Vallorbe: jeux en question au conseil

Lundi soir a eu lieu à Vallorbe la première séance du Conseil communal de l’année 2011 sous la présidence efficace de Lorianne Bogliano-Foretay. Et comme c’est souvent le cas, les grands investissements ne suscitent que peu ou pas de discussion, alors que les dépenses plus modestes peuvent provoquer de longs palabres.

Rénovation d’une place de jeux

Ce fut en particulier le cas de la demande de crédit de Fr. 217 000.– relative à la rénovation du parc de jeux de La Promenade, un espace créé vers la fin des années 1970 et dont les installations ont maintenant bien vécu.

La Municipalité avait déposé un préavis complet, que la commission s’est empressée de modifier, certains jeux devant à ses yeux rester et pas d’autres, certaines démolitions ne devant pas intervenir et le coin «sable» devant bien être conservé «dans ses dimensions actuelles bien adaptées».

Une série de modifications qui auraient dû entraîner une modification du préavis initial dans l’esprit des souhaits de la commission. Sauf que cette dernière, après avoir listé les défauts du préavis municipal, a conclu à son admission sans prévoir formellement ces modifications dans ses conclusions.

Ce rapport a été jugé confus par Jean-Philippe Dépraz, qui a déposé un amendement visant à corriger le tir. Dans la foulée, Jacques-André Chezeaux, peu convaincu de l’exigence et surtout de la possibilité d’une visite nocturne par la police pour en vérifier l’occupation, a suggéré dans un sous-amendement que la Municipalité rédige plutôt un règlement d’utilisation du parc. Les deux modifications ont été votées très largement, de même finalement que le crédit de rénovation demandé. «Nous ferons toutes les modifications souhaitées par la commission» a précisé le Municipal Hervé Foretay, en charge du dossier.

Une nouvelle conduite d’eau potable

Pour tenir compte de la configuration et de l’état de certains tronçons du réseau d’eau potable et pour profiter des travaux qui se déroulent sur le pont du Day, la Municipalité a suggéré la création d’une conduite de secours, utilisable dans les deux sens, qui traverse le pont au niveau de la passerelle et qui relie les deux branches du réseau actuel entre les Jurats et le Day.

C’est sans discussion qu’un montant de Fr. 216 000.– a été voté dans ce cadre. Les travaux auront lieu encore cette année, et la traversée de la route cantonale à la hauteur des Jurats se fera durant les vacances d’été, pour gêner le moins possible la circulation automobile.

ARAS et portail classé

Par un vote sans discussion et à l’unanimité, la commune fera désormais partie de l’ARAS Jura Nord-vaudois. En fin de séance et pour revenir sur plusieurs courriers se plaignant de la suppression, votée en décembre, d’un portail classé à l’est du périmètre du collège, Jean-Philippe Dépraz a suggéré que l’on sonde un peu informellement le Conseil pour savoir si sa majorité ne voulait pas revenir sur cette décision, qui semble faire quelques vagues.

Le sondage auquel a dû se livrer la présidente, dans un exercice assez particulier, montre au final que le portail devrait normalement subsister, comme témoin d’une architecture de 1915 auquel d’aucuns tiennent.

Photo Olivier Gfeller

Philippe Guignard avec ses collègues du triage des Auges sur le chemin du 24 mars. Ce chemin a été créé lors du reboisement du lieu.

Agiez: année internationale de la forêt

 

Philippe Guignard avec ses collègues du triage des Auges sur le chemin du 24 mars. Ce chemin a été créé lors du reboisement du lieu.

Philippe Guignard avec ses collègues du triage des Auges sur le chemin du 24 mars. Ce chemin a été créé lors du reboisement du lieu.

Pour le village d’Agiez cette année coïncide avec le 25e anniversaire de la tornade qui dévasta le 24 mars 1986, le lieu dit «le Bois des Fives». Ce jour là vers 23 heures, quatre à cinq hectares de sapins blancs étaient à terre.

Le samedi 26 mars, les villageois, des représentants des autorités, le Syndic et le Municipal de la forêt en activité en 1986, se sont retrouvés au refuge d’Agiez à l’invitation du triage des Auges.

Philippe Guignard garde forestier a guidé les participants sur les lieux de la tornade. Aujourd’hui grâce au travail de reboisement effectué par le triage il y a 25 ans, une forêt imposante composée de plusieurs essences a «poussé». A part des souches coupées à raz du sol, plus aucune trace de cette intempérie ne subsiste. Tout au long de cette promenade Philippe Guignard a raconté la tornade, le reboisement et l’exploitation de cette forêt. Cette première journée de visite dans le cadre de l’année de la forêt avait pour thème «La forêt…, ça pousse aussi!»

Les participants ont passé un moment fort agréable, la passion que Philippe Guignard porte à la forêt est «contagieuse». Au dernier arrêt de cette promenade fort instructive, était inscrite sur un panneau, cette phrase à retenir: «travailler en forêt, c’est gérer le patrimoine naturel de notre Région». Pourtant un bémol est à constater dans la forêt, malheureusement, de plus en plus de déchets y sont retrouvés. Dommage de ne pas la respecter, car elle est le poumon de notre planète.

Dans le cadre de l’année de la forêt, trois autres manifestations sont agendées par le triage des Auges: A Bretonnières, le 21 mai à 9 h. au refuge, à Premier le 24 septembre à 9 h. au lieu dit la Station et à Vaulion le 8 octobre à 9 h. au lieu dit Ramelet et Sagnettaz. Ces trois matinées auront chacune leur thème.

Photo Elisabeth Zahnd

De gauche à droite Rosa Boffa directrice de la Banque Raiffeisen d’Orbe, Charles Monnier président du Conseil d’administration et la notaire Laure Thonney, de la Sarraz.

Naissance de la Banque Raiffeisen Mont-Aubert – Orbe

De gauche à droite Rosa Boffa directrice de la Banque Raiffeisen d’Orbe, Charles Monnier président du Conseil d’administration et la notaire Laure Thonney, de la Sarraz.

De gauche à droite Rosa Boffa directrice de la Banque Raiffeisen d’Orbe, Charles Monnier président du Conseil d’administration et la notaire Laure Thonney, de la Sarraz.

Ce ne sont pas loin de cinq cents personnes qui ont rejoint jeudi soir passé le V Center de Vallorbe à l’occasion de l’assemblée générale de la Banque Raiffeisen d’ Orbe. Avec, entre autres, l’occasion unique de pouvoir se prononcer définitivement sur le projet de fusion proposé par les organes de la Banque et ceux de leurs homologues du Mont-Aubert.

Une fusion nécessaire

Même si les dirigeants de la banque Raiffeisen d’Orbe ont tenté de justifier leur fusion par une synergie profitable et un moyen de consolider une profitabilité, ils ont rappelé que ce mouvement avait été initié par eux-mêmes: des coûts qui augmentent, des marges qui se rétrécissent sur le cœur du business qu’est le crédit, une marge de manoeuvre  globale qui diminue, le tout sur fond de sortie de crise économico-financière, de taux d’intérêt très bas et de concurrence de plus en plus agressive sont autant de facteurs qui ont plutôt dicté la solution proposée que de la présenter comme une alternative.

Ceci dit, la nouvelle banque aura un total de bilan de l’ordre de Fr. 540 millions, avec la perspective d’atteindre le milliard de francs dans quelques années et de devenir « un établissement bancaire standard » au sens de la réglementation croissante de la FINMA.

Un grand souci a été porté par les dirigeants des deux entités sur l’ancrage local. Qui ne veut pas dire une agence dans chaque hameau,  mais une connaissance des clients et un suivi régulier, par la même équipe, de leurs attentes et soucis. Les points de vente actuels resteront, certains comme Vallorbe voyant leur effectif et leurs spécialités augmenter. Pour le reste, le client ne devrait pas voir de différence négative, les deux entités ayant les mêmes façons de travailler et de pratiquer leur métier.

Une direction et un conseil d’administration choisi paritairement sur les deux territoires d’action complèteront le nouvel ensemble.

Un plébiscite à Vallorbe

Seul un sociétaire a posé une question, alors que la parole était offerte à celles et ceux qui le souhaitaient. Le nombre de voix présentes à Vallorbe s’élevait à 435 et c’est par 417 voix que la fusion a été acceptée, avec 10 oppositions.

Même accueil à Sainte-Croix

Les jours se suivent et se ressemblent. C’est à la quasi unanimité que les quelques 530 sociétaires de la Banque Raiffeisein du Mont-Aubert présents le vendredi 25 mars à Sainte-Croix ont eux aussi approuvé la fusion.

C’est donc une entité regroupant un territoire de près de 35 000 habitants qui sera maintenant desservie par une banque unie et renforcée.

Photo Olivier Gfeller

Orbe: des Guggens et du rire

C’est donc ce week-end du début d’avril que le Carnaval déroulera ses fastes, autant à la Cantine du Puisoir qu’au centre ville d’Orbe. Il est peut-être utile de vous rappeler quels seront les rendez-vous essentiels de cette manifestation afin qu’elle recueille le soutien des Urbigènes.

Les festivités commenceront par un bal sous la cantine, le vendredi 1er avril. L’ouverture officielle du Carnaval aura lieu sur la place du Marché, le samedi à l’heure de l’apéro offert par la commune, suivi d’un concert des Guggens. En soirée, il sera mis le feu au bonhomme hiver, au Puisoir. Un bal suivra. Enfin le dimanche, le cortège déambulera dans les rues de la cité (voir programme ci-dessus).

En vous rappelant que le thème choisi cette année sera Cro Magnon mais les organisateurs invitent tous ceux qui désirent défiler et se masquer, à se joindre au cortège à 15 h. à la gare, peu importe votre déguisement. Cet appel s’adresse surtout aux enfants qui apprécient le Carnaval ainsi qu’à leurs parents afin de faire du carnaval urbigène une véritable fête.

Le journal du Carnaval

Enfin, le Bourillon sera en vente dès le vendredi par les membres de la société, au prix de Fr. 3.– et pour vous mettre l’eau à la bouche, nous vous relatons le début d’une histoire vraie!

«Freddy Jaton se réjouissait de partir au Portugal avec les vétés du foot. L’occasion de découvrir des vins inhabituels. De bonne heure, ce vendredi matin, il était dans le bus à deviser avec les copains des futurs bons moments qu’il passerait chez les Lusitaniens. A l’heure de passer la douane, surprise, son passeport n’est plus valable. Et pas moyen de refaire un document sur place, les bureaux ne seront pas ouverts avant le départ de l’avion…»

Partira, partira pas, vous le saurez en achetant le Bourillon, sans oublier de vous amuser lors du dernier carnaval de la région !

Archives

A faire peur

 

Archives

Archives

A la vue du «Temps Présent» de la semaine dernière, j’avoue avoir été très surpris par le sort d’enfants de ma génération. Il y a un peu plus de trente ans, on ne faisait pas tellement de cas des gosses de familles marginales.

La moindre incartade, répétée à deux ou trois reprises, et vous étiez quasiment fiché par les autorités cantonales, qui n’hésitaient pas à vous placer dans des «maisons de redressement». Certains ont même été en prison pour adultes, quand bien même ils ou elles n’avaient pas commis de véritable délit.

Et lorsque des jeunes filles étaient enceintes, on n’avait pas de scrupule à faire adopter le nouveau-né, en tenant la mère porteuse à l’écart de cette décision «on ne peut plus arbitraire». Cela m’a fait froid dans le dos car nous ne savions rien de tout cela. Et c’est aujourd’hui que l’on découvre partiellement ces manipulations de gens bien pensants. Partiellement oui car avec le temps, on s’est rendu compte qu’il s’agissait d’abus de pouvoir et qu’il fallait à tout prix faire disparaître ces archives.

Rien ne permet de dire qu’aujourd’hui on est à l’abri de ce genre de bêtises. De tout temps, il y a eu des abus dans cette société. On se souvient qu’au début du siècle passé, les autorités fédérales enlevaient les enfants de gitans pour les placer dans des familles d’accueil, sans autre forme de procès.

Ce d’autant que j’ai vu un autre reportage qui dénonçait la manière dont on peut interner un membre de sa famille en asile psychiatrique sans avis médical