La pâtisserie demande de l’habileté.

Guignard Desserts: une ruche en ébullition

La pâtisserie demande de l’habileté.

La pâtisserie demande de l’habileté.

Arriver dans cette entreprise à six heures du matin, c’est comme être à Saint-François à la fin de la journée. Cela bout de tous les côtés. Les boulangers sont là depuis minuit. Après avoir allumé le four (40 minutes), ils commencent d’abord par cuire les pains-sandwichs qu’il faudra garnir puis livrer pour 6 heures. Puis, ce sera le tour du pain, avant que les viennoiseries ainsi que les croissants prennent place à leur tour au chaud.

En vérité, à part le pain coucon, tout a été préparé la veille et a reposé dans les installations frigorifiques, en attendant le coup de feu, au terme duquel on repart pour un nouveau jour tout en profitant d’un four moins chaud pour faire dorer les panettone dans la perspective de Noël.

Qualité constante

Un peu plus loin, la brigade des pâtissiers s’active depuis 4 h. 30. Quatre groupes sont au travail, indifféremment d’une semaine à l’autre pour bichonner des entremets (mousses), des crèmes (mille-feuilles), des tartes sèches (japonais) ou des verrines. Le souci perpétuel du chef Patrick est la régularité dans la qualité. «La pâtisserie doit être la même d’un jour à l’autre. Il faut savoir qu’il nous arrive de jeter ou retravailler un produit qui ne correspond pas aux critères habituels».

Si, ce matin- là, aucune dame n’était à l’œuvre, elles constituent la moitié de l’équipe, car le métier est moins exigeant qu’auparavant (plus de sacs à porter) et qu’il se combine assez bien avec la garde des enfants. A l’heure d’évoquer le métier et ses horaires, l’ex-apprenti Esteban ne se plaint pas, car il apprécie la finesse qu’exige la pâtisserie et la manière de la faire chez Guignard Desserts.

Rigueur helvétique

C’est à 5 heures que les cuisiniers sont entrés au laboratoire. On s’agite fort dans la confection des produits prêts à être ingurgités (salades ou plats froids) ou ceux à réchauffer avant consommation, une soixantaine en tout, en fonction du départ à 7 h. 45 du camion qui livrera le restaurant Le Citadin à Lausanne. Arnaud prépare de petites entrées à base de poisson. Présent depuis trois mois dans l’entreprise, ce Parisien travaillait au Beau-Rivage à Genève avant de poursuivre sa formation à Orbe, avec l’intention d’ouvrir son propre restaurant dans trois ans. Il apprécie la rigueur helvétique comme la dynamique d’innovation et la bonne entente entre collègues. Le Libanais Ma’n s’est spécialisé dans les canapés car c’est joli à faire grâce à l’appui d’Anna qui lui prépare les masses pour garnir ces petits délices.

Sentir la marchandise      

Six heures, c’est l’heure à laquelle le magasin est ouvert par Simone Oulevay, présente dans l’entreprise depuis ses débuts. «J’adore tenir la boutique, j’ai besoin du contact avec la marchandise avant de remonter au bureau, car c’est toujours varié. Prenez la pâtisserie, en hiver prime le chocolat, alors qu’en été les fruits prennent le relais. A Orbe, on est plutôt attaché aux pièces traditionnelles (baba, éclair, mille-feuilles, etc.)».

A l’étage, c’est le téléphone qui dicte souvent la journée. Pour le brunch du dimanche d’abord que l’on peut prendre à Orbe ou Yverdon (La Prairie), mais il faut réserver sa place, car il y a quatre mois de délai d’attente! Les commandes pleuvent bien sûr à l’approche des fêtes de fin d’année. Surtout pour des desserts ou des amuse-bouches. Les plats cuisinés ont davantage le vent en poupe à Lausanne.

Moins de pourboire

Dès 7 h. 30, Antonia sert les cafés ou les petits déjeuners. Le thé a plus de succès l’après-midi… avec une petite pâtisserie. A midi, on sert le plat du jour, ou l’on peut choisir son met à la carte, avec ici une préférence pour une viande au détriment du poisson. Si la clientèle est plus âgée en semaine, elle se rajeunit sensiblement le week-end. Mais le pourboire est en nette diminution, car on sent bien que la crise passe par là aussi!

7 h. 30, c’est aussi l’heure à laquelle le soufflé retombe. La marchandise est prête à être livrée sur les 4 sites (Orbe, Le Citadin, Les Horlogers au Brassus et La Prairie à Yverdon). Le travail ne s’arrête pas pour autant, car il faut préparer les réceptions qui jalonnent la semaine si bien que chez Guignard Desserts, on bosse quasiment 24 heures sur 24!

Photo Pierre Mercier

La police d’Orbe.

Orbe, police intercommunale: où en sommes-nous ?

La police d’Orbe.

La police d’Orbe.

Récemment, la commune de Chavornay a décidé de quitter le navire de la police intercommunale. L’occasion de faire le point sur ce dossier en compagnie du Municipal en charge du dossier, Pierre Mercier.

Si on résumait l’historique

P.M. Il y a plus de deux ans, lorsque nous avons appris que notre police disparaîtrait selon l’étude de loi du concept sécuritaire vaudois, la Municipalité a décidé d’entrer en contact avec différentes petites communes ainsi qu’avec le chef-lieu du district, Yverdon-les-Bains, pour voir dans quelle mesure une unification des corps de police était imaginable. Rencontrant l’adhésion de tous ces partenaires, elle a pris position en faveur de la police coordonnée lors de la votation au terme de laquelle la population urbigène a approuvé le projet à près de 60%. Dès lors, elle a travaillé dans le sens de cette fusion.

De quoi dispose actuellement la ville en la matière ?

P.M. Le corps de police actuel d’Orbe compte sept agents et 2 ASP (auxiliaires), plus une personne qui s’occupe du secrétariat. Le service est assuré en semaine de 7h. à 17h., plus deux nuits durant le week-end. En dehors de ces heures, le 117 répond à toutes les urgences, gérées par la gendarmerie. Quant aux compétences, le mandat de la police municipale actuelle concerne essentiellement la proximité, la prévention et traite tous les autres aspects de police (circulation, autorisations diverses, manifestations, commission de police, police du commerce sur les horaires, sur l’alcool, sur les vitrines, etc.). Ce dispositif coûte un peu moins d’un million de francs par année, recettes d’amendes déduites.

Quel choix les autorités avaient-elles?

P.M. Le choix se situait entre un contrat avec la gendarmerie, ou une fusion avec Yverdon. L’offre de la Police cantonale nous a paru trop sommaire avec le maintien d’un poste avec 4 gendarmes qui s’occupent essentiellement de l’aspect judiciaire de la région et le recours au 117 pour les urgences. Il nous a été précisé que la Gendarmerie ne pourrait pas accomplir les tâches essentielles que sont la proximité et la prévention.

Toutes les autres missions nous seraient facturées selon un tarif peu clair. Dès lors, la Municipalité s’est prononcée pour la fusion dans une police qui sera baptisée «Police du Nord Vaudois». En effet, la législation cantonale exige désormais d’une commune, pour qu’elle puisse conserver une police municipale, que celle-ci réponde aux besoins 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce qui bien sûr a un coût.

Pourquoi un système intercommunal et coût projeté?

P.M. L’idée de mettre des forces en commun repose d’abord sur la volonté de maintenir une police dans la localité. Pour Orbe, le projet coûtera un demi-million de plus que le système actuel. Mais avec un tout autre service soit le maintien d’un poste à Orbe, davantage de prestations (prise des plaintes, constats pour les accidents et les vols, etc.), plus de présence (patrouilles mobiles), plus de compétences, une meilleure visibilité, notamment maintenant que la ville s’agrandit toujours plus et doit accueillir des requérants. Bref, un changement important, destiné à sécuriser la cité et à renforcer aussi le sentiment de sécurité chez l’habitant.

Quand se fera la mise en place?

P.M. Le projet doit encore être adopté par le Conseil communal d’Orbe le 15 décembre. Et, compte tenu de sa nature, il s’agira sans doute d’une discussion délicate. N’oublions pas non plus qu’Essert-Pittet et Ependes doivent encore voter leur adhésion, ce qui est essentiel pour le système, qui, selon les directives cantonales, doit réunir des communes qui ont un territoire qui se touche. Si les votes sont positifs, l’entrée en vigueur se fera progressivement d’ici au 1er juillet 2012, car l’adoption tardive de la loi (en septembre dernier) et le retrait de Chavornay ont retardé la mise en place.

Et Chavornay alors?

P.M. La nouvelle Municipalité a choisi de faire traiter sa sécurité par la gendarmerie. La commune d’Orbe cessera donc dès le 1er janvier 2012 les prestations qu’elle servait à Chavornay par contrat depuis quelques années.

PS: Lundi, le Conseil général d’Ependes a été le premier à accepter l’adhésion de la commune à la police intercommunale du Nord vaudois.

Croy: conseil général express

Explications claires, décisions rapides.

Budget 2012

D’une commune à l’autre, la préparation et la présentation d’un budget de fonctionnement, en tenant compte des modestes décisions que l’Etat leur laisse, lorsqu’il est simple et précis, reçu par courrier au domicile des conseillères et conseillers, un Conseil général n’excède pas 50 minutes. Communications de la Municipalité comprises. Ce soir-là, à Croy, ce furent 42 minutes!

C’est sous la direction de Madame Lise Michot, vice-présidente du Conseil général, que se déroulait la séance, avec la présentation du budget 2012.

Cathy Rochat, syndique, ajoutait quelques commentaires à ce dernier, qui était positif pour 2012, mais ajoutait ne pas avoir tous les chiffres définitifs fournis par l’Etat. Il était adopté à la majorité absolue.

L’eau en question

Thierry Candaux, municipal, donnait des nouvelles de l’avancement des travaux à la station d’épuration intercommunale, sise sur Croy, avec la construction d’un grand bassin de décantation ou lamellaire qui garantira une meilleure qualité de l’eau traitée et rejetée dans le Nozon. Il répondait ensuite à une question concernant l’état de la source du village. Le trop plein fonctionne toujours et le débit est de 60 l/min. Mais, surtout, il relevait une diminution importante de la consommation privée.

Il remerciait les habitants pour leur réaction durant les mois de sécheresse en économisant l’eau. Une préoccupation de la Municipalité est la recherche de nouvelles sources pour la commune.
Rendez-vous était donné pour la distribution des sapins le samedi 17 décembre et la confirmation de la mise en route du four banal pour le dimanche 8 janvier. Et ce sera le dernier jour de fonctionnement du fournier à pompon !

Qui est intéressé à poursuivre cette aventure peut prendre contact avec la Municipalité de Croy.

Photo Marlène Rézenne

Ependes: marché de Noël à l’école Rudolf Steiner

Ambiance unique

Durant le marché de Noël, l’ambiance qui règne au château d’Ependes, une belle demeure historique entourée d’arbres séculaires, est unique. C’est à la fois une grande fête et une journée portes ouvertes présentant au public les réalisations des élèves, des enseignants et des parents. La recette de cette manifestation constitue également un apport financier non négligeable, puisque l’école ne reçoit aucune subvention de l’Etat.

Au rythme des saisons

A l’école Rudolf Steiner, les fêtes s’inscrivent dans le calendrier scolaire. Au rythme des saisons. Le chemin qui mène aux célébrations du solstice d’hiver passe par la préparation de la Spirale de l’Avent ; afin de faire rayonner notre lumière intérieure pour affronter le froid. Les écoliers attendent ensuite la venue de Saint-Nicolas, accompagné du redoutable Père Fouettard. A la mi-décembre, c’est au tour du cortège illuminé de la Sainte Lucie de visiter les classes avec son lot de brioches au safran.

Produits équitables

D’année en année les ateliers du marché de Noël rencontrent un vif succès. Les participants y fabriquent, entre autres, des bougies à la cire d’abeille, des marionnettes en feutrine de laine, des étoiles de Noël, des biscuits originaux.

Le marché ne vend que des produits du commerce équitables, respectueux de l’être humain et de l’environnement. La plupart des objets artisanaux sont confectionnés à la main et composés de matières naturelles, à l’instar de la poupée Waldorf, figure emblématique de l’école, volontairement dépouillée afin de développer l’imagination de l’enfant.

Photo Denis Tarantola

La Municipalité au complet

Juriens: un budget déficitaire accepté

La Municipalité au complet

La Municipalité au complet

Avec le sentiment d’être mené en bateau par le canton....

Pour ce dernier conseil de l’année, 1er décembre oblige, le sapin était mis en place le matin même et portait haut des lumières étoilées près de l’église. De quoi rêver…à des jours meilleurs. Et pourtant!

Après l’appel nominatif de l’assemblée, la Municipalité communiquait que la charte du PNR Jura vaudois (Parc Naturel Régional) était enfin acceptée et que le dossier serait déposé en janvier 2012. Le chauffage à distance, qui est presque terminé, donne de bons résultats.

La Commune espère, en 2012, réaliser la seconde partie du mur de pierres sèches, au Chalet devant.

Le budget de fonctionnement 2012 en excédent de charges
Les chiffres de la péréquation et de la f(r)acture sociale ne sont jamais définitifs, mais une tendance… à laquelle répond l’Etat aux demandes des communes. Donc, vous présentez un budget avec de faux chiffres!

Avec les explications du syndic, José Paradela et des municipaux pour leur dicastère, il est clair que les communes vont au-devant de désillusions. L’application de la loi acceptée pour la police, est un coup d’assommoir, c’est Fr. 22 000.– en plus.

Le transport des écoliers, grâce à la zone Mobilis, est une catastrophe financière pour tout le Vallon du Nozon. Le syndic ajoutait que les décisions prises pour le corps des pompiers, vont mener les communes dans le rouge, comme pour la police.
L’assemblée acceptait le budget tel que présenté.

Plafond d’endettement, puis divers

Le sujet et les montants soumis aux conseillers, débouchèrent sur une discussion animée. Les chiffres sont calculés par l’Etat…et après le budget, c’était plus difficile à passer. Il était accepté par la majorité de l’assemblée.

Un problème était soulevé: les cars postaux pour les écoliers du Vallon. Les nouveaux chauffeurs ne tiennent pas les horaires, et, en plus, il leur arrive d’oublier les gosses au bord de la route…! Anne-Claude Grandjean répondait que la Municipalité avait déjà porté ces problèmes devant les responsables des cars postaux. A suivre.
Photo Marlène Rézenne

De g. à dr.: Eugenio Simeoni, Patricia Hiertzeler et Claude Recordon qui coupe le ruban sous l’oeil de Henri Germond.

Garderie Saint-Claude: inauguration et portes ouvertes

De g. à dr.: Eugenio Simeoni,  Patricia Hiertzeler et Claude Recordon qui coupe  le ruban sous l’oeil  de Henri Germond.

De g. à dr.: Eugenio Simeoni, Patricia Hiertzeler et Claude Recordon qui coupe le ruban sous l’oeil de Henri Germond.

Même si les travaux du parc Saint-Claude ne sont pas terminés, la Municipalité a choisi d’inaugurer cette garderie de 66 places qui complète agréablement celle de Plein Soleil (32 places). Ainsi, Orbe offrira à l’avenir une centaine de places d’accueil, en plus du système des mamans de jour. Cet édifice pourra accueillir 15 bébés, 21 trotteurs et 30 grands (entre 3 et 5 ans) et nécessitera la présence d’une vingtaine d’animatrices, sous la direction de M. Pfaender.

Le secteur «bébés» est déjà complet alors que les autres se rempliront avec le temps, car les parents qui ont placé précédemment leurs enfants dans d’autres structures de l’Ajoval, sont satisfaits de leurs conditions et n’entendent pas en changer. Un parking de 77 places complète la structure et rendra également service aux habitants de cette zone de la ville. Un projet qui a coûté sept millions de francs dont deux ont été offerts par Nestlé.

Une transformation réussie

En présence de la direction de Nestlé et des autorités communales, membres de l’Ajoval, le municipal Henri Germond a expliqué la genèse de cette création, initiée par le syndic Claude Recordon avec la complicité du directeur du site Nestlé de l’époque, Daniel Sautrey. Il a relevé l’excellent travail de l’atelier Loco qui a conçu cette garderie dans les murs d’une ancienne ferme dont il était impossible de modifier les surfaces pour des questions légales.

Tour à tour, la présidente de l’Ajoval, Mme Patricia Hiertzeler (Montcherand), Claude Borgeaud (directeur du CSR et gérant du site) et Eugenio Simeoni (directeur de Nestlé Suisse) ont relevé la bienfacture de l’entreprise, qui comblera un déficit en matière de garde de la petite enfance. La partie officielle s’est terminée par la coupe du ruban, la visite du lieu et un apéritif dînatoire.

Un argument de plus

Samedi passé, la population de la région était à son tour invitée à découvrir cette garderie qui a fait l’admiration de tous tant elle est fonctionnelle et que les espaces ont été utilisés à bon escient. Près de cinq cents personnes se sont rendues sur place pour admirer la belle transformation de la ferme Saint-Claude en garderie. Un véritable argument supplémentaire pour attirer les familles qui entendent s’établir dans le bassin d’Orbe ou pour les jeunes qui envisagent de fonder une famille.

Photo Marianne Kurth

L'âne de bronze

Ballaigues: on parle beaucoup de plafonds

L'âne de bronze

L'âne de bronze

Réuni pour sa dernière séance de l’année par son président Daniel Bourgeois dans la salle ancienne du Vieux-Collège, le Conseil communal de Ballaigues a commencé par apprendre de la bouche du municipal Michel Junod que la peinture du plafond de la salle qu’il occupait serait entièrement refait en décembre encore.

Ceci devrait minimiser les désagréments liés à l’écho excessif que ces travaux lui avaient conféré. «Ce soir nous aurons encore un Conseil qui résonne» a précisé le municipal, sans préciser toutefois de quel verbe il parlait.

Budget 2012 adopté

De fait, il aura en effet fallu faire travailler la matière grise pour traiter des sujets à l’ordre du jour. Le budget communal pour 2012, qui est légèrement déficitaire techniquement, frise les 6.9 millions de francs. Un budget voulu prudent par la Municipalité, mais qui comporte encore certaines zones d’incertitude, notamment en ce qui concerne le produit des impôts sur le bénéfice des personnes morales, qui constitue un des gros morceaux des revenus de la commune. C’est ainsi sans grande discussion que le budget a été adopté à l’unanimité.

Plafond d’endettement

Le plafond d’endettement pour la législature 2011-2016 a donné lieu quant à lui à d’intenses discussions. La Municipalité avait fixé ce plafond à 12 millions de francs, tenant compte des éléments du plan d’investissements qu’elle souhaite réaliser au cours de la législature, notamment de la rénovation de la Grand-Rue, qui à elle seule avoisinera les 4 millions de francs. La commission des finances a produit un rapport très fouillé qui a été présenté par son président Nathanaël Bourgeois.

Au terme de ses réflexions, la commission a estimé, à l’unanimité, que ce plafond était trop élevé et constituait un danger pour l’équilibre financier de la commune, même s’il n’était pas intégralement utilisé. «Un plafond fixé à 10 millions paraît plus juste» a-t-elle estimé, prônant une utilisation optimale de la capacité d’autofinancement de la commune, qu’elle a estimé sur le long terme à environ Fr. 600 000.– par an.

Raymond Durussel, citant Keynes, a salué la bonne tenue du rapport, tout en fustigeant ses conclusions qu’il a estimées beaucoup trop timorées, et contraires à la vocation d’une entité publique en période de crise, qui doit justement en profiter pour effectuer des grands travaux afin de diminuer les effets néfastes de la crise.

La Municipalité de son côté a maintenu sa demande à 12 millions, seule à même, à ses yeux, de permettre l’exécution des travaux prévus par son plan d’investissements. La discussion s’est prolongée, pour se terminer par un vote à bulletin secret demandé par quelques conseillers. C’est finalement la proposition de la commission qui a été acceptée, par 17 voix contre 12 et une abstention.

«J’accepte votre vote», ajoutera le syndic Raphaël Darbellay, qui a encore précisé que «cette décision entraînerait immédiatement une remise à plat du plan d’investissements et qu’elle aurait donc des conséquences politiques très claires sur le choix des investissements à venir et la manière de les réaliser».

Une séance un peu tendue, mais qui est restée dans les limites du dialogue poli, remarquera le président Daniel Bourgeois, avant d’inviter les conseillers à la traditionnelle collation de fin d’année qui aura vu fondre les tensions et les murs politiques.

Photo Olivier Gfeller

Orbe, transports urbains: démarrage lundi



Soumis au Conseil communal en date du 3 novembre dernier, le nouveau transport urbain entrera déjà en vigueur ce prochain lundi, précisément à 6 h. 15 au départ du Casino. Un bus provisoire, venu de la station de ski bernoise de La Lenk, pourra transporter 40 personnes dont la moitié pourra s’asseoir.

Il empruntera 4 itinéraires différents dans la localité. Le principal, au départ du Casino toujours, vous emmènera dans le quartier de Plamont par la route de Montcherand, avant de sillonner la route du Suchet et revenir en ville par le rond-point des Mosaïques, pour onze arrêts en cours de route et deux passages à l’heure. Le deuxième circuit ira du Casino jusqu’au fond de la Magnenette et retour au point de départ (9 arrêts) pour une course par heure comme les deux autres lignes. La troisième passera du Casino à la Dame sur Penchèvre, la rue Neuve et la Tournelle pour son retour en ville (7 stations). Enfin, la dernière grimpera du côté de la Fleur de Lys (5 stations).

L’Urbabus

En ce qui concerne les tarifs, Orbe, comme tout le canton de Vaud dépend du système Mobilis qui veut que l’on évolue par zone. Pour une heure de transport, vous paierez Fr. 3.– (1 zone) et vous pourrez emprunter toutes les lignes si le cœur vous en dit (Fr. 2.20 pour les porteurs de demi-abonnement CFF). Mais si votre course en ville devait durer, vous avez la possibilité de faire une petite économie en achetant un billet à Fr. 5.– (3 zones) qui vous permettra de profiter du transport urbain pendant deux heures.

Il faut préciser que ce billet sera valable aussi bien dans les trains de l’OC que dans les cars postaux ou le transport urbain, baptisé Urbabus, pour autant que vous restiez en ville d’Orbe. Vous aurez aussi la possibilité de vous procurer des abonnements aux prix suivants:

Adulte:         Fr. 30.–(1 sem.)    Fr. 66.– (1 mois)    Fr. 660.– (1 ans)
Junior (6-25 ans):    Fr. 21.–    Fr. 45.–    Fr. 405.–
Senior (dès 9 h.):    Fr. 27.–    Fr. 59.–    Fr. 590.–
Transmissible:    Fr. 39.–    Fr. 86.–    Fr. 860.–

Concernant ce dernier type d’abonnement, il pourra être utilisé indifféremment par tous les membres de votre famille, mais pour une seule personne à la fois.

Pas le dimanche

Vous pourrez vous procurer ces billets et abonnements dans le bus, à la Gare industrielle des Granges, dans les trains de l’OC ou à la poste. Certains bus de la ligne principale feront halte à la gare pour attraper des correspondances. Les horaires seront affichés sur les panneaux qui marqueront les arrêts de bus, disséminés dans la ville. L’Urbabus circulera les jours ouvrables de 6 h. à
20 h. et le samedi de 9 h. à 17 h., avec une pause entre midi et 13 h. ce jour là.

Il faut encore préciser qu’il n’y aura pas de transport public urbain le dimanche.

Il ne vous reste dès lors plus qu’à utiliser ce nouveau moyen de vous déplacer en ville et si vous êtes charmé par l’offre, de devenir un fidèle utilisateur de l’Urbabus, dès lundi.

A pied, c’est sûr

Tel est le titre de la campagne lancée par l’Association Transports et Environnement (ATE). On entend ainsi prévenir les piétons, les enfants et les personnes âgées en particulier, face aux dangers de la route.

On dit en substance «rejeter la faute sur les dangereux automobilistes n’améliore en rien la sécurité». C’est vrai qu’il faut prendre quelques précautions avant de traverser la route. Même si les piétons sont prioritaires sur les passages qui leur sont destinés, cela ne permet pas pour autant d’utiliser cet espace sans retenue.

On constate trop souvent que des personnes s’engagent sans ce coup d’œil indispensable qui permet au piéton et à l’automobiliste d’établir une complicité sécuritaire. Il est vrai également que les êtres humains ne font pas l’effort d’utiliser les passages à piétons, préférant se rendre d’un côté à l’autre de la chaussée par le chemin le plus court.

Pour sa part, le bureau de prévention des accidents est allergique à la multiplication des passages à piétons. Alors que tout un chacun souhaite que l’on sécurise  à tout va la chaussée.

Mais il faut bien que nous prenions nos responsabilités face au danger. L’Etat ou la commune ne peuvent pas tout garantir. Il en va de la conscience de chacun surtout dans ce monde où l’égoïsme est devenu prioritaire.

A tort sans doute, mais notre vie vaut bien d’être prudents à l’heure de traverser la route.