Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Wysam 333: montagneuse et sous la pluie

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Il fallait être courageux pour se présenter au départ de cette course, un dimanche matin à 4 h. 30 avec des prévisions météorologiques qui n’encourageaient pas à se lever aux aurores. Ils n’étaient qu’une trentaine à être présents aux ordres de Lionel Favre, le nouvel organisateur chef de cette balade pour cyclotouristes.

Par bonheur, le ciel se montrait clément à l’heure des premiers coups de pédale et la bonne humeur régnait chez les cyclistes parmi lesquels on notait la présence de Summer Nesrallah, une Canadienne d’Ottawa qui se demandait jusqu’où irait sa résistance et qui figurera parmi les 17 concurrents qui ont effectué la totalité du parcours malgré la pluie qui a fait son apparition au milieu de l’épreuve alors qu’une quinzaine de participants se sont arrêtés après 222 km. Parmi eux le trio formé de Jean-Jacques Desponds (73 ans), Pierre-André Aubert et Michel Favre qui ont roulé de concert d’un bout à l’autre de l’épreuve.

Un trio pour un duo final

Cette espèce de course d’orientation faisait halte à Payerne, à Moléson-Village, au col des Mosses, à Châtel Saint-Denis, à Orbe (222 km) puis au Sentier et à Champagne pour rallier le Puisoir, terme des 333 km.. Un parcours plus difficile que présenté, puisque le dénivelé dépassait les 2800 mètres annoncés. Toutefois, aucun abandon n’a été enregistré malgré les difficultés et il a fallu donner des sels aux coureurs au passage des Mosses à cause de la moiteur de la température.

Un trio a passé l’essentiel de la course en tête, mais Marc Künze (Chavornay) a lâché prise du côté de Montreux après avoir suivi l’ancien amateur élite Michael Randin (Orbe), qui a souffert dans la montée sur Châtel Saint-Denis avant de finir aisément, et un spécialiste de la Wysam, Jean-Claude Rey d’Yvonand, duo qui finira main dans la main cette balade au long cours.

Tandem de l’amitié

Deux participants avaient choisi d’effectuer le parcours en tandem pour éprouver leur amitié. «Nous ne nous sommes pas engueulés, ce qui prouve que nous sommes bien de véritables amis depuis notre enfance. Cependant j’avoue que je ne renouvellerai pas l’expérience puisque ce genre de cycle n’offre pas la liberté espérée puisqu’il est plus lourd à manoeuvrer et son manque d’inertie est contrariant», nous disait Julien Lasserre d’Orny. Son camarade, Renaud Weissbrodt d’Yverdon, a trouvé pénibles les longs bouts droits comme il n’a pas vraiment apprécié le parcours trop montagneux, à son goût.

La bonne voie

A l’heure du bilan, Lionel Favre relevait que le nouveau concept a fait l’unanimité dans le peloton. «Il n’y avait pas de stress lors des ravitaillements et lors des pointages. Les coureurs ont pris leur temps et ont pu apprécier les paysages. Certains d’entre eux étaient venus en reconnaissance et ont promis de revenir l’an prochain avec des copains. Certes, le parcours était probablement un peu trop dur.

J’en tiendrai compte lors de la prochaine édition et il faudra peaufiner certains détails. Pour finir, j’aimerais remercier très sincèrement tous les bénévoles qui ont permis le bon déroulement de cette dixième édition». Quant à Samuel Wyss, le créateur de cette course, il approuvait pleinement la direction prise par la nouvelle équipe qui a transformé l’épreuve en randonnée.

Pour terminer, une expérience était menée avec deux vélos électriques. Si les testeurs se sont sentis des ailes à la Cancellara, ils admettaient les limites de ce moyen de locomotion car il a fallu quatre batteries pour faire le tour et au prix de mille francs/pièce, ils doutent de l’avenir du vélo électrique dans une telle compétition.

Photo Pierre Mercier

Un fragment d’une façade à Baulmes.

Baulmes: un premier conseil très peu chargé

Un fragment d’une façade à Baulmes.

Un fragment d’une façade à Baulmes.

Mardi soir passé, la législature 2011-2016 a débuté par une séance plutôt calme et peu chargée pour le Conseil communal de Baulmes. Placé sous l’autorité de son nouveau président Luc Pillevuit, le législatif baulméran n’a en effet pas eu à voter ou à prendre des décisions de nature financière.

Il faut dire que la Municipalité n’a déposé ses trois premiers préavis de la législature que le soir même : des préavis qui seront traités en commissions et qui concernent notamment des aspects formels de répartition des tâches ente Municipalité et Conseil. En revanche, après avoir procédé à l’assermentation de trois membres qui n’étaient pas présents en juin lors de la séance officielle, le Conseil a pu entendre et suivre sur un écran une présentation par le syndic Julien Cuérel de l’étude de réorganisation du territoire communal qui a débuté il y a maintenant quelques années.

Aménagement du territoire

Cette étude, qui est la pierre angulaire obligatoire de tout nouveau plan général d’affectation (PGA) a été menée par la Municipalité au travers de nombreuses consultations et à l’aide du soutien de plusieurs bureaux de professionnels de l’aménagement. Cette réorganisation ne concerne pas les pâturages ou les forêts, mais exclusivement la zone agricole entourant le village et la zone du village proprement dite. Il s’agit en fait de prévoir quelle est la capacité d’absorption de nouvelles constructions et de nouveaux habitants dans le village, et, s’agissant de la zone agricole, quelle modification ou amélioration (remaniement?) pourrait le cas échéant être apportée.

Il ne semble pas que l’on s’achemine vers un remaniement parcellaire agricole, les exploitants actuels semblant se débrouiller seuls pour des échanges ou des locations de terre qui permettent d’optimiser le travail. Au niveau du village, il ne faut pas s’attendre à un afflux massif de nouveaux habitants. Le plan et l’étude ont un horizon de visibilité à une quinzaine d’années. Et dans ce délai, il est imaginé que la population de Baulmes augmentera de 150 à 200 habitants. Au niveau des zones constructibles, le canton exige une densification de la population: ceci notamment en raison de la mobilité restreinte de certains habitants, qui doivent en principe pouvoir atteindre la gare ou le centre du village en dix minutes à pied.

C’est dire que la seule zone appelée à se développer dans ce cadre semble être celle qui se situe un peu derrière la gare. Le rapport final de cette étude devrait être déposé d’ici fin 2011 ou début 2012. C’est ensuite que le Conseil pourra décider s’il entre en matière sur la conception d’un nouveau PGA.

Photo Olivier Gfeller

Tout est bien rangé… Pour le moment !

La Capucine: une chance pour Vallorbe!

Tout est bien rangé… Pour le moment !

Tout est bien rangé… Pour le moment !

Vallorbe, village tranquille près de la montagne, garde entre ses murs une belle petite société d’enfants, toujours plus nombreuse. Et qui dit enfants, dit forcément garde d’enfants. Déjà fort d’une garderie, «La Marmaille» et d’un jardin d’enfants «Boule de Gomme», le village a vu s’ouvrir une nouvelle enseigne; «La Capucine».

Un rêve qui devient réalité

Véronique Demierre, éducatrice depuis de nombreuses années, a enfin pu réaliser son rêve d’enfant d’ouvrir son propre jardin d’enfants. En effet, c’est dans le sous-sol de sa magnifique maison bleue et dans un cadre sublime qu’elle a installé «La Capucine». Réservée aux enfants de 18 mois jusqu’à 2 ans et demi, cette garde permettra aux mamans d’avoir quelques heures à elles dans leurs journées sûrement très mouvementées.

Mais qu’en est-il de la concurrence?

«Il n’y en a aucune», nous répond-elle. «Je travaille en partenariat avec «Boule de Gomme» qui accueille les enfants de 2 ans et demi jusqu’à l’école. Il y avait donc une bonne demande des mamans pour les enfants plus jeunes».

De plus, un jardin d’enfants ne fonctionnant absolument pas comme une garderie, qui, elle, accueille les enfants des journées entières et non quelques heures, la garderie «La Marmaille» n’est pas «menacée».

Parlons finances

Peu le savent, mais pour ouvrir une garde d’enfants, certains financements par la commune sont possibles, mais dans cette optique, il est nécessaire d’appartenir à un réseau, tel que l’AJOVAL, en ce qui concerne notre région.

Mais Valérie, elle, n’en fait pas partie et, comme elle nous l’a exposé, «Je n’ai pas ouvert «La Capucine» comme activité lucrative principale et heureusement, car sans financement communal, c’est presque impossible».

Nous lui souhaitons donc un bel avenir et, pour la petite histoire, le nom du jardin d’enfants vient de sa fille, Capucine, pleine de joie à l’idée de se faire de nouveaux copains !

Photo Katy Josi

Chemin du Coteau: un coin bucolique en péril !

Orbe: comme un goût de bouchon au Coteau

Chemin du Coteau: un coin  bucolique en péril !

Chemin du Coteau: un coin bucolique en péril !

Huit préavis, trois rapports de commissions et moult points au chapitre des «divers», tel était le menu confortable qui attendait la toute nouvelle volée de conseillers Communaux dont certains, à peine élus, avaient déjà rendu leur tablier avant cette séance initiale!

Parmi les préavis déposés ou annoncés, d’aucuns devraient agiter les esprits, à savoir par exemple (et déjà) une demande de crédit complémentaire pour la réfection de la Place du Marché, le sempiternel transport urbain et, surtout, l’adoption d’un plan directeur de zones 30 km/h. à Orbe.

Si les rapports de commissions ayant délibéré sur l’octroi d’une autorisation générale de statuer en faveur de la Municipalité ainsi que sur une demande de crédit pour diverses réhabilitations dans les bâtiments scolaires n’ont pas donné lieu à grandes discussions, il n’en fut pas de même en ce qui concerne le prolongement du chemin du Coteau où les questions et explications furent denses, non pas sur le principe de l’implantation de cette artère, mais quant aux procédures de choix des prestataires et à son financement, surtout au niveau de l’engagement de l’Etat.

Malgré un flou délibérément voulu à ce dernier sujet par la Municipalité, car relevant du secret des négociations, ce rapport a finalement été accepté à la quasi unanimité.
Cependant, le nombre élevé d’oppositions, toutes détaillées dans le préavis municipal et émanant essentiellement des riverains (trafic, sécurité, nuisances, stabilité du terrain, etc.) présente le risque, au vu des procédures envisageables, de fortement retarder la mise en chantier de ce projet.

Le nectar du chemin du Coteau risque bien d’avoir pris un drôle de goût de bouchon lorsque le premier coup de pioche pourra être donné!

La Municipalité a informé que les dernières oppositions qui empêchaient de finaliser le chemin du Suchet avaient été abandonnées et que le projet pourrait se concrétiser dans de très brefs délais.

De plus, dans le cadre d’Agenda 21, un atelier sera mis en place avec comme sujet l’aménagement et les structures de la place du Marché.

Même de nouveaux conseillers ont trouvé le courage de prendre la parole au chapitre des divers, ce qui est pour le moins réjouissant. Plusieurs sujets ont donc été abordés dans cette rubrique comme par exemple: le droit ou non d’implanter des paraboles en vieille ville, l’(in)accessibilité aux Mosaïques en empruntant les transports publics, la prochaine mise à disposition par la SICUP d’un agenda des manifestations et événements à Orbe ainsi que la pertinence de mettre à l’enquête l’abattage d’arbres classés mais déjà débités.

A noter à ce dernier sujet que la réponse du Municipal Henri Germond fut des plus claires, stipulant que cette procédure, pour bizarre qu’elle puisse paraître, permettra d’intervenir plus fermement auprès du propriétaire indélicat.

Un dernier point a été abordé qui concerne la prochaine arrivée annoncée d’une cinquantaine de requérants d’asile, surtout au niveau de la gestion de leur temps. Pierre Mercier, Municipal en charge de ce dossier pour le moins sensible, a fait savoir que le problème du local de loisirs était en bonne voie de résolution.

Il a néanmoins profité de ce qu’il avait la parole pour lancer un vibrant appel à des bénévoles qui se chargeraient de l’encadrement de ces jeunes gens dont il y a à craindre qu’ils ne soient quelque peu déboussolés, surtout au début de leur séjour en nos murs.

Il était plus de 21 h. 30 lorsque le Président, Didier Zumbach, a levé cette aussi passionnante qu’intense première séance de la législature.

Photo Willy Deriaz

Les buteurs de Chavornay, l’ancien Besson et le jeune Tiago.

Ligues inférieures: le coup de chapeau de Besson

Les buteurs de Chavornay, l’ancien Besson et le jeune Tiago.

Les buteurs de Chavornay, l’ancien Besson et le jeune Tiago.

Rencontre curieuse que celle disputée samedi à Chavornay. Les locaux semblaient mûrs pour une deuxième défaite lorsque Tiago Palma transformait une ultime opportunité à la dernière minute de jeu, permettant aux siens de s’imposer au terme d’une belle course poursuite (4-3). Si aucun but n’était marqué avant le thé, la suite fut palpitante. Grâce à l’expérience et au doigté de Jean-Luc Besson, les Corbeaux s’octroyaient deux longueurs d’avance.

Alors que l’on imaginait la partie pliée, l’adversaire recollait au score dans la foulée grâce à une ligne d’attaque de qualité. Puis deux goals de grande classe allaient illuminer davantage la partie. Sur une action d’école, Chavornay reprenait l’avantage par l’inévitable Besson. Il n’en fallait pas plus pour que Valmont réagisse et égalise une nouvelle fois à la suite d’un tir superbe dans la lucarne de leur meneur de jeu Rodriguez.

Croyant en leurs chances, les visiteurs ajustèrent à deux reprises la transversale avant que les Chavornaysans arrachent la victoire sur contre, tout au bout de la partie. L’entraîneur Duplan admettait que cette victoire était chanceuse ce d’autant que son effectif est loin d’être au complet et prêt. Comme quoi on peut gagner sans forcément très bien jouer.

Les choses ne s’améliorent pas pour les autres régionaux. Montcherand a subi à nouveau une lourde défaite contre Etoile Broye (6-2) et le président Blanchet a de quoi se faire des cheveux gris puisque les siens ont encaissé 17 buts en trois matches. Croy a perdu sur le plus petit des résultats à Lausanne contre Porto (1-0) comme Valbal qui a été défait sur le même score à Chavannes-le-Chêne, annihilant du même coup son bon début de championnat.

Rances malheureux

En 4e ligue, Orbe II est allé chercher une victoire précieuse à Rances. Menant 2-0 à la mi-temps grâce à un pénalty de Bruno Gomez et un but de Nicole, les Urbigènes avaient bien empoigné la partie. A l’heure du thé, Gomez devait céder sa place à la suite d’une élongation. La défense centrale s’en trouva fort déstabilisée et les Rancignolets trouvèrent enfin les espaces face à une équipe aux abois. Malheureusement, l’équipe de Widmer manqua trop d’opportunités pour prétendre à la parité et ne sut pas profiter d’une expulsion à un quart d’heure du terme.

Si la réserve urbigène est capable de jouer un rôle dans ce groupe, son plus grand adversaire demeure sa nervosité. Trop encline à tout contester, elle en perd ses moyens ce qui risque de lui être préjudiciable sur la longueur du championnat. Pour sa part, Vaulion a volé en éclats face à Nord Gros de Vaud (2-6) après un joli succès en semaine contre Vallée II (5-1)

Au dernier étage, on relèvera le bon début de Bavois III qui ne fait que gagner (1-0 contre Venoge I b) et occupe la tête du classement du groupe alors que Montcherand II a remporté son derby contre Rances II par 4-1. Pour terminer, les juniors A du MJOR ont entamé leur championnat aussi bien qu’ils avaient terminé le précédent, en écrasant Lutry par 6-0.

Photo Pierre Mercier

Jovanka Favre reçoit un bouquet des mains de l’un des membres du bureau électoral

Chavornay: séisme politique, Jovanka Favre élue

Jovanka Favre reçoit un bouquet des mains de l’un des membres du bureau électoral

Jovanka Favre reçoit un bouquet des mains de l’un des membres du bureau électoral

Il aura fallu recompter les suffrages quatre fois et finir à près de 15 heures pour que soit enfin connu le nom de l’élue lors du deuxième tour de l’élection complémentaire à la Municipalité de Chavornay.

Et c’est finalement par un écart de 9 voix (497 voix contre 488 à son rival Guillaume Abetel/PLR) que Jovanka Favre, la candidate de l’Entente Villageoise de Gauche, a été choisie pour représenter la population à l’exécutif chavornaysan.

Un résultat plus serré que ne laissait présager celui du premier tour du 10 juillet, qui, on le rappelle, avait vue l’élue tutoyer la majorité absolue de 3 voix et devancer son adversaire de 12 voix. A relever, pour être complet sur le score, que le nombre de suffrages nuls est de 11 et que des voix éparses au nombre de 8 se sont dispersées sur différents autres élus. La participation s’est quant à elle élevée à 41%, «un honorable taux» entendait-on murmurer tout près du pilier public juste après l’affichage.

Des réactions contrastées

Le candidat Guillaume Abetel a pris sa défaite avec philosophie, même si au moment de découvrir le résultat, on pouvait voir sur son visage percer une certaine amertume. Sans doute en raison du très faible écart qui finalement sépare les concurrents.

Quant à l’élue, qui a mis passablement de temps à rejoindre la Maison de Commune, elle était ravie et même un peu émue. «Cette victoire est avant tout une victoire de toute l’équipe de l’Entente Villageoise de gauche» a tenu à préciser d’emblée Jovanka Favre. La nouvelle élue, qui tient à remercier la population pour son soutien, se «réjouit tout particulièrement de son élection, mais aussi de l’acceptation vaudoise du système proportionnel pour les communes de plus de 3000 habitants».

Et d’ajouter: «Ce qui me ravit le plus, c’est que Chavornay a voté dans ce sens. C’est un très grand changement sur le plan local et un pas en avant vers une meilleure représentativité des minorités dans une commune qui jusqu’ici était dominée par le pouvoir PLR. Il s’agit maintenant de se mettre au travail et de faire avancer les dossiers d’une commune qui grandit et qui a vécu de très longues élections en 2011. En plus, une femme à la Municipalité à Chavornay est un signe d’ouverture.»

De son côté Claude Lebet, municipal de l’Entente Villageoise de Gauche était ravi de retrouver une collègue de liste au Conseil municipal. «Je pensais que si la proportionnelle l’emportait à Chavornay, notre candidate gagnerait. Je dois toutefois reconnaître que le score a été très serré» ajoutait-il avant de rejoindre la Meule pour partager le verre de l’amitié avec des élus et des proches de la gagnante de la journée.

Photo Olivier Gfeller

La nouvelle Municipalité de Champvent, avec de gauche à droite Cyril Urfer, Nicolas Perret, José Lambelet, Olivier Poncet et François Nicole.

Champvent: première Municipalité de communes fusionnées

La nouvelle Municipalité de Champvent, avec de gauche à droite Cyril Urfer, Nicolas Perret, José Lambelet, Olivier Poncet et François Nicole.

La nouvelle Municipalité de Champvent, avec de gauche à droite Cyril Urfer, Nicolas Perret, José Lambelet, Olivier Poncet et François Nicole.

On se souvient qu’à l’automne de l’an passé, les citoyennes et citoyens des trois villages de Champvent, Essert-sous-Champvent et Villars-sous-Champvent avaient littéralement plébiscité par un vote quasi soviétique, à 96.4%, la fusion de leurs trois communes.

En vertu des dispositions transitoires en vigueur dans ce genre de cas, les élections communales dans ces trois communes, dont la fusion sera effective au 1er janvier 2012 n’ont pas eu lieu comme dans les autres communes vaudoises au mois de mars, mais ont été retardées au dimanche 4 septembre 2011.

Un dimanche durant lequel, pour une ultime fois séparés lors d’une élection, chacun des villages a élu la future Municipalité de Champvent fusionnée. On relèvera que la convention de fusion de communes prévoyait que, lors de la première élection des autorités, et pour garantir un respect des minorités, chaque petite commune aurait droit à un membre au Conseil municipal, Champvent gardant de son côté trois membres. C’est donc en fonction de cette règle que se sont déroulées les élections de dimanche passé.

Cinq candidats pour cinq places

On ne peut pas dire que les prétendants à la fonction de membre du Conseil municipal se soient bousculés: il y avait en effet autant de sièges à repourvoir que de candidats. Et chaque candidat a été confortablement élu au premier tour, soit à la majorité absolue des suffrages valables exprimés dans sa commune. A Essert-sous-Champvent, Nicolas Perret, municipal sortant a été élu par 43 voix sur 49 suffrages exprimés.

A Villars-sous-Champvent, Cyril Urfer, syndic sortant, a été élu municipal de la nouvelle commune par 28 voix sur 31 suffrages exprimés. A Champvent même, les sortants ont obtenu les résultats suivants: François Nicole 133 voix, Olivier Poncet 125 voix et José Lambelet 99 voix. Le tout sur un total de suffrages exprimés de 155. Globalement, la participation s’est élevée de 66 à 69% selon la commune concernée. Pour la fonction de syndic, seul Olivier Poncet était en lice. Il a donc été élu tacitement à cette fonction qu’il occupe d’ailleurs depuis déjà un certain nombre d’années.

Les membres de la nouvelle Municipalité se réjouissent de cette élection en bloc. Ils sont aussi impatients de mettre en œuvre une politique commune pour les trois villages. Le syndic élu Olivier Poncet «se réjouit de ce bon résultat et de la participation très satisfaisante de la population».

Cyril Urfer de son côté pense que «la participation aurait peut-être pu être encore meilleure si le matériel de vote communal n’avait pas été envoyé dans la même enveloppe que son homologue cantonal: certains ne voulant pas voter pour les consultations cantonales ont peut-être jeté l’enveloppe entière», suggérait-il sur le pas de la porte de la salle communale dans laquelle un verre de l’amitié et de l’unification était servi pour tous, accompagné d’un repas bien sympathique.

Photo Olivier Gfeller

Cuisine en miniature chez les plus grands.

Orbe: garderie Saint-Claude, nouveau centre de vie enfantine

Cuisine en miniature chez les plus grands.

Cuisine en miniature chez les plus grands.

Le centre de vie enfantine de Saint-Claude permet d’accueillir 66 enfants par jour dont 15 en nursery (enfants jusqu’à 24 mois), 21 chez les trotteurs (18 à 36 mois) et 30 chez les plus grands (à partir de 30 mois jusqu’à la rentrée à l’école). Afin d’assurer son fonctionnement, le centre compte 13 éducatrices, deux stagiaires ainsi que deux intendantes.

Taux de fréquentation

Jusqu’à ce jour, le nombre d’enfants s’élève à 43 bambins qui sont pris en charge pour des contrats de deux jours par semaine en moyenne. Comment se fait-il alors que le taux d’occupation maximum ne soit pas atteint alors que le canton traverse une pénurie en ce qui concerne les structures d’accueil des tout-petits? Selon Joël Pfänder, directeur du centre, «il n’y a pas lieu de s’inquiéter puisqu’une dizaine d’enfants est intégrée chaque semaine dans notre institution.

Par ailleurs, nous prévoyons un taux d’occupation de 98% pour le secteur nursery d’ici à décembre 2011, ce qui est un très bon signe. Il reste cependant de la place pour les enfants âgés de plus de 18 mois.»

Si l’on en croit les statistiques de l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) qui subventionne ce type d’institution, le taux de fréquentation d’une crèche est de 50.9% la première année et de 76.8% la seconde. «Nous sommes très satisfaits puisque notre centre d’accueil aura dépassé cette prévision à la fin du premier trimestre déjà » nous confie le directeur de Saint-Claude.

Domicile des enfants

À savoir si tous les enfants viennent d’Orbe et des environs, M. Pfänder répond: «Non, il faut distinguer deux groupes différents. Le premier groupe se compose effectivement d’enfants domiciliés dans la région. Quant au second, il concerne des enfants dont les parents sont engagés chez Nestlé. Ceux-ci n’habitent donc pas nécessairement les environs». L’entreprise agro-alimentaire a en effet contribué à la création de ce lieu de vie enfantine par un financement de deux millions de francs et réservé 30 places pour accueillir les tout-petits de son personnel administratif.

Structure

Le centre de vie enfantine est situé à hauteur de la rue de la Tournelle dans une construction qui – il faut le rappeler – répond aux nouvelles recommandations en matière énergétique et qui intègre les murs de l’ancienne ferme. Les locaux techniques ainsi que la cuisine et la buanderie se situent au rez inférieur. Au rez supérieur, l’entrée principale conduit aux secteurs nursery et trotteur ainsi qu’au bureau de la direction, endroit qui tend à privilégier les entretiens avec les parents.

Le premier étage est un espace réservé aux plus grands et qui dispose d’un réfectoire. En ce qui concerne les espaces extérieurs, chaque secteur bénéficiera d’un jardin. Les plus grands devront cependant patienter jusqu’à septembre 2012 pour pouvoir s’y amuser.

Photo Valérie Beauverd

Bulat Chagaev

Mon pognon, ma loi

Bulat Chagaev

Bulat Chagaev

Le football romand de haut niveau passe par des semaines particulières. A Neuchâtel pour commencer avec un président tchétchène qui est pour le moins déroutant. Bulat Chagaev limoge entraîneurs et joueurs à tour de bras en ce début de saison.

On dit même qu’il ne paie pas la location de la Maladière et la ville de Neuchâtel menace Xamax de fermer les portes de son stade à ses footballeurs. Toute la république est aux aguets et nombreux sont ceux qui souhaitent le départ de cet homme aux méthodes particulières qui vient d’une région russe où l’on se débarrasse des gens qui gênent, en les supprimant!

Christian Constantin lui est persuadé qu’il aura raison dans son bras de fer avec les instances supérieures du football international. Son club a été exclu de l’Europa League car Sion n’avait pas le droit d’acquérir des joueurs avant le 1er janvier 2012. Or, l’Octodurien est passé outre et comme l’Association suisse a eu le tort de lui délivrer des licences pour de nouveaux venus, il compte sur cette erreur pour prendre à revers l’UEFA (Union européenne de football), s’appuyant en plus sur un jugement d’un tribunal civil de Martigny où il habite et dont il doit connaître le président.

Or les fédérations internationales du sport ont créé le tribunal arbitral du sport (TAS) afin que leurs membres ne se retournent pas auprès des justices nationales pour contester leurs décisions, au risque de déstabiliser tout l’édifice.

Sans doute que Constantin n’a pas totalement tort mais suffit-il d’avoir de l’argent pour exiger des règlements à sa mesure? On se souvient qu’un émir d’Arabie Saoudite était descendu sur le terrain lors d’un match de la coupe du monde entre son pays et la France, contestant un but.

Le brave homme a appris à ses dépens que sa fortune ne lui permettait pas de remettre en question les règles du football, bien heureusement.