Le début n’est pas facile pour Luisa et Luis.

Dixième année pour l’atelier de bougies

Le début n’est pas facile pour Luisa et Luis.

Le début n’est pas facile pour Luisa et Luis.

C’est devenu une tradition pour certaines familles qui y reviennent depuis dix ans, l’atelier de confection de bougies de la Tournelle, la semaine avant Noël attire petits et grands.

On choisit d’abord la longueur et l’épaisseur de la bougie qu’on veut fabriquer, et Ana, l’animatrice de l’atelier, donne la mèche qui correspond.

Il faut ensuite de la patience, car la mèche doit être trempée dans la cire chaude puis refroidie autant de fois que nécessaire à former une belle bougie.Enfin les artistes peuvent les décorer avec des petites incrustations qui en plus leur donneront de l’odeur (clous de girofle, brins de cannelle...); mais ils devront attendre encore un an pour pouvoir la brûler, afin que la cire soit sèche.

La cire est d’abeille dont une grande partie vient d’un apiculteur d’Orbe.

Un atelier de fabrication d’étoiles en papier de soie se déroulait en même temps; pour la première fois, Willy Reverchon, proposait cette activité.

Photo Natacha Mahaim

Daniel Marendaz

Vins mousseux, des effervescents en pleine ébullition

Daniel Marendaz

Daniel Marendaz

Passionné par la Champagne, une région viticole prétéritée au même titre que celle du Nord Vaudois, région qui a fait le vin le plus connu de ce bas monde, Daniel Marendaz de Mathod, tâte de la bulle depuis quasi 25 ans.Ce qu’il reconnaît aux Champenois, c’est qu’ils extraient le meilleur de leurs raisins.

Pendant ce quart de siècle, le vigneron – encaveur de Mathod a travaillé dans ce coin du pied du Jura, manipulant pour son compte quelques milliers de bouteilles. L’année dernière, il a agrandi ses installations, dont les robots de remuage sis sous un grand auvent.

La «méthode traditionnelle», appellation qui évoque le champagne sans le mentionner, en raison de concurrence déloyale, consiste à faire prendre la mousse par une nouvelle fermentation du vin de base dans chaque bouteille individuellement. Pour que mousse se fasse, il est nécessaire de remuer les bouteilles. Dans le temps, c’était manuellement, une à une sur des pupitres. Actuellement, c’est par palettes entières et selon un cycle automatisé.

L’effervescence si furtive est signe de persévérance, car les bulles augmentent les qualités d’un vin, mais de même ses défauts!

Un vin devrait rester deux à trois ans sur lattes, mais plus il mûrit, plus les arômes se développent, et cette évolution ne plaît pas forcément à tout le monde.

Moins un vin de base sera généreux en alcool, plus il aura de chance de donner un effervescent équilibré, indique Daniel Marendaz. Aujourd’hui, ce dernier s’est équipé pour manipuler 60 000 bouteilles par année, et de ce fait, la clientèle idoine est en sensible augmentation.

Produit festif, le mousseux se sert avant tout à l’apéritif. Ici ou là, on peut conseiller les plus structurés avec des mets de poisson et les plus tendres avec du foie gras, idée de goûter «L’Impérial» blanc de blanc de Daniel Marendaz.

Photo Alain Michaud

Clin d’œil commercial

Un document intéressant qui date de 1901, met en évidence la fondation d’une Société Coopérative de consommation, appelée «L’ECONOMIE».

Les statuts expliquent le but de cette association, qui est d’améliorer la situation économique et de développer le bien-être social de ses membres: a) par l’achat pour le compte de la collectivité, pour la transformation ou la production directe, en bonne qualité de denrées alimentaires et autres objets de consommation nécessaires à ses membres. b) etc…

Sous cette forme, cette coopérative serait-elle les prémices de la Coopé?

Image Alain Michaud

Daniel Rosetti présente le dossier d’une des lauréates.

Vallorbe: concours de vacances, trois mentions d’excellence

Daniel Rosetti présente le dossier d’une des lauréates.

Daniel Rosetti présente le dossier d’une des lauréates.

L’Établissement scolaire de Vallorbe est l’un des derniers du canton à maintenir la tradition des concours de travaux de vacances. Toutes disciplines confondues, 19 lauréats de 8e et 9e année ont été récompensés cette année.

Les prix distribués en présence de Dominique Valet, directeur des écoles, et de la municipale Madeline Dvorak représentent un montant total de Fr. 1’120.-, financé par les 10 communes de l’arrondissement scolaire.

Qui dit travail de vacances dit aussi encadrement dudit travail. Une tâche dévolue aux enseignants remerciés pour leur implication et leur enthousiasme. Quant aux élèves, ils apprécient de sortir des sentiers battus, dans une approche didactique alliant l’utile à l’agréable.

Avec trois mentions d’excellence attribuées, la qualité d’ensemble des travaux s’est révélée plutôt bonne. Un seul bémol, la participation des élèves qui a été sensiblement inférieure à celle de l’année précédente.

La séance de palmarès a été agrémentée par diverses performances artistiques qui démontrent, si besoin est, que notre jeunesse déborde de talent et d’énergie.

Palmarès des lauréats 2011
Activités Créatrices sur Textiles (Cosette Loureiro de Menezes)
Charlotte Bruand (9VSG) Très Bon
Allemand (Daniel Rosetti)
Leticia Ribezzo (9VSB) Bon, Noémie Graber (9VSB) Très Bon
Arts Visuels, (Julian Willis)
Marie Laffely (8VSB) Très Bon, Amanda Scire (9VSB) Très Bon, Charlotte Rod (9VSG) Très Bon, Julie Desseigne (9VSO) Excellent
Français (Sophie Schmitt)
Chloé Chezeaux (9VSB) Excellent
Géographie (Daniel Rosetti)
William Stramke (8VSB) Très Bon, Roxanne Baud (8VSB) Très Bon, Margaux Blondeau (8VSB) Excellent
Histoire (Sophie Schmitt)
Numa Bonhôte (9VSG) Très Bon
Histoire (Daniel Rosetti)
Aurore Mezenen (8VSB) Très Bon, Ludivine Bourgeois (8VSB) Très Bon
Italien (Michele Scala)
Ardijana Dacaj (9VSB) Satisfaisant, Solène Benoit (9VSB) Bon, Camille Reymond (9VSB) Très Bon
Mathématiques (Pierre-Henri Jost)
Adrien Ryser 8VSG Bon, Florian Loetscher (8VSG) Très bon.

Photo Denis Tarantola

La table anglophone au Cheval-Blanc.

C’était aussi Noël pour les migrants

La table anglophone au Cheval-Blanc.

La table anglophone au Cheval-Blanc.

Depuis plusieurs années, la patronne du restaurant le Cheval-Blanc Martina Osmanovska invite celles et ceux qui le souhaitent à partager le repas de midi du 24 décembre qu’elle offre de bon cœur dans son établissement.

Une contribution mise sur pied alors qu’elle cherchait à faire en sorte que Noël soit aussi une fête pour les défavorisés. «Ceux qui ont le moins n’osent pas venir» regrette-t-elle, «et paradoxalement, si on regarde la situation économique actuelle, les inscriptions étaient en légère diminution cette année».

Cette année, au nombre des invités, figurait pour la première fois une vingtaine de migrants, arrivés depuis peu à Orbe. Accompagnée du Municipal en charge des affaires sociales Pierre Mercier, la petite troupe a rallié le Cheval-Blanc vers midi pour y déguster l’excellent menu que leur avait concocté Martina. L’Omnibus s’est glissé parmi eux pour tenter de comprendre un peu ce qui les pousse à venir en Suisse. Et la réponse, sans être unanime, est très globalement du même ordre.

Des parcours de vie qui se ressemblent

Pour Ahmed *, tailleur de métier de 35 ans venant de Guinée-Bissau, «en plus d’un régime encore récemment militaire et qui est maintenant une démocratie à l’Africaine (tu es dans le «bon» mouvement ou tu dégages sauf à risquer ta peau), l’économie locale profitant vraiment aux populations locales est complètement déstructurée. Pas moyen pour un petit de gagner correctement sa vie».

Pour Jules *, qui vient de Mauritanie sans formation et qui n’a guère plus de 23 ans, le régime islamique de son pays maintient le citoyen de base dans l’ignorance: pas moyen d’apprendre valablement un métier, «sauf si quelqu’un de ta famille a suffisamment d’argent ou est suffisamment proche du pouvoir. La démocratie réelle n’a pas non plus cours à Nouakchott. En plus, les bateaux de pêche européens viennent piller les ressources halieutiques du pays».

Pour Tarik *, qui vient d’Afghanistan et qui a fait un voyage de 7000 kilomètres à travers de nombreux pays avant d’être interpellé dans un pays de l’est, la démarche est avant tout sécuritaire: il risque tout simplement sa peau pour avoir combattu dans une tribu retranchée dans les montagnes de la frontière avec le Pakistan. Comme c’est le cas de John *, arrivé du Libéria, actuellement pacifié, mais qui a combattu il y a quelques années dans les rangs de l’armée des milices de Charles Taylor et qui depuis lors craint pour sa vie. «Même avec ce danger, si je pouvais acquérir une formation, je serais prêt à rentrer chez moi ensuite pour pouvoir utiliser ces connaissances au service de mon pays d’origine» assure-t-il.

Le lancinant problème de l’inactivité forcée

Ni les uns ni les autres ne comprennent pourquoi on les parque dans un abri pas très salubre à l’air pollué et chargé de microbes, pourquoi on ne leur sert pas suffisamment à manger (un petit sandwich pour midi, un repas en barquette le soir) alors qu’on leur refuse le droit de travailler. D’une seule voix, ils déplorent de devoir passer leurs journées à ne rien faire et seraient prêts à accepter à peu près n’importe quel travail: le sésame à leurs yeux d’une condition d’homme acceptable.

Sans tomber dans l’angélisme, il faut reconnaître que le déracinement, la multiplication des procédures, l’attente, les déplacements très difficiles rendent la vie de ces hommes pas simple. Ils ont certes choisi l’exil, mais à voir ces forces vives et jeunes laissées de côté, on a un peu l’impression que la politique suisse en la matière marche sur la tête. Si au lieu de chercher à n’accepter que le réfugié «politique» si difficile à distinguer des autres, on permettait aux migrants de travailler même s’ils sont venus en Suisse pour ça, on économiserait sans doute beaucoup sur les frais de leur encadrement et on verrait ensuite que seuls resteraient sur place ou presque ceux qui effectivement trouvent du travail.

Une autre vision de la migration dont la Suisse vieillissante devrait pouvoir tirer avantage. Un investissement sur l’avenir, plutôt qu’une charge importante à fonds perdus dont personne n’est satisfait.

* Les prénoms ont été modifiés pour des raisons de discrétion. Les témoignages sont quant à eux bien réels.

Photo Olivier Gfeller

Vive 2012



Et pourtant personne ne sait ce que nous réservera la nouvelle année. Les perspectives ne semblent pas enchanteresses.

Conséquence d’une année 2011 qui a dérapé, plongeant l’Europe et les pays méditerranéens dans la crise. Avec des dettes étatiques qui minent l’existence de l’euro, qui provoquent des réflexes nationalistes, qui divisent les politiciens de cette alliance continentale et qui amènent progressivement la récession.

Pour leur part, plusieurs nations du pourtour de la grande bleue ont tourné le dos à certaines dictatures dans l’espoir d’une ère plus équitable. Si certains auront toutes les raisons de se plaindre d’une économie à la peine, d’autres se plairont à souligner ce nouvel élan vers la démocratie. Ainsi va le monde.

En Suisse, le tableau est probablement moins sombre que celui de nos voisins européens. L’Etat fédéral comme les cantons ne souffrent pas de finances à l’agonie. Certes, l’avenir des caisses de pension inquiète, l’AVS est constamment en révision mais surtout la perte de nombreuses places de travail n’incite pas à un optimisme démentiel.

En plus, notre position est jalousée par nos partenaires habituels et il faudra bien trouver le compromis qui nous permettra de ne pas être pénalisés par des relations conflictuelles. Savoir être fort tout en imaginant une politique novatrice. Un sacré défi pour les politiciens d’un pays toujours béni des dieux mais qui devront veiller à ce que le sort de chacun de ses citoyens soit préservé au mieux !