Les Urbigènes Beney et Weidmann étaient absents le week-end dernier.

Football 2e inter: la victoire de l’espoir

Les Urbigènes Beney et Weidmann étaient absents  le week-end dernier.

Les Urbigènes Beney et Weidmann étaient absents le week-end dernier.

Le F.C. Orbe a enfin mis un terme à une série de huit défaites consécutives qui l’avait fait glisser à l’antépénultième place du classement, synonyme de relégation. Autant dire que le déplacement à Genève se révélait être la dernière possibilité de redresser la tête et les Urbigènes n’ont pas raté le coche.

Pourtant, l’entraîneur Mischler devait aligner une formation de fortune, qui comprenait quatre joueurs de la deuxième équipe à la suite des suspensions de Barrier et Carvalho et des blessures de quatre autres titulaires. C’est après un gros quart d’heure de jeu que les Vaudois ouvraient la marque par Ambrus (qui sera suspendu samedi contre Montreux) à la suite d’une très belle triangulation sur le côté droit.

Si la première période fut équilibrée, la suite s’avéra plus pénible tant la pression de Geneva s’accentua au fil de la rencontre. Grâce aux prouesses du gardien Grosso et à la solidarité du groupe, Orbe obtint son premier succès de 2011 dans des conditions héroïques, selon l’entraîneur Mischler.

Solidarité régionale

Ces trois points lui permettent de remonter à la dixième place du classement avec 23 points et de sortir de la zone rouge, laissant derrière lui Vevey (22 pts), Geneva (21), Sierre (19) et Versoix (15). Lors des trois dernières journées, le FCO recevra Montreux (3e du classement), ira à Vevey (11e) puis terminera son pensum en accueillant Perly/Certoux (9e). En clair, il lui faudra récolter au moins 4 points pour éviter l’une des trois places de relégués.

Quant à Bavois, il poursuit sa route victorieuse et occupe la quatrième place du classement à la suite de son succès à Sierre par 3-1, rendant du même coup un fier service aux Urbigènes, comme La Sarraz, vainqueur 3-2 à Perly.

Photo Pierre Mercier

Myriam Demierre

Ballaigues: Myriam Demierre et son Ecole des Mères

Myriam Demierre

Myriam Demierre

L’APE de Vallorbe, Ballaigues, Vallon du Nozon a eu l’excellente idée d’inviter Myriam Demierre vendredi passé au Centre villageois de Ballaigues pour qu’elle y présente son One Woman Show intitulé «L’Ecole des Mères».

C’est devant une salle quasi comble que le petit bout de femme qui a embrassé une carrière de comédienne et d’actrice il y a quelques années a surgi. Tantôt mère de famille facilement excédée par le quotidien, mais prétendant qu’elle «gère la situation», tantôt Françoise Genton, la maîtresse d’école du primaire vaudois à l’accent traînant et aux considérations affreusement formatées, l’artiste a dû mettre trente secondes pour arracher sans difficultés les premiers rires à la salle conquise, essentiellement féminine, mais parsemée cependant de mâles rieurs et d’enfants riant aux éclats.

Il faut dire qu’entre le cochon d’Inde incontinent, qui porte le joli nom de Roger et qui souhaite accompagner sa propriétaire en classe, et la corvée de plastification assez particulière des livres «offerts à l’élève par l’administration» à laquelle la mère de famille s’adonne alors que son époux dort devant une série américaine, le nombre de personnages campés par Myriam Demierre avec justesse, finesse et sagacité ne manque pas d’étonner par sa variété.

Un humour caustique, mais pas méchant, à considérer comme une cure rythmée d’introspection salutaire en toutes circonstances et pour tous les personnages présentés. A relever que Myriam Demierre vient de présenter son spectacle, créé en 2009 déjà, au Festival International du Rire de Bierges, en Belgique où elle représentait la Suisse.

La tournée continue, samedi 28 à Chexbres. Pour en connaître les détails, on peut consulter le site myriamdemierre.ch

Photo Olivier Gfeller

Vue de Baulmes

Baulmes: foot et gestion au conseil

Vue de Baulmes

Vue de Baulmes

Mercredi soir passé, le Conseil communal de Baulmes tenait l’une de ses dernières séances de la législature. Avec au menu plusieurs rapports et préavis, mais une première partie consacrée aux nombreuses communications de la Municipalité.

Ces dernières ont toutes été transmises par le syndic Julien Cuérel, qui a notamment rappelé qu’une nouvelle benne provisoire avait été posée à la déchetterie, en attendant son réaménagement planifié, que le chauffage à bois avait réalisé un exercice bénéficiaire d’environ Fr. 25’000.—et que l’étude générale de réorganisation du territoire communal touchait à sa fin : une séance d’information publique à son sujet est prévue le 15 juin.

Le serpent de mer du FC Baulmes semble toucher à sa fin, la faillite du club devant en principe être bientôt clôturée et la convention avec la Commune n’ayant, bien entendu, pas été renouvelée.

Gestion communale

Le Conseil a pu prendre connaissance de deux rapports de la commission de gestion. Le premier relatif à la tournée de plaine usuelle, qui a fait l’objet de quelques observations dont la Municipalité tiendra compte. Notamment en ce qui concerne les exigences à mettre en oeuvre lors des réaménagements de routes après des fouilles, auxquelles des entreprises ont travaillé pour le compte de particuliers et qui souvent ne correspondent pas aux règles de l’art.

Et aussi en ce qui concerne le souhait maintes fois exprimé de réétudier l’éclairage public du village avec une solution plus moderne, plus écologique et plus économique. Sur ce point, le syndic a rappelé qu’une étude d’experts avait conclu en 2009 que la seule mesure économiquement viable était le changement d’ampoules, auquel il a été ou va être procédé. Les comptes 2010 de la Commune ont été déposés à l’examen de la commission des finances qui rapportera dans une séance ultérieure.

Un rapport positif sur la gestion administrative communale a été lu, mais n’a pas fait l‘objet d’un vote, faute pour ce dernier point d’avoir été formellement porté à l’ordre du jour.

Photo Olivier Gfeller

Nathalie Piguet, municipale et Jean-Paul Widmer, syndic, s’entretenant de la fusion.

Valeyres: séance d’information sur les fusions

Nathalie Piguet, municipale et Jean-Paul Widmer,  syndic, s’entretenant de la fusion.

Nathalie Piguet, municipale et Jean-Paul Widmer, syndic, s’entretenant de la fusion.

Lundi dernier, la Municipalité, sous l’impulsion de son syndic actuel, M. Widmer, a organisé une séance d’information sur la fusion des communes. Les habitants y sont venus nombreux ainsi que quelques municipaux de Rances et quelques jeunes, membres de la Jeunesse de Valeyres; une participation donc très réjouissante!

M. Curchod, responsable cantonal en matière de fusion, a su présenter avec clarté et précision le sujet, tout en restant très accessible et proche du public.
La fusion entre communes est un processus récent dans le canton de Vaud, ayant démarré dès 2000, avec une nette accélération dès 2010. Selon M. Curchod, les fusions sont issues de la simple évolution de la société et sont pour demain et après-demain : il est donc nécessaire de s’y préparer!

Pourquoi fusionner?

Pour renforcer l’appareil administratif, le volume de travail ayant augmenté de manière significative dans les communes; pour remédier au problème de recrutements des municipaux ou pour avoir une place régionale ou un poids politique plus important, entre autres raisons.

Arguments contre la fusion

Il s’agit là essentiellement de peurs, légitimes par ailleurs, comme la crainte de perdre le rapport de proximité avec les autorités, de perdre son identité, peur du changement en général et de l’ingérence de l’Etat, etc… D’où l’importance d’une telle séance d’information. M. Curchod nous rassure, l’adresse postale par exemple, ne changerait en rien, les localités n’étant pas touchées.

Les étapes pour un processus
de fusion
• Souhait au sein des Municipalités de démarrer un projet, avec possibilité de préavis d’intention au Conseil général.
• Etude du projet par des groupes de travail débouchant sur un projet de convention de fusion.
• Phase institutionnelle avec l’acceptation de la convention par la population, ratification de celle-ci par le Canton et, finalement, élection de la nouvelle Municipalité.
• Mise en oeuvre de la nouvelle commune.
C’est donc bien aux Communes de proposer et d’accepter une convention.

Saviez-vous que l’Etat verse une participation financière à tout processus de fusion abouti ? Cette manne de l’Etat, si elle ne doit pas être la motivation, n’en est pas moins significative.
Lundi soir, cette présentation a interpellé les gens, les discussions véhémentes allant bon train lors de la verrée; il s’agit là, sans nul doute, d’un thème relevant de l’émotionnel : il est donc important d’en débattre.

Photo Catherine Fiaux

Stefano Canessa et son professeur André Lecoultre à l’origine de cette innovation.

Nouveauté technique pour la pisicine

Stefano Canessa et son professeur André Lecoultre à l’origine de cette innovation.

Stefano Canessa et son professeur André Lecoultre à l’origine de cette innovation.

Grâce au travail d’un apprenti automaticien, à l’instigation de Michel Roy, président du comité de la piscine, les bassins ne dépendent plus d’un système obsolète pour leur remplissage. Jusque-là, c’est un flotteur qui déterminait la compensation des pertes d’eau aussi bien pour le bassin principal que pour la pataugeoire.

Or, il a été diagnostiqué que cette pratique conduisait à un gaspillage du précieux liquide, de près de 60 m3 quotidiennement. Il fallait impérativement réagir et il a été demandé au Centre Professionnel du Nord Vaudois de réfléchir à un système pour automatiser la gestion de l’eau.

Des semaines de travail

Avec l’aide de son professeur André Lecoultre, le jeune Challensois Stefano Canessa (19 ans) s’est intéressé au sujet pour son travail de fin d’études. Avec des capteurs électroniques de pression, on économisera l’eau à tous les niveaux aussi bien pour les douches que pour les WC et les bassins. Cette nouveauté a nécessité dialogue et deux mois de travail pour un résultat positif, puisque les contrôleurs du Canton ont validé l’installation, quasi unique sur sol vaudois. Les gardiens voient ainsi leur travail facilité grâce à l’ingénieux système imaginé par le jeune automaticien.

Chauffer l’eau

A propos, on a appris que la pataugeoire nécessitait l’utilisation de cinq mille litres, qu’il faut changer tous les jours pour les raisons que vous devinez, et que le bassin principal contenait 1’500 m3 d’eau. Du même coup, il a été indiqué qu’il faudrait 300 m2 de panneaux solaires pour chauffer l’eau du bassin principal qui est souvent bien froide en début de saison. Mais cette perspective n’est pas encore inscrite au programme des investissements de la Commune, propriétaire des lieux.

Photo Pierre Mercier

Les initiateurs du projet: Thierry Pittet (Assoc. vaudoise des auto-écoles), Jean-Pierre Grin (L2-Vaud SA) et Sylvain Homberger (syndic d’Ependes).

Un circuit automobile à Ependes

Les initiateurs  du projet: Thierry Pittet (Assoc. vaudoise des auto-écoles),   Jean-Pierre Grin  (L2-Vaud SA) et Sylvain Homberger (syndic d’Ependes).

Les initiateurs du projet: Thierry Pittet (Assoc. vaudoise des auto-écoles), Jean-Pierre Grin (L2-Vaud SA) et Sylvain Homberger (syndic d’Ependes).

Il ne sera toutefois pas question de Grand Prix de formule 1, mais bien de deux petits circuits qui permettront aux nouveaux automobilistes de peaufiner leur apprentissage de la route. En effet, depuis 2006, tous les nouveaux titulaires d’un permis doivent, dans les trois ans qui suivent leur examen, s’astreindre à deux cours de huit heures afin de se familiariser avec certaines particularités de la conduite automobile.

Pour l’instant, deux seules pistes sont à disposition à Romont et à Saint-Maurice. L’Association vaudoise des moniteurs d’auto-écoles a décidé de réagir. A l’initiative de Thierry Pittet, elle a crée une association L-2 Vaud SA qui est présidée par le conseiller national de Pomy, Jean-Pierre Grin. Puis, sous l’impulsion de l’Association de développement du Nord Vaudois (ADNV), elle a jeté son dévolu sur une zone artisanale d’Ependes pour réaliser son projet qui permettra de construire deux pistes de 560 et 545 mètres carrés, bordées d’un bâtiment sur pilotis avec quatre salles de théorie et une cafétéria.

Accord du Conseil général

Les citoyens d’Ependes ont largement approuvé le principe dans le cadre de leur Conseil général. Le projet du bureau d’architecture yverdonnois Dolci sera mis à l’enquête prochainement. Cependant, il faudra d’abord trouver le financement et les initiateurs comptent sur la participation de divers investisseurs, plus ou moins proches du monde de l’automobile. Lors de la présentation de ce circuit, les opposants n’ont pas rencontré beaucoup d’échos.

Situé à proximité du village, entre les voies de chemin de fer et l’autoroute, le projet ne devrait pas engendrer une augmentation sensible du bruit, comme il ne devrait pas intensifier la circulation dans le village, selon les promoteurs. Le Canton a même donné son feu vert, ce qui semble indiquer qu’il est conforme aux normes. Il faut savoir que l’on ne roulera pas à plus de 50 km/h sur les pistes mais que les conducteurs seront confrontés à des situations particulières, comme l’aquaplaning, entre autres.

Droit de superficie intéressant

D’autres usagers de la route viendront à Ependes. Des cours pour les apprentis motards se dérouleront là-bas comme l’exige la loi qui veut que l’on débute sur un circuit fermé. A l’avenir, il se dit que les aînés devront aussi passer par des cours d’adaptation alors que les routiers et chauffeurs de bus doivent suivre une semaine d’instruction tous les cinq ans, qui se déroulerait à Ependes. On doit se réjouir de l’implantation de ce centre dans le Nord Vaudois.

Certes, il faudra trouver les trois millions et demi de francs pour la construction, mais la création de ce permis de conduire deux phases implique la mise à disposition de pistes de ce genre sur territoire vaudois, comme c’est le cas à Cossonay (TCS) et à Savigny. En tous les cas, les autorités d’Ependes accueillent avec plaisir l’idée et vont accorder un droit de superficie de 24’000 m2 qui leur permettra d’encaisser une location annuelle de Fr. 100 000.–.

Photo Pierre Mercier

Madrid: les indignés

Le refus de demain

Madrid: les indignés

Madrid: les indignés

Les révoltes des pays du Maghreb et du Proche-Orient ne sont pas terminées. En Tunisie comme en Egypte, on règle encore des comptes et les nouvelles autorités ne sont toujours pas en place. En Libye, Kadhafi semble affaibli, mais il est toujours là malgré la volonté occidentale de s’en débarrasser. Au Yémen et en Syrie, les chefs de gouvernement résistent par tous les moyens et notamment par la violence.

Alors que l’on pensait que seules ces régions étaient en proie aux troubles, c’est l’Europe qui est progressivement gagnée par la protestation. La jeunesse, par son sitting à Madrid, a fait trébucher le parti socialiste au pouvoir en Espagne lors des élections municipales et régionales.

Les Grecs n’acceptent toujours pas le plan d’austérité imposé par leur gouvernement. L’Irlande et le Portugal sont eux aussi aux prises avec des soucis économiques. Chez nous, c’est vis-à-vis du nucléaire que l’on se mobilise. Ils étaient 20’000 à Berne pour dire non à cette énergie et une telle mobilisation est suffisamment rare pour être relevée.

La jeunesse est en train de refuser le monde que l’on façonne pour elle. Elle ne veut pas du chômage. En Suisse comme ailleurs, elle s’inquiète de cette perspective.

Des statistiques nous font croire que l’emploi des jeunes est en hausse. Il suffit d’être sur le terrain pour se rendre compte qu’il est toujours plus difficile de trouver un apprentissage ou un emploi, même en sortant de l’université, que ce soit avec une licence de lettres, un master en économie ou même un BTS gestion PME-PMI.

Pas de quoi se réjouir et j’aimerais bien que les partis politiques prennent conscience de cette réalité qui n’est certainement pas propre au Nord Vaudois.