Maison de commune

L’ombre de l’ASIBCO plane sur les débats du Conseil de Chavornay

Maison de commune

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Jeudi soir passé s’est déroulée la première séance de la nouvelle législature du Conseil communal de Chavornay. L’organe délibératif communal était placé sous la présidence de Dominique Tréhan. A relever à l’ordre du jour de nombreuses communications de la Municipalité, parmi lesquelles on notera la mise en place progressive au sein de l’administration communale d’un système de traitement électronique des données.

Peu à peu le papier occupera de moins en moins de place pour être substitué par des accès différenciés en ligne à tous les documents nécessaires. Une façon pour la Municipalité et pour l’administration de permettre une meilleure autonomie des personnes concernées et des dérangements mutuels nettement moins fréquents. Le site internet de la commune fera lui aussi peu à peu peau neuve, dans un souci de transparence et de service à la population.

ASIBCO

Le Conseil de Chavornay prévoit régulièrement à son ordre du jour un point sur les organes intercommunaux et leurs travaux. Une occasion pour Pierre Malherbe, président du Conseil intercommunal de l’ASIBCO, de faire le point sur l’avancement des travaux de cette importante association de communes.

C’est ainsi que le Conseil a appris que l’ASIBCO tiendrait séance le 29 septembre et qu’un point important de l’ordre du jour concernerait l’adoption éventuelle d’un crédit d’études en vue du réaménagement-agrandissement du complexe scolaire Montchoisi-Chantemerle à Orbe, à destination des classes du secondaire. Dans sa présentation, Pierre Malherbe a rappelé à ses collègues que la décision de centraliser le secondaire à Orbe avait été prise par l’ASIBCO en mars, et qu’il ne s’agissait donc plus de débattre sur cette question. Le crédit d’études s’élève à Fr. 58 000.– et devrait permettre de connaître la faisabilité d’un agrandissement sur le site en question.

Quelques conseillers se sont élevés contre une nouvelle perte due à la centralisation toujours plus grande rencontrée depuis quelque temps. Chavornay devrait avoir son école ou du moins son degré secondaire, a-t-on pu entendre.

La question du régime juridique du futur collège a aussi été évoquée. Sera-t-il propriété de l’ASIBCO ou de la commune hôte et loué aux communes utilisatrices? Ni le syndic, ni les délégués à l’ASIBCO ne semblaient franchement au clair sur cette importante question. A relever que l’association similaire qui réunit les communes autour de Vallorbe (AscoVaBaNo) a quant à elle choisi de posséder les immeubles qu’elle construit et d’emprunter en son propre nom, notamment pour la construction du nouveau collège de Vallorbe.

On a aussi pu entendre, entre les lignes, que l’étude en question était de toutes façons inutile, dès lors que le site projeté souffrait en l’état déjà de manque de place. Les bruits de couloir rapporteraient aussi qu’un nouveau collège pourrait trouver place non pas dans les hauts d’Orbe, mais dans la zone des Ducats. Affaire à suivre en tous cas.

Rémunération de la municipalité réorganisée

Le Conseil a ensuite accepté à l’unanimité de modifier le système et montants de la rémunération des membres de l’exécutif, pour tendre vers une simplification et une augmentation adéquate. Il en a été de même avec les jetons de présence du conseil.

Un crédit de Fr. 40 000.– a été accepté aussi et sans discussion pour le remplacement d’une conduite d’eau au chemin du Suchet.

Photo Olivier Gfeller

L’équipe Vaud I était formée d’Olivier Beer, Damien Corthésy, Cyrille Thièry et Théry Schir.

VC Orbe: Champions de Suisse et d’Europe

L’équipe Vaud I était formée d’Olivier Beer, Damien Corthésy,  Cyrille Thièry et Théry Schir.

L’équipe Vaud I était formée d’Olivier Beer, Damien Corthésy, Cyrille Thièry et Théry Schir.

Le club cycliste urbigène avait réuni membres et presse pour honorer trois de ses sociétaires qui se sont distingués dernièrement dans des épreuves sur piste. L’équipe formée de Damien Corthésy, Théry Schir et Cyrille Thièry, accompagnés du Morgien Olivier Beer, a ravi le titre de champion suisse de poursuite par équipes aux Zürichois de Hirslanden qui dominaient la discipline depuis quinze ans.

Quant à Thèry et Cyrille, ils sont devenus champions d’Europe du Madison dans leur catégorie respective au Portugal. De magnifiques résultats qui méritaient bien la reconnaissance du club et de la Municipalité d’Orbe, représentée par Pierre Mercier.

Mondiaux mitigés

Théry Schir lui revenait tout juste des championnats du monde sur route qui viennent de se dérouler au Danemark. Le Prilléran du VCO avouait sa déception de n’avoir pas mieux figuré.

« Dans le contre la montre, je n’ai pas très bien géré mes efforts et je suis persuadé que je pouvais terminer parmi les vingt premiers juniors (29e au final). Samedi dans l’épreuve sur route, la poisse et une certaine naïveté ont réduit à néant mes prétentions. Je me suis senti bien d’emblée et au moment d’aborder le dernier tour de circuit, j’avais encore de belles ressources.

Au point d’imaginer terminer parmi les dix premiers mais j’ai dû poser par trois fois pied à terre à la suite de chutes. En particulier à deux kilomètres de l’arrivée ce qui mettait un terme à mes espérances (35e). Pas toujours bien placé dans le peloton, j’ai payé cher ce positionnement, ce d’autant plus que j’étais encore frais après 130 kilomètres. Lors de cette première grande expérience internationale, j’ai beaucoup appris et j’ai compris que nous n’avions pas de complexe à faire vis-à-vis d’adversaires qui vivent quasiment en professionnels.

Swiss Cycling fait du bon boulot avec des entraîneurs dynamiques ou expérimentés comme Daniel Gisiger et leur enseignement devrait me permettre d’être encore plus confiant en mes moyens à l’avenir».

Mikado

Chavornay: «Samedi sans frontière», rallye découverte à la Cité

Mikado

Mikado

Ambiance cour de récréation ce samedi dans le quartier du collège de la Cité. Plus de 120 concurrents (dont la plupart des enfants) sont venus participer à la compétition amicale «Jeux du monde» organisée par CISEROC – la Commission intercommunale d’intégration Suisses Etrangers et de prévention du racisme d’Orbe – Chavornay.

Le rallye est composé de sept postes tenus par des bénévoles: «On aime faire ça pour le plaisir des jeunes, pour qu’ils aient quelque chose à faire le samedi après-midi; qu’ils ne soient pas chez eux à s’ennuyer».

L’inscription aux jeux est gratuite et un concours est organisé. Le but est de comptabiliser le plus grand nombre de points et acquérir à chaque poste une lettre imagée. A la fin du parcours il faudra recomposer le mot «BONJOUR» et tenter de remporter différents prix comme des bons de cinéma, ludothèque, bibliothèque, etc.

Les jeux

A chaque poste un jeu d’origine différent: la France pour les fléchettes, le Japon pour le Mikado ou encore la Suisse pour le Tchoukball.

D’autres sont un peu moins connus comme un jeu de pierre: le Monshimunh originaire de la tribu amérindienne des Cheyennes dans les Rocheuses en Amérique du Nord; le Yaime d’origine Colombienne.

La fête est réussie, les enfants courent, rient, crient même! Ils sont stimulés par l’engouement du jeu et de l’enjeu. Ils échangent des infos, des indices, des conseils. Le but est atteint, ils partagent et communiquent entre eux!

Pasta et riz party

«Vendredi soir quinze kilos de pâtes et sept kilos de riz ont été distribués!» confient les bénévoles de la CISEROC. En effet, les familles qui ont désiré préparer selon leurs propres recettes divers mets les présenteront pour le repas communautaire du soir. Pour le dessert, un atelier «salade de fruits» est confectionné.

Enfin, juste avant la dégustation dans le préau, une projection plein air de courts-métrages est prévue; dont le film «Bonjour».

Photo Sarah Gigon

Orbe, pas n’importe quelle Capitale!



S’il n’y en a qu’une seule au monde, eh bien je serai celle-là, s’est dit notre bonne cité aux Deux- Poissons!

Et c’est vrai que cela se démontre depuis plusieurs années déjà, Orbe est désormais inscrite au patrimoine universel en tant que Capitale Mondiale de la saucisse aux choux.
Cette reconnaissance désormais interplanétaire s’est une nouvelle fois révélée ce week-end dernier, tant le succès fut au rendez-vous, ceci dit aussi bien au point de vue des impacts populaires, olfactifs, culinaires et, la chance souriant définitivement aux audacieux, au point de vue météorologique.

A tout seigneur tout honneur dit un adage bien connu et qui ne s’est, en l’occurrence, pas contredit, puisque notre Mégapole de la Cochonnaille au connu l’insigne privilège de voir, en ses patrimoniaux murs, des visiteurs de marque tels qu’une Conseillère aux Etats en fonction et candidate à sa réélection, quelques députés et candidats au Conseil National ainsi que quasiment tout le Gotha de nos autorités locales!

Au seuil d’un hiver annoncé comme rigoureux, mais auquel le thermomètre de ces derniers jours ne nous a en tout cas pas préparé, il paraît de bon aloi que votre hebdomadaire préféré s’investisse dans un rappel tout amical de la recette du Papet dit «Vaudois» tel qu’on l’a pu largement déguster et apprécier dans quasi tous les établissements publics de notre jolie ville et qui ont bien sympathiquement joué le jeu:

– un bon kilo et demi de poireaux
– quelques patates, mais pas trop, on ne va ni faire un papet de
cantine ni de la papotche
– quatre décis de blanc (prendre du bon car le reste de la bouteille
sera bu durant la cuisson!)
– une cuillère d’huile
– une pincée de muscade
– un cube de bouillon d’herbette (ça, c’est personnel, mais ça
rapicole)
– un déci de crème
– un tantinet de vinaigre de vin (ou autre si vous êtes en rupture
de stock)
– une boucle de saucisse aux choux par tête de pipe

Tout ça, pour 4 personnes normalement constituées et, à noter encore, nous ne prendrons pas la lourde responsabilité de conseiller de percer ou pas les saucisses avec un cure-dent ou autre bout de bois issu d’une allumette ou quelconque écharde…

Cet élément reste définitivement à l’appréciation du maître-queux de céans, ceci à l’instar des temps de cuisson.

Ainsi, bon appétit et bonne saison froide à venir à toutes et à tous.

Photo Willy Deriaz

Cécile Ehrensperger, pendant son exposé

Six requérants effectuent des TUP à Baulmes

Cécile Ehrensperger, pendant son exposé

Cécile Ehrensperger, pendant son exposé

Depuis le 14 septembre et pour une durée de quinze jours, six requérants d’asile du foyer de Sainte-Croix se rendent chaque matin à Baulmes par le train, afin de participer activement, en collaboration avec les forestiers de la commune, à des travaux d’élimination de plantes envahissantes.

La mise sur pied de ce court programme de travaux d’utilité public (TUP) a été rendue possible grâce à la collaboration de l’EVAM et de la commune de Baulmes. De nombreux autres chantiers de ce type ont lieu ou ont eu lieu dans le canton, en général à la satisfaction des parties en présence. Il s’agit dans l’esprit de l’EVAM de permettre aux requérants de lutter avant tout contre une oisiveté qui s’avère lourde à supporter au fil des mois.

Et aussi de réaliser un petit pécule supplémentaire. L’EVAM a mis sur pied mardi soir passé à Baulmes une séance d’information publique à ce sujet, et surtout au sujet des régimes complexes et divers sous lesquels vivent les requérants d’asile. Cette information a été donnée en présence du syndic Julien Cuérel et de la municipale des affaires sociales Cendrine Cachemaille.

Un parcours juridique et humain complexe

C’est la responsable du secteur Nord et Ouest de l’EVAM Cécile Ehrensperger qui a présenté à une vingtaine de personnes intéressées par le sujet le parcours juridique du requérant d’asile en Suisse. Un parcours complexe et sinueux, parfois juridiquement contradictoire et moralement schizophrène, surtout lorsqu’on lui demande d’être intégré et financièrement assumé tout en lui interdisant de travailler.

L’oratrice du soir a tenu à relever le nombre finalement peu élevé en pourcentage et en chiffres absolus de requérants. Une proportion d’environ 4% de la population qui au niveau mondial semble n’avoir pas varié depuis les grandes migrations du 20e siècle qui elles voyaient les Suisses s’expatrier aux USA, au Canada et en Australie, par exemple. Parmi les nombreuses données qui caractérisent les statuts des requérants actuellement en Suisse, il faut retenir que même si la législation est fédérale, elle est appliquée de façon très contrastée d’un canton à l’autre. Pendant que le canton de Vaud accueille en permanence plusieurs centaines de requérants d’un certain type, Zurich en accepte… quatre. Autre mentalité, autre façon de voir les choses, autre lecture de la loi, la question reste ouverte.

Le public n’a que peu participé au débat. Une critique générale contre les médias attiseurs de feu a été formulée par un enseignant, qui leur reproche sans distinction de monter en épingle ce qui fait vendre au détriment d’explications et d’analyses. Critique d’ailleurs partagée par la conférencière du soir. L’Omnibus n’entend pas polémiquer sur ce point. Il relèvera simplement que lui était représenté lors de cette séance.

A noter que la même conférencière sera à Orbe le 3 octobre à 19 h. 30 au Casino, en compagnie de différents intervenants pour expliquer au public le parcours complexe du requérant, ceci dans le cadre de l’ouverture de l’abri PC urbigène à une cinquantaine de requérants en manque cruel de toit.

Photo Olivier Gfeller

Présentation de la nouvelle bannière à la compagnie

Vallorbe: les Fusiliers de la Truite ont une nouvelle bannière

Présentation de la nouvelle bannière à la compagnie

Présentation de la nouvelle bannière à la compagnie

C’est par un temps absolument superbe que s’est déroulée à Vallorbe la Fête de Tir de la Confrérie des Fusiliers de la Truite. Commencée vendredi soir au V Center par de premières festivités conviviales, la fête s’est poursuivie samedi au Stand du Vivier. En milieu de journée, à l’occasion de la partie officielle qui a vu huit nouveaux membres, dont une dame, être acceptés à l’unanimité au sein de la Confrérie, le Conseil de cette dernière a dévoilé non sans une certaine fierté sa nouvelle bannière, aux couleurs de la cité du fer. Les tirs se sont quant à eux déroulés sans incident sur les quatre cibles usuelles.

Des cérémonies bien réglées

Dimanche matin, la cérémonie de couronnement des rois a été suivie par un public qui avait visiblement plaisir à y participer. Après un cortège villageois qui leur a permis de retourner au V Center sans oublier la ou les haltes apéritives, les membres de la Confrérie et leurs invités ont ensuite assisté à la partie officielle. Au cours de cette dernière, le Gouverneur Bernard Ecuyer s’est félicité du bon déroulement de la fête et a tenu à remercier tous ses hommes et son Conseil.

Parmi les autorités, on notera la présence amicale des députés Bernard Mange et Jacques Nicolet. La fête, qui avait déjà duré très tard pour certains dans la soirée de samedi, s’est poursuivie par le traditionnel banquet auquel ont participé environ 150 personnes.

Rois du tir

Cible Confrérie:
1er roi Sébastien Authouart, 461/97.
Cible Confrérie Coup profond:
2e roi, Marcel Anex, 100 appuyé d’un 82.
Cible Vallorbe:
Roi (trois passes), Laurent Werro.
Cible Bannière:
Roi Michel Mondin, 446/95.
Tir des enfants:
Coups centrés, Alyssa Berger, 1ere reine et Julien Champod, 1er roi.
Tir des enfants, addition:
Bastien Champod, 1er roi et Alexandre Pugin 2e roi.

Photo Olivier Gfeller

Hors la loi

Les banques suisses font toujours l’actualité. L’UBS avec son trader incontrôlé, qui engloutit 2,3 milliards de francs dans une opération hautement spéculative. Le Crédit Suisse avec ses démêlés Outre-Atlantique entre autres, ne manque pas de s’illustrer non plus.

Comme d’autres qui ne se plient pas aux lois établies par Berne. Non, l’abandon du secret bancaire n’est pas encore de mise. Du moins dans les esprits des banquiers qui continuent de penser que notre pays est un refuge pour fortunés qui espèrent échapper au fisc de leur pays.

Le Conseil fédéral a fait des concessions mais il roule un peu dans le sens de nos établissements financiers en contractant des accords avec l’Allemagne et l’Angleterre afin de payer les impôts dus par les troublions sans dévoiler leurs noms, ce qui ne manque pas de provoquer l’ire de l’Union Européenne qui s’étonne de ces arrangements particuliers.

En clair, les banques ne se plient pas à la réglementation fédérale en acceptant des fonds illégaux. Elles n’hésitent donc pas à demeurer hors-la-loi. De quoi étonner les pékins que nous sommes.

A-t-on tous les droits en fonction du pouvoir économique ? Difficile à croire alors qu’elles sont toujours plus réticentes à financer les PME qui font l’essentiel de l’économie de notre pays. Et lorsqu’une catastrophe se produit, comme c’est le cas avec l’argent perdu par l’UBS, les têtes tombent sans que leur politique ne change vraiment alors que le monde entier a l’œil sur les pratiques de nos banquiers.

Il serait temps de faire preuve de courage pour éviter un cataclysme dans une société qui souhaite davantage d’équité.