Les débats se sont poursuivis à l’heure de l’apéro (de droite à gauche) autour des syndics de Vallorbe Stéphane Costantini, de Montcherand Jean-Michel Reguin et de Bavois Olivier Agassiz.

Syndics en assemblée: la musique en question

Les débats se sont poursuivis à l’heure de l’apéro (de droite à gauche) autour des syndics de Vallorbe Stéphane Costantini,  de Montcherand Jean-Michel Reguin et de Bavois Olivier Agassiz.

Les débats se sont poursuivis à l’heure de l’apéro (de droite à gauche) autour des syndics de Vallorbe Stéphane Costantini, de Montcherand Jean-Michel Reguin et de Bavois Olivier Agassiz.

Réunis à Yverdon-les-Bains, les syndics des communes du district Jura-Nord vaudois n’ont pas été totalement convaincus par les propos de Nicolas Gyger, du service cantonal des affaires culturelles. Venu présenter les effets de la nouvelle loi sur les écoles de musique, ce fonctionnaire du département de Mme Lyon a subi les assauts des élus qui considèrent cet impôt comme une charge de plus à leur endroit.

Une loi qui entrera en vigueur à partir du 1er août prochain et qui coûtera Fr. 1.88 par habitant en 2012 avant de grimper à Fr. 4.50 pour l’année suivante et s’envolera jusqu’à Fr. 9.50 en 2017 à travers une progression d’un franc par an. Beaucoup de représentants de communes possédant une école de musique, souvent dans le cadre de la fanfare locale, se sont inquiétés pour le financement de leur institutions, puisqu’il ressort clairement que cet appui sera destiné en premier lieu aux différents conservatoires du canton.

En plus, les localités risquent fort d’être sollicitées pour aider les élèves qui fréquenteront ces centres de formation où le professorat ne sera ouvert qu’au personnel diplômé, d’où une probable augmentation de l’enseignement.

Députés tancés

A première vue, de nombreuses Municipalités étaient opposées au principe lors de la consultation qui a précédé le vote du Grand Conseil. Ce dernier n’a pourtant guère tenu compte de l’avis de l’Union des Communes Vaudoises qui avait préavisé négativement la création de cette loi. Ce qui a provoqué la réaction du syndic de Vallorbe, Stéphane Costantini, qui a demandé aux députés présents dans la salle de mieux défendre les intérêts de leur région à l’heure où ces derniers vont présenter leur candidature pour les prochaines élections cantonales, avec de belles promesses.

Visiblement, cette loi a mis en opposition les villes et les campagnes qui n’ont guère apprécié de n’être pas entendues. Du reste à l’heure de désigner un représentant du district au comité de la fondation de 17 personnes, ils ont préféré nettement faire confiance au municipal de Sainte Croix, José Gonzales face à sa rivale yverdonnoise.

La voie du Tribunal fédéral

Le second débat sur le financement de la gestion des déchets dans les communes, présenté par Etienne Ruegg, a moins fait l’objet de contestation. Le délégué du SESA est surtout revenu sur l’affaire de Romanel/Lausanne qui a été déboutée par le Tribunal fédéral à la suite de la contestation de l’une de ses citoyennes sur la taxe unique que la commune avait fixée à Fr. 270.–par habitant.

Estimant que cette manière de taxer n’était pas incitative à un meilleur tri des ordures incinérables et recyclables, l’instance suprême a provoqué une sorte de jurisprudence qui laisse sous-entendre que les exécutifs doivent prévoir une taxe au poids ou au sac en plus d’une taxe forfaitaire pour les objets urbains (huiles, etc.) et spéciaux. Notons que le Nord vaudois est quasiment une région pilote en matière de taxe au sac, notamment depuis l’introduction de ce processus par la STRID.

Dans le chapitre des divers, plusieurs syndics se sont insurgés contre le fait que les charges cantonales deviennent de plus en plus difficiles à supporter et briment l’autonomie financière de leurs communes, un avis que partageait le préfet Albert Banderet qui a mené avec brio les débats.

Photo Pierre Mercier

Julien Favre passe le témoin à Florian Musy.

AG du VC Orbe: pour le triplé

Julien Favre passe le témoin à Florian Musy.

Julien Favre passe le témoin à Florian Musy.

Non, Julien Favre n’entend pas remporter le Giro, le Tour de France et la Vuelta. Le président du VCO a tout simplement quitté la présidence du club car son amie attend des …triplés mâles pour le mois d’avril. Dans ces conditions bien compréhensibles, il se devait de consacrer l’essentiel de son temps à sa future famille.

La passation de pouvoir s’est faite dans la logique. Florian Musy, vice-président, lui succède et sera épaulé par Michael Randin qui devient son second dans une société qui se porte bien puisqu’elle compte 157 membres et un capital de près de 90’000 frs. Julien n’est du reste pas le seul à se retirer. Pierre-André Magnenat ne rédigera plus le procès-verbal des assemblées après de très nombreuses années de service alors que Jean-François Thonney était fêté pour 40 ans de fidélité au VCO.

Route délaissée

Christian Brechbühl, lu, va réduire son activité à la formation des routiers car il n’y a désormais plus de juniors ni d’écoliers dans cette spécialité. Il sera remplacé par Christian Schneiter, fraîchement diplômé Jeunesse et Sport. Si la route n’attire plus les très jeunes, on espère qu’à travers l’école de VTT, dirigée par Yves Darbellay, certains juniors bifurqueront vers la route comme ce fut le cas pour Lars Schnyder qui a obtenu de très bons résultats avec en particulier une participation à Paris-Roubaix avec la sélection helvétique juniors.

Danilo Wyss (pro chez BMC) est le porte-drapeau du club dans le domaine. Si Cyrille Thièry, Thèry Schir et Damien Corthésy se sont illustrés sur la piste cette année, ils n’ont pas abandonné pour autant leurs ambitions dans les épreuves sur route comme Loïc Aubert chez les élites.

Contrôle à la Bessonne

Malgré ce manque d’intérêt pour la route, le club a organisé plusieurs manifestations comme le Giron du Nord vaudois en partenariat avec le VC Vallorbe ou le contre-la-montre des Trois Rivières, après avoir accueilli le Tour du Pays de Vaud en 2010. Surprise au terme de la course de côte interne à la Bessonne, Danilo Wyss a dû se soumettre à un contrôle anti-dopage à la demande de dirigeants venus du Danemark!

Un camp d’entraînement en France (Lalonde) a réuni une vingtaine de membres et sera reconduit l’année prochaine. A titre d’exemple, on mettra en exergue le fait que le VC Orbe a accepté de servir la fondue aux bénévoles du dernier Tour de Romandie avec à la clef le nettoyage d’une centaine de caquelons, qui a nécessité pas mal d’huile de coude comme ils ont pédalé pour activer la broche qui grillait un sanglier à l’initiative d’un restaurateur urbigène.

C’est dire la bonne ambiance qui règne dans ce club qui ne recule pas devant les tâches les plus diverses.
Le comité, dans lequel on compte deux dames (Valérie Randin à la caisse et Ingrid Biétry au secrétariat), a eu des contacts avec les responsables de la Wysam 333 pour une future collaboration. Le club est aussi représenté au comité de l’Association Cantonale Vaudoise de Cyclisme par Michel Favre. Quant au fan’s club de Danilo Wyss, il a remis un chèque de mille francs pour la formation. Comme quoi la solidarité n’est pas un vain mot au VC Orbe.

Mission accomplie

Julien Favre aura passé six années au comité dont quatre à la présidence. Il se plaît d’abord à dire le plaisir qu’il a éprouvé avec un comité jeune mais grâce aussi à des résultats extraordinaires. Deux titres et des médailles aux championnats d’Europe et de Suisse sur piste, la progression des Schnyder (Sylvie a obtenu 10 succès en VTT) et un professionnel dans l’équipe la plus huppée du peloton, ont de quoi réjouir le démissionnaire. Sans oublier l’appui d’une équipe d’entraîneurs fidèles et la bonne fréquentation de l’école de VTT. Cette motivation de tous est absolument formidable pour un dirigeant.
Au chapitre des souvenirs, il retient en premier lieu la parfaite organisation du championnat romand sur route en 2009 avec l’appui des autorités communales. S’il est sûr de laisser un club sain à son successeur, il est un peu inquiet de l’avenir du cyclisme sur route quand bien même il comprend les parents qui ne souhaitent pas que leurs progénitures soient confrontées à la circulation qui n’a guère d’égard pour les cyclistes.
Il se plaît à relever que le relais sera assumé dans la continuité dans ce club qui se veut familial. La passion du vélo, transmise par son prédécesseur Jean-Louis Monnier, demeure intacte. A 34 ans, il cède son poste à Florian Musy, Baulméran de 28 ans qui exerce la profession de technicien/géomètre. Un garçon qui connaît bien ce sport puisqu’il a pris la troisième place du classement général du Giron, remportant la classe amateur, et à qui il souhaite de connaître autant de satisfactions que lui à ce poste.

Photo Pierre Mercier

Au centre de la photo: Dominique Faesch, Hugues Schertenleib et Bernard Randin lors de la partie officielle.

L’Office du Tourisme: un lien entre les voyageurs et les habitants

Au centre de la photo: Dominique Faesch, Hugues Schertenleib et Bernard Randin lors de la partie officielle.

Au centre de la photo: Dominique Faesch, Hugues Schertenleib et Bernard Randin lors de la partie officielle.

Le nouvel office, après bien des travaux, a été inauguré jeudi 17 novembre. C’est un espace chaleureux, accueillant et convivial qui est mis désormais à disposition des visiteurs venant chaque année dans notre région.

Le tourisme

En toute saison, Orbe est visitée par de nombreux vacanciers, campeurs, marcheurs, touristes ou simples passants d’un jour, voire même de pèlerins qui suivent la Via Francigena (Voie des français qui mène à Rome). La cité compte quatre guides qui accompagnent les personnes dans la découverte de la ville ou des mosaïques. Les parcours, marqués par les traces de pas peints au sol, sont également bien suivis.

Le manque de logements freine un peu l’arrêt des pèlerins en ville d’Orbe, mais l’Office du Tourisme compte sur la population pour mettre à disposition de nouvelles chambres d’accueil. Le seul bémol, comme l’a souligné Henri Germond dans son allocution jeudi passé, sontles difficultés que rencontre Orbe pour mettre en valeur le site magnifique de Boscéaz qui dort sous terre et qu’il faudrait pouvoir montrer d’une manière ou d’une autre.

Madame Faesch a rappelé que cet Office du Tourisme est le lien entre les visiteurs et la ville, donc avec les artisans de la localité, mais également avec les citoyens qui peuvent y trouver des renseignements ou y apporter des idées.

Une belle équipe vous accueillera à la Grand-Rue 1, et ceci cinq jours sur sept, pour le moment. Il s’agit de Christelle Pétremand – Piccinin, cheffe d’office qui avait été remplacée pendant un temps par Marie-Claude Fanchini, et d’Aline Johner, collaboratrice régionale.

Photo Marianne Kurth

Charlotte, souriante, dans son appartement à Chavornay

Charlotte Chevalley: une chanteuse atypique

Charlotte, souriante, dans son appartement à Chavornay

Charlotte, souriante, dans son appartement à Chavornay

Dans cette région, Charlotte Chevalley n’est pas une inconnue dans le domaine de la chanson. Sa voix chaude et rauque autant que puissante en a déjà charmé plus d’un! Ses premiers pas dans la chanson, elle les fit à l’âge de 5 ans aux côtés de son papa qui lui apprend à chanter et la soutiendra dès lors sur cette voie. En 1987, son début de carrière prend forme lors de sa rencontre avec l’humoriste vaudois Bouillon. Immédiatement séduit, il lui demande de venir chanter à la revue du Mont-sur-Lausanne puis à celle de Thierrens, interprétant en particulier des chansons d’Edith Piaf.

A l’orée des années 2000, elle fait un tabac avec un tour de chant consacré à celle que l’on surnomme la Môme, interprète de l’hymne à l’amour ou la vie en rose. «Piaf me colle à la peau» se targue-t-elle «On me dit que lorsque je chante, je donne des frissons. J’ai un don, une puissance de voix hors-norme mais je garde les pieds sur terre, rien n’arrive sans rien dans la vie».

Nouveau départ

Pleins de projets prometteurs l’attendent encore en cette fin d’année. Elle se rendra en Espagne avec l’orchestre de Guy Roland pour les fêtes avec un répertoire de variétés anglophones, germanophones et hispaniques. S’en suivra en avril une croisière musicale en Méditerranée puis une tournée en Suisse romande. «Maintenant que le train est en marche, je ne vais pas lâcher!» lance-t-elle impatiente. «Étant jeune, si j’avais été seule et sans enfant, j’aurais pu faire une véritable carrière professionnelle».

Mais Charlotte croit au destin, que les événements de la vie sont prédéfinis, que la route est tracée d’avance. Néanmoins elle affirme sans aucun regret que la plus belle richesse est ses enfants.

Un deuxième album

A presque 50 ans, c’est le moment ou jamais de réaliser ses rêves. Si vous lui demandez quel sera son voeu pour 2012, elle vous répondra que la sortie de son deuxième album avec ses propres chansons sera sa priorité. En phase de finalisation, il est réalisé en collaboration avec Frédéric Mueller, auteur-compositeur et Jacques Dubois, pianiste aux multiples facettes. «Fred est venu me voir chez moi, il a écouté mon histoire, ma vie, mes enfants. En une heure trente il m’a écrit vingt chansons sur mesure! Jacques est un pianiste virtuose, il est vraiment génial!».

Fière de son parcours, Charlotte Chevalley conclut enthousiasmée «Chanter est ma passion, ce n’est que du bonheur, merci à la vie!».

Vous pourrez découvrir en avant-première trois titres du futur album sur le site www.mx3/artist/charlotte ou vous procurer «Charlotte chante Piaf» au 024 441 53 18.

Photo Sarah Gigon

Hugues Schertenleib, Pierre Mercier, Claude Recordon, Henri Germond, les 2 collaboratrices de Green Team.

Aménagement de la place du Marché: plusieurs idées retenues

Hugues Schertenleib, Pierre Mercier, Claude Recordon,  Henri Germond, les 2 collaboratrices de Green Team.

Hugues Schertenleib, Pierre Mercier, Claude Recordon, Henri Germond, les 2 collaboratrices de Green Team.

Lundi soir s’est tenue la réunion clôturant la série d’ateliers participatifs, Agenda 21, en présence de toute la Municipalité, au sujet de l’aménagement du centre ville d’Orbe et plus particulièrement de celui de la place du Marché.

Pas de décisions à ce stade

Cette quatrième rencontre s’intitulait «décisions de la Municipalité», mais à ce stade rien n’avait été arrêté. Etant donné que la réfection de la place du Marché avait déjà passé devant le Conseil communal, il faut recommencer tout le processus et représenter un projet. La soirée a plutôt été consacrée à un échange entre la Municipalité, qui a donné son point de vue à propos des propositions faites dans les ateliers et les participants qui ont posé des questions et fait des remarques.

Lors de la troisième rencontre, on avait planché sur les aménagements de la place du Marché, sept groupes avaient été constitués selon leurs affinités par rapport à la voiture: statu quo par rapport aux places de parc et au trafic, réduction des places de parc, suppression des places de parc mais transit permis et enfin zone complètement piétonne.

Circulation et stationnement maintenus

Ce sont surtout Henri Germond, parlant aussi au nom de Jacques-André Mayor, malade, et le syndic Claude Recordon qui se sont exprimés. Après une brève introduction, tous les projets des troisièmes ateliers ont été passés en revue et commentés. La Municipalité s’est dite positivement surprise par l’enthousiasme et le nombre d’idées produites. Les projets avaient été classés selon leur popularité, (à la fin de chaque atelier les participants votaient pour les meilleurs projets). Le projet préféré, le numéro 8, a aussi séduit Claude Recordon qui va étudier la possibilité de mettre une tente amovible lors de manifestations, mais la verdure ne le convainc pas, la place étant très minérale; la proposition d’un revêtement plus régional, comme du calcaire, est difficile à appliquer, il est plus fragile et ne conviendrait pas du tout à la circulation.

Zone 20 km/h.

Pierre Mercier a rappelé qu’il a déjà été décidé de faire une zone 20 km/h. sur la place du Marché et la Grand-Rue et éventuellement la rue Centrale; cela implique la priorité absolue aux piétons et il n’y aura plus de trottoirs ni de passages piétons. Le syndic a rappelé aussi que le principe de voirie mixte (piétons et voitures cohabitant) avait déjà été proposé mais cela paraissait tout à fait incongru à l’époque et il est content de voir que les mentalités ont évolué. L’idée de promouvoir les mosaïques au centre lui a également plu, mais pas sous la forme proposée (une mosaïque au sol), il envisagerait plutôt une signalétique verticale. Il a souligné que le mobilier urbain imaginé (bacs à fleurs, banc...) est envisageable dans tous les cas de figure, car il est simplement posé après.

Beaucoup de questions ensuite sur l’avenir des projets ont été posées, un grand nombre de personnes présentes étaient perplexes sur l’utilité des ateliers, vu que le projet avait déjà passé devant le Conseil communal... Cependant, Henri Germond a assuré que tout était possible, même si son collègue aurait aimé que les travaux commencent au plus vite. Il faut repasser devant le Conseil avec de nouvelles propositions qui annulent celles prises précédemment.

Le choix du revêtement a également soulevé plusieurs interrogations, des tests vont d’ailleurs prochainement être faits : on va mettre des dalles au milieu de la circulation pour contrôler leur résistance. Et même s’il a pratiquement déjà été choisi, en repassant devant le Conseil tout peut être remis en question.

Nouvelles vieilles idées

Les résultats du deuxième atelier ont ensuite été commentés par les municipaux. Claude Recordon a relevé que plusieurs manifestations ou associations proposées avaient déjà existé et qu’il faudrait les réactiver. Il a rappelé que la SICUP, avant, était partagée en deux sections : l’industrie et le commerce ce qui était plus approprié à son avis, ces deux sections n’ayant pas les mêmes intérêts.

Le concours: «Orbe, ville fleurie» a aussi déjà eu lieu mais la personne organisant cette manifestation n’a jamais trouvé de successeur. Le syndic a encore souligné que la Municipalité était prête a soutenir la plupart des projets mais l’initiative devait venir des privés, et plus spécialement des commerçants. Il a beaucoup aimé l’idée du tunnel sous la ville, dans un premier temps a déclaré que ce serait probablement pour dans une vingtaine d’années, mais suite aux arguments développés par Ernest Badertscher, ils ont convenu d’un rendez-vous pour une première discussion. Les discussions se sont poursuivies de manière informelle ensuite autour d’un petit buffet.

Les personnes intéressées par le détail de tous les projets des trois ateliers Agenda 21, les trouveront sur le site de la commune d’Orbe (www.orbe.ch), sur la page d’accueil, on trouve l’Agenda 21.

Photo Natacha Mahaim

Raphaël Darbellay, syndic de Ballaigues

POCAMA ou le diable dans les détails

Raphaël Darbellay, syndic de Ballaigues

Raphaël Darbellay, syndic de Ballaigues

Lors d’une récente assemblée générale de l’UCV qui s’est tenue à Beausobre, à Morges, le syndic de Ballaigues Raphaël Darbellay est intervenu, à la place qu’il avait pris soin de retenir dans les divers, au sujet d’un nouveau système cantonal qui ne semble pas faire que des heureux. On veut parler de POCAMA, qui n’est ni un médicament ni un chef sioux, mais le nouveau Portail Cantonal des Manifestations. Un bijou informatique accessible en ligne et patiemment «mis au point» par de très sérieux intervenants qui ont sans doute voulu bien faire.

Une kermesse complexe à mettre sur pied

«Il faut d’emblée préciser que POCAMA est une bonne idée», tient à relever Raphaël Darbellay. «Le système est bon, mais il s’avère très rapidement totalement inadapté aux besoins des petites communes comme des grandes agglomérations». De fait, l’organisateur de manifestations doit depuis septembre obtenir son autorisation en traversant les arcanes dudit portail informatique. Lequel commence par lui «offrir» un questionnaire qui comporte rapidement un certain nombre de pages, 10 par exemple pour une simple kermesse catholique de bienfaisance avec tombola et vente de pâtisseries. Mais le pensum de l’organisateur ne s’arrête pas au questionnaire.

Comme chaque service, en sus de la Municipalité concernée, va pouvoir étudier le dossier «online» et faire les remarques adéquates, la tâche va se compliquer. Déjà par les exigences de forme contenues dans le portail. Pour la fameuse kermesse récente, l’organisateur a dû fournir une copie de sa carte d‘identité, le PV le nommant président de la paroisse, les statuts de ladite paroisse ainsi bien entendu que la décision le nommant responsable de cette manifestation. Tous documents qui, s’ils existent, ont dus être rassemblés et numérisés. Il lui a fallu d’ailleurs se rendre aux archives communales pour exhumer les statuts, entre autres fantaisies.

On pourrait imaginer que POCAMA a eu la gentillesse de s’arrêter là dans ses exigences, mais la police du commerce a mis son grain de sel dans l’exercice et a exigé que des comptes dûment révisés lui soient fournis pour cette kermesse, avec la preuve que le bénéfice sera bien allé à la paroisse. Cerise sur le gâteau, le responsable a reçu ensuite personnellement un émolument cantonal sous la forme d’une facture de Fr. 100.–, ce dernier montant pouvant varier au fil des services concernés. «La commune offre la salle communale pour une telle manifestation» précise encore Raphaël Darbellay, qui ajoute que «tel est aussi le cas pour toutes les sociétés locales organisant quelque chose et qui ont toutes le soutien financier et logistique de la commune».

Les eaux usées de la soirée de soutien du ski-club

Pour une soirée de soutien d’un ski-club, qui se déroule sous la forme d’une fondue prise en commun par une trentaine de personnes dans un chalet d’alpage communal, le SESA a exigé que «les eaux usées découlant de cette manifestation soient transportées dans des véhicules adéquats, conformes à la législation, dûment munis de plaques de circulation blanches (???) et que la destination des eaux en question soit une STEP à la capacité suffisante pour les recevoir».

Le service de la sécurité a renoncé, de son côté, à exiger la présence d’un poste sanitaire, aux risques et périls des organisateurs toutefois. Il faut dire que le chalet est éloigné de tout et que les fourchettes à fondue sont de dangereuses armes.
On pourrait multiplier les exemples à l’envi, tant il est vrai que depuis son ouverture début septembre, POCAMA a recueilli pas moins de 540 demandes d’autorisations pour des manifestations diverses.

Un peu de bon sens

Raphaël Darbellay ne remet pas en cause l’idée du système. En revanche, il estime que «la liste très longue de ce que l’on doit considérer comme manifestation soumise à autorisation soit allégée, que les interventions des services soient réduites à leur plus strict minimum, et que l’on se souvienne enfin que les autorisations en question sont de la compétence des communes et non d’une constellation de services du canton. Qui plus est sans base légale valable». Il semble que la fronde ait pris du corps.

Certaines communes ayant clairement expliqué au canton qu’elles n’utiliseraient plus POCAMA tant et aussi longtemps que ses procédures n’auront pas été simplifiées. Qui parlait déjà d’une notion de base qui se nomme autonomie communale en Pays de Vaud?

Photo Olivier Gfeller

Flacons

Gaffes

Flacons

Flacons

Mais que s’est-il donc passé dans les têtes de Yannick Noah et de Sepp Blatter, la semaine dernière? L’ancien joueur de tennis a prétendu qu’il faut laisser libre cours au dopage! Irrité qu’il est par les tergiversations des instances sportives espagnoles concernant certains de ses sportifs et le temps mis par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour prendre position, le Français a lancé un pavé dans la mare, prétendant qu’il faut que chacun se trouve sur la ligne de départ avec les mêmes possibilités.

De quoi forcément énerver les dirigeants qui s’évertuent à démasquer les tricheurs et qui tentent aussi de préserver la santé future des athlètes. Cependant, Noah a partiellement raison. On laisse le doute s’installer à ne pas vouloir sanctionner dans des délais raisonnables et l’on peut avoir le sentiment que l’on a peur de punir. Surtout plus sévèrement qu’aujourd’hui afin que les malhonnêtes soient définitivement écartés du jeu.

Le président de la FIFA, lui, a osé dire qu’il n’y avait pas de racisme sur les terrains de football. Serait-il à ce point sénile pour ignorer le phénomène? La lutte contre ce fléau doit être intensifiée et une poignée de main ne suffit pas à effacer des propos désobligeants dus à sa couleur de peau, comme Blatter a eu le culot de le dire avant de se rétracter suite à l’intervention offusquée du premier ministre anglais Cameron.

A propos de la verte Albion, il serait bon que les dirigeants du sport suisse s’inspirent de ce qui s’est fait sur l’île pour enrayer le hooliganisme. Dans notre pays, les supporters multiplient les incidents et ce n’est plus tolérable. Il est urgent de prendre de vraies mesures afin que les communes, les clubs ou les transports publics n’aient plus à payer l’addition de ces débordements inadmissibles.