Police intercommunale: mal engagée

Les quotidiens (24 heures et La Région) ont fait état des difficultés que rencontre la constitution d’une police intercommunale dans le Nord Vaudois. L’annonce de la commission du Conseil Communal d’Yverdon de ne pas vouloir entrer en matière, a eu l’effet d’une bombe pour les communes qui étaient intéressées par le projet. A commencer par Orbe qui comptait sur l’appui de son grand voisin pour organiser la police selon le nouveau concept sécuritaire vaudois.

Long chemin !

Même si les Yverdonnois n’ont pas définitivement enterré l’idée, il faut bien reconnaître que cette annonce n’est pas pour rassurer les autres communes. A première vue, ces commissaires souhaitent défendre l’aspect proximité dans leur ville. En outre, ils s’étonnent de la configuration géographique de cette police. Ils estiment d’une part qu’il aurait fallu intégrer les communes de l’agglomération directe d’Yverdon et d’autre part que la distance entre Yverdon et Orbe est trop longue. Etonnement dans la mesure où dans d’autres nouveaux corps intercommunaux, les distances sont bien plus longues que les 15 kilomètres qui séparent Orbe d’Yverdon.

Solidarité remise en question ?

Si la Municipalité yverdonnoise venait à renoncer à présenter son préavis devant son Conseil (elle prendra sa décision la semaine prochaine car elle a appris la nouvelle de l’attitude de sa commission par la presse), le projet serait à ranger aux oubliettes. Il serait dommageable pour une région qu’elle ne parvienne pas à faire preuve de solidarité alors que c’est le vœu du syndic de la capitale du Nord Vaudois, M. De Siebenthal, d’arriver à une meilleure cohésion.

Il faut aussi savoir qu’à l’origine, l’Exécutif urbigène avait initié le processus, répondant à la volonté de la population locale qui avait voté à 58% pour la police coordonnée, soit pour le maintien d’une police municipale. Cependant, il était devenu nécessaire de s’associer avec Yverdon car les sept agents urbigènes ne pouvaient pas satisfaire aux horaires exigés par le Canton, soit une présence de 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

C’est dire qu’aujourd’hui le projet est sérieusement remis en question et que les chances de voir une police intercommunale travailler sur la région sont atténuées.

A gauche, villa de 5 pièces, à droite villa de 7 pièces et demie.

Valeyres-sous-Rances: 14 villas mitoyennes éclosent

A gauche, villa de 5 pièces, à droite villa de 7 pièces et demie.

A gauche, villa de 5 pièces, à droite villa de 7 pièces et demie.

Il y a environ 10 ans, la commune recherchait de nouvelles zones à bâtir. Gilbert Vidmer, agriculteur à Valeyres, a proposé sa parcelle agricole et le changement d’affectation de zone a eu lieu.

C’est alors Stéphane, enfant du village et fils de Gilbert, qui entre en scène. Stéphane est issu du milieu bancaire; associé avec P. Harnisch ils créent une société de financement hypothécaire. C’est décidé, le défi est lancé. Les 2 associés font le pas de financer leurs propres maisons. L’idée du nouveau quartier est née.

Des maisons familiales

7 villas de 5 pièces et demie et 7 de 7 pièces alignées sous l’église, en lisière des champs. Pour chacune, une parcelle de 500 m2 (de l’espace sans l’embarras de l’entretien!) et un intérieur traditionnel et lumineux.

Les buts visés sont premièrement de créer des objets où les propriétaires se sentent acteurs concernés; donc pas de vente sur plans. Deuxièmement, de proposer des objets accessibles en coût à des familles.

Pari réussi, puisque les 14 villas sont vendues. Les deux derniers chantiers seront clos en juin 2012.

Les nouveaux propriétaires s’intègrent

Au total une soixantaine de personnes dont 25 enfants en bas âge, de la vie en perspective! Pour la moitié, des gens de la région lausannoise, mais aussi des habitants de Valeyres ayant eu l’opportunité de devenir propriétaires. Stéphane et sa famille vivent dans la première maison, le président du Conseil, dans la deuxième.

Est-ce cette alchimie où des gens de Valeyres sont parties prenantes, quoi qu’il en soit la participation du «nouveau quartier» à la vie villageoise est notable, tant au Conseil que dans les sociétés locales.

Au chemin de Marex même, l’ambiance semble bon enfant et conviviale; pour preuve, une fête de quartier a déjà eu lieu! Bienvenue au village!

Photo Catherine Fiaux

Pascal Couchepin, pendant son allocution

PLR: Pascal Couchepin à Juraparc

Pascal Couchepin, pendant son allocution

Pascal Couchepin, pendant son allocution

Il ne restait pas même un strapontin de libre mardi soir à Juraparc. Le PLR de l’arrondissement du Jura Nord vaudois y lançait en effet officiellement sa campagne en vue des élections cantonales de mars prochain, tout en fêtant l’Indépendance vaudoise.

Ce ne sont pas moins de 250 personnes qui avaient répondu présent à l’appel de la section de Vallorbe, qui sur une idée de Philippe Mamie, avait invité pour y participer et y prendre la parole, l’ancien Conseiller fédéral Pascal Couchepin. Tout ce que les deux sous-arrondissements du district comptaient d’élus ou de magistrats PLR avaient fait le déplacement à l’occasion d’une visite hors norme. Et ce parterre relevé était également composé de nombre de soutiens venus pour témoigner leur attachement aux valeurs défendues par le vieux parti qui fut, ne l’oublions pas, en son temps révolutionnaire.

Il faut oser dire quel est notre bilan

Après les discours officiels de Rémy Jaquier, ancien syndic d’Yverdon-les-Bains, Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe et Philippe Mamie, l’ancien président de la Confédération, visiblement ravi d’être présent et avouant même aimer toujours ce contact avec le militant et l’élu de base, «essentiel même à l’heure des moyens de communication moderne» a tenu à relever entre autres la vision pragmatique et axée sur le bons sens du vieux parti. «La fraternité a toujours été l’apanage du PLR, peut-être même un peu plus celle des radicaux que des libéraux …» a-t-il précisé en souriant.

Relevant qu’il se réjouissait de goûter au papet vaudois prévu pour la suite de la soirée, il a incité les membres du PLR à l’action. «Osez donc faire savoir aux électeurs que c’est de cette majorité bourgeoise qu’est né l’assainissement des finances publiques remarquable auquel le canton de Vaud a procédé. Ne laissez donc pas à d’autres le soin de dépenser ce qui a été patiemment mis de côté, ceci pour des projets pharaoniques d’investissements ou des dépenses courantes».

Le génie suisse

Revenant sur la récente confirmation par une agence du fameux triple A de la Suisse, il a expliqué que cette note était le reflet de la gouvernance suisse, qui s’exerce sur trois plans : politique, économique et social. «Nous avons besoin en Suisse d’un Pays de Vaud fort et sans arrogance sur lequel on puisse s’appuyer». Faites donc en sorte de voter et de faire voter dans le bon sens en mars prochain. Revenant enfin sur les futures votations fédérales, Pascal Couchepin a encore fustigé le projet de loi sur le prix unique du livre, «un texte qui vient des années en retard et qui ne colle plus à la réalité d’internet et du livre électronique, même pas prévu par la loi». Et sur celle concernant les 6 semaines de vacances, «que la loi ne peut régler d’un trait de plume» mais qui doivent être le fruit de négociations par branches, là où un tel dispositif est possible.

Photo Olivier Gfeller

Xavier Margairaz: de Zürich à Sion

Vous l’avez appris par la presse quotidienne, le Valérien a décidé de changer de club à l’intersaison. Xavier Margairaz jouera désormais pour le FC Sion. L’Omnibus lui a demandé les raisons de ce transfert.

– Le FC Zürich est enfin de cycle. Plusieurs joueurs sont partis ou s’en iront (Rodriguez, Djuric, Leoni, etc). Comme Christian Constantin m’a proposé un contrat de trois ans et demi, je n’ai pas manqué l’opportunité de venir dans un club qui joue très bien au football. C’est aussi l’occasion de jouer aux côtés d’Arnaud Bühler que j’ai côtoyé lors de mes premières années de junior.

L’acclimatation en sera d’autant plus facilitée. Cela impliquera également un déménagement car notre famille (Madame et leurs deux enfants Noa et Ruben) est installée dans le canton de Schwyz et je ne pouvais pas envisager de demeurer en Suisse Centrale. C’est la raison pour laquelle nous cherchons quelque chose en Valais.

– Le FC Sion a été rétrogradé à la dernière place du classement après le retrait de 36 points après ses démêlés avec la FIFA. C’est dire que les ambitions seront limitées?

– C’est vrai que la situation est particulière car Sion était en train de jouer pour le titre avec Bâle et Lucerne et que nous retrouvons au dernier rang, menacé de relégation. Ce contexte est donc particulier mais dans le club, on espère bien récupérer des points sur le tapis vert car il est dit dans les règlements de l’ASF que l’on peut au maximum soustraire douze points à un club qui aurait fauté. On espère tous que la Swiss Football League reviendra en arrière.

Cela dit l’ambiance est bonne parmi les joueurs qui ne s’affolent pas car il y a six mois qu’ils vivent ces différentes péripéties. Quoiqu’ils arrivent, ils comptent beaucoup sur la Coupe pour démontrer de quoi ils sont capables.

- Vous avez joué durant plusieurs saisons à Neuchâtel. On imagine que la disparition de Xamax de l’élite de notre football doit vous toucher ?
Evidemment et je pense très fort à Gilbert Facchinetti qui est l’âme de ce club. Je suis très triste pour lui d’abord. Mes pensées vont aussi aux joueurs et aux supporters. J’espère que tous les gars retrouveront de l’emploi car leur famille en dépend.

Comme vous le savez, l’équipe se trouvait à Dubai lorsque la nouvelle est tombée et mes collègues n’auront pas beaucoup de temps pour trouver de l’emploi puisque le championnat recommence dans une semaine. Ce retrait de licence est d’autant plus malheureux que Xamax avait effectué un bon premier tour avec son armada espagnole.

A dire vrai à Zürich, il y a plus deux mois que l’on disait que Xamax ne disputerait pas le deuxième tour. J’avais de la peine à y croire mais le football suisse passe malheureusement par des faillites comme certaines firmes de l’économie. Si vous n’avez pas un mécène comme Christian Constantin, il est dur de faire face. Du reste, le football européen est sorti de la logique et les sommes de transfert ou les salaires sont irréels au plus haut échelon.

– Vous rentrez d’un camp d’entraînement en Tunisie. Comment cela s’est-il passé et qu’espérez-vous de votre passage en Valais?
– Nous avons eu des conditions particulières. Sur le plan de la météo, le thermomètre a oscillé entre 15 et 20 degrés mais le soleil n’était pas là tous les jours. Puis, nous avons logé dans un hôtel immense qui logeait des officiers lybiens qui attendaient de retourner dans leur pays.

Cette cohabitation était pour le moins curieuse et la qualité de l’hôtel en souffrait. Enfin, sur un plan personnel, j’espère bien retrouver la grande forme à Sion car je sais qu’Ottmar Hitzfeld compte encore sur moi. Alors j’espère bien retrouver le maillot de l’équipe nationale car à 28 ans, ma carrière est loin d’être terminée.

Camille Fraissard durant sa présentation.

Juraparc: le retour du loup

Camille Fraissard durant sa présentation.

Camille Fraissard durant sa présentation.

Si contrairement au Jura français, la présence du loup n’est pas encore confirmée dans notre région, l’expérience de réintroduction réalisée par Camille Fraissard montre que Canis Lupus pourrait très bien se plaire chez nous.

Des louveteaux ont été relâchés dans la taïga russe et suivis durant cinq mois à l’aide de GPS-Argos ainsi que par l’observation de leurs traces dans la neige. Les données obtenues ont permis d’évaluer leurs déplacements, leurs habitudes alimentaires (analyse de leurs fèces) et leur comportement près des zones habitées.

Les résultats indiquent que ces loups nés en captivité ont retrouvé leur instinct de prédateur dans leur nouveau biotope, sans entraînement préalable.
Leur menu de prédilection: l’élan (il n’y a pas de chevreuils dans la taïga), le sanglier, le lièvre et le castor. Ils ont mangé occasionnellement du blaireau, de la fouine ainsi que des petits rongeurs et des oiseaux. Ils ont également consommé des fruits, des baies sauvages et des graminées. 12 % de leur diète était constituée par des animaux domestiques (ovins).

Cohabitation avec le loup

«Est-ce que le loup a une place chez nous?» Bernard Muller, président de la Diana, section Vallée de Joux, exprime la préoccupation des chasseurs lors du débat qui s’ensuivit. Les chasseurs redoutent les impacts de la présence du loup sur la faune ainsi que sur l’élevage du bétail. Par ailleurs, ils demandent l’application du droit au tirage des loups «parachutés», selon la convention de Berne qui régit la conservation de la vie sauvage en Europe.
Bernard Reymond, ancien surveillant de la faune du canton de Vaud, a une vision différente de la situation.

Bien qu’ils n’aient pas montré patte blanche pour traverser la frontière, les loups présents en Suisse (une vingtaine dans les Alpes) ont certainement migré de leur propre initiative depuis le Parc national des Abruzzes en Italie. Ceux qui pointent maintenant leur nez dans le Jura ont très probablement transité par le Parc du Mercantour en France.

Quant aux impacts du loup sur la faune, Camille Fraissard estime que si les effectifs d’ongulés diminuent, ils finissent par se stabiliser à un niveau qui rend la chasse tout aussi attrayante.

Sur la base de son étude, la conférencière ajoute que la cohabitation du loup avec les activités d’élevage est possible lorsque les mesures de protection prévues sont appliquées.

Rappelons une des premières directives de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV): «Si un exploitant soupçonne la présence d’un loup ou que ses bêtes semblent avoir été attaquées par un loup, il doit prendre contact avec un agent de surveillance de la faune.»

Photo Denis Tarantola

Les deux plus jeunes nouveaux citoyens de Ballaigues nés tous deux en juin 2011, à gauche Maxime Rose avec sa maman, à droite Loris Vallotton, avec son papa.

Ballaigues: la population augmente régulièrement

Les deux plus jeunes nouveaux citoyens de Ballaigues  nés tous deux en juin 2011, à gauche Maxime Rose avec sa maman,  à droite Loris Vallotton, avec son papa.

Les deux plus jeunes nouveaux citoyens de Ballaigues nés tous deux en juin 2011, à gauche Maxime Rose avec sa maman, à droite Loris Vallotton, avec son papa.

Chaque année à pareille époque, la Municipalité de Ballaigues organise une cérémonie d’accueil pour les nouveaux arrivés dans la commune. C’est vendredi soir passé que l’édition 2012 a eu lieu au Centre villageois.

Le Syndic Raphaël Darbellay a tout d’abord souhaité la bienvenue aux nouveaux habitants qui avaient répondu présents pour cette petite fête: ils étaient environ 50 sur une grosse centaine de nouveaux arrivés. Si l’on tient compte des départs qui ont eu lieu en 2011, l’augmentation nette des habitants de Ballaigues est de vingt nouvelles âmes. «Une tendance qui se confirme maintenant depuis quelques années» confirme le syndic, pour qui une telle augmentation régulière mais pas trop massive correspond aux capacités d’accueil de la commune.

On imagine que parmi les nouveaux arrivés, beaucoup exercent une activité professionnelle dans la région, ce qui est démenti par les faits puisque certains sont venus habiter sur les hauteurs mais travaillent quotidiennement à… Genève. Une bonne organisation nécessaire sans doute, et aussi l’absence de crainte de passer du temps dans les transports publics.

Accueil en toute convivialité

Après avoir officiellement accueilli les nouveaux habitants de Ballaigues, le syndic Raphaël Darbellay s’est ensuite attaché à présenter aux nouveaux venus ses collègues de la Municipalité, le président du Conseil communal et son bureau ainsi que toute l’administration communale, de façon que les visages de ces relais démocratiques soient connus.

C’est ensuite dans la bonne humeur et non sans convivialité que le verre de l’amitié a été partagé entre anciens et nouveaux Ballaiguis, une tradition aussi qui voit chaque année nombre d’anciens habitants du village venir accueillir leurs nouveaux voisins

Photo Olivier Gfeller

Ancienne préfète, Pierrette Roulin-Grin.

Tir cantonal 2013: six stands concernés

Ancienne préfète, Pierrette Roulin-Grin.

Ancienne préfète, Pierrette Roulin-Grin.

Le prochain tir cantonal vaudois se déroulera dans le Nord Vaudois. Un comité d’organisation, présidé par l’ancienne préfète Pierrette Roulin-Grin, s’est constitué en association pour ce grand rendez-vous des tireurs, qui prendra place pendant trois fins de semaine, du 16 août au 1er septembre 2013. Sur les douze stands retenus, six se trouvent dans notre région (L’Abergement, Baulmes, Chavornay, Rances, Valeyres et Vallorbe).

Lors du tir cantonal précédent, en 2008 sur la Côte (Aubonne et Morges), plus de 6000 tireurs (5’700 au fusil et 700 au pistolet) s’étaient donné rendez-vous dans le Pays de Vaud, comme c’est le cas tous les cinq ans.

Centre névralgique à Chavornay

C’est dire que pareille mise en place nécessite beaucoup de temps, comme nous le dit Mme Roulet-Grin. «C’est Pierre Pittet (Suchy), membre du comité de la Société vaudoise des carabiniers, qui a pris l’initiative du projet en 2009. Il a approché les différentes sociétés de tir pour savoir si elles étaient prêtes à se mobiliser pour pareil événement. 24 d’entre elles ont répondu à l’appel et ont accepté de se lier à l’association, soit pour mettre leurs installations à disposition soit pour donner le coup de main.

Les critères de sélection des stands obligeaient la mise à disposition de cinq cibles électroniques, d’un endroit adéquat pour le parcage des voitures, la construction de cantines et l’engagement d’un personnel nombreux pour le bon fonctionnement des joutes. Chavornay a été choisi pour être la centrale de tir. C’est dans l’ancienne grande salle de la localité que tous les tireurs viendront retirer leur carnet de compétition et présenter leur arme pour validation.

Une société spécialisée prendra toute cette organisation en charge, de l’inscription aux résultats. Elle répartira également les sportifs entre les différents stands, les jours et les heures auxquels les tireurs devront impérativement se soumettre pour effectuer leur programme».

Un demi-million de cartouches

Ce tir cantonal roulera sur un budget de 1,5 à 2 millions de francs. L’essentiel des revenus proviendra de l’inscription des compétiteurs. Les sponsors complèteront les recettes avec une visibilité d’une année au moins pour les plus importants. Habituellement, la moitié des fins guidons proviennent de l’extérieur du canton. Donc, il faudra aussi veiller à leur hébergement. Un demi-million de cartouches seront brûlées à cette occasion.

Notons encore que les stands d’Yverdon et de Chamblon accueilleront les spécialistes du pistolet. C’est donc une immense manifestation qui prendra place à l’été 2013 dans le Nord Vaudois qui profitera de l’occasion pour se faire mieux connaître, notamment par ses vins puisque les caves de Bonvillars et des Côtes de l’Orbe seront associées à la fête car il ne s’agira pas seulement d’une compétition mais bien d’une réunion entre amoureux du tir du pays tout entier.

Photo Serafina Tumminello

Tout sourire, Christian Kunze reste un jeune retraité hyperactif.

Chavornay: un jeune retraité très occupé

Tout sourire, Christian Kunze reste un jeune retraité hyperactif.

Tout sourire, Christian Kunze reste un jeune retraité hyperactif.

Cela fait maintenant près d’un mois qu’il a officiellement pris sa retraite, pourtant le Syndic de Chavornay, Christian Kunze, ne désire pas vraiment profiter de ce nouveau statut de pensionné qui aurait pu lui rendre la vie un peu plus paisible.

En effet, comment tout arrêter après une longue carrière à la Haute Ecole d’Ingénieur et de gestion d’Yverdon-les-Bains? C’est vrai, que de travail et de ténacité il a fallu pour entrer en 1980, comme professeur en télécommunication et devenir directeur en 1993, de ce que l’on appelle encore l’ETS d’Yverdon et qui évoluera plus tard en HEIG-VD.

Dans les années 80, l’enseignement était la seule activité que proposait l’école aux 500 étudiants qui la fréquentaient. Aujourd’hui environ 2000 étudiants peuvent également se tourner vers la recherche ou des formations postgrades que l’école propose. De plus, elle collabore maintenant avec un bon nombre d’entreprises du secteur privé. En effet, en plus d’instruire les étudiants, la HEIG-VD propose, surtout aux PME, de collaborer dans les domaines de la recherche et du développement. «Elle est devenue ainsi une école reconnue dans les milieux économiques», se plaît à dire Christian Kunze et «ça n’a pas toujours été une mince affaire» ajoute-t-il. «L’école a fusionné 4 fois, il y avait 3 institutions sur les 2 sites d’Yverdon et de Lausanne qui ont été rassemblées à Yverdon, et la Haute école de gestion qui s’appelait encore ESCEA est venue renforcer la palette de disciplines enseignées sur le site. «Malgré les difficultés, nous avons réussi ces déménagements et prouvé que c’était réalisable même aux plus récalcitrants» dit-il. «D’ailleurs, nous avons aussi créé environ 150 emplois supplémentaires».

«Mais une de mes plus grandes fierté est d’avoir un peu renforcé l’image du Nord vaudois. Grâce à ces évolutions, l’école est aujourd’hui reconnue dans les milieux économiques suisses. Car malgré les pensées des milieux académiques, dans les pays anglophones les écoles de ce type, spécialisées en sciences appliquées sont de vraies universités et considérées comme telles, ce qui était loin d’être le cas chez nous» complète-t-il.

Parmi les anecdotes qu’il se rappelle, l’ancien patron de la HEIG-VD nous résume qu’après 12 ans de participation à la commission fédérale pour la recherche sur l’énergie et à force de conviction, les membres de cette corporation ont regardé les hautes écoles d’un autre œil. Maintenant, ils considèrent celles-ci comme étant vraiment des hauts lieux d’enseignements supérieurs.

Auparavant, les filles ne s’engageaient, en général, pas dans les filières techniques. Si bien qu’en 1976, date de la création de l’école, personne n’imaginait que la gente féminine entrerait un jour dans de telles formations. Quand quelques-unes ont commencé un cursus d’ingénieure, il n’y avait pas de commodités pour ces dames et il a bien fallu en créer, malgré la réticence de certains.

Enfin il y avait une soirée, organisée par des étudiants étrangers (entre 40 et 50 nationalités sont représentées au sein de l’école) pour faire valoir un peu les différentes cultures. Un étudiant camerounais a dit au micro, alors que certains profs et le directeur restaient dans une file d’attente, qu’ils devaient aller se servir, vu leur statut, avant les élèves présents. Christian Kunze a expliqué à l’assemblée pluriculturelle qu’en Suisse tout le monde, y compris les dirigeants, font la queue et attendent leur tour.

Depuis, une évolution s’est imposée, comme les femmes sont près de 10% des étudiantes chez les ingénieurs et en majorité chez les économistes, elles enseignent aussi les sciences appliquées. D’ailleurs elles sont dorénavant bien représentées, puisque c’est l’une d’entre elles, Catherine Hirsch, qui a succédé le 1er janvier à Christian Kunze à la tête de l’école.

Pour la suite, le récent retraité déclare «Qu’outre la fonction de Syndic du Village que j’assume depuis six mois, je reste à disposition de la HEIG pour que les dossiers passent sans problèmes dans les mains de la nouvelle direction. Je reste aussi, à titre gracieux, président de la fondation Charles-André et Irma Stähli-Boss (qui a pour but éducatif d’encourager l’étude de problèmes scientifiques et techniques). Je demeure également membre du conseil d’administration du Bureau EHE actif dans les domaines de Minergie et d’énergie renouvelable».

Enfin, si avec tout ça il s’ennuie avec bientôt 5 petits-enfants (trois petits-enfants et deux à venir), il lui reste ses hobbies : le ski, le cheval et les voitures anciennes, puisqu’après avoir restauré une Mercedes 170 S, il s’attaque à une 190 SL. Une belle retraite en fait.

Photo Pierre Pellaton

Thierry Grobet, un passionné de la faune éthiopienne.

Protéger le loup pour aider l’Ethiopie

Thierry Grobet, un passionné de la faune éthiopienne.

Thierry Grobet, un passionné de la faune éthiopienne.

Quand on parle de l’Ethiopie, les premières images qui nous viennent à l’esprit, ce sont celles de la sécheresse ou de la famine. Mais contrairement aux idées reçues, soixante-cinq pour cent des terres de ce pays d’Afrique sont cultivés. Et lors de la conférence donnée dimanche dernier par Thierry Grobet, photographe yverdonnois, certaines magnifiques photos ont surpris la cinquantaine de personnes qui se sont déplacées, par la verdure des paysages qui peuvent ressembler par endroits à notre Jura.

Et pourquoi protéger le «canis simensis»?

Le but de Thierry Gobet, par l’entremise de la société de production Nyala (nom d’une antilope qui vit exclusivement, elle aussi sur les terres éthiopiennes) est de réaliser un film pour sensibiliser autant la population indigène que les habitants d’autres contrées mondiales. En effet, la disparition de cette espèce, dont il n’est plus recensé à l’heure actuelle que cinq cent spécimens, pourrait engendrer des problèmes aux cultures, notamment au parc national sur le plateau de Bale (Balé), «Le loup d’Ethiopie», contrairement au loup européen, se nourrit exclusivement de rongeurs (rat-taupe géant) et de ce fait n’attaque pas les troupeaux qui paissent sur les plateaux. Les premières causes de mortalité chez ce magnifique animal, sont les maladies transmises par les chiens gardiens de troupeaux, soit la rage ou la maladie de Carré.

Les petits ruisseaux font de grandes rivières...

... tel le «Nil bleu» qui prend sa source en Ethiopie, qui rejoint le «Nil blanc», qui naît du Lac Victoria (Ouganda, Kenya, et Tanzanie), pour finir par produire le Nil. L’aboutissement de ce film ainsi que sa diffusion dans le monde entier débouchera sur un autre projet: faire connaître ce magnifique pays d’Afrique, et donner la possibilité aux habitants de diversifier leur travail, et d’augmenter leurs revenus, en participant au développement d’un éco-tourisme.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à consulter le site www.nyalaproductions.com

Photo Sylvie Troyon

Foot romand à l’agonie

Personne n’est étonné de ce qui s’est passé à Neuchâtel. Les agissements du président Bulat Chagaev ne pouvaient continuer. A force de défier la Swiss Football League et d’intenter des procès à plusieurs médias, on sentait bien que le Tchéchène n’était plus en mesure de conduire son club à bon port. Avant Xamax, Lausanne et Servette ont subi le même sort, toujours avec des présidents étrangers à leur tête (les Français Kita et Roger).

On s’est souvent demandé pourquoi des gens éloignés du football suisse s’intéressent à nos équipes. Sans aucun doute pour des raisons économiques car il y a parfois moyen de gagner un peu d’argent par le biais de transferts à l’étranger de joueurs évoluant dans notre championnat.

A cet égard, Chagaev conteste le départ de l’attaquant Brown mais il était de notoriété publique que ce joueur appartenait à trois investisseurs suisses qui ont vendu le bonhomme à Sochaux sans que Xamax ne profite véritablement de cette transaction. Car désormais les clubs sont à la merci des managers de joueurs qui opèrent à leur guise.

En Suisse alémanique, Grasshopper, Zürich ou Saint-Gall ont dû singulièrement revoir leur voilure financière pour éviter la mésaventure des Romands, aidés parfois par l’économie locale ce qui n’est plus le cas en Romandie. Il faut dès lors admettre que le football suisse ne paie pas. A Sion, le président Constantin est un mécène qui vient du milieu de la balle ronde à l’inverse de certains aventuriers.

Mais à braver certains règlements de la Fifa, il est allé dans le mur. Ce qui n’empêchera pas les Valaisans de vivre un deuxième tour difficile, avec le retrait sévère de 36 points par une fédération nationale débordée. A défaut de vouloir imiter Bâle, nos clubs devraient s’inspirer de Thoune dont les moyens financiers sont relatifs mais qui procède à un recrutement intelligent, en Suisse et surtout en Challenge League.

Sans oublier le secteur de la formation en prenant des dispositions afin que les talents ne filent pas à la première occasion.