Minh Lâm-Thành adossé aux murs de «sa» ville.

Noï: toute une histoire

Minh Lâm-Thành adossé aux murs  de «sa» ville.

Minh Lâm-Thành adossé aux murs de «sa» ville.

Célèbre de par l’histoire, Orbe a aussi vu naître il y a 10 ans, un groupe de musique très spécial, «Noï». Formé par Minh Lâm-Thành, porte-parole du groupe, son frère et son plus vieil ami, ils se définissent comme des artisans de la musique. D’une musique éclectique. Le nom, lui, a été choisi car en vietnamien, il signifie «nouveau» et en roumain, «lieu», et c’est exactement l’idée qu’ils se font de leur groupe.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Leur ascension s’est faite très rapidement par le biais de multiples concours. De plus, ils ont été les premiers à passer sur Couleur3 sans contrat. Malgré
toutes ces joies, ils ont aussi traversé une période plus problématique. En effet, après avoir refusé que la production les «vende» à Universal, pour cause de remixage des morceaux, Noï s’est retrouvé sans producteur.

Mais Minh a décidé de ne pas abandonner et de se battre. C’est ainsi qu’il a repris le travail du producteur, en décidant de tout faire lui-même. Bien sûr, cela a quelque peu affecté sa cote de popularité auprès des pointures de la musique, mais il voit ça comme une certaine forme de jalousie et reste positif. S’ils ne peuvent pas se produire autant qu’ils le voudraient en Suisse, ils le font en France, où ils connaissent un réel succès. D’ailleurs, ils ont récemment gagné un concours à Paris, à leur plus grande surprise, car ils se produisaient contre 12 groupes parisiens de grande renommée.

La musique, une thérapie

Quand il avait 15 ans, Minh a découvert «The Cure», célèbre groupe de rock britannique et ce fut pour lui une révélation. «La musique est devenue pour moi un besoin, une nécessité. C’est la meilleure thérapie que j’aie trouvé.»

En tant que compositeur du groupe, il met toute son âme dans sa musique et s’y pose les bonnes questions. En effet, ses chansons ont pour principal fil rouge les questions existentielles: «Qui, pourquoi, comment?» Pour le reste, c’est simple, les autres membres se collent sur la musique si elle leur plaît.

Pour ajouter encore plus d’âme à tout ça, ils ont décidé d’inclure une démonstration de peinture à leurs concerts. En effet, à chacune de leur représentation, un peintre crée une toile en live. Et la peintre n’est autre que la fiancée du «leader», Minh.

En conclusion, et après avoir écouté un de leurs albums, je dirais que même si cette musique n’est pas conventionnelle, ça vaut la peine de l’écouter, et c’est une belle découverte pour moi.

Photo Katy Josi

La famille Rindlisbacher.

Vallorbe: l’auberge communale a trouvé son gérant

La famille Rindlisbacher.

La famille Rindlisbacher.

L’ancien Casino est en pleine transformation.

La commune de Vallorbe après étude des candidatures a choisi Maria et Sébastien Rindlisbacher comme nouveaux gérants.

Selon Christophe Schwerzmann, municipal en charge du dossier, seuls de petits détails sont à régler. Selon les nouveaux gérants, c’est une magnifique chance pour un professionnel. Matériel moderne, situation privilégiée, salles modulables, grande terrasse, salle de réunion, salle pour banquets de 400 places, etc.

Une cuisine traditionnelle sera servie au café et des plats plus créatifs et saisonniers seront proposés au restaurant. Des places de parc sont prévues derrière le bâtiment. L’ouverture est agendées pour le 1er mars 2012.

Le couple Rindlisbacher qui tient actuellement le restaurant du Mont-d’Or à Vallorbe se dit fier d’avoir été choisi. Ils vont ainsi créer six postes de travail fixes, sans compter les extras lors de manifestations importantes. La formation d’apprentis est prévue dès que tout sera mis en place. Ils vont continuer à livrer des plats à domicile à titre indépendant à Fr. 13.–/jour. Nous leur souhaitons plein succès.

Photo Jean-Louis Löffel

Xavier Margairaz

Les ambitions de Xavier Margairaz

Xavier Margairaz

Xavier Margairaz

Le championnat de Super League reprend ce week-end. Le FC Zürich fera le déplacement de Sion.

Xavier Margairaz est resté fidèle au club des bords de La Limmat, qui n’a fait aucun transfert en vue de la nouvelle saison. Pour cause puisqu’il a enregistré une perte sèche de huit millions de francs.

Dans ces conditions, pas de folie et une stabilité qui pourrait payer car le FCZ a terminé le championnat à un point du champion, Bâle. Une déception toutefois pour le joueur de Valeyres-sous-Rances. «Nous espérions décrocher un titre au terme de la saison dernière.

En gagnant le championnat, nous nous serions évité les deux barrages que nous devrons effectuer dans le cadre de la Ligue des Champions. En outre, si nous ne parvenons pas à nous hisser dans le tour final de cette compétition, il nous faudra absolument jouer l’Europa League et cela engendrera d’autres rencontres de qualification. Autant dire que cela va alourdir notre début de saison dans un championnat de Suisse dans lequel les favoris seront Bâle, Young Boys, Sion et nous».

Xavier possède encore une année de contrat avec son club.Cependant, il rêve de pouvoir jouer en Angleterre d’où sa femme Leanne est originaire. S’il est prêt à jouer avec Zürich, il n’exclut pas de filer vers la prude Albion si une proposition lui parvient.

La première période des transferts se terminera le 31 août et les choses peuvent aller parfois très vite en matière de mutations.

Photo Pierre Mercier

Luc Deslarzes, juge au tribunal des mineurs.

Tribunal des mineurs: pas de quoi paniquer

Luc Deslarzes, juge au tribunal des mineurs.

Luc Deslarzes, juge au tribunal des mineurs.

On dit souvent que les jeunes commettent de plus en plus d’infractions, que la justice n’est pas assez sévère à leur égard, etc., etc.. Luc Deslarzes, de Croy, est juge au Tribunal des mineurs depuis plus de 25 ans. Il a suivi l’évolution de la jeunesse au cours de ces décennies et il témoigne de cette évolution. Il faut dire en prélude qu’auparavant, il était possible qu’un juge «laïc», secondé d’un greffier, puisse décider du sort d’un jeune lors d’une même audience, pour autant que le cas ne soit pas considéré comme grave.

Il était donc à la fois juge d’instruction et juge. Le nouveau code de procédure pénale suisse exige, depuis le 1er janvier 2011, «que toutes les affaires pénales soient désormais traitées par des magistrats professionnels. Les présidents de Tribunal des mineurs règlent maintenant les cas simples par des ordonnances pénales, tandis que les cas graves sont jugés par le tribunal, soit une cour formée d’un président et de deux juges assesseurs.

Stabilité

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le nombre des dossiers traités par le Tribunal des mineurs du Canton de Vaud est relativement stable et n’a pas sensiblement augmenté. En 2010, quelque 2300 dossiers ont été traités par le Tribunal concernant des mineurs entre 10 et 18 ans.

La violence est de plus en plus banalisée par la jeunesse et est devenue omniprésente: le brigandage, c’est-à-dire le vol avec menaces ou violence, les agressions, les rixes, les lésions corporelles et voies de fait occupent malheureusement beaucoup le Tribunal. Jeunes désoeuvrés, en manque de repères et d’encadrement, peuvent facilement déraper, en particulier lorsqu’ils sont en bande et alcoolisés, et se livrer à des actes de violence.

La voiture de papa

Les infractions contre le patrimoine (vol, extorsion, recel, dommages à la propriété, etc.) restent les plus nombreuses traitées par le Tribunal. Le vol est souvent lié à l’attrait pour les nouvelles technologies de communications (portable, i-pad, etc.) qui suscitent un intérêt particulier. Les jeunes dérobent aussi des vélos, des vélomoteurs et même des voitures, souvent celles de proches. Les infractions contre l’intégrité sexuelle sont en augmentation sensible. Le rôle négatif d’internet et des téléphones portables ne doit sans doute pas être sous-estimé. Il faut ajouter que la consommation de stupéfiants, de cannabis en particulier, est toujours bien établie chez les jeunes et fait aussi l’objet de poursuites. Pour compléter le tableau, il faut encore mentionner que les infractions contre l’honneur et contre la liberté (injures, menaces) sont monnaie courante.

150 condamnations l’an

En général, à l’heure du passage devant le juge, les jeunes ne font pas les fiers à bras. Pourtant, la philosophie du droit pénal des mineurs veut que l’on tienne compte de principes de protection et d’éducation dans les décisions prises à leur égard car, à leur âge, une erreur est vite commise sans qu’ils en mesurent toujours les conséquences. En d’autres termes, la justice des mineurs se veut plutôt éducative que répressive. Les prestations personnelles (travail pour la collectivité) sont la punition la plus couramment infligée: près de 900 mineurs condamnés en 2010. Le placement en maison d’éducation représente une quinzaine de cas par année afin d’aider certains jeunes à se structurer et à acquérir une formation.

Certains cas sont bien entendu sanctionnés par une peine privative de liberté, qui ne s’avère nécessaire que pour les infractions graves ou pour les multirécidivistes: environ 140 jeunes par année sont condamnés à des peines qui n’excèdent guère les trois mois. A relever que la loi permet d’enfermer un délinquant mineur jusqu’à quatre ans maximum pour les crimes les plus graves. L’établissement concordataire de détention pour mineurs «Aux Léchaires» qui sera construit à Palézieux dotera la justice d’un outil efficace pour la prise en charge des mineurs condamnés à des peines de privation de liberté dans un objectif de réinsertion sociale.

Minorité très active

Luc Deslarzes s’empresse d’ajouter que la délinquance pénale ne concerne, en gros, que 1,5% de la jeunesse en Suisse. Ce qui signifie que 98,5% des jeunes de 10 à 18 ans ne passent jamais devant le juge. Dans le canton de Vaud, les multirécidivistes et les jeunes qui posent de gros problèmes ne représentent qu’une petite minorité, mais très active. Très souvent, suite à leur premier passage au Tribunal, les fauteurs de troubles se rachètent une conduite. En outre, il faut dire que les jeunes ne sont pas toujours totalement «responsables» de leurs actes compte tenu du manque d’encadrement et d’éducation dont ils souffrent parfois.

Photo Pierre Mercier

Photomontage depuis le Suchet.

Parc éolien du Bel Coster : l’un des trois parcs inscrits au plan directeur cantonal

 Photomontage depuis le Suchet.

Photomontage depuis le Suchet.

Un projet né presque par hasard

En 2008, un peu au hasard des rencontres entre un syndic et un spécialiste de l’éolien venu s’établir sur le territoire de l’une des communes concernées, naissait le projet de parc éolien du Bel Coster. A l’origine, il s’agissait d’imaginer la construction de 15 éoliennes, situées sur le territoire de cinq communes: Ballaigues, Lignerolle, Les Clées, L’Abergement et Rances. Elles devaient approximativement se situer sur une ligne allant des Cernys jusque dans une combe en dessous du Suchet. Aux sondages informels des autorités communales, le projet avait plutôt bonne presse. Dans la population aussi, l’accueil de l’idée était aussi plutôt favorable.

De fil en aiguille et en obstacle réglementaire, le projet mené par ALPIQ a considérablement «maigri». En avril 2011, dans le dernier dossier présenté au canton de Vaud dans le cadre de la planification cantonale révisée, il ne concernait plus que trois communes pour un total de 8 éoliennes: Ballaigues, Lignerolle, l’Abergement. En plus, en terme de propriété du sol, 3 éoliennes sont sur des parcelles appartenant à la commune de Ballaigues, les 5 autres étant sur du terrain appartenant au canton.

Forme actuelle

Les 8 éoliennes prévues dans la der-nière version du projet devrait chacune avoir une hauteur de l’ordre de 190 mètres et un diamètre de 80-130 mètres. Elles ont chacune une puissance de 2 à 4 mégawatts. Les engins produiront au total environ 80 Gigawatts, ce qui représente la consommation de 23 000 ménages ou de 53 000 habitants. Les experts considèrent que le projet de Bel Coster a un rendement énergétique du même ordre que celui des projets «offshore» en Mer du Nord, compte tenu de la configuration des vents et de leur constance durant l’année.

Grande satisfaction à Ballaigues

Raphaël Darbellay, syndic de Ballaigues, qui suit le projet depuis son origine se montre particulièrement satisfait de la décision cantonale. «Sans doute notre projet est-il meilleur et plus mûr que certains autres» explique-t-il. «Il faut dire, ajoute-t-il, que les engins ne seront que très peu visibles, qu’ils ne sont pas juste sous le Suchet comme initialement imaginé, que les normes de bruit et de respect de l’avifaune, ainsi que de l’OFAC pour l’aviation, sont toutes parfaitement respectées. En plus les habitations sont très éloignées des éoliennes et on ne leur voit pratiquement aucun désavantage».

De fait les avantages pour les communes concernées sont clairs. Elles vont recevoir une redevance-socle annuelle, doublée d’une redevance basée sur le chiffre d’affaires réalisé par ALPIQ. Elles n’investissent pas d’argent public, et en plus obtiennent la création conventionnelle d’un fonds de démantèlement, qui sera alimenté chaque année sur un compte bloqué par l’exploitant. Lequel exploitant prendra l’ensemble des coûts à sa charge, y compris ceux des modifications provisoires des chemins d’accès existants, pour que les hélices puissent «prendre les virages» jusque sur leurs emplacements. Le courant produit sera conduit en plaine de façon souterraine.

La suite

Après cette première étape de grande importance, il conviendra de faire adopter un PPA dans les trois communes concernées, préalablement accepté par le canton, puis de mettre à l’enquête publique les constructions. Ces étapes sont prévues actuellement pour 2012. Si tout se passe bien, la livraison des engins et leur mise en service devrait intervenir en 2013-2014.

Photo Olivier Gfeller

Claire-Lise Russi au guichet buvette.

Le camping TCS du Signal a 50 ans

Claire-Lise Russi au guichet buvette.

Claire-Lise Russi au guichet buvette.

Sans faire la genèse du camping, quelques mots sur le vécu de cet endroit charmant et convivial tout au long de ces 50 ans. Citons d’abord les successeurs de monsieur Roger Vermot, premier gérant. Début des années huitante, Robert Tallichet, ancien boucher à Orbe reprend la direction du camping du Signal, puis Eric Collet, ancien commissaire de police et cafetier à Orbe. A relever que Jeannine Collet son épouse est toujours résidente du camping. Après Eric, place à Willy et Michèle Brechbühl qui reprennent la main jusqu’en 2009, puis, venant du camping de Morges, c’est Claire-Lise Russi qui reprend la responsabilité du lieu.

Sans que la liste soit exhaustive, quelques assidus de l’endroit depuis 40 ans et plus: on citera les familles Bise, Leiser, Oesch, Vuagniaux, Robellaz, ainsi que Mady Massara qui venait camper avec ses parents. Cette dernière se souvient qu’à cette époque le camping était très fréquenté, particulièrement par des familles, des couples ou de groupes qui vivaient alors sous tente. Parmi les résidents, on trouve des Urbigènes et des habitants de la région proche, qui apprécient de vivre la saison estivale en plein air. Il y a aussi les «figures» du camping, Roland Sulzener dit «Yoggy», René Loeffel dit «Kiki», Tata et Charly et bien d’autres encore.

Prends ton siège au Zallebor

Entre 1973 et 1985, du vrai cirque par des jeunes vacanciers, un cirque pas comme les autres. Animée avec enthousiasme par Jean-François Robellaz, une belle équipe de copains campeurs a fait de ses étés un vaste cirque populaire: Circus Zallebor, nom inversé de son fondateur. L’entrée était gratuite, mais il fallait apporter son siège et acheter l’indispensable programme!

Les textiles et les médisantes

Autre originalité, le Club de médisothérapie! Club interne et formé uniquement de femmes qui pratiquent une thérapie de la médisance où tous les sujets sont permis… on aura bien compris que cela se pratique dans la cour de l’humour et de la bonne humeur.
Un brocard bien sympathique: les personnes qui viennent de l’extérieur pour visiter des résidents du camping ou fréquenter la buvette «Chez Cali», sont nommés «les textiles», car ces derniers sont habillés citadin en regard des tenues plus légères des gens du camping!
En cette saison 2011, le couple Russi organise pour l’animation estivale du camp, quantité de loisirs ludiques et gustatifs, cinéma plein air, tournois de pétanque et babyfoot pour tous les âges, karaoké, bals, des tours en «char-train» à travers le camping et même, dimanche 31 juillet un marché artisanal.

Qu’on se le dise, le 23 juillet prochain, journée inaugurale du 50ème anniversaire du camping, se référer à l’annonce publicitaire.

Cinquante ans que cela dure, l’esprit camping est toujours présent, exprimé par l’entraide technique ou morale, une amitié qui s’installe au travers des contacts et des petits gestes serviables de tous les jours agrémentée comme il se doit, de croisées apéritives.

Un tout qui façonne l’âme du campement.

Photo Alain Michaud

Rois et reines.

Arnex: abbaye de L’Union avec le vent et le sourire

Rois et reines.

Rois et reines.

Evénement d’importance

Le week-end passé se déroulait à Arnex la traditionnelle Abbaye de l’Union, dont la fondation remonte à 1874 et qui a elle-même succédé à des sociétés plus anciennes, Abbaye des Chasseurs et Volontaires et Abbaye des Mousquetaires, elle-même créée en 1681.

C’est dire si, malgré les changements d’appellation au travers des siècles, l’événement est d’importance chez les Tya-polains. Durant toute la semaine précédant l’événement, le caveau du clocher a été ouvert chaque soir. Une façon sans doute de faire monter l’ambiance et de préparer les tireurs au calme et à la concentration nécessaire à l’exercice de leur art.

Pour la fin du premier acte officiel et public samedi, l’abbé-président Philippe Monnier et ses troupes ont procédé au couronnement des rois. Une cérémonie qui a pu profiter d’un passage  de ciel bleu entre des averses plutôt copieuses durant tout le week-end. Ce qui n’aura pas empêché les festivités de se dérouler conformément au programme jusque tard lundi soir.

Résultats

1er roi: Monnier Jean-Louis, 441 points
2e roi: Marc-André Bovet, 91 avec 77
3e roi et roi de la cible Vignoble: Jean-Daniel Gauthey, 85
Roi des enfants: Florian Bovet, 47
Rois de la Cible Arbalète, nouvelle cible de la Jeunesse: Jeanine Monnier, 49 et Favaro Nicolas, 55.

Photo Olivier Gfeller

La danse du roi, Yvan Kaenel et sa reine Clara Fiaux.

Les carabiniers ont fait feu

La danse du roi, Yvan Kaenel et sa reine Clara Fiaux.

La danse du roi, Yvan Kaenel et sa reine Clara Fiaux.

Une Abbaye des carabiniers bien vivante, puisqu’ à l’occasion des festivités 2011, pas moins de douze nouveaux membres ont rejoint les rangs de la société qui en comptabilise à ce jour plus de cent cinquante. Après la prise du drapeau, c’est une joyeuse cohorte, qui en fanfare a gravi un village magnifiquement décoré, du collège au stand admirablement rénové pour l’exercice du tir. Les enfants étaient quant à eux, attendus au stand du petit calibre urbigène pour exercer leur jeune talent de fine gâchette.

Samedi 17 h., les rois sont connus, les fins guidons vont recevoir leur couronne méritée. Premier roi, Yvan Kaenel, 443 points, 2e roi, Gilles Kaenel, 98 appuyé d’un 89, 3e Bernard Mercier, 428 points, 4e roi, Jean-Marc Jaton, 98 appuyé d’un 81. A la cible distinction: 1er Roger Pichonnaz, 914 points, 2e Jean-Yves Conrad, 878 points et 3e Pierre-Alain Stöckli avec 873 points. Cible Age du Comité qui cumulait 302 ans, 1er David Bauman avec 302 points! Quant au tir des enfants, c’est Xavier Jenni qui enlevait la couronne de roitelet.

Dimanche, activités officielles et festives, verrée du roitelet, culte, et banquet, où l’abbé-président Pierre-Alain Conrad salue les invités, Denis Maillefer député, Corinne Tallichet Blanc, syndique de Valeyres-sous-Rances, Bernard Randin et Jules Escobar représentants de la société d’Abbaye d’Orbe.

Après la partie gustative et oratoire, remise du drapeau devant le collège suivi du traditionnel «picoulet» dans les jardins du château. En apothéose, un cortège haut en couleurs suivi par un nombreux public.

Lundi,  journée populaire avec collation pour les enfants et tours de carrousels. Une magnifique fête qui se termine par un deuxième passage du cortège et le bal de clôture aux sons de l’orchestre «les Galériens».

Photo Alain Michaud

Cameraman en Afghanistan

Journalisme

Cameraman en Afghanistan

Cameraman en Afghanistan

La chasse au scoop est devenue la source essentielle des grands quotidiens. Même si les journaux vont mieux financièrement, ce vœu de détenir l’information qui fera vendre est toujours bien présente.

C’était du moins le créneau du journal londonien «News of the World» dont le rédacteur en chef n’avait rien trouvé de mieux que de mettre sous écoute certains personnages de l’empire britannique pour dénicher des scoops. Mal lui en a pris car le scandale a été découvert et le journal a dû mettre la clef sous le paillasson dimanche dernier quand bien même il existait depuis 168 ans.

Dans un tout autre domaine, certains médias créent des événements qui n’en sont pas. Prenez l’exemple de l’affaire DSK à New York. Il y a dix jours les chaînes françaises de télévision ont ouvert leurs journaux sur la réunion entre le procureur américain et les avocats de l’ancien directeur du FMI. Il ne s’est rien dit d’important durant cette séance comme l’ont confirmé les gens du barreau à l’issue de la réunion, mais on a tout de même consacré cinq bonnes minutes à ce non-événement qui aurait pu être résumé en trente secondes.

Ces différentes façons d’aborder l’actualité démontrent que l’on n’a plus la possibilité de consacrer du temps à l’enquête qui nécessite investissement et patience. Certes, il y a encore dans notre pays quelques quotidiens qui font le travail sérieusement. Mais ils sont rares et leur tâche n’est pas facile. Il suffit d’observer Anne Sinclair, ancienne présentatrice de France 2, qui n’a pas encore dit un mot dans l’affaire qui concerne son mari alors que du temps où elle était à l’antenne, elle aurait déploré ce mutisme.

Mais lorsque l’on est concerné à titre privé, il est bien normal de ne pas s’épancher sur une affaire qui doit la faire souffrir.

C’est dire finalement que la tâche des médias n’est pas facile mais, de grâce, qu’ils demeurent sérieux dans leur manière d’informer et qu’ils ne fassent pas monter la mayonnaise pour rien !