Vue générale du rapport

Ballaigues: les commandants du feu au rapport

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Comme ils en ont pris l’habitude maintenant, les commandants des pompiers des villages, villes et bourgs du nouveau district Jura- Nord Vaudois se sont réunis pour leur traditionnel rapport annuel vendredi soir passé au Centre villageois de Ballaigues.

Une soixantaine de participantes et participants assistaient à la réunion, puisque souvent les fourriers ou les remplaçants des commandants sont aussi de la partie. C’est l’inspecteur régional Willy Haefliger, de l’ECA, qui dirigeait les débats. Et qui a commencé par apporter à l’assistance nombre de nouveautés ou de précisions émanant du commandement central. Il faut dire que chaque année voit intervenir son lot de nouveautés ou de corrections dans les procédures ou les dispositifs utilisés.

Sait-on par exemple que dès l’alarme, les destinataires sont au courant du type précis de sinistre à combattre, des forces et moyens mobilisés et de leur provenance, et ceci grâce à l’utilisation de codes types transmis sur les Pagers d’alerte ?

Vu de l’extérieur, le degré d’organisation et de standardisation des processus est très impressionnant. La rencontre s’est poursuivie autour d’un repas pris en commun, toujours utile aussi pour raffermir des liens entre des équipes qui ne combattent pas forcément souvent le feu ensemble.

Photo Olivier Gfeller

Accordéonistes en bouteilles en remerciements pour le président sortant Philippe Joly et pour 15 ans de comité à Janine Gaudin, sous les yeux du nouveau président: Didier Simond.

Orbe: les accordéonistes vaudois en assemblée

Accordéonistes en bouteilles en remerciements pour le président sortant  Philippe Joly et pour 15 ans de comité à Janine Gaudin,  sous les yeux du nouveau président: Didier Simond.

Accordéonistes en bouteilles en remerciements pour le président sortant Philippe Joly et pour 15 ans de comité à Janine Gaudin, sous les yeux du nouveau président: Didier Simond.

Dimanche 29 janvier, 22 sociétés, sur les 25 membres, étaient présentes au Casino pour la 44e assemblée de la FCVdA, Fédération Cantonale Vaudoise des Accordéonistes. Cette assemblée a été organisée par les Ondins, au lendemain des soirées organisées avec les Sittelles d’Oron-la-Ville, ces deux sociétés sont sous la direction experte de Claudine Haenni.

A la recherche de jeunes…

Comme beaucoup de sociétés, les accordéonistes doivent axer leurs efforts sur le recrutement des jeunes, afin que ne meurent pas des traditions que l’on regrette seulement une fois qu’elles n’existent plus… Cependant on constate que le niveau musical des élèves est élevé lors des concours régionaux ou cantonaux, comme l’a relaté le président Philippe Joly dans son rapport “alphabétique” très imagé. Il a rappelé qu’il reste encore quelques CD “Touches vaudoises”, préparé par 22 sociétés d’accordéonistes vaudoises, en vente sur le site www.fcvda.ch.

Le comité

Philippe Joly, ayant donné sa démission après 10 ans d’activité, est remplacé par Didier Simond, du Bouvreuil de Villars-le-Terroir, au poste de président. Le démissionnaire reçoit le titre de Président d’honneur. Jérémy Schaffner de l’Hirondelle de Prilly est élu au comité et la vice-présidente, Janine Gaudin des Coquelicots de La Sarraz est récompensée pour ses 15 ans d’activité. Ce comité va mettre sur pied un nouveau rallye le 26 août prochain et apportera, selon les discussions du jour, les modifications nécessaires au règlement de la fête cantonale.

Les sociétés, qui doivent équilibrer leurs finances, ont relevé le coût élevé de l’assurance RC obligatoire, et nécessaire, pour organiser une manifestation ou pour couvrir les éventuels malheurs lors des répétitions.

Le président du Conseil communal, Didier Zumbach, a fait une belle présentation de la ville et a apporté les salutations de la Municipalité avant d’offrir, au nom de la ville, l’apéritif, qui a suivi les propos de Bernard Cintas, président de l’ARMA (Association Romande des Musiciens Accordéonistes).

Photo Marianne Kurth

Jérémy Manière.

Football: un Vallorbier à Thoune

Jérémy Manière.

Jérémy Manière.

Arnaud Bühler et Xavier Margairaz ne sont plus les seuls régionaux à évoluer au plus haut niveau du football suisse. Si le Baulméran et le Valérien ont déjà une certaine expérience de la Super League, Jérémie Manière est un débutant.

Transféré en août dernier dans l’Oberland bernois, le garçon de Vallorbe attend patiemment son tour. Pour le moment, il s’entraîne avec la première équipe avec laquelle il s’est rendu, cet hiver, en camp d’entraînement en Turquie (Belek). Les 25 joueurs sont revenus pour entamer la deuxième partie de la compétition, dimanche à Zürich contre Grasshoppers.

Jérémie n’a pas encore joué à ce niveau de jeu bien qu’il se soit assis à quatre reprises sur le banc des remplaçants. C’est avec les moins de 21 ans qu’il exerce pour le moment son talent. A 20 ans, il est l’un des plus jeunes de la formation dirigée par Bernard Challandes. Il doit donc se montrer patient et surtout apprendre pour tenter de déloger les expérimentés Bättig, Demiri ou Hediger avec qui il est en concurrence au milieu du terrain.

Bien adapté

Ce club aborde ce deuxième tour sans aucune pression particulière puisqu’il a atteint son objectif durant l’automne. Il vise éventuellement une qualification pour l’Europa League. «Si Lustrinelli a rangé ses crampons, deux attaquants sont arrivés à l’intersaison (le Brésilien Fabiano et Marco Schneuwly des YB). Cela sous-entend que l’équilibre est maintenu à Thoune. Un club qui suscite un intérêt soutenu dans l’Oberland bernois.

Dans la rue, on vous parle volontiers de football. Même si je ne parle pas encore parfaitement l’allemand, il a été facile de m’acclimater. Avant de venir dans l’Oberland, j’ai joué à Yverdon et surtout fréquenté le centre Sport/Etudes de Lausanne. J’en ai profité pour obtenir ma maturité gymnasiale qui me permettra de rebondir en cas d’échec sportif». Le FC Thoune, qui a appris le retrait de licence de Xamax en Turquie, ne se réjouit pas particulièrement de cette mauvaise nouvelle.

La relégation ne le soucie pas particulièrement, convaincu qu’il est de tirer son épingle du jeu.

Et plus vite cela sera fait, plus Jérémie Manière aura une chance de faire ses premiers pas dans l’élite du football suisse.

Pie Tshibanda fait chanter le public.

Pie Tshibanda: un migrant heureux

Pie Tshibanda fait chanter le public.

Pie Tshibanda fait chanter le public.

La grande salle du Casino a fait salle comble lors de la venue de cet humoriste congolais qui est arrivé en Belgique après avoir été menacé de mort dans son pays. Comme il le dit au début de son spectacle, Pie a été chassé de l’endroit où il était domicilié pour des raisons ethniques.
Ayant osé protester dans ce Congo Kinshasa, qui n’est pas un état véritablement démocratique, ce psychologue-écrivain a eu la chance d’être protégé par les Belges qui ont occupé ce pays pendant plusieurs années. Si le début de spectacle a permis de mesurer les conditions particulières qui règnent dans de nombreuses nations du continent noir, la suite fut plus amusante lorsqu’il a comparé les us et coutumes de l’Afrique par rapport à l’Europe.

On citera, pour illustrer le propos, le fait que l’on traite les Noirs de fainéants alors que l’on dit chez nous que «l’on travaille comme des nègres!». Beau contraste comme le sens de l’accueil qui est inné chez eux, beaucoup moins chez nous. Finalement, une belle occasion pour nous rappeler que rien n’est évident pour un réfugié, même si l’artiste d’un soir a été relativement privilégié par rapport à d’autres. Un spectacle qui a enchanté un public autant amusé qu’intéressé, dans une ambiance paisible et pleine de philosophie.

De l’uni au bus-école

En fait, Pie a été contraint seul de quitter son pays alors qu’il était âgé de 43 ans (en 1995). Il travaillait comme psychologue dans une mine où les conditions étaient très dures. En ayant osé défendre les gens de son ethnie, on ne lui a pas laissé le choix entre mourir ou s’exiler. Séparé de sa femme et de ses six enfants pendant six ans, il a ensuite été confronté à l’administration du Plat Pays qui lui réclamait des documents que le Congo n’accorde pas ou perd très facilement. «De mon mariage, je me souviens surtout que je suis allé avec mon père, muni de deux chèvres et de quelques poulets, demander la main de celle qui allait devenir ma femme.

Par bonheur, notre union a été sacrée par un prêtre belge et la photo de cet heureux événement a permis de dénouer l’affaire. Mais il aura fallu toute l’influence de personnalités belges pour bénéficier d’un regroupement familial» nous dit Pie. Dans son village du Brabant wallon, le demandeur d’asile n’a pas voulu demeurer à l’assistance sociale. Il a commencé par frapper aux portes de ses voisins pour se faire connaître. Ensuite, il est retourné à l’université pour entrer dans la faculté des sciences de la famille.

Puis il a obtenu un bus-école, de l’autorité locale, qui lui a permis de sillonner sa région pour dire aux enfants qu’il fallait avoir envie de faire les choses et non pas les repousser à des jours meilleurs. Un phénomène qu’il avait observé dans son pays d’accueil où les parents acceptent trop facilement le diktat de leurs progénitures alors qu’en Afrique, le respect des aînés est encore bien présent. Si Pie n’a pas poursuivi cette aventure, deux de ses voisins belges s’en occupent désormais. Car Pie a écrit entretemps un livre sur son parcours, titré «Un fou noir au pays des blancs». Le succès a été quasi immédiat et il s’est vu attribuer plusieurs récompenses. Au point qu’il a mis sur pied un spectacle référant qu’il a déjà présenté des centaines de fois et qui occupe tout son temps, dans plusieurs pays sauf au Congo Kinshasa où il risque encore sa vie.

Apprendre à se connaître

Avant de nous quitter, Pie Tshibanda a voulu nous rappeler deux principes. D’abord qu’il ne faut pas mettre une étiquette sur un être humain avant de l’avoir bien connu. Puis il cite un proverbe africain qui dit que «celui qui a froid, doit aller vers le feu». Ceci pour résumer la pensée de ces migrants noirs qui espèrent trouver chez nous ce qu’ils n’ont pas chez eux.

On ne terminera pas ce papier sans citer une dernière anecdote. Notre artiste avait oublié son vêtement de scène chez son hôte si bien qu’il a fallu trouver à la dernière heure une chemise africaine pour permettre à Pie de se produire dans son environnement habituel. Sacré gaillard mais personnage fabuleux que l’Aravoh nous a permis de voir dans le cadre d’une tournée en Suisse Romande qui s’est arrêtée à Orbe grâce à la Ciseroc (Commission d’intégration des étrangers d’Orbe et Chavornay).

Photo Françoise Monnier

Trois camions vibrateurs.

Recherche pétrolifère

 Trois camions vibrateurs.

Trois camions vibrateurs.

Trois camions ont sillonné le Gros-de-Vaud pour évaluer la présence et les quantités potentielles de pétrole.De début décembre 2011 à fin janvier 2012, la société suisse Géo2x SA, installée à Oulens ainsi que la société française Gallego Technic-Geophysics, ont uni leurs compétences pour les opérations de prospection géophysique sur le terrain. Elles ont été mandatées par 2 sociétés suisses, PEOS AG et SEAG, à l’origine de ce vaste projet.

Le projet PEOS, son principe

3 camions vibrateurs envoient des ondes sismiques dans le sol jusqu’à une profondeur de 4km; des capteurs(géophones) et un camion enregistrent à la surface le retour des ondes après réflexion de celles-ci sur les couches du sous-sol. En tout, 156 km linéaires, soit 225 km2, dans un secteur allant d’Echallens à Yverdon et de Cossonay à Moudon, ont été ainsi échographiés.

De nombreuses étapes encore

A ce jour, les données brutes sont récoltées. Reste, d’abord, à les traiter pour obtenir une image du sous-sol permettant de détecter les poches susceptibles de contenir de l’or noir. Ce traitement devrait être terminé en été 2012. Puis, soit les recherches seront abandonnées, soit des recherches plus pointues, comme une acquisition sismique en 3 D, peuvent être entreprises. Si les images dénotent alors des réservoirs potentiels, des forages, d’abord d’exploration puis éventuellement de production pourraient être entrepris. «Mais il s’agit d’une très longue procédure, nécessitant de redemander toutes les autorisations pour creuser et nous n’en sommes pas encore là…» précise M. Dupuy, géophysicien de la société Géo2X SA, lui-même domicilié à Valeyres-sous-Rances.

Pourquoi un tel projet?

Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une recherche d’énergie locale, qu’elle soit fossile ou pas. Comme nous le rappelle M. Dupuy, la présence d’hydrocarbure est confirmée dans le Gros-de-Vaud; en effet, en 1962, 20 tonnes de brut avaient été extraites à Essertines. L’exploitation économiquement pas rentable à l’époque avait été stoppée. Mais les données ont changé : le prix du pétrole est notablement à la hausse, les techniques de prospection ont évolué, ceci augmentant la rentabilité des petits réservoirs.

A noter que le projet a très bien été reçu dans la population, aucune opposition sur les 800 personnes concernées! Exploitation d’or noir au pays de Vaud? Seul l’avenir nous le dira !

Photo Catherine Fiaux

Et enfin installés dans la fouille en V (PP).

Chavornay: un collecteur des eaux claires digne d’une métropole

Et enfin installés  dans la fouille en V (PP).

Et enfin installés dans la fouille en V (PP).

Depuis le 27 octobre dernier, un chantier, qui restera unique à Chavornay, dévoile les entrailles de la plaine de l’Orbe à l’ouest de la zone industrielle pour installer un nouveau tube d’évacuation pour les eaux de pluie. Effectivement, l’actuel collecteur d’eaux claires qui date des années 50 et qui draine l’eau jusqu’au canal, se fait un peu juste au vu du développement du village (il a actuellement 600 mm de diamètre pour finir à 700 mm vers l’exutoire).

Dès lors, il fallait augmenter le diamètre de ce conduit pour pouvoir évacuer toute l’eau claire du centre du village et de la zone industrielle. Le choix s’est porté sur une nouvelle canalisation d’environ 1 kilomètre, composée de tuyaux de 1400 mm de diamètre et qui peuvent évacuer jusqu’à 4 500 litres par seconde. Ces dimensions qui paraissent gargantuesques pour un village comme Chavornay ont été imposées par la pente qui reste faible (moins de 3%) et par la longueur de l’ouvrage. De plus, ce calibre laisse une marge pour le développement de la zone industrielle et du centre du village.

Les travaux, réalisés par le bureau DTP à Orbe sous la conduite d’Alexandre Krieg, forment une fouille en V de plus de 330 mètres sur du terrain plutôt souple. Celui-ci est paré d’une semelle en béton armé posée sur des pieux et tapissée de gravillon qui enrobe les tuyaux.

D’un coût d’environ Fr. 2 200 000.–, le collecteur sera opérationnel ces prochains jours.

Photo Pierre Pellaton

Roitelets et religion



Lors de son passage à Orbe, l’humoriste Pie Tshibanda avait exposé les aléas de son pays natal, le Congo où les rivalités ethniques sont bien présentes et la démocratie artificielle. Nous en avons un nouvel exemple avec ce qui se passe au Sénégal.

La Cour Constitutionnelle nationale a décidé de permettre au président sortant, Abdoulaye Wade, de se présenter pour une troisième législature alors que la constitution nationale n’autorise que deux mandats au maximum. Malgré tout, ce vieil homme de 85 ans entend rester au pouvoir comme c’est le cas de nombreux de ses congénères sur le sol africain. Une décision qui a provoqué des heurts. De sorte que la police a procédé à de nombreuses arrestations d’opposants au régime.

Un feu attisé par le refus d’autoriser le chanteur Youssou N’Dour de se présenter à cette élection pour des motifs peu clairs. La démocratie a encore du chemin à parcourir sur le continent noir où les dirigeants privilégient leurs intérêts personnels bien plus que l’intérêt national.

Avec pour conséquence qu’un renversement du pouvoir par la force est l’un des seuls moyens de mettre un terme à l’hégémonie de ces roitelets. De nombreux exemples sont venus confirmer cette thèse que cela soit en Tunisie, en Egypte ou au Yémen.
La révolte se poursuit dans d’autres nations africaines comme au Proche-Orient. La Syrie commence à ressembler à l’histoire lybienne. Du côté de Damas, le pouvoir se passait de père en fils. Comme ailleurs, les abus ont fini par lasser le peuple qui n’hésite pas à descendre dans la rue. Au prix de leur vie souvent pour dire non au régime de Bachar El Hassad qui n’a guère à craindre des élections. Le malheur veut que l’opposition n’est pas vraiment organisée car brimée par le pouvoir en place.

D’où les lenteurs de mise en place de nouveaux gouvernements et l’émergence de partis issus de l’islam. Avec comme probable conséquence une révolution inachevée et de nouvelles instabilités. La démocratie est une affaire de longue haleine et on peut craindre que ces pays en révolte ne soient pas encore prêts à se stabiliser.