Jean-Paul Widmer

Valeyres-sous-Rances: Jean-Paul Widmer quittera tout

Jean-Paul Widmer

Jean-Paul Widmer

Comme d’autres syndics de la région, Jean-Paul Widmer va laisser vacant son siège à Valeyres- sous-Rances. Contrairement à certains chefs d’état du Maghreb ou africains, il ne se sera pas éternisé dans son rôle. Il n’y aura passé qu’une législature, succédant à Henri Nerny. Néanmoins, il aura siégé pendant seize ans à l’exécutif, avec un premier passage comme municipal entre 1986 et 89 puis dès mars 1999. A 65 ans, il a estimé qu’il était l’heure de passer la main. Il abandonnera du reste toutes ses fonctions officielles.

Meilleur pinot noir du canton

Il laisse un village qui se porte bien, qui se développe puisque plusieurs quartiers de villas sont en construction ou en projet. La vigne est une des fiertés de la localité qui ne compte pourtant que cinq vignerons. Il en est convaincu car il a entendu dans un restaurant de Perroy que Valeyres produisait le meilleur pinot noir du canton. Concernant l’avenir, il est un adepte de la fusion, notamment avec Orbe car il estime que la ville voisine possède les services techniques que les villages ne peuvent pas mettre en place. Il est persuadé que dans un avenir proche, le regroupement de plusieurs communes autour d’Orbe sera la seule solution viable en matière de gestion car la tâche est devenue complexe en raison de la prolifération des lois et des règles à appliquer, au détriment du bon sens.

Séparatif terminé

Certes, son village a connu quelques troubles lors de l’organisation de bals mais les choses sont rentrées dans l’ordre grâce à l’appui de la police. Il regrette toutefois que les sociétés organisatrices doivent prendre des précautions onéreuses pour la sécurité des manifestations. Au niveau des satisfactions, il retient le fait que son village a totalement résolu le problème du séparatif. Il se réjouit de savoir que le café-restaurant du village ne fermera pas ses portes, ce qui ne fut pas une mince affaire.

Travailler encore

Quand bien même il a remis son domaine agricole à son fils Christophe, il donnera le coup de main car il n’envisage pas une retraite sans travail. Il espère encore faire quelques voyages avec son épouse, distraction qu’il n’a pas eu l’occasion de beaucoup pratiquer. Il se souvient tout de même d’un magnifique séjour de la Municipalité à Pékin en 1989. Pour terminer, Jean-Paul Widmer gardera en mémoire les meilleurs moments de sa carrière politique comme il se souvient des bons moments passés à l’école de recrue. Et Dieu sait que rien ne fut facile car la syndicature implique de régler les conflits entre villageois et cela n’est pas toujours facile.

Photo Pierre Mercier

Snowboardeur

Ski: le 50e derby

 

Snowboardeur

Snowboardeur

Samedi 19 février 2011, Les Rasses, 7 h. 30 du matin. Les premiers skieurs sortent de leur voiture. Ils décrochent les lattes du toit et chaussent leurs souliers de ski. Les enfants eux aussi sont là, et en nombre. Les différents ski-clubs se réunissent petit-à-petit. Des groupes se forment et prennent l’arbalète plantée dans le flanc des Petites Roches.

Les membres du Ski-Club Baulmes sont eux déjà à pied d’œuvre, ce sont eux les organisateurs du cinquantième Derby de la Vallée de l’Orbe. La piste a été piquetée et le chronomètre installé. Le premier groupe, celui des snowboarders, est déjà prêt à partir, dossards sur le dos.

Les concurrents s’élancent, catégorie après catégorie, des plus jeunes aux plus anciens, sur une piste bien préservée malgré un gros manque d’enneigement. Environ 120 sportifs passèrent ainsi entre les portes du slalom géant pour profiter ensuite d’un bon repas ainsi que du soleil bien présent dans la petite station du Balcon du Jura afin de fêter de la meilleure manière possible ce 50e Derby de la Vallée de l’Orbe.

Voici les résultats (trois premiers de chaque catégorie, dans l’ordre décroissant):

Hommes snowboard: Laurent Kohli, Jonathan Javet, Jérémy Marendaz.
Filles mini: Léna Meyer, Perrine Goy, Morgane Dufresne.
Garçons mini: Simon Jaccard, Thomas Delacrétaz, Jim Breitler.
Filles OJ 1: Claire Laveney, Marie Baud, Elie Jaccard.
Filles OJ 2: Roxanne Baud, Jessica Alves, Méline Fornasari.
Garçons OJ 1: Valentin Faessler, Robin Pinard, Clément Fischer.
Garçons OJ 2:
Armand Benoit,
Mateo Toussaint,
Gaël Leresche.
Hommes juniors: Lionel Fischer,
Quentin Candaux, Jean-Marie Cabras.
Dames 1:
Katia Cruchaud.
Dames 2: Annick Anex, Joëlle Jaccard, Marinette Benoit.
Vétérans 1: Emmanuelle Jaccard, Yves Roy, Jérôme Mattei.
Vétérans 2: Antoine Fischer, André Lecoultre, Joël Delacrétaz.
Séniors: Fabien Roy, Nicolas Concu, Simon Schmidli.

Photo Simon Leresche

Paisible

Juriens : forum Prométerre

 

Paisible

Paisible

La grande salle de Juriens était bien remplie, malgré la neige, ce 24 février 2011.

Paysannes et paysans s’y sont retrouvés, à l’instigation de Prométerre, afin de discuter des points chauds du moment.

Nouvelle loi

Déjà ébauchée dans un précédent article, cette nouvelle loi apporte bien des soucis au monde paysan. Cependant Prométerre tente d’apporter du soutien, afin que les agricultrices et agriculteurs puissent s’adapter à PA 2011, notamment dans le projet “Paysage”.

NH3

C’est le symbole chimique de l’ammoniac dont le monde paysan doit tenter de réduire les nuisances, de 13 %, selon les accords européens de Göteborg. En 1900, les rejets d’ammoniac de l’agriculture étaient de 42’000 tonnes et en 2010 de 52’000 tonnes pour la Suisse.

Des mesures sont prises actuellement pour couvrir les fosses et pour épandre ces substances avec une quantité infime de perte. Un nouveau système d’épandage avec «pendillards» existe, mais coûte cher, doit être fixé sur une citerne à pression et demande plus de puissance au tracteur. Les subventions arriveront-elles à couvrir les frais engendrés ?

Ce cher lait

La quantité de lait, livrée en 2010, a malheureusement encore augmenté et le stock de beurre excédentaire arrive, à fin 2010, à 10’000 tonnes. La motion Aeby a passé au Conseil national, mais pas encore au Conseil des Etats. Le gruyère se vend toujours bien à l’étranger et le projet de la fabrication de la tomme vaudoise va être relancé. Il faut que les paysans se tiennent les coudes et évitent de vendre leur production de lait à n’importe quel prix.

Valorisation des produits

Prométerre encourage la production artisanale de bons produits. Cette association a mis sur pied, avec Pro Terroir, des «paniers du terroir» ainsi qu’un service traiteur et prépare un magasin à Ouchy pour cette année. Les questions dans la salle ont mis en évidence le problème de reconnaissance du travail de transformation qui devrait pouvoir se compter également en UMOS (Unités de Main d’Oeuvre Standard) et celui du Cassis de Dijon qui, si les producteurs ne font pas attention va faire baisser la qualité des produits.

Il reste encore beaucoup de problèmes à discuter et à résoudre, mais on a pu voir jeudi passé que ce genre de réunion pouvait faire avancer les choses.

 

Photo Marianne Kurth

Henri Germond, Claude Recordon et Michel Lardieri posent la première pierre.

Orbe: acte symbolique

 Henri Germond, Claude Recordon et Michel Lardieri posent la première pierre.

Henri Germond, Claude Recordon et Michel Lardieri posent la première pierre.

C’est en présence d’une bonne partie du personnel de la commune que le syndic Claude Recordon, le municipal des bâtiments Henri Germond et l’architecte Michel Lardieri ont glissé, la semaine dernière, une cartouche, contenant les préavis liés à l’objet et l’Omnibus du jour, dans un des murs de l’Hôtel de Ville, en guise de première pierre.
Repoussé pour d’autres urgences
En quelques mots, le syndic Recordon a replacé l’événement dans le temps. C’est à partir du début des années 90 que l’idée d’aménager différemment le bâtiment communal est née. Mais en 1993, l’usine Hasler était à vendre. Orbe manquait d’écoles. L’occasion était unique de transformer cet atelier qui est devenu l’école de Montchoisi. Dans la foulée, le poste de police nécessitait un relookage impératif. Il fallait une fois de plus repousser l’idée de transformer l’Hôtel de Ville, pour des raisons financières bien entendu. Et comme il n’y avait pas de revendication particulière du personnel communal, ce n’est qu’en 2003 que le sujet émerge à nouveau.
Près de 7 millions de francs
Cinq préavis auront été nécessaires pour cette rénovation d’un investissement total de Fr. 6 850 000.– qui se décompose de la manière suivante : achat des étages supérieurs du Café de la Croix d’Or (Fr. 130 000.–), mandat d’étude des travaux (Fr. 240 000.–), transformation des étages supérieurs du Café de la Croix d’Or (env. 4 mio), modification des plans suite à l’intervention des Monuments Historiques avec déplacement de l’ascenseur (Fr. 450 000.–) et travaux de rénovation de l’Hôtel de Ville (env. 2 mio), qui a nécessité le déplacement de l’administration dans divers bâtiments de la localité, ce qui n’aurait pas été nécessaire sans l’intervention des Monuments Historiques qui ont voulu préserver un mur dont personne ne connaissait l’importance.
Prêt à la fin de l’année
Ces travaux prendront plus d’une année et seront à disposition de la commune à la fin de cette année 2011. Il aura donc fallu huit années pour concrétiser l’idée de 2003 mais Orbe pourra enfin bénéficier d’un Hôtel de Ville digne de ce nom puisque jusqu’ici le syndic et les municipaux ne disposaient que du bureau du secrétaire communal pour travailler et se réunir !

Orbe

L’Hôtel de Ville est l’un des grands chantiers de la localité et l’administration communale devrait retourner dans ses murs à la fin de cette année. En juin prochain, on inaugurera la nouvelle garderie à Saint-Claude qui pourra accueillir 66 petits enfants. Devrait suivre un parc public sur cette même parcelle avec une vigne et des places de jeu. La future caserne des pompiers vient d’être mise à l’enquête et devrait être fonctionnelle pour 2013. Cela bouge à Orbe et d’autres investissements importants se profilent dans cette ville, promise à un bel avenir.

TGV en gare de Vallorbe

Une gare historique privée de trains

 

TGV en gare de Vallorbe

TGV en gare de Vallorbe

Le 16 février 2011, les deux opérateurs ferroviaires CFF et SNCF ont signé un nouvel accord commercial pour 12 ans, destiné à renforcer et développer leur partenariat dans l’offre à grande vitesse entre la France et la Suisse, exploitée sous la marque TGV Lyria. Les liaisons Lausanne-Paris passeront de quatre à cinq liaisons quotidiennes d’ici 2014. Ces liaisons bénéficieront également d’une baisse de temps de parcours de 15 minutes selon les CFF. Trois relations sur cinq seront effectuées via Genève et ceci aura pour conséquence que le TGV ne circulera plus que deux fois par jour via la ligne Lausanne-Vallorbe-Dijon-Paris, contre quatre actuellement, cinq durant le week-end.

Les politiques pris de vitesse

Les opérateurs ont manifestement pris de vitesse les politiques. A commencer par les autorités de Vallorbe, qui croyaient jusqu’alors entretenir de bons rapports avec les CFF, mais qui n’ont pas été avisées au préalable de cette décision, ce qui a bien entendu provoqué leur colère. Une colère qui a visiblement atteint également les autorités cantonales, Conseil d’Etat et Grand Conseil, auprès desquels plusieurs motions ou interpellations ont été déposées, notamment par le député Nicolas Rochat Fernandez, du Lieu. Au niveau régional, les grandes communes ont elles aussi donné de la voix, à l’image des associations de développement comme l’ADNV. Ce mouvement n’a visiblement aucune couleur politique particulière. Il veut simplement lutter contre l’abandon d’un service public considéré comme fondamental pour le développement économique régional.

Réactions unanimes

Dans son interpellation, le député Nicolas Rochat Fernandez relève que « les arguments avancés par les CFF dans la presse ne concernent que la rentabilité à court terme: permettre de remplir les trains aux heures creuses en les faisant passer par Genève. Même s’il est fait référence à une diminution du temps de parcours à court terme, les CFF font fi des travaux d’optimisation du tronçon Dôle-Dijon payés par le contribuable suisse à hauteur de 50 millions et qui verra une diminution du temps de parcours de 30 minutes».

De l’autre côté de la frontière, la colère gronde aussi. La part de dépenses d’infrastructures dévolue au département du Jura est de 13,3 millions (sur les 720 millions financés par les collectivités locales). «Je refuse de payer, déclare le sénateur Gérard Bailly, ancien vice-président (UMP) du Conseil régional de Franche-Comté. Ce projet représente une régression pour les Jurassiens, avec un nombre de TGV s’arrêtant à Dôle qui chutera à un ou trois par jour, au lieu des six ou sept aujourd’hui.» Et d’ajouter : «Le nord de la Franche-Comté pèse 400 000 habitants, soit deux fois plus que nous. Nous ne faisons pas le poids face à Belfort, Besançon et Dijon. Les Dijonnais étaient même furieux à l’idée que Dôle puisse devenir une étoile ferroviaire.»

Combat difficile en vue

Au sein de la Conférence Trans-Jurassienne, Franche-Comté, Vaud, Berne, Neuchâtel et Jura se préparent à monter aux barricades pour combattre la décision de Lyria, la filiale à 100% des CFF et de la SNCF. Ceci dit, même si la décision de Lyria heurte, il va sans doute être difficile de faire revenir l’opérateur sur une position plus souple, sauf à se voir inviter poliment à participer plus concrètement aux coûts de fonctionnement.

A relever enfin pour les chiffres que, à une date prise au hasard, le 22 février 2011, peu avant 14 heures, 24 personnes, dont six enfants, ont pris le TGV pour Paris en gare de Vallorbe. Des passagers suisses et français qui, pour l’essentiel,w ne comprennent pas la future suppression.

Photo Olivier Gfeller

 

Kadhafi

Tr(i)p…poli…

Kadhafi

Kadhafi

Pour être honnête, dit-on chez nous. Mouammar voulait se rendre fréquentable ; pourtant l’histoire est en train de le dépasser, ce président libyen, courtisé un moment par tous, à cause de ses puits de pétrole.

Par contre, Micheline Calmy-Rey et Hans-Rudolf Merz avaient perdu une partie de leur crédibilité au contact de ce triste sire dans l’affaire des otages helvétiques. Kadhafi n’en était du reste pas à ses premières frasques. N’avait-il pas commandité l’attentat de Lockerbie et bien d’autres dans la foulée, ce qui lui avait valu un cinglant rappel à l’ordre de la part du président Reagan. Mais le tir de la marine américaine n’avait pas atteint son but. On n’oubliera pas non plus l’affaire des infirmières bulgares dans les délires de ce schizophrène.

Ce cynique personnage se retrouve désormais acculé par ses propres compatriotes. Il a beau minimiser l’impact de la révolution, il en fera les frais. Et sûr que le jour où il voudra quitter son pays, il n’aura plus beaucoup d’amis pour l’accueillir. C’est là où réside le danger. Perdus, puisque toutes les instances le condamnent, lui et sa famille tenteront par tous les moyens de trouver une issue dans leur Libye.

Quitte à continuer de tuer ses compatriotes avec cette morgue qui est la sienne. Kadhafi est devenu l’homme à abattre car on n’a plus rien à attendre de ce fou, à qui les diplomates européens faisaient encore la cour, il n’y a pas si longtemps, laissant les Suisses dans les filets du maître de Tripoli sans qu’ils s’en émeuvent.

Joli retour des choses, n’est-ce pas, Micheline et Hans-Rudolf !