, a rouvert le 1er février et on espère du côté de la Municipalité que ce sera pour longtemps. Comme on tient d’ailleurs aussi au petit magasin et au bureau de poste situé dans le bâtiment communal, autant de gages du maintien d’une vie de qualité au village. Au niveau des écoles, le village est tourné vers Yverdon-les-Bains, qui abrite les grandes classes.

Mais quelques classes subsistent bel et bien au village, une bonne chose pour le syndic. Qui se réjouit aussi de voir exister dans son village un jardin-garderie privé pour enfants, le Timatou. Mathod s’est passablement développé ces dernières années et il est important pour le syndic que ces infrastructures subsistent.

Il aimerait d’ailleurs que son village devienne un centre local au sens des dispositions  sur l’aménagement du territoire, pour qu’une croissance mesurée puisse encore être possible. Le nouveau PGA est d’ailleurs en travaux, dans ce même sens. Dans les projets à moyen terme figure aussi la continuation de la sécurisation routière déjà débutée, notamment du côté de Suscévaz. Actuellement les AF sont en travaux.

Ces aménagements nécessiteront la création de nouveaux chemins ou la réfection de voies existantes, autant de travaux qui occupent et occuperont encore la Municipalité durant les années à venir. Au chapitre des souhaits, Roger Augsburger voudrait améliorer la communication, qu’il considère comme un élément important en démocratie, que ce soit celle du Conseil ou celle de la Municipalité.

Et si l’on ne parle pas formellement de fusion à Mathod, on souhaite vivement intensifier les collaborations avec tous les villages avoisinants, plutôt d’ailleurs sur le versant d’Yverdon-les-Bains qu’en direction d’Orbe, dans un mouvement qui semble naturel aux Mathoulons. «Nous travaillons déjà dans beaucoup de  domaines avec nos voisins, et cette collaboration est indispensable» conclut Roger Augsburger.

Photo Olivier Gfeller

Prospective et perspectives en matière de transport dans notre district

Schéma des propositions

Schéma des propositions

Les représentants des exécutifs communaux ont récemment été conviés à une séance organisée à Orbe par la commission transport de l’ADNV (association pour le développement du Nord vaudois), visant à présenter l’étude réalisée par le bureau d’ingénieurs conseils yverdonnois Christe et Gygax sur cette thématique. Ce bureau a élaboré et synthétisé toute une série d’améliorations et de projets destinés à étoffer l’offre en transports publics, transports privés, de mobilité douce et intermodale.

Ce document d’une centaine de pages peut être consulté en ligne sur le site de l’ADNV. Son statut n’est pas celui d’un véritable plan directeur officiel, mais plutôt celui d’une banque de propositions qui devront obtenir un soutien politique et financier pour avoir des chances de se concrétiser. Le principal mérite de ce travail est celui d’avoir élaboré un inventaire et des priorités, en concertation avec les services de l’Etat.

En ce qui concerne le périmètre de l’ancien district d’Orbe, il convient de relever quelques-unes de ces propositions.

En matière ferroviaire, mentionnons ici le projet de raccordement d’Orbe à la ligne RER, des travaux à la gare du Day pour permettre une liaison ferroviaire directe entre la ligne Lausanne – Vallorbe et la Vallée  et un ambitieux projet de prolongement du RER Vaud jusqu’en France voisine (L’Abergement Ste-Marie); celui-ci aurait le grand intérêt de contribuer à désengorger les axes routiers et entrerait dans la philosophie des plans de mobilité des entreprises qui s’annoncent incontournables.

Pour ce qui est des bus, il faudra étudier le prolongement du BGV Yverdon – Vallorbe jusqu’à Pontarlier. Enfin ne pas oublier les petites communes comme Les Clées qu’aucun transport public/scolaire ne dessert actuellement.

Les projets concernant les voitures et poids lourds ne sont pas en reste: route de contournement pour Chavornay, poursuite de la sécurisation de la A9b, réaménagement de la douane du Creux, entre autres.

Au rayon de l’intermodalité (favoriser les synergies entre différents types de transport) il s’agira d’encourager la création de places de stationnement pour voitures aux abords immédiats des gares ainsi que de prévoir davantage de parkings destinés au co-voiturage, par exemple du côté français pour les travailleurs frontaliers du Doubs.

Les acteurs politiques disposent maintenant d’un document de qualité. Sa mise en œuvre demandera de la ténacité particulièrement pour des projets impliquant plusieurs instances décisionnelles.

Iconographie © ADNV

Lundi 6 février, à 13 h. 30, les pompiers arrosaient encore.

Spectaculaire incendie dans la plaine de l’Orbe

Lundi 6 février, à 13 h. 30, les pompiers arrosaient encore.

Lundi 6 février, à 13 h. 30, les pompiers arrosaient encore.

Dimanche soir 5 février, vers 22 h., une personne a donné l’alerte en signalant des flammes au lieu dit «Le Grand Pâquier», sur la commune de Chavornay.

Très vite, les quelque septante pompiers dépêchés sur place, venant des SDIS (service de défense incendie et secours) de Chavornay, Orbe, Yverdon-Les-Bains, Yvonand puis Lausanne, ont découvert l’ampleur de l’incendie. Afin d’intervenir avec les motopompes, il a fallu casser la glace du Talent, juste à côté, celui-ci étant gelé par ces grands froids sibériens.

Selon le premier lieutenant du DAP (détachement d’appui) de Chavornay, Pierre Malherbe, heureusement que la bise soufflait, «le sinistre aurait été plus important et dangereux avec le vent car l’usine à biogaz toute proche aurait probablement été menacée». Les malheureux propriétaires des lieux ont aussi contribué au succès de l’intervention par la mise à disposition de locaux chauffés pour les hommes du feu. Il faut aussi relever le soutien de la Protection Civile d’Orbe qui a assuré le ravitaillement en subsistances telles que thé, soupe et autres aliments chauds.

Que des dégâts matériels
Les causes de l’incendie sont encore inconnues. Mais à part les deux hangars qui sont totalement détruits, (de la fumée s’échappait encore des restes d’un bâtiment le lendemain à 13 h. 30) aucun blessé n’est à déplorer.

A relever que la halle Würth venait de sortir de terre et n’avait pas encore été inaugurée. Le centre national des tortues, ainsi que la pisciculture proche, n’ont subi, heureusement, aucune perte.

Photo Sylvie Troyon

Eoliennes

Froid, chaud

Eoliennes

Eoliennes

C’est une lapalissade que de vous dire que l’on traverse une période polaire. Fait relativement rare dans nos régions puisque l’on se réfère à 1956 pour trouver des similitudes sur la durée. Par bonheur, contrairement à certains pays, la Suisse ne déplore pas ou peu de morts, victimes du froid. Cela sous-entend que nous avons encore les ressources énergétiques suffisantes pour faire face. C’est un vrai bonheur que l’on ne mesure pas toujours, engoncés que nous sommes dans notre confort habituel.

Il faut espérer que cela sera toujours le cas. A l’heure où l’abandon du nucléaire est prôné par le Conseil fédéral lui-même, il faudra bien mettre en place des alternatives pour conserver ce luxe. Le Canton de Vaud tergiverse en matière de ressources énergétiques.

On doit donc se réjouir de l’attitude des habitants de Sainte-Croix qui se sont déclarés favorables à l’implantation d’éoliennes au-dessus du village. Certes, à une courte majorité et cette votation n’avait qu’un caratère consultatif. Si l’on peut comprendre certains arguments des opposants, on se doit malgré tout de songer à demain. Car il faudra bien équiper notre pays de structures énergétiques qui nous permettront de demeurer compétitifs à tous les niveaux.

Quitte à sacrifier un peu nos paysages et accepter certains petits ennuis comme ceux du bruit relatif qu’émettent ces grandes hélices.

A Sainte-Croix, comme ailleurs dans cette région, la solution des éoliennes s’impose si l’on ne veut pas dépendre essentiellement de l’étranger pour notre approvisionnement en énergie.