Les chevaux ont rugi à l’Enduro d’Orny

La chaleur et la poussière étaient telles samedi pendant les épreuves de la sixième édition de Orny Endurance qu’on apercevait de somptueux nuages beiges se déplacer au ras du sol au moins depuis Orbe. Ce sont en effet plus de 200 participants qui étaient inscrits pour cette nouvelle édition de l’enduro d’Orny qui a tenu toutes ses promesses.

Le paddock comptait un nombre considérable de véhicules de service, allant du plus simple au plus sophistiqué et traduisant sans doute les grandes différences de moyens matériels entre certaines équipes venues parfois de très loin pour participer aux épreuves. Il faut dire que ces épreuves de trois heures de course sollicitent autant les pilotes que les machines, dont il faut s’occuper avant et pendant la course, puisque les réservoirs ne sont pas suffisants pour permettre aux concurrents de boucler tous les tours possibles de 15 kilomètres environ qu’il feront durant la durée de l’épreuve.

Un programme chargé

Le matin était réservé à la course par équipes. L’après-midi a vu se dérouler l’épreuve reine de la catégorie «individuel». Une bonne vingtaine de concurrents participent aux deux épreuves, dans un classement à part qui s’intitule marathon et qui porte bien son nom, quand on prend conscience des efforts consentis. Le tracé de cette année ne plongeait pas vers Bavois, mais débordait sur les premières pentes de Pompaples.

C’est dire la variété des virages, des descentes, montées et autres lignes plus ou moins droites parcourues par les compétiteurs, qui cette année, devaient faire face à une difficulté supplémentaire: tout simplement voir la piste. La poussière générée par un sol très sec rendait en effet la visibilité pas meilleure que par temps de pluie. Toute l’équipe du MCMM d’Orny (moto Club du Milieu du Monde), qui a passé nombre des ses week-ends 2011 et notamment les quatre derniers à préparer l’événement et la piste, ont été récompensés par le succès de l’épreuve, qui va chaque année grandissant. «Une édition difficile pour les pilotes» expliquait Yves Chételat, de Moutier, qui a participé à l’épreuve du matin, «le sol est rendu très glissant par la sécheresse. On préfère nettement un sol humide récemment séché en surface par le soleil».

Classements complets disponibles sur www.orny.ch/MCMM
Photo Olivier Gfeller

Pediculum humanus var capitis ou plus simplement pou ordinaire.

Est-ce aussi la rentrée des poux ?

Pediculum humanus var capitis ou plus simplement pou ordinaire.

Pediculum humanus var capitis ou plus simplement pou ordinaire.

Si l’on en croit certaines mamans, la rentrée scolaire serait aussi la redoutée rentrée des poux, ces délicieux petits parasites qui s’attaquent avec délectation aux gosses de 5 à 11 ans. Le pou avait presque disparu, il y une vingtaine d’années, mais il a progressivement refait son apparition.

Pour en savoir plus, l’Omnibus a interrogé une pharmacienne, Claude-Désirée Mourey, propriétaire de la Pharmacie du Sapin à Vallorbe. D’emblée, elle fait part de son scepticisme face aux traitements parfois agressifs qui existent contre cette petite bête insidieuse. «Comme d’autres bestioles, le pou est devenu de plus en plus résistant aux traitements qu’on lui administre. En plus, c’est une légende que de prétendre qu’il y a vraiment une rentrée des poux. Ces derniers apparaissent tout au long de l’année. Ils aiment toutefois mieux se développer dans des environnements secs et sur des cheveux fins.

Ça se traite avec plus ou moins d’efficacité

Il existe quelques traitements spécifiques à base de produits plutôt naturels et nettement moins forts que certains antiparasitaires d’ancienne génération. On pense par exemple aux shampoings à base d’écorce de saule. On oublie souvent de laisser agir les produits suffisamment longtemps, c’est l’une des clés du succès pourtant. Une des meilleures méthodes serait de couper les cheveux très courts. Pour les peluches et autres copains duveteux, la meilleure chose est de les enfermer dans un sac plastique et de les déposer au congélateur. Après une bonne journée, les parasites auront rendu l’âme (en ont-ils une? NDLR) et les victimes en peluche pourront être nettoyées.

De même pour les oreillers et autres pièces de literie». On trouverait statistiquement plus de poux chez les filles que chez les garçons. La raison de ce déséquilibre viendrait essentiellement de la longueur habituelle des cheveux et non pas de facteurs génétiques ou autres. Alors les parents, si jamais vos têtes blondes devaient en être les malheureuses victimes: une coupe freinera leur ardeur d’invasion.

Image Olivier Gfeller

Le comité en plein travail.

Semi-marathon des Côtes de l’Orbe: dans le vif du sujet

Le comité en plein travail.

Le comité en plein travail.

«Les grandes affiches sont posées à l’entrée des localités traversées et 30’000 sets de table ont été déposés dans les bistrots de la région comme dans les chalets d’alpage ou du côté d’Yvonand». Le comité d’organisation du semi-marathon des Côtes de l’Orbe faisait le point à trois semaines de sa manifestation qui se déroulera le samedi 10 septembre et se souciait de la publicité pour attirer le public, mais aussi des coureurs ou des marcheurs.

De la pub jusque dans le journal français L’Est Républicain comme dans les courses pédestres du canton pour susciter l’attention des athlètes. Il y a dix jours, 83 personnes s’étaient déjà inscrites soit deux fois plus qu’il y a une année où l’on avait drainé finalement plus de cinq cents compétiteurs. Donc, l’optimisme est de mise, à moins que le mauvais temps ne vienne tout contrarier. Mais comme ils étaient 13 à table ce jour de comité, les organisateurs comptent sur Dame Chance pour que leur manifestation originale connaisse le succès qu’elle mérite.

Ravito au raisin

Lors de cette séance à laquelle l’Omnibus avait été invité, il était intéressant de sentir «l’adrénaline» qui précède l’événement. A dire vrai, le président Etienne Roy n’a dû régler que des problèmes de détail dans une organisation déjà bien au point. Il manquait les horaires de passage dans les villages afin de planifier les animations qui prendront place dans toutes les localités concernées. Comme cette compétition est autant athlétique que gastronomique, il était nécessaire de veiller à ce que les mêmes mets ne soient pas servis à divers endroits du parcours qui sera emprunté dans le sens inverse de l’édition première.

Huit stands de vignerons et six de dégustations culinaires s’étaleront sur le parcours dont plusieurs chez les encaveurs ou dans les vignes. Comme la vendange s’annonce précoce, du raisin sera mis à disposition sur les tables de ravitaillement qui seront installées aux kilomètres 5, 10 et 15. A l’arrivée à Arnex, dix autres stands égaieront la place de fête où une animation musicale est prévue comme en cours de route dans certains villages. On ira même jusqu’à décerner un prix du plus beau déguisement. A l’heure des récompenses, les vingt vainqueurs des différentes catégories recevront un magnum de vin des Côtes de l’Orbe alors que leurs dauphins seront aussi récompensés.

Ecologie respectée

Au niveau de l’épreuve, l’aspect sécuritaire n’a pas été négligé, surtout en ville d’Orbe où les athlètes traverseront la localité dans le sens contraire de la circulation. Ils franchiront le pont des Moulinets, actuellement entravé par les travaux de la rivière et la course côtoiera le musée Au fil de l’eau qui sera ouvert dans le cadre des journées du patrimoine. Le fléchage sera mis en place le matin même par une équipe qui a reçu l’ordre de ne pas utiliser les arbres comme panneaux directionnels pour des raisons écologiques.

Il ne sera plus distribué de sachets de propagande de l’Office du tourisme puisque les prospectus sont jetés systématiquement! Il faudra aussi débroussailler les chemins forestiers pour faciliter le passage des concurrents. Il s’agira aussi de fermer la traversée d’une partie d’Agiez et l’on renoncera au service des pompiers de Montcherand qui avaient facturé leurs heures lors de l’édition précédente. La course sera du reste ouverte par des cyclistes sur leur VTT tandis qu’une petite dizaine de motos permettront à la presse de suivre la compétition ainsi qu’aux invités parmi lesquels nous devrions apercevoir Pierre Keller, le nouveau président de l’Office des vins vaudois.

Coup de main souhaité

Ce ne sont pas moins de cent bénévoles, équipés de t-shirts anthracite, qui seront nécessaires pour garantir la bonne tenue de la manifestation. A ce propos, il manque encore quelques personnes et les gens intéressés peuvent s’annoncer auprès du responsable du secteur au (079) 503 92 28. Sur le plan financier, une cinquantaine de sponsors ont répondu présents et il a été souligné le geste de la brasserie artisanale de SainteCroix qui concédera un effort particulier, notamment à l’égard de la Jeunesse d’Arnex dont on attend un dynamisme égal à celle de Montcherand qui ne ménagera pas ses efforts. La bière peut aussi faire la fête avec le vin et les produits des Côtes de l’Orbe.

Photo Pierre Mercier

Claire-Lise Werly, tenancière du restaurant de la piscine.

Orbe: été pourri, un grand plouf pour la piscine

Claire-Lise Werly, tenancière du restaurant de la piscine.

Claire-Lise Werly, tenancière du restaurant de la piscine.

Tout avait bien commencé en juin, pour cette cinquantième année d’activité, mais le temps très instable sur une aussi longue durée, de mi-juillet à mi-août, n’a pas incité les baigneurs à venir faire trempette.

Après chaque baisse de température ou temps pluvieux, il faut en général deux, voire trois jours de beau avant que les gens reviennent à la piscine. Lors de ces coups de fraîcheur, la température de l’eau dans le grand bassin est descendue jusqu’à 13°. Cette situation n’encourage guère à mettre les pieds dans l’eau, et l’onde claire n’a pas dépassé 23° en période de beau temps. L’enregistrement d’une baisse de fréquentation débouche en terme de chiffre d’affaires sur un manque à gagner évident.

Cette météo estivale déplorable a empêché les grosses affluences. Le temps a été plus clément au cours de la dernière semaine de vacances scolaires, et, même avec les quinze derniers jours de fin de saison avec un temps favorable, le flux des entrées diminue et de ce fait, cela ne sera pas suffisant pour rattraper le temps perdu.

Au restaurant de la piscine, on se dit satisfait

Pour une première saison, Claire-Lise Werly se dit satisfaite malgré la déconvenue météo. Le manque de références ne lui permet pas de comparaison, certainement un avantage pour se profiler vers la prochaine saison. Le restaurant est bien entendu aussi tributaire du temps; il est certain qu’avec un ciel bleu, la terrasse se remplit, mais en cas d’ondée ou de frisquet elle reste désespérément vide et les clients restants se rabattent à l’intérieur. Pour faire venir le consommateur, la tenancière a prévu au courant de la saison, plusieurs soirées musicales avec un certain succès, ceci compensant cela.

Qu’on se le dise, le restaurant est ouvert tous les jours jusqu’à la fin du mois de septembre. La carte s’ouvre sur la bonne surprise de plats aux prix raisonnables, mitonnés dans une ambiance familiale.

Photo Alain Michaud

Chapiteau du Cirque Zarti de Sainte-Croix.

Orbe: Mirages, le centre-ville en fête

Chapiteau du Cirque Zarti de Sainte-Croix.

Chapiteau du Cirque Zarti de Sainte-Croix.

Ce samedi, la cité urbigène accueillait sur sa place principale la deuxième édition de Mirages, un festival de rue.

Co-organisé par la Commission Culturelle et des Loisirs d’Orbe et le Théâtre de la Tournelle, cet événement s’inscrit dans la volonté de faire descendre la culture dans les rues. Pour Patrice Lefrançois, président de la commission, ce festival est «un événement essentiel pour la vie culturelle d’Orbe, puisqu’il tend à redonner vie aux vieux murs de la ville».

C’est donc dans une ambiance estivale que se sont réunis les amoureux du centre-ville pour assister à différents spectacles qui ont débuté à partir de 11h00 pour se terminer vers minuit. Deux scènes avaient été mises en place dans la rue principale, dont l’une généreusement prêtée par la Licorne, une association basée à Yverdon et spécialisée dans le montage de scène.

Au programme: jongleurs, clowns, comiques, musique, tambours, manèges, acrobatie et autres numéros de cirque ainsi qu’un concours de décoration de chaise.

Même les plus petits n’étaient pas en reste puisqu’il y avait un manège des plus surréalistes: l’Orgameuh. Ce manège-théâtre de la Compagnie de la Toupine, basée dans la région d’Annecy, est le fruit de six générations d’inventeurs d’automates et d’orgues de barbarie. C’est donc avec beaucoup d’émerveillement que les enfants ont pu chevaucher avions, anges et abeilles en métal.

En début d’après-midi, le public a rapidement pris possession des zones ombragées sous les platanes pour former un cercle autour du Zarti’cirque de Sainte-Croix. Certains n’ont pas hésité à profiter du spectacle les pieds dans la fontaine, se délectant à la fois du numéro de perche et de la fraîcheur de l’eau.

Oasis, un projet qui encourage les jeunes âgés de moins de 25 ans à dévoiler leurs talents artistiques n’a pas non plus laissé le spectateur indifférent. Mirages a en effet sélectionné cinq artistes – principalement des musiciens – de l’école de Jazz de Lausanne, du Gymnase artistique de Lausanne ainsi que des collégiens à venir se confronter à un vrai public.

Le festival a continué dans la soirée avec un duo de choc polyglotte n’hésitant pas à s’exprimer du français confédéral à l’anglais en passant par le schwitzertütsch. Le duo Full House a en effet amusé les spectateurs grâce à ses acrobaties, son jonglage et son humour décalé.

Enfin, Mirages n’aurait pas autant enchanté le public sans une vingtaine de bénévoles qui a contribué avec enthousiasme à rendre vie aux vieux murs de la cité.

Photo Sarah Gigon

Rocca est un renfort d’importance pour Vallorbe.

Football: La Plaine à plat!

Rocca est un renfort d’importance pour Vallorbe.

Rocca est un renfort d’importance pour Vallorbe.

Doux euphémisme pour expliquer les entrées en matière complètement ratées des équipes de la Plaine de l’Orbe. En 2e ligue interrégionale, nos deux équipes ont connu l’échec. On pensait qu’Orbe, privé de sa charnière défensive Da Mota et Carvalho (blessés), aurait fort à faire face à Chênois qui s’était fait surprendre en coupe de Suisse au Puisoir, il y a trois semaines. Il n’aura fallu que vingt minutes pour s’en rendre compte.

En dehors du fait que la partie a débuté avec une grosse vingtaine de minutes de retard suite à la blessure d’un juge de touche à l’échauffement et remplacé au pied levé par Sébastien Jeanmonod, les Genevois étaient réduits à dix, après trois minutes, suite à l’expulsion l’un des leurs pour un double avertissement. Alors que l’on pensait que ce coup du sort allait avantager les Urbigènes, c’est tout le contraire qui se produisait puisqu’ils encaissaient trois buts en moins de vingt minutes. Autant dire que le sort de la partie était joué au point que Christian Mischler estimait que son équipe avait fourni un non-match (défaite finale par 5-0), puisque rien n’a fonctionné. Inquiétant dans la mesure où le contingent n’offre pas beaucoup d’alternatives pour ce début de championnat.

Vavassori fâché

Tenu en échec à Lutry lors de la première journée, on imaginait que Bavois pourrait afficher ses ambitions réelles face au Stade Lausanne, qui ne s’était pas montré très convaincant contre Orbe lors de la première journée. Des Lausannois qui se présentaient avec un Brahimi étincelant et qui a pris la mesure d’une équipe amorphe. Perdant l’essentiel de ses duels, manquant d’imagination dans la construction du jeu, Bavois s’est incliné 3-1. Autant dire que l’entraîneur Giovanni Vavassori était furieux au terme de la rencontre. «Je ne peux pas accepter le manque d’engagement de mes joueurs.

Notre début de compétition est pire que celui de l’an passé qui nous avait coûté si cher au final. Mes gars n’ont pas le bon esprit et se conduisent comme des barons. Je ne peux pas admettre non plus les expulsions telles celle de Glur dans les arrêts de jeu. Nous payons déjà un lourd tribut au fait que nous ne pouvons pas compter sur Zari qui avait écopé de quatre matches de suspension à la fin de la saison dernière. C’est trop et je suis prêt à me passer de certains cadors s’ils ne veulent pas se soumettre à la discipline d’équipe».

Raclée pour Montcherand

En 2e ligue, l’entraîneur de Champvent, «Tonton» Tharin, se méfiait de la venue de Jorat/Mézières. Il avait raison puisque le néo-promu s’est imposé par 4-3 sur le terrain du Battoir. En 3e ligue, on savait que Chavornay n’entamait pas la compétition dans les meilleures conditions, suite à une préparation entravée par les absences. Cela s’est confirmé à Donneloye où les Corbeaux se sont inclinés sur le score de 3-1.

Pire encore que l’entrée en matière de Montcherand qui a bien mal commencé son exil à Baulmes. Il a été corrigé 7-1 par un Vallorbe qui semble avoir trouvé les éléments qui lui permettront de passer une saison moins mouvementée que la précédente. Les Pique-Raisinets étaient rapidement menés 3-0 avant de marquer sur un pénalty en deux temps, juste avant la mi-temps. Mais l’entame de la seconde période a permis aux gens de la Cité du Fer de creuser rapidement l’écart pour cette casquette qui ressemble fort à celle enregistrée à la même époque, l’an passé, par Montcherand face à Croy (5-0).

Vallorbe possède en Rocca, un meneur et un buteur (3 buts) alors qu’Essobo a scoré à deux reprises, pour une seule pour Berchier et Berney. Enfin, Croy, lui, s’est incliné 3-1 à Chavannes-le-Chêne. C’est dire que les équipes régionales, à l’exception de Vallorbe, ont bien mal entamé la nouvelle saison.

Photo Pierre Mercier

Entrée Ballaigues sur l’A9B avec écriteau de travaux.

Ballaigues: autoroute A9 b, les travaux commencent lundi

Entrée Ballaigues sur l’A9B avec écriteau de travaux.

Entrée Ballaigues sur l’A9B avec écriteau de travaux.

Il y a quelques jours, les habitants des communes de Lignerolle, Ballaigues et Montcherand ont reçu de l’OFROU un très joli papillon coloré rappelant un écriteau routier et leur indiquant que les travaux de sécurisation du tronçon Orbe-Ballaigues de l’autoroute A9b commenceraient le 29 août pour se terminer le 9 septembre: une quinzaine de nuits pendant lesquelles le tronçon sera partiellement ou totalement fermé de 22 h. à 5 h. et soumis à des restrictions importantes de circulation durant la journée.

Il s’agira de travaux « causant des nuisances sonores importantes » dues à des opérations de fraisage et d’hydro-démolition.

L’OFROU met les communes devant le fait accompli

Interrogé par l’Omnibus à ce sujet, Raphaël Darbellay, syndic de Ballaigues rappelle: «Depuis très longtemps je me bats pour qu’une autre solution soit trouvée. Tout en sachant que la gestion des autoroutes relève de la Confédération. Lors de la séance de juillet avec l’OFROU, j’avais bien dit tout haut que pour moi il s’agissait d’un exercice alibi. On ne tient pas compte des vœux des communes et on en a la preuve maintenant.

La fameuse séance avec les syndics, acceptée par l’OFROU fin juillet, n’a pas eu lieu. Les communes ont juste été avisées officiellement de la mise en oeuvre des travaux. Je suis étonné par le fait que, par exemple au Tessin, où j’ai passé durant cette dernière quinzaine, il y existe actuellement des solutions qui semblent fonctionner et qui sont tout simplement inimaginables par l’OFROU en Suisse romande. L’actuelle séparation provisoire sur l’autoroute de contournement de Lausanne pourrait par exemple constituer aussi une solution, mais l’OFROU est enfermée dans ses processus de décision».

Une route cantonale qui va être chargée

Des écriteaux de déviation ont d’ores et déjà été posés dans diverses localités et sur les tronçons importants de la route cantonale Orbe-Ballaigues, qui va connaître un regain de succès sans précédent, au moins durant la première quinzaine de septembre.

Photo Olivier Gfeller

Seul

Drame

Seul

Seul

Une jeune femme s’est jetée en bas du Grand-Pont d’Orbe, dimanche. Avant de quitter cette terre, elle avait pris le soin de laisser un message pour expliquer les raisons de son acte.

Me trouvant sur les lieux quelques instants après ce geste désespéré, j’ai mesuré toute l’ampleur de la détresse de cette personne. Il ne faut pas seulement avoir du courage pour franchir la barrière et se jeter dans le vide.

Il est difficile de se rendre compte de l’état d’esprit de ceux qui passent à l’acte, à moins qu’ils ne soient dépressifs. En tous les cas, sans connaître ni la personne, ni ses raisons, j’ai été saisi par ce drame.

Malheureusement, ce genre d’acte devient fréquent. Les circonstances sont diverses certes, mais elles interpellent. Il s’agit souvent de drames familiaux au terme desquels on supprime souvent toute ou partie de sa famille. Aujourd’hui, certaines personnes pensent ne plus avoir d’autres moyens que de passer à l’acte.

Sans doute parce qu’elles ont honte de la situation dans laquelle elles ont entraîné les leurs ou pour des raisons d’honneur, car les personnes abandonnées par le conjoint n’admettent pas ce qu’elles considèrent comme une trahison.

Est-ce que la vie ne tient qu’à un fil? J’ai de la peine à le croire, mais j’ai le sentiment que les êtres humains n’admettent plus l’échec. Il n’y a pas de doute qu’il n’est pas facile de se relever. Dans ces cas-là, on s’isole souvent et ne pas partager son malheur avec d’autres pousse à l’irréparable. A l’heure où l’on sait tout ce qui se passe dans le monde, l’individu lui se trouve souvent seul face à lui-même.

C’est pourquoi le maintien de lieux de convivialité doit demeurer une priorité. L’ordinateur renferme les gens et accentue cette fragilité. Il faut oser dire ses difficultés et la compréhension d’un proche est sans doute le meilleur moyen d’éviter cet enchaînement dramatique. Car la disparation d’une personne dans ces conditions ne peut pas vous laisser indifférent.