Les nouveaux tenanciers du chalet de La Thiolle.

Lignerolle: du nouveau au chalet de La Thiolle

Les nouveaux tenanciers  du chalet de La Thiolle.

Les nouveaux tenanciers du chalet de La Thiolle.

Enfant de Lignerolle, Christophe Lambercy et sa petite famille reprennent la gérance, pour leur première saison d’estivage de 180 jours, du typique chalet – Restaurant d’alpage de La Thiolle.

Le nouveau tenancier n’est pas en territoire inconnu, ayant déjà travaillé avec Nicole Steiner les saisons 2005 et 2010, il est donc à l’aise avec les habitudes et convenances de la clientèle du chalet. Une nouvelle expérience pour eux, avec une organisation de travail totalement saisonnière, puisque en période hivernale ces derniers gèrent le restaurant de la patinoire de Vallorbe.

Dans les nouveautés, ouverture 7 jours sur 7, une place de jeux pour les enfants, et du côté du coup de fourchette, en marge des traditionnelles spécialités fromagères, une salade garnie ou un feuilleté de champignons ainsi qu’un large choix de sorbets ou de glaces de la Ferme, l’ensemble accompagné d’une carte des vins qui se distingue par une offre régionale représentative.

Le cadre merveilleux, la situation exceptionnelle agrémentée d’une grande terrasse, invitent à la découverte et à venir saluer cette jeune et sympathique famille.

Photo Alain Michaud

Pierre-Alain Urfer, président du comité d’organisation.

Champvent: une belle fête se prépare

Pierre-Alain Urfer, président du comité d’organisation.

Pierre-Alain Urfer, président du comité d’organisation.

Sachant que son village fêterait mille ans d’existence en 2011, la municipalité avait pris l’initiative de poser sa candidature pour l’organisation de l’assemblée générale de l’Union des Communes Vaudoises (UCV).

C’était à Mézières en 2008, qu’elle demandait à voir le cahier des charges mais, à la suite d’une mésentente, étant seule candidate, elle s’est vue directement attribuer la manifestation. Dès lors sans désemparer, un comité d’organisation de dix-huit personnes, issues des sociétés locales, se mettait en place sous la présidence du municipal et agriculteur Pierre-Alain Urfer.

Ouverture au monde

Dans un premier temps, le comité avait songé à organiser la Schubertiade puisque le village avait mis sur pied la première manifestation du genre en 1978. Malheureusement, la localité ne possède pas assez d’infrastructures par rapport au nouveau cahier des charges. Il a fallu alors choisir une autre thématique et c’est l’ouverture au monde qui a été retenue sur la base des anneaux olympiques. «Nous avons cherché des sociétés qui étaient prêtes à jouer le jeu mais nous n’avons pas trouvé de groupement capable de représenter l’Océanie. Finalement, nous nous sommes arrêtés au Vietnam pour l’Asie, au Burkina Faso pour l’Afrique, au Brésil et à la Colombie pour l’Amérique et au Portugal et à la Suisse pour l’Europe. Ces différents pays seront autonomes dans la fête et offriront des repas typiques ainsi que des spectacles dont le programme est à découvrir sur le site www.1000ans.ch».

Du foot et l’UCV

La fête durera quatre jours, du 23 au 26 juin. Tout commencera le jeudi avec la traditionnelle assemblée générale des Paysannes Vaudoises qui sera suivie d’un repas. Dans le même temps, les stands ouvriront leurs portes comme cela sera le cas durant les quatre jours. Un tournoi de pétanque par triplettes complétera la fin de journée. Le lendemain, la soirée sera marquée par un match de gala entre les footballeurs de Sion et d’Yverdon. C’est le samedi que Champvent accueillera les délégués de plus de 300 communes du canton. L’assemblée générale de l’UCV se tiendra le matin à Baulmes, village qui sera rallié par train ou par des bus qui feront aussi la navette entre les deux villages. Les municipaux qui ne prendront pas part à l’AG auront l’occasion de visiter une quinzaine de lieux de la région pour se retrouver à midi pour le repas qui sera servi à deux mille personnes.

Trial et Alain Morisod

Dans l’après-midi, en dehors des guinguettes traditionnelles, les visiteurs pourront assister aux qualifications pour une manche de la Coupe du Monde de trial à vélo. Une manifestation qui a failli échapper à Champvent malgré les promesses de l’Union Cycliste Internationale. En effet, l’UCI avait omis d’inscrire la localité dans le programme 2011 comme promis. Finalement, un arrangement a pu être trouvé avec la cité italienne qui avait reçu initialement cette épreuve. En soirée, c’est un grand bal avec Alain Morisod qui sera précédé d’un repas durant lequel 2000 convives sont attendus pour autant qu’ils aient pris la précaution de s’inscrire auprès de Ticket Corner (Fr. 64.- pour le repas et le bal ou Fr. 48.- pour seulement le bal).

Pour les familles

Le dimanche matin, on disputera les finales de cette compétition de trial et l’après-midi sera consacrée aux enfants avec des prestations sportives et culturelles ainsi qu’avec la venue de Gaetan qui est en passe de supplanter Henri Dès dans l’esprit des enfants. En précisant que les organisateurs ont voulu mettre l’accent sur les familles et la jeunesse, notamment en offrant la gratuité pour la plupart des animations. Le programme sera donc copieux durant ces quatre jours et Champvent se réjouit d’accueillir tout le canton pour son millénaire qui s’annonce somptueux.

Les soucis du comité

On ajoutera que le volet environnemental n’a pas été négligé puisque tous les récipients seront recyclables et que la vaisselle biodégradable sera déversée dans le compost communal. Les autres soucis importants du comité d’organisation ont été d’abord le financement de la manifestation (plus d’un demi-million de budget) en évitant de perturber les comptes de la commune. La démagogie sécuritaire a exigé un déploiement de divers partenaires pour garantir la fête, de la Protection Civile, à la Police, en passant par une société privée de sécurité ou par les samaritains.

Il a même fallu prévoir une ambulance particulière au cas où le Conseiller Fédéral Ueli Maurer, qui sera présent dans la matinée du samedi, serait victime d’un problème de santé. Enfin, le renforcement de la puissance électrique a été l’un des autres points cruciaux pour faire fonctionner toutes les installations qui se trouveront à proximité du terrain de football, centre névralgique de la fête qui s’annonce belle et sur laquelle nous reviendrons en temps voulu.

Photo Pierre Mercier

Au centre, Michel Hostettler, comptant ses troupes.

La confusion sexuelle organisée à Valeyres

 

Au centre,  Michel Hostettler,  comptant ses troupes.

Au centre, Michel Hostettler, comptant ses troupes.

Branle-bas de combat au petit matin la semaine passée à Valeyres-sous-Rances. Dans la cour intérieure du Domaine du Manoir, le grand ordonnateur Michel Hostettler, maître des lieux, organisait la première battue 2011 contre le ver de la grappe. «J’ai l’habitude de dire que la confusion … rassemble» aime-t-il à rappeler en plaisantant et en comptant ses fidèles lieutenants qui proviennent de pratiquement toutes les exploitations viticoles situées dans la grande combe vallonnée séparant Rances de Valeyres.

Depuis une bonne quinzaine d’années, les viticulteurs de la région attendent en effet le signal pour procéder à la pose des diffuseurs, ces fameuses plaquettes en plastique brun qui vont protéger les ceps et les grappes contre les déprédations de Eudémis et Cochyllis, ces charmantes créatures larvaires aux effets dévastateurs.

Le principe

Il existe une série de vers de la grappe, mais les deux espèces en question sont parmi les plus voraces. Pour les contraindre à l’inefficacité, les scientifiques ont mis au point un système de diffusion de phéromones qui, de la période actuelle à fin août, va créer chez les mâles des deux espèces une sorte de confusion des sens qui l’empêcheront de trouver la femelle idoine qu’il pourrait avoir eu naturellement l’intention de féconder.

Ce système protège les vignes contre la première et la seconde génération de vers, qui éclosent et donnent naissance entre deux à de jolis papillons. Au printemps les chenilles de première génération perforent les boutons floraux qui sont d’abord réunis en nids par des filaments soyeux puis sont dévorés. La destruction des fleurs se traduit par de la coulure et une diminution de la quantité de la récolte. En été, les baies de raisin sont perforées et broutées plus ou moins profondément par la seconde génération de chenilles. Il y a donc un moment idéal pour mettre en œuvre la lutte.

Les phéromones sont contenus dans un liquide spécial, mis au point par une entreprise chimique allemande, lui-même installé dans de petits supports en plastique dûment perforés de façon microscopique, appelés diffuseurs, pour que le principe actif se répande régulièrement durant toute la saison.

Une affaire d’équipes

Pour que la protection soit efficace, il faut que l’ensemble des vignerons d’une zone concernée soient d’accord pour utiliser ce système de lutte. «C’est un peu plus cher que les traitements phytosanitaires usuels, mais ça en remplace plusieurs» précise Michel Hostettler, qui confirme également que «ce procédé est aussi admis dans le cadre de la culture biologique.

On pose environ 450 diffuseurs à l’hectare pour une couverture efficace», ajoute-t-il, avant de lâcher la troupe d’intervention prête à l’action. Une journée des diffuseurs désormais rentrée dans les moeurs et qui se termine par un traditionnel repas en commun, tel qu’on en rencontre souvent dans les travaux viticoles.

Photo Olivier Gfeller

L’échauffement avec Julian.

Développement et continuité à l’école de danse Harmonia

L’échauffement avec Julian.

L’échauffement avec Julian.


Elle y travaillait déjà depuis un certain temps aux côtés de sa mère Regula de Souza- Kolhbrenner, maintenant Eleonora de Souza va reprendre les rênes de l’école urbigène.

Cet été, après les festivités organisées du 2 au 8 juillet pour célébrer les quarante ans de l’école, Regula de Souza-Kolhbrenner a décidé de se retirer presque complètement. L’école avait été fondée en 1971, un peu par hasard, par Regula de Souza-Kolhbrenner qui passait à Cossonay et qui a été sollicitée par plusieurs parents qui cherchaient des cours de danses pour leurs enfants.

Elle avait alors un école itinérante et se déplaçait en stop d’un endroit à l’autre (sept différents) pour donner ses cours...
Eleonora de Souza, danseuse à la Compagnie Buissonnière a, de son cô-té, fondé la compagnie Coquelicot, réunissant des danseurs, des acrobates, des comédiens (professionnels et amateurs) et depuis environ quatre ans, elle reprend petit à petit tous les cours et la direction de l’Ecole Harmonia. Actuellement, il y a des cours de danse à Orbe, à Lausanne, à Yverdon et Chavornay.

Un peu plus que de la danse

Regula de Souza-Kolhbrenner a créé un style de danse qui lui est propre, le Tanztheater, entre le théâtre et la danse, permettant que le mouvement exprime la pensée ou le sentiment. Et sa particularité est aussi qu’il est ouvert à tous, jeunes, très jeunes, adultes et enfants ou jeunes différents, intégrant leur handicap.

Développement des offres

Avec Eleonora, l’école continue dans le même esprit mais d’autres cours se mettent en place : récemment un cours de cirque, un samedi matin sur deux, a commencé. Il est donné par deux professionnels, Julian et Maora Bellini de l’école de cirque «Circule» de Genève. Les enfants, dès environ 5 ans, peuvent venir se familiariser avec les acrobaties, le jonglage ; et dès qu’il fera moins froid, il y a un projet d’installer des trapèzes dans le bâtiment du Musée au Fil de l’eau dont la hauteur des plafonds permet une telle installation; pour ce faire, l’école cherche encore des tapis épais de saut. Et depuis peu, un cours mini-bouts pour enfants de 2 ans et demi à 4 ans a lieu le lundi après-midi.

Maman et papa poussette

Parmi les nouveautés, à relever cette proposition pour jeunes parents, qui peuvent venir faire une activité sans devoir chercher un moyen de garde pour leur petit. Ce cours est en train de se mettre sur pied; il est prévu deux matinées par semaine (lundi et jeudi).

A Orbe, en plus des cours déjà cités, il y a encore des cours de Qi-qong, Tai-chi et yoga. On peut aussi avoir un recours à un entraîneur personnel, qui propose des cours en groupe ou en individuel, à l’extérieur ou en salle.

Renseignements et inscriptions :
www.harmonia.ch ou au 079 621 19 08.

Photo Natacha Mahaim

Le pasteur Laurent Lasserre.

Pierre Viret va prêcher à Vallorbe en mai !

Le pasteur Laurent Lasserre.

Le pasteur Laurent Lasserre.

On ne sait plus très bien quel jour il est né, mais il n’y pas de doute sur son année de naissance : 1511, à Orbe, il y a cinq cents ans. Bourgeois d’Orbe, son père était tailleur et refondeur de draps.

Mais ce n’est pas dans le textile que son fils va s’illustrer, puisque il va devenir le seul réformateur francophone originaire de la Suisse romande. Plus bas dans la vallée, on célèbre cet anniversaire de multiples façons. A commencer par un spectacle musical qui rencontre un franc succès au-delà des frontières urbigènes.

Une idée qui ne date pas d’hier

Durant ses études, le pasteur Laurent Lasserre a été marqué par le réformateur vaudois. Un peu considéré comme le parent pauvre, en comparaison avec Calvin et Farel, Pierre Viret était selon lui le réformateur consensuel, celui que l’on envoyait au charbon pour calmer un peu les esprits lorsque Farel avait déjà passé quelque part et y avait plutôt exacerbé les esprits avec ses idées novatrices mais parfois choquantes. Homme de terrain, Viret ne se voulait pas un théoricien, mais un réformateur pastoral. Comme ses collègues, Viret a d’ailleurs écrit un catéchisme.

Mais le sien cherchait plus à actualiser, à l’époque, les us et coutumes de la vie avec les écritures plutôt qu’à ériger de nombreux principes théoriques. Faire revivre Pierre Viret est une idée qui trottait donc dans la tête du ministre vallorbier actuel depuis quelque temps déjà.

Quatre cultes particuliers en mai

En mai, les quatre cultes qui seront célébrés à Vallorbe le seront tous sous l’égide du réformateur vaudois. Le 8 mai sera consacré à un cheminement avec les autres communautés chrétiennes. Le 15 mai, une délégation de la Municipalité participera activement au culte (on ne sait pas encore dans quelle fonction, effet de surprise oblige !), avec une liturgie d’époque et une ambiance surprenante.

Le 22 mai, le pasteur Laurent Lasserre offrira un prêche largement inspiré des textes mêmes du réformateur : mots du passé et style particulier seront à l’honneur. Et pour clôturer cette plongée dans l’histoire , le culte du 29 mai, un culte de famille, sera préparé avec des catéchumènes, histoire sans doute de montrer les ponts qui existent entre la pensée de Pierre Viret et son application au quotidien en 2011 par la génération montante. Après ce dernier culte, un repas canadien est prévu à Plan Saint-Jean, si la météo est favorable.

Photo Olivier Gfeller

Chavornay Infos du 29 avril 2011

Chavornay Infos du 29 avril 2011
Chavornay Infos du 29 avril 2011

Du cœur svp


Il faut bien constater que les nouvelles des médias ne donnent pas souvent à sourire. Avec Fukushima, la Libye, la Syrie, la Côte d’Ivoire ou les boat people tunisiens, rien n’inspire à la rigolade. Si l’on ajoute la prolifération des sectes, des hold-up ainsi que les crimes mafieux voire les suicides familiaux, on se demande où va notre terre.

De quoi s’inquiéter dans ce monde où le pouvoir et l’argent sont devenus les moteurs de beaucoup d’entre nous. A croire que les gens n’ont plus de cœur. Pourvu que l’on soit confortable. Tant pis si le voisin passe par des moments difficiles. L’essentiel, c’est nous, égoïstement. Sommes-nous devenus à ce point indifférents pour ne plus s’inquiéter de ceux qui souffrent ou qui subissent ?

Cette évolution inquiète. Certains politiciens en prennent vaguement conscience en essayant de mettre en place des mesures, qu’à l’approche d’une élection malheureusement. De peur de perdre leur place. Notre société se divise.

Avec le sentiment que l’on n’empoigne pas ou que l’on ignore les vrais problèmes. On crée le conflit aujourd’hui et on se demande si l’on ira jusqu’à la fracture. Chez nous comme ailleurs. On s’inquiète de savoir si les gens que nous déléguerons prochainement au Conseil National ou des Etats perçoivent cette dérive.

On n’entend rien dans leur discours pour nous persuader de leur volonté d’un changement.

Pourtant, il y a encore des gens à l’action généreuse. Ils sont trop rares et n’agissent qu’en marge des méfaits d’une société qui n’a plus de cœur et qui abandonne les plus faibles sur le bord de la route.

Car seul le profit compte et rien ne nous permet d’être optimistes au sujet de l’avenir qui semble vouloir être parsemé de chômage, de misère, de guerres et de lutte pour le pouvoir.