Jean-Marc Ducotterd avec sa tortue alligator peu engageante, mais qui n’est pas dangereuse si on ne la taquine pas.

Chavornay: centre national de la tortue, fruit d’une passion

Jean-Marc Ducotterd avec sa tortue alligator peu engageante, mais qui n’est pas dangereuse si on ne la taquine pas.

Jean-Marc Ducotterd avec sa tortue alligator peu engageante, mais qui n’est pas dangereuse si on ne la taquine pas.

C’est à 20 ans qu’il a attrapé le virus. Jusque-là, Jean-Marc Ducotterd était passionné par les reptiles. C’est en recevant deux tortues d’une amie qu’il a mis le pied à l’étrier. 17 ans plus tard, il est gérant du centre et président de l’association de protection de la tortue à Chavornay.

Ce technicien de la commune d’Orbe n’avait sans doute pas imaginé que son coup de coeur prendrait une telle ampleur. En 1992, il crée une section des amis de la tortue. Quelque temps après, Jean Garzoni, patron du Vivarium de Lausanne, prend contact avec lui pour tenter de trouver une solution pour les tortues de Floride, à tempes rouges, qui posent des problèmes écologiques chez nous en mangeant les batraciens, des plantes et qui génèrent des maladies parasitaires.

C’est alors que l’on trouve des locaux à Chavornay, dans une ancienne porcherie, que l’on aménage petit à petit car les moyens financiers de l’association ne sont pas énormes et durant ces années, il a fallu investir près de 400’000 francs de façon à créer des bassins intérieurs et extérieurs pour accueillir les animaux.

700 en pension

D’emblée, le centre récupère des centaines de tortues de toute la Suisse. Elles sont 700 aujourd’hui, soignées par une quinzaine de bénévoles, qui sont quotidiennement au chevet de ces reptiles à carapace pour nettoyer les bassins et pour les nourrir, tous les deux jours. Les terrestres mangent de l’herbe, du trèfle, de la dent de lion, etc., et les tortues d’eau sont friandes de poissons et de viande.

Longue vie

Le centre n’a pas une vocation commerciale. «Nous sommes là pour protéger les animaux et avons la même activité qu’un refuge de la SPA (Service de Protection des Animaux). Nous ne vendons jamais de tortue. Tout au plus, il nous arrive de céder une bête, mais le preneur s’engage à la soigner et, à défaut, à nous la ramener si ce nouvel hôte ne lui convient pas. Il faut savoir que c’est un engagement de longue haleine, car la longévité d’une tortue est étonnante. Une terrestre a une espérance de vie égale à un être humain, alors que les aquatiques peuvent vivre jusqu’à 150 ans.

Les gros spécimens (photo) peuvent aussi atteindre cet âge et viennent en général d’Afrique, des Seychelles ou des Galapagos. Elles font l’objet de contrôles plus sévères de la part des douanes afin de limiter le commerce. Mais je précise que nous n’avons que des animaux d’eau douce et pas de mer car il nous faudrait des bassins salés», nous dit Jean-Marc Ducotterd.

Deux programmes de sauvegarde

A part protéger ces reptiles, le centre de Chavornay s’est vu confier quelques missions particulières. Ainsi, il participe à un projet pour la sauvegarde de tortues asiatiques dont l’espèce est en voie de disparition. En collaboration avec les zoos de Münster (Allemagne) et Prague, on essaie de constituer un groupe de géniteurs pour relancer la race, après quoi ces bêtes seront réimplantées dans leurs pays d’origine. Il collabore également au programme Emys qui se préoccupe de la seule sorte de tortue indigène. Un programme de sauvegarde mis en place en 1999 pour ces bêtes qui vivent dans les marais de notre pays et l’on a pu récemment relâcher une quinzaine d’entre elles dans un biotope particulier du côté de Genève.

Jean-Marc Ducotterd a donc une responsabilité vaste dans ce centre auquel il consacre dix à quinze heures par semaine, en dehors de son activité professionnelle. Il est prêt à vous accueillir tous les samedis matin de 9 h. 30 à midi pour visiter son zoo dans lequel vous ferez connaissance avec des espèces peu ordinaires, comme cette tortue alligator que vous voyez dans les bras du technicien d’Orzens.

Photo Pierre Mercier

En direct à la Télévision Suisse Romande.

Orbe-la-Jolie revisitée au Monopoly

En direct à la Télévision Suisse Romande.

En direct à la Télévision Suisse Romande.

C’est bien avec la case «Chance» qu’ont joué Orbe et la RSR lundi soir passé et que, grâce à la carte mentionnant «beau temps garanti la durée d’une émission», nous avons eu le plaisir de découvrir en direct quelques facettes de notre grandissante commune.

La saison chaude avait donc quelques instants repris ses droits, justifiant d’autant mieux ainsi le titre de l’émission Couleurs d’été qui voit notre TV romande sillonner nos régions, en en présentant, grâce à d’expertes caméras et une charmante meneuse d’interviews, Gaëlle Lavidière, des arrière-pays aux charmes à découvrir et des personnalités aussi attachées qu’amoureuses de leur lieu de vie.

Une ville en moins de 20 minutes d’émission guidée par un fil rouge figuré par un jeu de Monopoly a permis de toucher toutes les cases faisant partie du patrimoine urbigène telles que la culture théâtrale, la production de café, nos références au passé historique, technique et technologique, le génie agro-alimentaire, la redécouverte de nos trésors vini-viticoles, la vitalité de quelques-unes de nos rues si agréablement fleuries.

L’œil neutre d’une caméra dirigé sur une cité dotée d’un passé passionnant et destinée à un futur prometteur nous a permis de découvrir, de redécouvrir et de faire découvrir une petite ville au dynamisme aussi varié qu’enchanteur.

(Emission à déguster sans retenue sur le site tsr.ch/émissions/à droite, en haut de l’écran: visionner les émissions – petite flèche à droite vous sélectionnez «Couleurs locales» et vous y êtes!

Pour faire une comparaison un peu surréaliste avec un passé finalement bien récent, vous sélectionnez sur le même site la rubrique «Archives» et sous «recherche sur ce site» vous mentionnez Orbe et cliquez sur OK – avec le chariot vous descendez un peu et sélectionnez la page 2 et regardez la dernière rubrique nommée Carrefour du 7.7.66. Le mot «surréaliste» utilisé plus haut, vous le penserez aussi, n’est pas trop fort!)

Photo Sylvie Troyon

Roger Federer en Ethiopie

Remarquable

Roger Federer en Ethiopie

Roger Federer en Ethiopie

Il a beau ne plus être le numéro un du tennis mondial, Roger Federer, habitué des courts mais aussi des associations humanitaires, a toujours le cœur sur la main.

Il a lancé la semaine dernière un projet pour les enfants du Malawi, l’un des pays les plus pauvres d’Afrique puisque plus de la moitié des treize millions d’habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Ainsi après avoir aidé des institutions pour les jeunes en Suisse, en Tanzanie, en Ethiopie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud, d’où sa mère est native, le Bâlois veut permettre à 54 000 gosses de pouvoir fréquenter l’école pendant dix ans et cela dans 80 lieux différents de ce pays.

Federer est certes le sportif suisse le mieux payé, n’empêche que son geste est remarquable. Il lui en coûtera un peu moins de trois millions de nos francs. Certains prétendront que c’est le moins qu’il puisse faire. Mais il le fait même s’il gagne probablement moins d’argent qu’à l’époque où il était le meilleur joueur de tennis de la planète.

Ce geste nous permet de gommer de notre esprit ses facéties comme celle d’habiter un endroit du pays où les impôts sont parmi les moins élevés de Suisse. N’empêche et il a accompagné cette annonce pour le Malawi d’une phrase qui démontre sa volonté de contribuer à aider le tiers monde. «J’ai constaté au contact de mes jumelles que les enfants peuvent apprendre beaucoup de choses dès leur plus jeune âge lorsqu’ils sont bien entourés».

Alors chapeau M. Federer d’avoir pensé à des enfants bien moins lotis que les vôtres ou les nôtres.