Le comité de la FVSA, de gauche à droite Henri Geissbühler, Ruth Erismann, Jakob Troxler, président, André Pasche et Christine Golay.

Les apiculteurs vaudois en assemblée

Le comité de la FVSA, de gauche à droite Henri Geissbühler, Ruth Erismann, Jakob Troxler, président, André Pasche et Christine Golay.

Le comité de la FVSA, de gauche à droite Henri Geissbühler, Ruth Erismann, Jakob Troxler, président, André Pasche et Christine Golay.


La Fédération Vaudoise des Sociétés d’Apiculture tenait samedi passé à la salle communale de Bretonnières sa traditionnelle assemblée annuelle des délégués. L’occasion de prendre, à bonne source, des nouvelles de la santé déficiente des colonies d’abeilles depuis quelques années.

L’assemblée a débuté par une mauvaise nouvelle : Pierre-Henri Conod, le vice-président de la section d’Orbe et cheville ouvrière de l’organisation de cette journée avait dû être emmené à l’hôpital le matin après un malaise. Et chacun se faisait du souci pour sa santé. L’agriculteur et berger retraité, qui fabrique tous les produits de la ruche, du miel de sapin au pollen en passant par l’hydromel, devait revenir plus tard dans l’après-midi, rassuré sur son état, mais pas encore très vaillant. Dans l’intervalle, c’est Claude Guignard de Romainmôtier, le président de la section qui l’a suppléé et a notamment reçu, pour la section et pour une année, la fameuse médaille Apimondia 1995, qui distingue la qualité des produits vaudois.

Une partie statutaire sans histoire

De la partie statutaire proprement dite, on relèvera simplement le changement de caissier. Le titulaire Henri Geissbühler, de Constantine, se devait réglementairement de laisser la place à un successeur, après plus de 12 ans passés avec succès dans sa charge. C’est donc Samuel Panchaud, élu par acclamation, qui lui succède avec effet immédiat.

Mais de quoi meurent-elles ?

Des différents rapports présentés et de la discussion nourrie qui a eu lieu ensuite, on notera que le fameux varroa ne semble de loin pas être le seul responsable des colonies disparues ou décimées depuis quelque temps. Il faut, semble-t-il, se tourner vers les pesticides et autres insecticides, utilisés de façon intensive, notamment dans les régions où l’on pratique la culture des céréales. Il ne semble pas exister de preuves scientifiques permettant d’incriminer ces produits, mais plutôt des constats pragmatiques.

L’inspecteur cantonal des ruchers, Frank Crozet, a procédé à quelques expériences de déplacements temporaires de ruches en altitude, notamment à la Vallée de Joux, qui tendraient à démontrer qu’un air non vicié à des périodes critiques du cycle de vie de l’abeille est particulièrement favorable au bon développement des colonies. Les fameux engrais verts, dont la phacélia, ne seraient pas non plus sans conséquence, les abeilles continuant de butiner en novembre alors qu’elles devraient plutôt prendre du repos.

La difficulté actuelle est de déterminer quels sont les facteurs déterminants dans ces disparations de colonies. Et même sur le plan européen, on ne dispose pas encore d’études indiscutables. En attendant, et comme le rappelait le président de la FVSA Jakob Troxler, relayé ensuite par l’ancien vétérinaire cantonal Jacques-Henri Penseyres, la plus grande prudence doit être de mise face aux essaims sauvages et aux essaims importés : tous deux peuvent être sources de contamination des colonies indigènes.

Photo Olivier Gfeller

Madame et son syndic

Bretonnières: départ du syndic

Madame et son syndic

Madame et son syndic


25 ans au service de la commune

A 59 ans, François Berthoud a décidé de mettre un terme à son mandat. Municipal depuis vingt-cinq ans et syndic à partir de 1994, il estime qu’il est l’heure de passer la main. Non pas qu’il soit las de son activité, mais il estime qu’à un certain moment, il faut laisser à d’autres le soin de conduire sa commune. Pendant de très nombreuses années, il a pu compter sur l’appui de Claude Regard, qui fut un secrétaire communal hors pair. La succession de ce dernier ne fut pas facile, mais les choses ont pu être rétablies grâce à l’appui de la commune d’Orbe et de l’une de ses secrétaires, Mme Tauxe. Cependant, il estime que son approche relativement lacunaire de l’informatique et quelques problèmes de santé le contraignent à remettre son mandat.

Gare et bistrot sauvés

S’il jette un coup d’œil dans le rétroviseur, le syndic de Bretonnières pense avoir bien accompli sa tâche. Il a fallu sauver la halte CFF du village en réhabilitant le passage sous voies ;  il a été nécessaire de réaménager la maison de commune ainsi que le café avec l’aide d’un gérant de qualité. De nouvelles maisons ont été construites bien malgré le fait que le plan cantonal d’aménagement limite le développement des petites communes. Un Plan Général d’Affectation (PGA) sur lequel la Municipalité planche encore pour tenter de convaincre des propriétaires terriens de céder un peu de terrain pour la construction. Un point noir à relever, la fermeture de l’école.

La facture sociale

Financièrement, Bretonnières se porte bien. En partie grâce à la manne de la gravière, les Caque-lentilles avaient un point d’impôt à 50, qu’il a fallu augmenter avec le temps et qui est monté à 66. Il faut dire que la contribution à l’aide sociale (Fr. 200’000.– à un certain moment), plombait un peu les comptes. Avec un budget de 1,2 millions, le village ne peut pas avoir des ambitions démesurées. Et les municipaux s’imposent des travaux que leurs collègues des localités plus grandes n’ont pas. Ainsi, François Berthoud s’occupe depuis longtemps en dehors de ses fonctions de syndic de l’entretien du cimetière qui avait été laissé un peu à l’abandon au milieu des années 80.

Des fleurs pour Madame

Si le conseil général de l’époque était conduit de manière quasi dictatoriale par Georges Chappuis, ce législatif est devenu plus démocratique et ressemble aujourd’hui au bureau des réclamations (vitesse, conflits de voisinage, etc). Au point que l’épouse du syndic Yvette, regrette l’époque où tout se réglait à la cuisine de la ferme. Mais la nouvelle population peine à s’intégrer et la vie sociale du village en souffre un peu. Madame craint forcément que la retraite du chef ne sera pas simple à gérer après tant d’années passées au service du village. Quand bien même elle pense que son mari jardinera plus qu’avant, puisqu’il adore les fleurs. Donc, ce retour à la normale se transformera en rose pour celle qui l’a soutenu pendant un quart de siècle.

Photo Pierre Mercier

François Bierlaire est classé actuellement premier au circuit national jeunesse en cadets ; au tournoi d’Orbe, il s’est classé troisième suite à la «mort subite» où il a perdu 14-15 en demi-finale.

Escrime : étape nationale à Orbe

François Bierlaire est classé actuellement premier au circuit national jeunesse en cadets ; au tournoi d’Orbe, il s’est classé troisième suite à la «mort subite» où il a perdu 14-15 en demi-finale.

François Bierlaire est classé actuellement premier au circuit national jeunesse en cadets ; au tournoi d’Orbe, il s’est classé troisième suite à la «mort subite» où il a perdu 14-15 en demi-finale.

Une centaine d’escrimeurs de toute la Suisse et même de France s’étaient donné rendez-vous à la salle omnisports du Puisoir.

Organisée par le cercle d’escrime d’Yverdon, cette étape du circuit national réunissait d’abord les jeunes dans le cadre de «Graines d’escrime» et offrait la possibilité de participer à des tournois au sabre ou au fleuret.

Les classes de juniors jusqu’à 20 ans étaient aussi de la partie avec une septantaine de participants. Enfin, chez les seniors, ils étaient 25 à se disputer la victoire au sabre.

Du côté des régionaux, on citera la médaille de bronze de François Bierlaire (Orbe) chez les 14-16 ans et les cinquièmes places de l’Urbigène Nour Paris chez les benjamines et de Keoran Ringer (Chavornay) chez les minimes. Des récompenses obtenues au sabre, puisque le club yverdonnois s’est spécialisé dans cette arme.

Photo Anne Folens

Juraglöggli

Jodlerclub Juraglöggli en liesse à Orbe

Juraglöggli

Juraglöggli

Les amateurs de jodel s’étaient donné rendez-vous vendredi et samedi derniers au Casino pour vivre deux soirées épatantes.

Deux soirées qui ont charmé un public averti, lequel est venu en nombre et de toute la région applaudir chanteurs et acteurs.

Vendredi, ouverture rythmée par le groupe de «Schwitzoises Tavannes» suivie de la prestation attendue du Jodlerclub Juraglöggli local. Au cœur du divertissement, dans un discours plein d’humour, le chaleureux président Gottfried Frauchiger «Godi» a exprimé ses remerciements de circonstance et avoué une dérive quelque peu francophone de leur registre. A relever une particularité du jodel, après avoir donné le ton à l’aide de son diapason, la directrice, Annelise Cavin, réalise un vrai tour de passe-passe, en dirigeant l’ensemble vocal les mains dans les poches!

En intermède, la très belle performance du «Jodlerquartett Wandflue» de Soleure qui a fait passer dans le public des frissons de plaisir en accompagnant notamment le Juraglöggli dans une magnifique interprétation finale.

Samedi, ouverture par le trio folklorique «La Bidouille» et en intermède du tour de chant du Juraglöggli, le trio d’harmonicas «Schmittebuebe» (les garçons Schmitt) qui a imprimé un tempo revigorant propre à ravir les spectateurs. Dans la partie officielle, «Godi» a prétendu avec malice, que dans la vie urbigène, il y avait trois dates incontournables, Noël, la soirée du jodlerclub et Pâques… Trois jubilaires ont été honorés et ont reçu un beau cadeau : le président Gottfried Frauchiger pour 25 ans de sociétariat, ainsi que Reto Läuchli et Ruedi Kaenel pour 10 ans. Le bis du public «Steimanndli jutz» reporté après minuit et chanté par plus de quarante exécutants présents, a enthousiasmé la salle.

En deuxième partie du spectacle des deux soirées, on a vu une pièce de théâtre humoristique très animée, «Les murs ont des oreilles» de Sylvain Clot et mise en scène par Jean-Paul Ducret. Calquée sur la vie campagnarde d’un ménage trop masculin, en recherche d’acceptation d’une présence féminine compétitive, n’a pas été une sinécure. Les comédiens amateurs bien dans leur personnage ont ravi le parterre, avec des jeux scéniques ironiques et pleins d’esprit, une prestation très applaudie.

Deux soirées qui font toujours recette, ont permis de vivre des instants empreints d’émotion et de plaisir.

Photo Alain Michaud

Catarina et Antonio Tavares

Le poulpe débarque aux Clées

Catarina et Antonio Tavares

Catarina et Antonio Tavares

Le temps passe vite et ça fait déjà depuis octobre dernier que Catarina et Antonio Tavares ont repris la tête du restaurant de la Croix Blanche. Et quand on passe la porte de leur établissement, les savoureuses odeurs de cuisine du sud entourent le visiteur. Antonio et Catarina Tavares sont d’origine portugaise et ont tous deux travaillé dans la restauration depuis toujours. Il n’y a pas très longtemps encore, le nouveau patron des Clées cuisinait dans un restaurant réputé du Chablais (La Nonna, à Aigle) et la patronne avait la responsabilité du service dans un établissement de Romanel-sur-Lausanne.

Cela faisait longtemps qu’ils cherchaient à se mettre à leur compte et à pouvoir travailler ensemble. Et la commune des Clées cherchait elle aussi depuis longtemps un nouveau patron pour l’auberge communale. Heureuse rencontre donc que celle-ci. Avec un accueil plus que bienveillant de la part de la population locale, «toujours prête à donner un coup de main», précise Antonio Tavares, «pour qui la qualité du produit passe avant tout et qui a son réseau de fournisseurs sur lesquels il peut compter pour être en mesure de travailler ses préparations».

Une nouvelle carte chaque saison, mais des plats de tradition toute l’année

Il fallait trouver comment allier tradition et nouveauté dans un cadre qui n’est pas particulièrement au passage. C’est donc à un savant mélange de mets locaux et de plats à la mode portugaise que le chef Antonio Tavares s’est livré. A côté d’une carte des mets de saison, on y trouve aussi bien des fondues Bacchus que des pavés de bœuf hyper-tendres. Mais ce qu’on trouve beaucoup moins fréquemment dans la région, ce sont des Frito Misto à l’ail, des déclinaisons de morue épicée, des gambas en multiples présentations ou encore, spécialité du chef s’il en est, du poulpe dans tous ses états. Si le poulpe vient de loin pour arriver dans l’assiette aux Clées, pas de doute que les clients viendront de loin pour aller au poulpe.

Une spécialité alliée à un secret de préparation dont la seule évocation fait saliver. A part ça, le couple est très content des premiers mois d’exploitation. Il dispose de 25 à 30 places au restaurant, de 25 places au café, et d’une salle pour banquets. Et en été, il utilisera la terrasse qui jouxte l’établissement.

Les prix ont été calculés de façon à rester particulièrement raisonnables. Avec des plats du jour, et des pâtes tous les mardis soir pour Fr 13.–. A ce prix, on aurait tort de s’en priver.

Auberge de la Croix Blanche
1356 Les Clées
024 441 91 71
Fermé le mercredi et les jours fériés
www.lesclees-restaurant.ch

Photo Olivier Gfeller

De. g. à dr. : Noélie Roch, Stéphanie Pereira Magalhaes et Nelly Lopes, jeunes comédiennes.

Quand les élèves de VSO deviennent des artistes

De. g. à dr. : Noélie Roch, Stéphanie Pereira Magalhaes et Nelly Lopes,  jeunes comédiennes.

De. g. à dr. : Noélie Roch, Stéphanie Pereira Magalhaes et Nelly Lopes, jeunes comédiennes.

C’est avec enthousiasme que les élèves des classes de 8e année VSO d’Orbe préparent leurs pièces de théâtre, coachées par Mmes Amélie Schöpfer, Judith Prébandier, et Delphine Conod, afin de financer leur voyage d’études. «De cette manière, les élèves se sentent valorisés et apprennent à s’exprimer aisément en public, ce qui pourra les aider plus tard pour des entretiens d’embauche» déclarent Amélie et Judith.

Au total, 4 pièces seront présentées: 2 tirées de la mythologie; «Les 12 Travaux d’Hercule» et «La Boîte de Pandore», ainsi que 2 pièces tirées du «Théâtre de Motordu»: «L’Enfant au Moineau» et «Champ de Pagaïe».

Les élèves auront la chance de se produire au Théâtre de la Tournelle. Pour Amélie et Judith, c’est un réel point positif. «Sièges spectateurs, coulisses et lumières font professionnels, ils se sentent donc plus concernés» expliquent-elles.

Organiser un tel événement demande beaucoup de travail. «Il est vrai qu’étant dans un contexte hors classe, les élèves sont plus difficiles à cadrer» confient les enseignantes. Mais malgré les difficultés rencontrées, elles relèvent tout de même «un énorme investissement de leur part».

La bonne humeur est de mise

Les élèves semblent d’ailleurs emballés par ce projet. C’est le cas de Nelly Lopes, Noélie Roch et Stéphanie Pereira Magalhaes, trois actrices en herbe. «C’est bien, car on peut montrer qu’on n’est pas seulement des élèves, mais qu’on a aussi un côté artiste.» relève Stéphanie. Toutes sont du même avis : « Nous sommes timides de nature, donc ce n’est pas facile, mais nous y trouvons quand même du plaisir et ne pas être seules sur scène nous rassure».

Les garçons sont, eux-aussi, positifs. «Je pense que le théâtre est un bon moyen de s’exprimer et de partager un bon moment» déclare Rayan Berger. L’équipe logistique confirme: «C’est la première fois que je suis dans les coulisses et je ne suis pas déçu, ça change!» s’exclame Dominique Humbert.

C’est le sourire aux lèvres que les élèves évoquent l’attitude des professeures lors du projet: «Elles sont plus cool, car il n’y a pas de notes et on peut rigoler» déclare Rayan, approuvé par ses camarades. «Je me réjouis de voir ce que le public va penser» termine Stéphanie.

Venez nombreux les 30 et 31 mai, ainsi que les 9 et 10 juin 2011 à 20 h. au Théâtre de la Tournelle à Orbe.
Infos et réservations par téléphone au 024 441 39 66 ou par email à l’adresse suivante : reservation@tournelle.ch

Photo Katy Josi

De gauche à droite :Philippe Leuba conseiller d’Etat, Paul Bulcke CEO de Nestlé, Ken Powell CEO de General Mills, Christi Strauss, présidente de CPW.

CPW inaugure son centre d’innovation à Orbe

De gauche à droite :Philippe Leuba conseiller d’Etat, Paul Bulcke CEO de Nestlé, Ken Powell CEO de General Mills, Christi Strauss, présidente de CPW.

De gauche à droite :Philippe Leuba conseiller d’Etat, Paul Bulcke CEO de Nestlé, Ken Powell CEO de General Mills, Christi Strauss, présidente de CPW.

CPW (Cereal Partners Worldwide), la coentreprise de Nestlé et de l’américain General Mills, a inauguré en grandes pompes mardi dernier son nouveau centre de recherche et développement dans le domaine des céréales dans le périmètre des bâtiments Nestlé à Orbe.

Un modèle du genre sur le plan du respect de l’environnement et des économies d’énergie, ce centre emploie d’ores et déjà plus de 80 personnes et constitue le pôle mondial de connaissance en la matière pour les deux géants de l’agroalimentaire, qui travaillent en partenariat dans certains domaines depuis plus de 20 ans. L’investissement initial dépasse les 47 millions de francs. Il est le fruit d’un travail conjoint des entreprises concernées, du canton de Vaud et de la commune d’Orbe qui a permis l’utilisation des surfaces bâties.

Une assistance d’exception

Outre plusieurs dizaines d’invités et la Municipalité d’Orbe presque au complet, le CPW a été inauguré formellement par Paul Bulcke, Nestlé Chief Executive Officer (CEO), Ken Powell, CEO de General Mills et président et Christi Strauss, Présidente et CEO de CPW. Claude Recordon, Syndic d’Orbe et Philippe Leuba, Conseiller d’Etat, complétaient le banc des personnalités. A relever aussi la présence discrète  de quelques conseillers communaux de la cité du fer, qui avaient été invités en leur qualité d’anciens membres des commissions ayant eu à traiter de cette question au niveau communal.

Des marchés d’avenir

Dans son  allocution, Paul Bulcke a tenu à relever entre autres la complémentarité parfaite et de longue date des deux firmes Nestlé et General Mills dans le domaine des céréales, avec des marques typiquement implantées sur le marché américain pour la seconde et une présence mondiale au niveau de la distribution pour la première. Christi Strauss s’est réjouie de cette implantation géographique, puisque le centre mondial de CPW est à Lausanne.

«Orbe était, mais sera plus encore dans le futur, un centre mondial de compétences en matière de céréales alimentaires, un marché qui se développe très vite dans les pays émergents, même ceux où les habitudes au niveau du petit déjeuner diffèrent des habitudes occidentales». Quant à Ken Powell, il a noté que l’expérience de General Mills en matière de céréales date de plus de 80 ans et que l’inauguration de ce centre va dans la droite ligne des investisseurs qu’il représente.

De leur côté, tant Claude Recordon que Philippe Leuba se sont félicités d’avoir travaillé ensemble pour permettre à l’initiative des deux géants de l’alimentaire de prendre forme à Orbe, une cité qui abrite depuis des dizaines d’années des activités de recherche et développement. «Notre canton est le 4e canton exportateur au niveau suisse» a ajouté Philippe Leuba, «et des constructions comme celle qui est inaugurée aujourd’hui participent à un essor économique indispensable».

Photo Olivier Gfeller

Journaux africains

Informer

Journaux africains

Journaux africains

Le droit à l’information est inéluctable. On l’a vu dans les révolutions qui se sont produites en Afrique du Nord. Malgré la volonté des gouvernements de vouloir empêcher l’accès aux sources médiatiques, les citoyens ont trouvé le moyen de se tenir au courant de l’évolution de la crise dans leur pays.

Depuis l’arrivée d’internet et de son évolution incroyable notamment, il n’y a plus moyen de cacher les choses. Et cette volonté de dissimuler se retourne contre ceux qui ne divulguent pas l’information. Cette nouvelle donne prend de court, non seulement les gouvernements autoritaires, mais aussi les pays démocratiques. On a vu, en France en particulier, des autorités empruntées au moment de certaines révélations. Au point de n’être pas prêtes à l’heure de répondre aux accusations et de se montrer d’une telle maladresse saisissante que l’on se mette à douter des propos des personnes incriminées.

Cette mutation concerne tout le monde. Cette ère nouvelle oblige les responsables d’être plus transparents. Dissimuler pourrait laisser penser que l’on triche. Certes, on ne peut pas tout dire, mais les révélations de Wikileaks ont pris de court de nombreux gouvernements et personnalités. N’empêche que le 21e siècle est ainsi fait que l’on veut tout savoir. Il faut désormais mieux communiquer et dire la vérité si l’on ne veut pas être la cible de ceux qui chassent le vrai du faux.