La défense d’Yverdon était sous pression en fin de match.

Baulmes: retour au stade de Sous-ville

La défense d’Yverdon était sous pression en fin de match.

La défense d’Yverdon était sous pression en fin de match.

L’ultime match de la saison a attiré près de mille spectateurs en ce dernier dimanche ensoleillé de novembre. Ce derby entre Baulmérans et Yverdonnois était très attendu. D’abord parce que les locaux jouaient à nouveau dans leur stade grâce à un compromis trouvé par le président Metin Karagülle et les autorités du village.

Une équipe qui avait engrangé son premier succès de la saison, le week-end précédent contre Fribourg, sous la houlette de Christian Mischler, qui a quitté Orbe pour revenir dans le club qui l’a fait connaître. Ensuite parce qu’Yverdon, deuxième du classement de 1ère ligue, n’avait totalisé qu’un point lors de ses quatre dernières rencontres.

Les fantaisies du règlement

Ce choc des extrémités (Baulmes est dernier du classement) n’a peut-être pas tenu toutes ses promesses du point de vue technique. Mais les deux équipes avaient surtout l’ambition de s’imposer. Les Yverdonnois se sont montrés meilleurs et très réalistes en première période.

L’ouverture de la marque étant notamment l’œuvre d’Albino Bencivenga, qui avait été prêté occasionnellement par le FC Champvent, selon un règlement qui est loin de faire l’unanimité. Il en allait de même du côté de Baulmes qui ne pouvait compter que sur l’apport de Geijo (La Sarraz) alors que les trois autres renforts intermittents qui avaient évolué contre Fribourg, étaient suspendus.

Accident malheureux

Après le thé et surtout après l’accident survenu à l’Yverdonnois Lalombongo (jambe cassée), le visiteur perdit pied face au rush des locaux, qui gommaient leurs deux buts de retard suite à un autogoal et un but de Monteiro. Alors que l’on semblait s’acheminer vers la parité, un pénalty permettait aux gens de la capitale du Nord Vaudois de passer finalement l’épaule (2-3 à la 83e). De quoi provoquer des regrets chez les Baulmérans, dont la détermination et le retour au score auraient mérité un point, mais les Yverdonnois possédaient quelques individualités qui ont permis de faire la petite différence.

Photo Pierre Mercier

Même avec le sourire, Claude Lebet arbore la détermination de la Municipalité contre le projet des CFF.

Chavornay: la Municipalité fait appel à la population

Même avec le sourire, Claude Lebet arbore la détermination  de la Municipalité contre le projet des CFF.

Même avec le sourire, Claude Lebet arbore la détermination de la Municipalité contre le projet des CFF.

Après l’annonce de l’intention de fermer le quai de chargement pour les betteraves à Ependes, les CFF ont mis à l’enquête la construction de 2 voies de débord éclairées et aménagement d’une plateforme ferroviaire de 600 m² en face du quartier de Lougilloux-Mollenchire à Chavornay.

Comme le sujet est déjà sensible dans le bourg, l’exécutif communal craint les nuisances sonores, de poussières et de trafic que ce projet engendrerait. De plus, le plan, en gestation, de route de contournement censé désengorger la circulation au centre du village, serait sérieusement perturbé. Ainsi, la Municipalité, qui s’oppose vivement à ce projet, appelle la population à faire massivement de même.

Selon Claude Lebet, municipal en charge de l’aménagement du territoire, il y a déjà une rampe à betteraves dans la zone industrielle et celle-ci serait facilement adaptable pour absorber le surplus d’Ependes, car il y a de la place. Sans compter qu’il faudrait reclasser les zones du village pour autoriser à construire sur ce terrain, que possèdent déjà les CFF, mais qui se situe actuellement en zone agricole, ajoute l’élu.

Si elle n’est pas foncièrement opposée aux chargements de betteraves à Chavornay, la Municipalité estime qu’ils doivent se faire en zone industrielle. Enfin, les autorités déplorent l’absence de coordination des CFF qui ne prennent pas en compte le nouveau tracé de l’OC ni l’avant-projet de route de contournement de Chavornay.

Consulté par téléphone, le coordinateur de l’ADEOC pour les études concernant ces projets, Jean-Daniel Girard enchérit: si l’étude d’une nouvelle rampe pour le chargement des betteraves est inéluctable à Chavornay, il n’y a pas réellement d’urgence, car pour 2014, la rampe actuelle de Chavornay et celle d’Orbe dans une moindre mesure, pourraient sans problème absorber le surplus dû à la fermeture d’Ependes.

Pour le remplacement du site d’Orbe par la suite, les acteurs ont le temps puisque c’est à l’horizon de 2018-2020 qu’il faudra y faire face et toujours selon Jean-Daniel Girard, la Municipalité de Chavornay aurait raison: le projet, mis à l’enquête, proposé par les CFF est loin d’être idéal.

L’enquête publique court jusqu’au 8 décembre 2011.

Photo Pierre Pellaton

Orbe: une foire de Noël au goût estival!

Il y a eu foule à la 16e foire de Noël urbigène.
La brume matinale n’a pas empêché les familles, chalands et autres badauds de venir visiter tous ces bancs remplis d’objets divers, de couleurs et de marchandises gustatives.
Un centre ville bondé, une ambiance de fête, et, dès treize heures, le soleil qui vient participer à cette magnifique journée de foire. Une véritable réussite, une occasion de rencontrer amis proches et perdus de vue, d’observer la joie dans les yeux des enfants, un signe d’approche de la fête de Noël.

De dr. à g.: Représentants municipaux, Christophe Pinard, Simone Gudrna, Patrick Jordan, Monique Salvi, syndique, et Delphine Humblet, secrétaire communale.

L’Abergement: budget 2012 accepté

De dr. à g.: Représentants municipaux, Christophe Pinard,  Simone Gudrna, Patrick Jordan, Monique Salvi, syndique,  et Delphine Humblet, secrétaire communale.

De dr. à g.: Représentants municipaux, Christophe Pinard, Simone Gudrna, Patrick Jordan, Monique Salvi, syndique, et Delphine Humblet, secrétaire communale.

Huit points à l’ordre du jour du Conseil général présidé avec dextérité par Antoine Landry, amènent 18 conseillères et conseillers à dire présent sur 28 inscrits à l’appel effectué par la secrétaire Delphine Humblet.

Après l’assermentation de trois nouveaux conseillers, ouverture de la discussion sur le budget 2012 qui prévoit un excédent de revenus de Fr. 16 033.–. La salle est restée aphone, chaque membre du Conseil ayant reçu un document fouillé de la présentation comptable communale, aucune question n’a été formulée.

Après lecture du rapport positif de la Commission de gestion par Denise Charlet, qui rend tout de même attentive la municipalité d’être soucieuse avec les dépenses, l’assemblée accepte le budget 2012 sans délibération.

Dans le suivi de l’ordre du jour, les demandes d’autorisations de rigueur en début de législature; 1°, de statuer sur les acquisitions et aliénations d’immeubles et autres octrois de servitudes, pour des dépenses imprévisibles à hauteur de 30 000 francs; 2°, de plaider dans certains litiges juridiques, et 3°, de veiller au plafond en matière d’emprunts et de risques de cautionnement limité à Fr. 2 500 000.–, ont tous été acceptés à une large majorité.

Concernant le plafonnement d’emprunts, le ratio cantonal pour la commune de l’Abergement est de 215% au terme de l’exercice 2010, à cet égard, la Municipalité va tout mettre en œuvre pour éviter une péjoration de cette situation critique.

Large temps de parolepour affaires d’eau

Les problèmes liés à l’eau ont fait couler plus de paroles que les chiffres du budget: en primeur, contestation sur l’achat de nouveaux compteurs d’eau, mais les nouveaux compteurs sont livrés et seront posés prochainement. Autre souci, la vétusté du réservoir d’eau de la commune qui va devoir être mis en conformité, cela dans un avenir proche. Explication est donnée sur le résultat d’un sondage qui a permis la découverte d’une nouvelle source d’un débit de 120 litres/minute, mais qui doit encore être contrôlée. La liaison récente du réseau d’eau usée à la STEP d’Orbe amène une sensible augmentation des coûts d’épuration de Fr. 1,10 à Fr. 1,55.

Nominations

Pierre Meylan a été nommé à la suppléance de l’AISM (Association intercommunale de la source Mercier), et Christophe Beguin, à la commission de modération du trafic, commission qui passe ainsi à cinq membres.

Dans les communications municipales et divers, Patrick Jordan municipal, donne un préavis sur la taxe d’élimination des déchets ménagers, en regard de la réglementation cantonale en vigueur d’une taxe incitative: affaire à suivre…

Toujours dans ce domaine, une discussion et réflexion s’engagent sur l’opportunité de permettre le dépôt des ordures ménagères hors déchétterie, ainsi que sur l’horaire d’ouverture de cette dernière qui sera avancé d’une demi-heure pendant la saison hivernale, soit de 18 h. à 19 h.

Clôture de la séance par le président, qui permet à la boursière Valérie Courvoisier de distribuer les jetons de présence d’une valeur symbolique de cinq francs, et aux autorités d’inviter les intéressés au caveau communal.

Photo Alain Michaud

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus à Tolochenaz et au Sentier.

Insertion professionnelle: en visite

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus  à Tolochenaz et au Sentier.

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus à Tolochenaz et au Sentier.



Les élèves de 9ème année VSO sont allés visiter les centres professionnels de Tolochenaz (Fédération Vaudoise des Entreprises) et du Sentier (Horlogerie). Le but étant de permettre aux ados, proches de la fin de leur parcours scolaire, de voir des apprentis à l’œuvre dans le cadre des cours professionnels.

Le matin, ce sont plutôt les garçons qui ont regardé, en général avec attention, les jeunes gens pratiquer quelques facettes de leur métier. Ils ont vu en particulier les maçons, les carreleurs, les peintres, les ferblantiers et les artisans du bois (menuisiers, ébénistes et charpentiers). Ils n’ont pas manqué d’être impressionnés par la complexité de l’enseignement. Au préalable, l’un des dirigeants de l’école, M. Pidoux, leur a donné quelques «tuyaux» sur la manière de se présenter à un patron.

Un élément déterminant à l’heure d’obtenir un contrat d’apprentissage. Il a dit à quel point l’application et le sérieux lors d’un stage dans une entreprise peuvent être un facteur déterminant. De la même manière, il les a aussi encouragés à travailler encore sérieusement à l’école, car le carnet scolaire, notamment en mathématiques, a son importance à l’heure du choix.

Du boulot dans l’horlogerie

L’après-midi, ils ont passé du gros œuvre à la micro-mécanique. L’horlogerie nécessite une précision toute particulière. A l’école technique du Sentier, la plupart des apprentis viennent essentiellement du canton de Vaud et pas seulement de la Vallée ou de la France voisine comme on pourrait le croire. Ils ont apprécié la finesse d’un travail qui passe par la loupe ou par des ordinateurs et bien entendu par des machines très sophistiquées pour l’usinage des petites pièces nécessaires à la fabrication des montres. Ils ont pu voir à l’œuvre des horlogers, des bijoutières, des dessinateurs comme des micromécaniciens.

A l’interview, plusieurs apprentis ont révélé qu’ils n’avaient pas forcément songé pratiquer l’un de ces métiers, mais que le stage d’abord puis la pratique les ont convaincus d’avoir fait le bon choix. Surtout dans un domaine où il y a de l’emploi. On notera que l’école, dirigée par M. Bachelard, offre aussi des possibilités aux jeunes en difficultés scolaires qui peuvent obtenir une attestation de formation professionnelle (AFP) en deux ans alors que les autres apprentissages exigent 3 ou 4 ans de pratique.

Pas se décourager

Quelques jours plus tôt, leurs parents ont été informés sur le choix des métiers et la possibilité de recourir aux services de l’insertion professionnelle de la commune d’Orbe qui peut les accompagner dans la recherche de ce premier emploi ou d’un stage. Il a été précisé qu’il faut être persistant dans la démarche car les refus sont nombreux. Ne jamais se décourager est le maître mot dans les circonstances actuelles où les jeunes de VSO doivent apporter davantage la preuve de leur volonté de réussir pour décrocher la place d’apprentissage. Un long chemin les attend, mais rien ne dit que ces jeunes gens ne parviennent pas à atteindre leur but.

Leur intérêt pour une profession et leur motivation permettent souvent de renverser la tendance pour ces ados qui ne réalisent pas toujours qu’ils sont à quelques mois de leur entrée dans la vie professionnelle.

Photo Pierre Mercier

De droite à gauche: Michel Glauser, Olivier Chautems, Fabiola et Samuel Chapuis, derrière Claude Nouveau, Jean-Claude Monnier et Christian Leuenberger.

Les viticulteurs de Champvent font la fête

De droite à gauche: Michel Glauser, Olivier Chautems, Fabiola et Samuel Chapuis,  derrière Claude Nouveau,  Jean-Claude Monnier et Christian Leuenberger.
De droite à gauche: Michel Glauser, Olivier Chautems, Fabiola et Samuel Chapuis, derrière Claude Nouveau, Jean-Claude Monnier et Christian Leuenberger.

Au sein de l’AOC des Côtes de l’Orbe, les vignerons de Champvent exploitent des domaines viticoles situés à l’extrémité nord sur le plan géographique. Ce sont en plus des viticulteurs dont les domaines ne sont pas immenses, et qui, pour, l’essentiel, pratiquent la vente directe au consommateur.

C’est notamment pour cette raison que les cinq producteurs de Champvent organisent depuis quelques années, à la grande salle, une fête du vin. L’édition 2011 de cette manifestation a eu lieu samedi passé. «Nous avons rencontré un beau succès, précisait après le weekend Olivier Chautems, l’un des cinq producteurs locaux organisateurs de la fête. Et les amateurs se sont aussi volontiers restaurés sur place, ce qui bien entendu améliore l’ambiance générale».

«Pour nous, la vente directe est essentielle, expliquait aussi son collègue Christian Leuenberger. Elle nous permet d’être au plus près des préoccupations des clients finaux, de récolter leurs avis et critiques éventuels, et aussi bien sûr de placer une production qui reste assez modeste en comparaison de celle des grandes maisons de vins». Pas de doute qu’en faisant venir à eux de façon groupée et organisée des habitants du village, mais aussi des clients domiciliés plus loin, les viticulteurs de Champvent font plaisir à ceux qui leur rendent visite, mais en récoltent aussi de nouveaux en raison de la fidélité qui leur est témoignée.

Photo Olivier Gfeller

Plutôt bien lotis


Vous avez appris que le salaire moyen en Suisse est de 5’979 francs brut. Bien sûr que ceux qui ne gagnent que trois mille francs ou à peine plus par mois mesureront la différence qui existe entre le bas de l’échelle et son sommet.

N’empêche qu’une comparaison avec nos voisins français démontre à quel point nous sommes avantagés. Le gouvernement de l’Hexagone entend taxer plus les salaires en-dessus de 2500 euros (3000 frs en gros). Le pouvoir d’achat est résolument plus important chez nous qu’en Europe. Se contenter de cette constatation ne suffit pas. Sûrement que nous avons plus de charges avec notamment les assurances maladie qui sont prises en charge par les individus chez nous, par la Sécurité Sociale en France, par exemple. On peut aussi évoquer le prix de l’alimentation, des produits pharmaceutiques, de la construction et des loyers pour savoir que notre portemonnaie est plus sollicité qu’ailleurs.

On ne doit pas oublier non plus que nos acquis sociaux sont autrement plus conséquents qu’à l’étranger. C’est heureux dans la conjoncture actuelle où les annonces de licenciements ont pullulé ces derniers temps. Etre au chômage était, pour ma génération, la pire des choses. La jeunesse d’aujourd’hui devra faire avec, et c’est grâce à un bon système social que les sans-emploi ne se retrouvent pas trop vite à la rue comme aux USA ou en Espagne.

N’empêche que cette solidarité gouvernementale pourrait s’essouffler à force d’être sollicitée et c’est la raison pour laquelle les entreprises qui débauchent, alors que leurs bénéfices sont toujours conséquents, devraient contribuer à la facture du chômage que le quidam paye à travers ses impôts et ses cotisations sociales.