Dominique Faesch, directrice du tourisme régional et Gérald Favre, géologue, spécialiste en spéléologie.

Vallorbe: les grottes en chantier

Dominique Faesch, directrice du tourisme régional et Gérald Favre, géologue, spécialiste en spéléologie.

Dominique Faesch, directrice du tourisme régional et Gérald Favre, géologue, spécialiste en spéléologie.

Le cheminement des grottes de Vallorbe se prolonge en se parant de magnifiques escaliers, passerelles et plateformes en mélèze.

Il a fallu deux mois et demi aux entrepreneurs pour mettre en place et façonner, dans des conditions bien particulières, pas moins de dix-huit mètres cubes, soit près de quatorze tonnes de ce bois indigène.

Le mélèze est une essence qui supporte très bien l’humidité, donc pendant trente à quarante ans, ces ouvrages, qui s’intègrent parfaitement et avec esthétisme au milieu des rocs, feront office de cheminement aux nombreux visiteurs qui profiteront ainsi de découvrir la nouvelle salle de la «cathédrale».

Montcherand est encore concerné par la relégation.

Un deuxième tour passionnant

Montcherand est encore concerné par la relégation.

Montcherand est encore concerné par la relégation.

En 1ère ligue, Baulmes luttera pour sa survie. Lors des quatre premières parties qu’il a disputées dans ce 2ème tour, il a alterné le pire et le meilleur, en commençant par deux défaites (contre Echallens 1-4 et face à UGS 2-0) avant d’enchaîner par deux succès (YB M21 1-0 et à Guin 1-3).

Six points qui le laissent encore en avant-dernière position et sa tâche sera difficile, coincés entre deux équipes de jeunes de clubs de Super League, qui vont tout faire pour éviter la relégation. Mais s’il continue de la même manière que ces dernières semaines, Baulmes pourrait titiller des formations qui ont actuellement huit points de plus que lui.

Bavois marque

En 2e ligue interrégionale, Bavois a encore l’ambition de retrouver l’étage supérieur et il a de quoi puisqu’il a trouvé une verve offensive impressionnante en ce mois de mars puisque il a gagné 4-0 à Vevey avant de battre Monthey par 3-0. Par contre, Orbe entend se maintenir au milieu du classement pour sa première saison dans sa nouvelle division. Les Urbigènes qui ont perdu samedi à Genève 3-1 contre les réserves de Servette.

La relégation guette en 3e ligue

En 2e ligue, Champvent peut encore rêver de disputer les finales. L’équipe de Tonton Tharin n’a que cinq longueurs de retard sur les leaders, Prilly et Thierrens, après son succès par 2-0 contre Concordia. Pour sa part, Bavois II devra être vigilant. Il est 7e du classement mais il ne possède que cinq points d’avance sur l’avant-dernier, Chile, à la suite de son remis 1-1 contre Grandson.

En 3e ligue, il n’est plus question de songer à la promotion puisque Chavornay compte onze points de retard sur Jorat Mézières. Par contre, plusieurs clubs de la région sont menacés de relégation comme Montcherand qui est 7e avec 12 pts contre 11 à Valbal, 10 à Croy et 8 à Orbe II qui détient la lanterne rouge.

Rances au couteau

En 4e ligue, Rances espère passer à l’étage supérieur. Il est en tête de son groupe mais il est talonné par Valmont et Grandson qui n’ont qu’un point de retard. Si Arnex devrait garder sa place dans la ligue, Vaulion (10ème avec 6 pts) devra se méfier d’un éventuel retour de Valbal II qui attend de fêter son premier point. En 5e ligue, seul Bavois III peut nourrir un petit espoir s’il veut rattraper les Azzurri de Payerne qui pointent avec une demi-douzaine de points d’avance.

Enfin, on suivra avec intérêt les juniors A inter qui ont gagné le premier tour et qui entendent en faire de même au second ce qui leur permettrait de disputer les finales suisses. D’entrée, cette formation a été contrainte au match nul 1-1 par le Team Gruyère, qui avait été son dauphin à l’automne.

Photo Pierre Mercier

De gauche à droite : Pascal Moret, Sylvie Pidoux, Christian Mollard, Bertrand Barbezat, Cyril Rod.

Très bonne année pour les banques Raiffeisen du canton

De gauche à droite : Pascal Moret, Sylvie Pidoux, Christian Mollard, Bertrand Barbezat, Cyril Rod.

De gauche à droite : Pascal Moret, Sylvie Pidoux, Christian Mollard, Bertrand Barbezat, Cyril Rod.

Vendredi passé en Chamard, les banques Raiffeisen vaudoises présentaient leurs résultats 2010. Pour l’essentiel la présentation a été conduite par Bertrand Barbezat, directeur de Raiffeisen Mont-Aubert, mais en l’occurrence surtout président de la Fédération Vaudoise des Banques Raiffeisen.

Tous les indicateurs sont au beau fixe pour le groupe, qui enregistre un bénéfice net de 7,5 millions de francs. Avec notamment une augmentation de la somme du bilan de 7,5 % pour atteindre 7,41 milliards de francs, augmentation qui montre un développement toujours bien présent dans une «conjoncture de concurrence plus serrée que par la passé», précisera Bertrand Barbezat.

Le groupe a décidé de se donner les moyens de devenir une banque universelle à vocation helvétique, renforçant pour ce faire ses secteurs des crédits commerciaux et des conseils en placement. «Si nous voulons progresser, nous ne pouvons pas rester dans le marché hypothécaire traditionnel» a poursuivi le président Barbezat. «Les faibles marges sur le marché hypothécaire, alliées aux taux historiquement bas, nous conduisent à une diversification nécessaire et toujours axée vers le client».

A relever que c’est dans une optique de rationalisation et de maximisation des profits potentiels que les deux établissements de Mont-Aubert et d’Orbe proposent à leurs sociétaires de fusionner. On saura rapidement ce qu’il advient de ces propositions, puisque les assemblées générales extraordinaires devant statuer sur cet objet se tiennent la semaine prochaine à Sainte-Croix et à Vallorbe.

Photo Olivier Gfeller

Le Berger et sa bergère.

Le Berger et sa bergère s’en vont sur l’Alpe…

 

Le Berger et sa bergère.

Le Berger et sa bergère.

Il a fait son apprentissage en Gruyère, suivant les conseils de sa maman qui lui avait dit: «Tu devrais faire fromager, tu n’auras jamais faim!» Il est vrai qu’à cette époque, et surtout dans une famille nombreuse (ils étaient neuf frères et sœurs), on ne mangeait pas toujours à sa faim. Son papa était agriculteur et sa maman a fait les marchés pendant 65 ans à Bulle. Les enfants allaient cueillir des fruits en forêt (jusqu’à 60 l. de framboises d’un jour) pour mettre du beurre dans les épinards.

Fromager

Ce métier lui a tout de suite plu et il n’avait qu’une envie, tenir sa propre laiterie; après l’apprentissage, il fait des stages et vient travailler au Linor (appellation de l’époque). Peu après, le laitier d’alors, Fred Goy, quitte Orbe pour reprendre une laiterie à Lausanne, Freddy postule sa place et l’obtient. Il y restera jusqu’à ce 31 mars 2011, pour le plaisir des clients qui viennent de loin acheter les produits de son étal.

Son palais

C’est ce qu’il a le plus utilisé pendant toutes ces années, car pour vendre de la bonne qualité, Freddy goûte avant d’acheter, il va jusqu’à Lyon, en Gruyère ou ailleurs. La provenance du fromage n’est pas très importante, la qualité et le goût, par contre oui, car il est très exigeant. Il a créé une recette de garniture pour ses tommes à l’ail des ours qui ont beaucoup de succès. Il aime le Gruyère AOC qui est un produit fantastique et cela pas seulement parce qu’il vient de son pays!

Mélange pour la fondue

Son prédécesseur coupait le fromage devant le client, mais Freddy a cherché et trouvé le mélange moitié-moitié adéquat qui lui convenait. Cette recette était la bonne et il en a fait des tonnes et des tonnes au long des années. Ce mélange est dégusté dans le monde entier car sous vide, il voyage dans les valises jusqu’en Nouvelle-Zélande ou en Australie.

Il en livre des grandes quantités à l’Olma à Saint-Gall et à la Cave Vaudoise du Comptoir. Il va transmettre sa recette aux nouveaux fromagers, Marjorie et Steve Berger de Lignerolle qui vont perpétuer la façon de faire de Annette et Freddy Fragnière.

Regrets

L’âge étant là, il mérite d’arrêter, mais c’est tout de même avec regrets qu’Annette, son fidèle bras droit et lui fermeront la porte à la fin du mois. Ils ont aimé le contact avec la clientèle et cela se sentait. D’humeur joyeuse, avec toujours un gentil mot pour chacun, ils étaient chaleureux et sympathiques. Les clients vont vous regretter, merci à tous deux !

Photo Marianne Kurth

La Sénégazelle: une sacrée expérience

Elle y retournerait demain au Sénégal pour revivre cette aventure magnifique au contact du groupe de 64 jeunes femmes qui ont pris part à cette compétition et à la rencontre de l’Afrique. L’aventure a pourtant mal commencé pour Séverine Fresneau. En arrivant à Dakar, la native de Chavornay a dû patienter pendant quatorze heures afin de franchir les contrôles douaniers.

Seule citoyenne n’appartenant pas à l’Union européenne (61 Françaises et 2 Espagnoles), elle s’est vu refuser l’entrée au pays n’ayant pas de visa. Il aura fallu l’intervention du chef de la police de Dakar, sous la pression de l’organisateur de cette compétition à but humanitaire, pour que la Suissesse puisse se rendre à Simal, lieu de départ. «Nous avons atterri un dimanche matin à 6 heures.

Comme il me fallait un visa, j’ai dû patienter car le chef de la douane sénégalaise ne pouvait pas se déplacer le jour du Seigneur. Et comme personne n’était en mesure de m’accorder le sésame, j’ai craint de devoir retourner en Suisse. Mais le responsable de l’organisation, Michel Ferron, a remué ciel et terre pour me «libérer». Et lorsque ce fut le cas, aux environs de 20 heures, un véhicule m’attendait pour rejoindre mes collègues».

Des Sénégalais généreux

Si les courses à pied n’étaient pas très longues, une dizaine de kilomètres par jour, c’est le sable qui posait quelques problèmes. Tout s’est cependant bien passé puisque Séverine a terminé septième du classement final. «Je garderai d’abord le souvenir de gens particulièrement généreux malgré leur pauvreté. Tous les soirs, nous avions droit à de petits spectacles intéressants.

Je me souviendrai également de la remise du matériel scolaire dans des classes villageoises spartiates où l’ardoise règne en maître puisque les cahiers ne sont utilisés que pour les leçons à la maison. Nous avons visité avec émotion Gorée, d’où les Noirs étaient envoyés en esclavage en Amérique».

Super ambiance

«J’ai bien aimé la nourriture locale qui nous était servie et nous avons appris à vivre dans des cases sans confort dans lesquelles nous tentions de dormir l’après-midi alors qu’il faisait 35 degrés à l’extérieur. Une fois, nous avons manqué d’eau en cours de douche et on nous a demandé de patienter une demi-heure, le temps d’aller chercher le précieux liquide dans un puits à proximité!

Cela nous rappelle la chance que nous avons chez nous. Si le contact avec la population a été très enrichissant, l’ambiance entre les concurrentes a été particulièrement agréable. J’en ai été surprise et je pense y retourner l’année prochaine car vraiment ce ne fut que du bonheur!».

Photo Séverine Fresneau

Le Madrigal en concert à Baulmes

Baulmes: superbe concert du chœur Le Madrigal

Le Madrigal en concert à Baulmes

Le Madrigal en concert à Baulmes

L’Association Culturelle de Baulmes et Environs avait invité le choeur Le Madrigal, du Landeron (NE), pour un concert qui a eu lieu dimanche passé en fin d’après-midi au temple de Baulmes.

Devant une assistance trop rare pour la qualité du programme, les quelque 25 choristes placés sous la direction de Louis-Marc Crausaz, ont présenté a capella un florilège brillant de pièces de musique sacrée des 16, 17 et 18e siècles, complétées entre autres par un sublime Magnificat d’Arvo Pärt, le compositeur estonien contemporain, d’une très grande difficulté à chanter et d’une harmonie déroutante mais tellement typique du compositeur.

A relever aussi une splendide et délicate interprétation des Sept Paroles de Jésus Christ sur la Croix, de Charles Gounod, qui a conclu la partie musique sacrée du concert. L’assistance a ensuite pu se délecter avec quelques pièces profanes, dont l’une, Chanson Douce, a été composée par le chef de chœur lui-même, qui est aussi professeur de piano au Conservatoire de Fribourg et compositeur prolixe.

Un peu plus d’une heure de pur bonheur plongeant l’auditeur au coeur même des nuances musicales subtiles et des phrasés délicats. Si vous croisez l’annonce d’un concert du Choeur le Madrigal, ne ratez pas l’occasion de faire sa connaissance.

Par exemple le dimanche 10 avril prochain à l’Abbaye de Bonmont, à Chéserex, au-dessus de Nyon, à 17 heures.

Le site internet du choeur Le Madrigal.

Photo Olivier Gfeller

Nucléaire ou tournesols ?

La fin du nucléaire

Nucléaire ou tournesols ?

Nucléaire ou tournesols ?

Il aura donc fallu l’accident de la centrale de Fukushima pour rappeler au monde entier les dangers du nucléaire. Car la plupart des experts n’ont jamais été en mesure de clamer haut et fort à quoi nous serions exposés en cas de pépin.

Étaient-ils tous à la solde des entreprises électriques qui faisaient la part belle au nucléaire? Même si les circonstances météorologiques ont été particulières au Japon, la démonstration est faite que l’on ne peut pas continuer d’envisager l’avenir avec cette source d’énergie.

Même si cela coûte plus cher, il faut développer des énergies plus propres et pour le moment, l’essentiel des gouvernements semblent vouloir retenir la leçon de Fukushima.
Depuis toujours, les déchets nucléaires posent problème car il faut des siècles pour qu’ils deviennent inertes.

Des sociétés occidentales n’hésitent pas à aller les enterrer en Afrique, là où bien des gouvernements n’ont pas de scrupule à les accueillir contre des poignées de dollars. Certains prétendent même que les pirates somaliens avaient entamé leurs raids en mer à titre de représailles, en constatant que des bateaux italiens jetaient ces déchets toxiques à proximité des côtes de leur pays.

Les voyous n’étaient donc pas ceux que l’on pensait!