Syndics et secrétaires municipaux réunis à Ballaigues.

Les syndics de la région à Ballaigues

Syndics et secrétaires municipaux réunis à Ballaigues.

Syndics et secrétaires municipaux réunis à Ballaigues.

A l’époque de l’ancien district d’Orbe, une réunion officielle avait lieu au moins tous les ans, réunissant tous les syndics et tous les secrétaires municipaux. Ces réunions organisées sous l’égide de la préfecture avaient toujours à la fois un aspect sérieux, un thème ou deux d’actualité étant à l’ordre du jour et une partie plus conviviale, destinée à renforcer les liens entre élus et premiers collaborateurs des syndics.

Avec l’avènement en 2008 du nouveau district, les réunions de syndics sont devenues de grandes manifestations, trop grandes pour accueillir également les secrétaires municipaux. C’est sur la base de cette constatation qu’un certain nombre de syndics, dont le regretté Laurent Francfort, de Vallorbe, José Paradela de Juriens, Claude Recordon d‘Orbe ou encore Raphaël Darbellay de Ballaigues ont imaginé une réunion annuelle «comme par le passé» pour les communes de l’ancien district d’Orbe.

Pas de visées sécessionnistes

Cette réunion a eu lieu mercredi soir passé au Centre villageois de Ballaigues, sans ordre du jour formel. Quelques sujets ont été proposés par le syndic de Ballaigues comme une information sur les fameux travaux de l’autoroute A9B et la façon de traiter de l’OFROU, sur la pérennité de ces réunions, compte tenu du nombre de nouveaux syndics élus en 2011 et aussi de tous les thèmes qui concernent avant tout l’ancien district, par opposition à ce qui a trait à la capitale d’en bas, dont les préoccupations semblent plutôt tournées vers la plaine que vers la montagne.

Elle a rassemblé une très grande partie des syndics en place, accompagnés de leurs secrétaires municipaux. Pas de doute que les problèmes spécifiques à la vallée de l’Orbe diffèrent de ceux de la plaine. Même si, comme le relevait le nouveau syndic de Chavornay Christian Kunze, « un problème de circulation sur l’A9B à Orbe ou aux Clées a forcément des répercussions sur la cité des Corbeaux ».

Pas de doute donc que de telles réunions, qui ne se veulent en aucune façon « sécessionnistes », ainsi que le précisait Raphaël Darbellay, ont leur raison d’être. Celle de Ballaigues s’est poursuivie par un repas convivial pris en commun au Centre villageois.

Photo Olivier Gfeller

Théry Schir.

Cyclisme: Mondiaux, un membre du VC Orbe présent

Théry Schir.

Théry Schir.

Cela est presque devenu une tradition, un coureur du VCO se retrouve aux championnats du monde de cyclisme sur route qui se déroulent actuellement à Copenhague. Après Pascal Richard et Danilo Wyss, c’est au tour de Théry Schir de défendre les couleurs de la Suisse dans la catégorie juniors (M19).

Le Prilléran sera aligné aussi bien dans le contre-la-montre que lors de la course en ligne. Ses ambitions sont limitées, car sa volée est de qualité. La perspective de se retrouver dans la même délégation que des garçons comme Cancellara ou Albasini l’enthousiasme, car il est certain de pouvoir apprendre au contact de ces professionnels.

Champion d’Europe

La saison avait pourtant mal commencé pour ce cycliste de 18 ans, qui effectue un apprentissage de commerce. «J’ai été victime de nombreuses chutes et cela m’a retardé dans ma préparation. Ce qui ne m’empêchait pas de me trouver toujours dans les bons coups. C’est aux championnats d’Europe sur piste au Portugal, où j’ai gagné l’Américaine avec Stefan Küng et pris la deuxième place de la course aux points que j’ai retrouvé la plénitude de mes moyens.

De sorte que depuis la mi-juin, j’ai aligné les bons résultats, en terminant toujours dans les dix premiers des étapes de la course internationale juniors du Rübiland, ratant de peu une victoire d’étape et en finissant quatrième du championnat national. Cette dernière course m’a permis de décrocher ma sélection pour mes premiers mondiaux.

Des sacrifices récompensés

C’est depuis l’âge de dix ans que je pratique le cyclisme sous toutes formes (VTT, cyclocross, piste et route). Comme j’ai obtenu des places intéressantes très rapidement, j’ai toujours eu la motivation nécessaire. Dix heures d’entraînement par semaine paraissent peu, mais à mon âge, il est dit qu’il ne faut pas abuser. J’espère encore progresser pour devenir un jour professionnel. J’admets qu’il faut faire pas mal de sacrifices sur le plan de la vie privée, mais le vélo m’a permis de voyager souvent à l’étranger et c’est pourquoi je n’ai pas de regrets».

Théry a disputé mardi le contre-la-montre (29e sur 54)et demain il disputera l’épreuve sur route dans laquelle il estime n’avoir pas beaucoup de chances de monter sur le podium. En effet il est un coureur offensif, il n’est pas un grand sprinter et il craint que la course se termine sur un emballage massif, car le parcours est trop plat à son goût.

Photo Pierre Mercier

Jacques-André Mayor.

Strid: un Urbigène aux commandes

Jacques-André Mayor.

Jacques-André Mayor.

Jacques-André Mayor a succédé à l’Yverdonnois Daniel Burri à la tête de cette société d’utilité publique qui s’occupe de la gestion des déchets dans le Nord Vaudois et regroupe 72 communes.

Une élection sans surprise, dans la mesure où le municipal urbigène avait accepté de prendre la vice-présidence de cette société anonyme, au début de la législature précédente (2006), non pas à titre honorifique, mais bien dans le but de reprendre les rênes de la Strid, selon le vœu de son prédécesseur.

Que fait la Strid?

Strid est au service des communes pour la récolte des déchets. La société organise les tournées de ramassage et passe notamment des contrats avec des sociétés de transports afin de comprimer les coûts. A l’origine, Yverdon possédait une usine d’incinération qu’il a fallu fermer, au début des années 90, à cause des problèmes de pollution qu’elle créait. Actuellement, les ordures sont conditionnées pour être expédiées à Lausanne (Tridel) ou à Colombier mais on pourrait abandonner cette dernière solution pour des raisons économiques, puisque les Neuchâtelois envisagent de déplacer leur centre à La Chaux-de-Fonds.

Strid propose également la récolte au sac, mais seule une petite moitié des communes a adhéré à ce système de ramassage. Cependant, cela concerne la majorité de la population des localités membres puisque Yverdon, Grandson et Yvonand, entre autres, procèdent de la même manière qu’Orbe qui a été un précurseur en la matière. Une voie qui est préconisée par le Tribunal Fédéral qui vient d’admettre la notion du pollueur-payeur et qui souhaite que le 70% des coûts de l’élimination des déchets soit prise en charge par les citoyens.

Des projets à profusion

Parmi les soucis futurs de la société, Jacques-André Mayor relève la construction à Yverdon d’une déchetterie-ressourcerie, qui permettra de récupérer des objets jetés prématurément et encore utilisables. Strid veillera à l’évolution des coûts et aidera les communes à opter pour les bonnes solutions en matière d’élimination des déchets. Elle a récemment instauré une nouvelle prestation avec les gobelets récupérables pour les grandes manifestations et étudie la possibilité de créer une infrastructure pour le lavage de ces verres.

Tout en sachant qu’il ne s’agit pas de sa vocation première, mais elle entend montrer l’exemple dans ce domaine. Les déchets compostables passeront essentiellement par l’usine de méthanisation de Chavornay. Il s’agira aussi de se préoccuper de certaines filières d’élimination comme celle des plastiques.

Le municipal d’Orbe dirigera pendant cinq ans un comité d’administration formé de neuf membres parmi lesquels on trouve Guy Müller de Chavornay. Enfin, sachez que toutes les communes de l’ancien district d’Orbe ne font pas partie de la Strid. Les villages de la rive gauche de l’Orbe livrent leurs déchets à Valorsa, une société similaire à la Strid, domiciliée à Penthaz.

Photo Marianne Kurth

La météo n’affecte pas les participants dans les vignes.

La 5e balade gourmande d’Arnex a reçu de l’eau dans son vin

La météo n’affecte pas les participants dans les vignes.

La météo n’affecte pas les participants dans les vignes.

Amusante et sans doute qu’apparente contradiction: dimanche passé se déroulait, en pleine fête du Jeûne fédéral, la 5e Balade gourmande d’Arnex-sur-Orbe, organisée par le Groupement des Vignerons locaux. A scruter le ciel durant la nuit de samedi à dimanche, et même dans les premières heures de dimanche matin, on pouvait craindre le pire pour cette manifestation.

Et pourtant, comme le confirmait en début de matinée à la grande salle, Yvan Monnier, «près de sept cents personnes se sont inscrites cette année, et il m’étonnerait que tous ces amateurs renoncent à venir simplement en raison de la météo. D’ailleurs, ça va s’améliorer durant la journée».

Des participants équipés et ravis

Les premiers départs étaient prévus pour dix heures et ils se sont effectués avec très peu de retard. La prédiction du président de la Cave coopérative d’Orbe et environs était juste: on se pressait au départ pour le café afin de s’équiper de façon adéquate pour affronter la pluie et le vent. Certains ont dégusté des crus locaux avant même de commencer à marcher.

Le parcours initial et l’emplacement des postes ont dû être légèrement modifiés en dernière minute en fonction de la météo. Il n’en reste pas moins que tous se trouvaient en plein cœur du vignoble d’Arnex-sur-Orbe, ce joyau de 67 hectares comprenant non moins d’une quinzaine de cépages variés, tous pratiquement prêts à être vendangés. « Il y a eux quatre balades gourmandes en Suisse romande cette année » ajoutait Yvan Monnier, «et toutes ont dû subir plus ou moins les caprices de la météo». Ce n’est pas pour autant que le plaisir n’aura pas été de mise. Le temps s’est arrangé.

Et au fil des cinq stands de dégustation du menu, toujours accompagné d’un ou deux crus locaux, les promeneurs se montraient finalement ravis d’avoir bravé les éléments. La fête s’est d’ailleurs prolongée en fin de journée à l’abri, en musique et encore une fois en dégustations variées et parfois même approfondies des vins d’Arnex.

Photo Olivier Gfeller

Autoroute A9B.

A9B: après les balises, une pétition!

Autoroute A9B.

Autoroute A9B.

Les travaux entrepris par l’OFROU en vue de sécuriser le tronçon Orbe-Vallorbe ne sont pas encore terminés que la polémique à leur sujet prend une nouvelle forme. Un comité, présidé par Barry Lopez, par ailleurs candidat au Conseil national, associé à Yann Jaillet, chef de file du PLR vallorbier au Conseil communal de la cité du fer comme vice-président, a lancé il y a quelques jours une pétition intitulée «Pour que le Jura- Nord vaudois ne soit pas une région délaissée».

Cette pétition considère les travaux entrepris par l’OFROU comme «un projet bien curieux, pour ne pas dire absurde» et «dont les conséquences négatives pour les usagers sont bien plus importantes que les théories avancées par l’OFROU».

Critiques émises

Selon les pétitionnaires, «le temps de parcours entre Orbe et Vallorbe aurait presque doublé, les dépassements ne sont plus possibles et les transports publics ne sont plus en mesure de respecter leurs horaires». La problématique du déneigement plus difficile en période hivernale est aussi évoquée par les pétitionnaires, qui ajoutent que l’image de Vallorbe est pénalisée, après qu’elle s’est vu imposer un centre d’enregistrement pour requérants d’asile. Cette pétition a été cosignée par les syndics de Vallorbe, Ballaigues et Lignerolle qui se présentent aussi comme membres du comité.

Succès auprès de la population

Le comité de pétition est très actif. Selon une petite enquête menée ces derniers jours auprès de la population locale et régionale du haut de la vallée de l’Orbe, la pétition recueille un franc succès. Grâce sans doute aussi aux nouveaux moyens de communication, puisque la pétition est téléchargeable sur internet. Une page Facebook existe même. Les pétitionnaires demandent, dans un premier temps, que «dans l’immédiat, la vitesse maximale de circulation soit à nouveau portée à 100 km/h sur tout le tronçon. Ils insistent aussi pour que des travaux de transformation de la semi-autoroute en autoroute soient entrepris au plus vite afin d’éviter d’autres drames».

Et si l’OFROU avait raison?

On est certes en période électorale et tous les moyens semblent bons pour accroître sa visibilité. Ceci dit, l’Omnibus a relaté en long et en large à plusieurs reprises «les aventures» de l’A9B et le manque de coopération de l’OFROU. On ne peut cependant que s’interroger sur le lancement d’une pétition, alors que pour la première fois depuis des années de lobbying soutenu au niveau local et vaudois, l’autorité fédérale a daigné bouger et mettre quelque chose en place afin de mieux sécuriser le trafic sur le fameux tronçon. La première revendication immédiate des pétitionnaires, dont la tendance politique est étrangement monocolore, est… une augmentation de vitesse, sur un tronçon pourtant redessiné et aménagé pour la diminuer.

En plus, la pétition n’est pas factuellement exacte, puisqu’elle prétend que «les dépassements ne sont désormais plus possibles». Pourquoi, alors qu’aucun des membres du comité n’est à notre connaissance spécialiste en sécurité routière, la pétition qualifie-t-elle d’emblée les travaux d’absurdes? Pourquoi mélange-t-elle les genres en faisant allusion au centre d’enregistrement des requérants d’asile? Pourquoi enfin, ne prend-elle pas simplement acte de l’attitude certes peu coopérative de l’OFROU, tout en laissant un peu de temps au temps, en particulier pour apprécier à l’usage si les mesures prises exercent ou non un effet positif sur la sécurité? Le respect des horaires et le déneigement plus difficiles sont sans doute des points justifiés. Ils sont cependant nettement moins importants que la sécurité dans une hiérarchie normale des priorités humaines ou la vie garde la première place.

 

Photo Olivier Gfeller

Pas convaincant et surprenant



DSK est venu s’expliquer à la télévision pour dire qu’il avait commis une faute morale. En clair, osons le dire, il a eu une relation sexuelle avec sa victime.

Il s’est surtout réfugié derrière le rapport du procureur de New York qui dit qu’il n’y a eu ni violence, ni contrainte lors de ce rapport.

Ajoutant que Nafisatou Diallo a menti lors des interrogatoires auxquels elle a dû faire face. En fait, Dominique Strauss-Kahn n’a pas expliqué les raisons pour lesquelles il s’est rabattu sur cette femme de chambre. Il n’a pas reconnu ce qui semble être une pulsion maladive à s’en prendre aux femmes, puisqu’il ne paraît pas en être à sa première frasque en la matière.

En outre, son interlocutrice, Claire Chazal de TF1, n’a pas vraiment insisté sur l’acte, laissant celui qui était le favori de la prochaine élection présidentielle française s’exprimer surtout sur la situation financière de l’Europe. Un face-à-face qui donnait le sentiment d’une certaine complicité, car on sait que cette présentatrice conserve des relations d’amitié avec l’épouse de DSK, ancienne journaliste de la chaîne de télévision.

La France veut tourner la page. Certes, mais on a peine à comprendre l’attitude d’Anne Sinclair dans cette affaire. Elle accepte d’être trompée au grand jour par un mari volage, alors que sa situation financière lui permettrait aisément de le quitter. Bien sûr elle aurait pu devenir la première dame du pays. N’empêche que sa fidélité surprend, car l’attitude de DSK est pour le moins sujette à caution.

Faut-il être à ce point amoureuse pour pardonner ce que de très nombreuses femmes n’accepteraient pas, à juste titre. Cela est un vrai mystère.