Stationnement interdit à Budapest.

Metzger & Bauer: récit d’une tournée en Europe de l’Est

Stationnement interdit  à Budapest.

Stationnement interdit à Budapest.

C’est dans leur local situé dans les anciens murs du moulin Rodynam que le groupe urbigène Metzger & Bauer nous accueille chaleureusement pour nous faire part de leur aventure en Europe de l’Est. Créé il y a plus de trois ans à Orbe, Metzger & Bauer est un groupe de rock expérimental mélangeant des influences de blues et de jazz et s’inspirant de musiciens tels que Led Zeppelin et Tom Waits.

Fabrice, le chanteur et batteur du groupe aime à qualifier leur musique de «valse sale». Style très expressionniste donc, la voix rauque et séchée du chanteur s’accorde subtilement aux différents instruments : harmonica, saxophone, guitare et basse.

Leur tournée commence le 16 juillet à Genève pour se terminer deux semaines plus tard à Novi-Sad, en Serbie. A peine le temps d’organiser une date supplémentaire que les voilà s’embarquer dans leur bus, prochaine destination : Leipzig, Allemagne. Accompagnés du duo expérimental Heu{s-k}ach, dont l’un des membres fait aussi partie de Metzger & Bauer, les cinq jeunes hommes ont donné neuf concerts de la Pologne à la Roumanie en passant par la Hongrie et la Macédoine.

Sans les contacts D’Incise, membre d’Heu{s-k}ach, le groupe reconnaît qu’il n’aurait pas eu la chance de vivre une aussi belle expérience. «Nous avons été très touchés par les différentes rencontres que nous avons faites. Les gens étaient très accueillants et nous ont même hébergés chez eux, déclare Nicolas, guitariste du groupe.

Le public était parfois sceptique, peu habitué à voir des musiciens venus de l’étranger mais au final ils étaient réceptifs à notre musique, dansaient et nous demandaient de revenir.»

Le groupe a sillonné les routes d’Europe de l’Est pour jouer dans des espaces alternatifs, des salles de concert plus grandes comme à Bucarest ou Bydgoszcz (Pologne) et même dans un bar à motard à Zrenjanin (Serbie). En deux semaines, ils ont parcouru plus de 6000 km à bord de leur bus partant tôt le matin pour aller jouer le soir même dans une autre ville. A Budapest, ils ont pourtant bien cru ne jamais pouvoir aller chanter le soir même à Arad (Roumanie).

En effet, après une soirée arrosée, quelle ne fut pas leur surprise au matin de voir un sabot d’arrêt bloquant leur bus. «Dans les autres villes où nous avions joué, le stationnement était gratuit, nous dit Piero SK, guitariste et saxophoniste. Il a fallu nous rendre à la police pour régler le problème et foncer rapidement au concert suivant, situé à plus de 250 km de là. C’était mémorable car même dans les pires moments, il y avait de la bonne ambiance.

Metzger & Bauer espèrent recommencer cette expérience l’année prochaine avec cette fois-ci un nouveau répertoire puisqu’ils viennent d’enregistrer leur premier CD.
Affaire à suivre !

Photo Metzger et Bauer

Depuis la droite : Thierry Ballif, président, Claudio Russo, membre adjoint, et Albert Limido, vice-président.

Pêcheurs en soucis pour leur rivière

Depuis la droite : Thierry Ballif,  président,  Claudio Russo,  membre adjoint,  et Albert Limido,  vice-président.

Depuis la droite : Thierry Ballif, président, Claudio Russo, membre adjoint, et Albert Limido, vice-président.

Deux ans de travaux à la hauteur du pont du Moulinet, une rivière qui souffre dans son eau.

Réunie en assemblée au café restaurant des Ducats, la Société Vaudoise des Pêcheurs en Rivières, section d’Orbe, a débattu sur des problèmes de fonctionnement et a réfléchi sur le programme d’activité 2012.

Le président Therry Ballif, dans ses remarques, déplore une tendance au manque d’assiduité, autant lors des assemblées, des sorties, que des journées de travaux, il espère à l’avenir un véritable engouement pour la vie et animation de la société.

Une observation qui revient à plusieurs reprises, la mauvaise santé des cours d’eau dans le canton de Vaud, particulièrement l’Orbe à la hauteur de la cité des deux poissons où les eaux sont d’une qualité douteuse, la situation de chantier a amené le déménagement du secteur piscicole de la société à Vuiteboeuf, et il règne pour le futur, une certaine incertitude quant à la mise en eau de la rivière. Affaire à suivre…

Dans son rapport, le président informe entre autres, sur le futur étang du Grand Morcel à Vallorbe, endroit qui pourrait se prêter aux passeports vacances 2012. Les oiseaux piscivores, le harle en particulier, ennemi naturel du pêcheur, que la société d’Orbe comptera pour la dernière fois la saison prochaine sur le parcours barrage du Chalet – route de contournement, est toujours inquiétude pour les amateurs de pêche.

Le gagnant du concours d’ouverture 2011, Jean-Maurice Mahlerbe seul concurrent à avoir ramené du poisson sur une vingtaine de participants, signe inquiétant s’il en est, se trouve honoré d’organiser le concours 2012 en date du premier dimanche de mars, jour d’ouverture de le saison prochaine de pêche.

Dans les propositions individuelles, le choix ardu entre la sortie valaisanne de pêche en étang ou une grillade conviviale à la cabane de la pisciculture, le Valais a trouvé une majorité. Le souhait d’intervenir sur le plan cantonal pour établir un calendrier avec date butoir pour l’assainissement des cours d’eau vaudois, où trop d’eaux usées sont encore déversées, a trouvé un large appui de l’assemblée.

Photo Alain Michaud

M. Valdemar Goncalvez.

L’affaire du FC Baulmes: le combat des chefs

M. Valdemar Goncalvez.

M. Valdemar Goncalvez.

Comme il fallait s’y attendre, le retrait de Fabien Salvi de la présidence du FC Baulmes provoque des réactions. De la part du club lui-même par l’intermédiaire de son manager général, Valdemar Goncalvez, qui a voulu nous faire part du point de vue de son association sur cette affaire.

«Le départ de Fabian Salvi ne doit pas être assimilé à un abandon de la tâche pure et simple. Notre ancien président a tenté beaucoup de choses pour essayer de sauver ce qui pouvait l’être. Il a finalement laissé tomber devant l’impossibilité de négocier avec le syndic de la commune, M. Cuérel. Il part certes à Sion mais il aurait pu le faire beaucoup plus tôt puisqu’il a reçu l’offre de Christian Constantin en juillet déjà. Il a espéré une négociation qui s’est révélée impossible avec l’autorité baulmérane avant d’accepter la sollicitation du président valaisan.

Organiser des concerts

Le groupe Jean-Jacques Lafon et consorts a acquis le mobilier du stade pour la somme de 200’000 euros. Cet investisseur n’entendait pas soutenir le club mais comptait pouvoir bénéficier des installations pour organiser des concerts et des manifestations. Il mettait du même coup le stade à disposition du club. Comme il avait négocié avec M. Salvi, le chanteur français tenait à ce que cette personne soit présente lors de la convention qu’il fallait signer avec l’autorité. Or, la commune s’est rétractée ne voulant pas entrer en matière avec l’ancien président du FCB».

Trois solutions

Ensuite, le FC Baulmes a souhaité vouloir s’entraîner sur le deuxième terrain de la commune, au Clos puisqu’actuellement l’équipe doit se déplacer à Bussigny ou Echandens pour ses séances hebdomadaires de préparation. «Quand bien même nous avions rempli les conditions souhaitées, lettre à la municipalité et démission de Salvi, la commune n’est pas entrée en matière, nous dit Valdemar Gonçalves.

Actuellement, un comité de bénévoles de la région est en train de se mettre en place afin de finir la saison avec une formation qui compte tout de même une dizaine de joueurs régionaux. A l’avenir, nous avons trois solutions devant nous. Soit nous continuons de jouer sous l’appellation FC Baulmes et sur le terrain de la commune, soit le club disparaît tout simplement ou enfin nous fusionnons. Selon les règlements de l’Association Suisse de Football, nous pouvons très bien envisager cette dernière solution et plusieurs clubs s’intéressent à nous car nous possédons la licence qui permettrait à l’un de ces prétendants d’évoluer en première ligue».

Juline Cuérel

Pas abandonner le stade

Du côté de la commune, le son de cloche n’est pas le même évidemment. Le syndic Julien Cuérel revient d’abord sur les négociations avec le groupe Lafon.
«Ces gens sont venus cet été à Baulmes pour signer une convention qui aurait voulu que l’on mette le stade et ses installations à leur seule disposition.
L’artiste souhaitait en effet organiser des concerts à Près-sous-ville. Nous ne pouvions accepter une telle proposition car le terrain, qui a nécessité un investissement proche des deux millions de francs de la part de la commune, ne pouvait pas être cédé si facilement. Le Conseil communal avait pris certaines décisions à l’époque de la prononciation de la faillite, il y a trois ans, que nous ne pouvions pas décemment modifier. En plus, nous leur avions dit qu’il était difficile d’imaginer la tenue de manifestations sans que la commune ait son mot à dire. Si bien que l’investisseur français a rompu les pourparlers.

Pour un club baulméran

Concernant l’utilisation de notre terrain du Clos, il nous était nécessaire de discuter avec un comité qui, pour le moment, est démantelé avec le retrait de Fabien Salvi et d’autres membres. Du reste, le club ne fait plus partie de l’Union des Sociétés locales puisqu’il n’a plus payé ses cotisations depuis plusieurs années et n’a plus d’attache avec le village. En outre, le maintien de l’équipe en 1ère ligue nécessite un investissement proche du demi-million par saison. Je pense qu’il faut revenir à une certaine réalité et mettre un terme à ce feuilleton. Je suis d’avis qu’il faut créer un nouveau club dans mon village, qui parte sur des bases saines et qui soit à la portée de notre jeunesse. C’est la raison pour laquelle nous continuons d’entretenir les installations du stade.

Pas de suite judiciaire ?

Si je n’ai plus rien à dire sur l’avenir du FC Baulmes actuel, je pense que la perspective d’une fusion avec un autre club (on parle de Payerne) est une solution». Quant aux risques financiers dus à la disparition du club, le syndic Julien Cuérel n’a pas trop de soucis. «Lors de la mise en faillite, l’Office du même nom a renoncé à recourir contre la commune, ses chances de succès étant trop minces selon leurs avocats conseils. Certes, les créanciers ont jusqu’au 30 juin prochain pour se retourner contre nous. Je sais que quatre d’entre eux se sont réservés ce droit qu’ils n’ont pas confirmé jusqu’à maintenant».

Les prochains huit mois seront bien sûr déterminants. Il n’en demeure pas moins qu’il est temps que l’histoire du FC Baulmes se termine pour le bien du football régional.

Photo Pierre Mercier

Conseil national

Vers un centre-droite plus morcelé

Conseil national

Conseil national

A l’heure où le lecteur prendra connaissance de ces lignes, quelques jours auront passé, des stratégies auront vu le jour, des analyses parfois douloureuses seront en train de s’opérer et officiellement, par médias interposés tous les états majors de partis se seront déclarés satisfaits ou presque…

Chez les Vaudois

Le canton de Vaud a commencé par un cafouillage informatique pitoyable, pour venir ensuite confirmer la plupart des tendances observées dans les autres Etats fédérés : un recul de l’UDC et des Verts, une progression du PS, des Verts libéraux, alors que les pertes PLR nationales ne se vérifient pas dans notre canton.

Le bilan cantonal comparé à celui de 2007 révèle le statu quo pour le PLR, le PDC, le recul des Verts, de l’UDC, la disparition de l’extrême-gauche, l’apparition des Verts libéraux et la progression du PS. A relever que le PBD (parti bourgeois-démocratique) n’a pas réussi à passer l’épaule.

Scrutins à venir et jeux d’alliances

Le deuxième tour au Conseil des Etats et les élections au Conseil fédéral permettront de décrypter les nouveaux jeux d’alliances dans le cadre desquels les Verts libéraux et les PBD seront assidûment courtisés.

Des femmes et des hommes

Des femmes et des hommes incarnent ces formations politiques. Beaucoup se sont lancés dans la course aux dix-huit places du Conseil national. Pas de doute, les places sont chères, avec une grosse prime aux sortants. Une relative surprise l’élection de Fathi Derder qui a surfé sur son aura médiatique et qui devra faire ses classes comme tout le monde.

Jura – Nord vaudois

Dans une vision plus nord-vaudoise, il convient de relever les bonnes performances de l’UDC de Pomy, Jean-Pierre Grin et de la Combière socialiste Josiane Aubert. Sans oublier l’entrée en lice de l’Yverdonoise Cesla Amarelle, présidente du Parti socialiste vaudois. A ce stade Alice Glauser de Champvent fait les frais du recul de l’UDC et seule l’élection de Guy Parmelin au Conseil des Etats pourrait lui redonner son siège.

De la politique ou de la stratégie ?

Plus que jamais les partis devront, pour faire passer leurs propositions, développer un sens aigu de la stratégie et de la recherche d’alliances, au vu d’une recomposition du centre-droite qui se décline maintenant en de plus nombreuses formations.

Photo Olivier Gfeller

Une image du site

Vallorbe: le site QuidJuris est né

Une image du site

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Un service professionnel à petit prix

C’est dans le courant de cette année que quatre jeunes juristes, tous titulaires du Bachelor en droit de l’Université de Lausanne, et qui continuent tous leurs études en vue de passer le Master, puis d’embrasser la profession d’avocat, ont décidé de réunir leurs forces pour créer un site internet d’un genre particulier et nouveau. Et c’est notamment à Vallorbe que cette idée est née, puisque l’un des concepteurs n’est autre que Michaël Geiger, un enfant de la Cité du fer qui y vit depuis son plus jeune âge. L’Omnibus l’a rencontré pour qu’il précise un peu l’origine de l’idée et son fonctionnement.

Un service en plus à un prix très bas

«Il nous a semblé évident que désormais rien ne serait plus possible sans Internet. Les gens souhaitent aller très vite, avoir immédiatement une réponse à une question, en bref ils veulent profiter de cette formidable connectivité. Pourquoi pas donc dans le domaine juridique, avec ce que cela comporte de difficultés. Nous avons décidé de permettre à chacun, sans problème de distance ou de déplacement, de poser une question détaillée en ligne de façon simple : il suffit de remplir le formulaire qui se trouve en page de garde du site et d’envoyer les renseignements.

Si la question est complète et bien rédigée, nous pouvons en général y répondre sans autre précision. Si en revanche des questions doivent encore être éclaircies, soit nous téléphonons au client, soit nous lui posons les compléments de question par le net. Pour nous l’avantage principal du site internet est que cette façon de procéder ne nécessite aucun investissement en locaux et maintient des frais généraux très bas.»

La question au prix unique de 30 francs

Ce prix doit permettre un accès démocratique au service. Le modèle gratuit n’a pas semblé opportun au quatuor d’animateurs que sont Tiffany Smith, Giuliano Scuderi, Jean-Lou Maury, et Michaël Geiger, qui travaillent en groupe et ne dispensent pas de réponse sans qu’au moins deux de ses membres aient planché sur une question. «Nous connaissons nos limites et surtout nous ne voulons pas les dépasser», ajoute Michaël Geiger.

«Et nous ne voulons répondre qu’aux seules questions qui restent dans nos cordes. C’est pour cela que nous avons passé un accord avec une importante étude d’avocats, à qui nous transmettons les questions plus complexes nécessitant soit une réponse plus fouillée soit une intervention que nous ne pouvons effectuer nous-mêmes».

Le service qui a débuté en août semble prendre son envol de façon tout à fait satisfaisante. Les demandes augmentent régulièrement et donnent déjà pas mal de travail aux quatre juristes. Qui ont ainsi mis en place une excellente façon de se faire la main sur des problèmes en phase avec la vie quotidienne et qu’ils retrouveront tôt ou tard lorsqu’ils seront avocats.

Tout en satisfaisant une demande croissante de façon simple et rapide. L’équipe ne se restreint en principe à aucun domaine du droit et ne demande qu’à être testée. Une façon aussi, pour des habitants d’une région décentrée comme le Nord vaudois d’avoir accès au savoir juridique de façon simple.
Adresse du site: www.qjuris.ch

Absence

Une absence coûteuse

Absence

Absence

Les neuf candidats régionaux au Conseil national, présentés par l’Omnibus, n’ont donc pas passé la rampe. Si la plupart d’entre eux ne se faisaient guère d’illusions et s’étaient présentés pour faire le nombre, Alice Glauser n’a donc pas été réélue, faisant les frais d’un parti UDC qui est, contre toute attente, le grand battu de ces élections nationales en cédant huit sièges.

Le district Jura – Nord vaudois comptera cependant encore trois représentants avec Jean-Pierre Grin (Pomy-UDC), Josianne Aubert (La Vallée-soc) et la nouvelle venue Cesla Amarelle (Yverdon-soc). Ce qui n’est pas si mal finalement.

Il faut cependant admettre qu’il y a quelques années que le Nord vaudois ne compte plus de «bête politique». A l’heure où notre région veut s’affirmer, cela est dommageable. Certes, sur le plan cantonal, le Saint-Crix Pascal Broulis est le président du Conseil d’Etat. Mais il est quasi-inconnu de l’autre côté du «röstigraben» et on ne lui connait guère d’ambitions nationales. Au sein du Grand Conseil, on ne peut pas dire que nos députés émergent vraiment.

Faut-il en déduire que la politique n’intéresse pas vraiment nos gens ? Je me demande aussi si nous ne sommes pas victimes de notre caractère qui veut que nous soyons des modestes, une réserve toute calviniste quand bien même le réformateur, genevois, était une figure à son époque. Cette absence de personnalités marquantes pourrait nous coûter cher à l’avenir.

Car à l’heure où notre région se développe et a des cartes à abattre, il serait bien qu’elle soit très présente à Lausanne comme à Berne.