Depuis la gauche, Patrick Simon nouveau caissier, «Lolo» Blanchet, caissier sortant avec son cadeau, et Etienne Weber Abbé président.

Montcherand : les «Volontaires» en assemblée

Depuis la gauche, Patrick Simon nouveau caissier, «Lolo» Blanchet, caissier sortant avec son cadeau, et Etienne Weber Abbé président.

Depuis la gauche, Patrick Simon nouveau caissier, «Lolo» Blanchet, caissier sortant avec son cadeau, et Etienne Weber Abbé président.

Dimanche dernier, la société d’Abbaye des Volontaires de Montcherand, sous la présidence de Etienne Weber, tenait sa séance annuelle au collège du village.
C’est un ordre du jour copieux qui était proposé à l’assistance, après lecture du dernier PV par Claude Martin, place au trésorier «Lolo» Blanchet de présenter des comptes positifs et d’avouer le meilleur résultat de ces deux dernières décennies.

Honneurs sont rendus aux membres disparus, Roland Randin et Claude Marti, puis l’assemblée passe à l’admission d’un nouveau membre, parrainé par Cédric Jeanmonod et Jean-Pierre Blanchet, Michel Testori, 153e membre de la société.

20 ans de bons et loyaux services

C’était la dernière fois après vingt années de bons et loyaux services que le trésorier «Lolo» Blanchet distillait dans le détail les comptes de la noble Abbaye des Volontaires. La remise d’un magnifique cadeau bien mérité a accompagné les remerciements du Conseil et les applaudissements de l’assemblée. Dans l’élan, Patrick Simon, est proposé et nommé par acclamation comme nouveau caissier. Enfin, tous les autres membres du Conseil et l’Abbé-président sont reconduits dans la fonction, et François Viret accepte la suppléance de la commission des comptes.

Facettes de l’ordre du jour

Discussion sur l’évolution de l’organisation de la prochaine fête, afin d’éviter les désagréments du prêt de l’arme personnelle, des F90 seront loués, de manière à fournir les membres qui n’ont pas de fusil à disposition. Dans le but de désengorger la période du concours de tir, deux cibles seront ouvertes aux membres lors du tir des dames le vendredi.

«Titi» Weber, l’Abbé-président «Géo trouve tout», a présenté un nouveau système de marquage électronique qui permettra à chaque tireur de lire son résultat et à la ciblerie d’être performante dans son temps d’intervention. L’essai de ce matériel sera effectué lors des prochains tirs obligatoires.

Après une discussion soutenue sur l’intendance de la prochaine fête, la décision de prévoir l’assemblée sous la cantine et de prendre les inscriptions pour le tir d’Aï du 26 juin 2011, le Conseil invite l’honorable assemblée pour l’apéritif traditionnel au café-restaurant de la Treille.

Photo Alain Michaud

Lutte pour le puck

Hockey: Vallorbe I se rapproche des play-off

Lutte pour le puck

Lutte pour le puck

Samedi soir passé à la patinoire des Trois Vallons de Vallorbe, l’ambiance était tendue, voire même plus. Il faut dire que le classement, avant le match de l’équipe de l’entraîneur Philippe Moine donnait à penser qu’une accession aux play-off était tout à fait réalisable cette saison. Avec deux points de moins au compteur que leurs adversaires fribourgeois du Mouret, les hommes en orange se devaient de sortir le grand jeu. Et ce n’est justement pas ce qu’ils firent durant le premier tiers-temps, au cours duquel ils se virent infligés plusieurs pénalités, tout comme leurs adversaires, mais ne surent pas profiter du surnombre lorsque les Fribourgeois étaient en «prison». Les Vallorbiers ont même évolué à trois contre cinq, mais sans trouver comment concrétiser. Au contraire le score à la fin de la première période était de 0-2.

Un deuxième tiers efficace

Remonter au score, tel a été le mot d’ordre de l’entraîneur des Vallorbiers à la pause. Et ils y sont parvenus à force de travail à travers deux buts de Adrien Ebel et de Gilles Mayland. Mais ce fut au prix d’une sortie définitive en direction des vestiaires pour Jimmy Drezet, sans doute un peu énervé par un arbitrage discutable, qui a copieusement insulté les arbitres à plusieurs reprises, notamment depuis sa cage «en prison».

La décision tout à la fin du temps réglementaire

C’est finalement un peu plus d’une minute avant la fin du temps réglementaire que l’avantage a passé du côté vallorbier avec un but superbe de Anthony Margot. Malgré la sortie de leur gardien décidée après un temps mort, les Fribourgeois n’ont pas réussi à coller au score, dans un troisième tiers plus que musclé et durant lequel les injures ont également fusé en direction d’un trio arbitral qui ne s’est pas fait que des amis du côté de la cité du fer.

Grâce à cette victoire, le HC Vallorbe est quatrième à deux longueurs de Lausanne II, son futur adversaire. On peut raisonnablement penser qu’une bonne partie du trajet pour les play-off a été parcourue avec succès.

HC Vallorbe – Le Mouret 3-2 (0-2 2-2 3-2)
Buts: 2e Purro Steve (Sciboz Thierry, Huguenot Bertrand) 0-1; 17e Giroud Damien (Marty Jonathan, Künzli Philippe) 0-2;  27e Ebel Adrien (Mayland Gilles, Gilliéron Sylvain) 1-2; 32e Mayland Gilles (Widmer Joni, Knuchel Andy) 2-2; 58e Margot Anthony (Widmer Joni, Terrapon Christophe) 3-2.
HC Vallorbe: Adrien Ebel, Gilles Mayland, Anthony Margot, Andy Knuchel, Tristan Jecker, Yan Resin, Gaëtan Perrenoud, Jimmy Drezet, Christophe Terrapon, Sylvain Gilliéron, Joni Widmer, Alexandre Barbezat. Entraîneur: Philipe Moine.
Le Mouret: Steve Purro, Damien Giroud, Jérémie Savio, Bertrand Huguenot, Yannick Bongard, Thierry Sciboz, Jonathan Marty, Vincent Vonlanthen, Cédric Denervaud, Nicolas Vaucher, Philippe Künzli, Ludovic Clément, Gaëtan Descloux, Martin Egger, Philippe Giroud, Damien Varli. Entraîneur Martin Egger.
Notes: patinoire des Trois Vallons à Vallorbe, 100 spectateurs. Arbitrage de Ian Fontaine et Roland Pahud.
Pénalités: 4x2’, 1x4’, 3x10’, 1x20’ contre Vallorbe; 8x2’, 1x4’, 1x10’ contre Le Mouret.

Photo Olivier Gfeller

Daniel Mader, metteur en scène, Marion Ferrari, Willy Lindanda, Anne-Marie Berthoud, Roberto Ferrari, Sylvie Combe, Jérémie Combe et Laura Bönzli.

Orbe – La Bergère: des rires … à en pleurer

Daniel Mader, metteur en scène, Marion Ferrari, Willy Lindanda, Anne-Marie Berthoud, Roberto Ferrari, Sylvie Combe, Jérémie Combe et Laura Bönzli.

Daniel Mader, metteur en scène, Marion Ferrari, Willy Lindanda, Anne-Marie Berthoud, Roberto Ferrari, Sylvie Combe, Jérémie Combe et Laura Bönzli.


Un beau succès pour La Bergère avec «Les drôles de vacances».

La nouvelle pièce de théâtre de La Bergère, donnée en fin de semaine passée, était très bien jouée et drôle à souhait.

Une réussite

La sœur de Dominique a loué une villa pour quatre sur la Côte d’Azur. Mais à peine arrivé, Jacques, son mari, y trouve la secrétaire avec laquelle il a couché et la femme qu’il a connue il y a trente ans et il découvre qu’avec elle, il a eu une fille, qui est dans la villa avec son copain qui l’a mise enceinte…
Un vrai cauchemar vaudevillesque pour ces vacanciers qui parlent ensemble, mais pas des mêmes personnes ou des mêmes choses pour un méli-mélo gigantesque. On ne sait plus qui est fou ou pas, qui a loué la villa pour un mois et qui est l’amant de qui !

Belle mise en scène

Comme à son habitude, Daniel Mader a su donner vie aux personnages, de la pièce de Francis Joffo, avec maestria. Les temps morts n’ont pas été nombreux et il fallait bien suivre pour saisir toutes les mimiques et les subtilités du texte, car il en était truffé et le nombreux public venu écouter avait mal au ventre de rire à l’issue du spectacle. Les décors et les costumes étaient en accord parfait avec la pièce. Le public était ravi et conquis par le travail de la troupe de théâtre de la Bergère.

Cette société de chant a repris les répétitions, sous la nouvelle direction de Corinne Tschumi et prépare le giron, puis continuera le travail pour la future soirée commune avec l’Echo du Suchet au début 2012. Et pour l’immédiat, on peut signaler leur loto le 11 février 2011.

Photo Marianne Kurth

Les «Abeilles».

Montcherand: les «Abeilles» au service des aînés

Les «Abeilles».

Les «Abeilles».

Dans le Petit Larousse, l’abeille est citée comme un insecte social, vivant dans une ruche et produisant du miel et de la cire. Ce mercredi 26 janvier 2011, à la grande salle de Montcherand, les «Abeilles» sont les membres du groupe des Paysannes Vaudoises qui font dans le social, vivant dans la région et produisant services, amitié et réconfort.

Pour la première fois, l’invitation au traditionnel thé d’un après-midi s’est transformée grâce à l’aide de toutes les communes environnantes et au bel ouvrage des «Abeilles», en un repas musical et convivial dés plus réussi.

Dans la partie oratoire, la présidente des «Abeilles», Corinne Martin, a dû céder le feuillet de son discours pour lecture à Brigitte Reguin, en raison d’extinction de voix.

Le pasteur Etienne Roulet, a lui, apporté la voix de l’église par une charmante histoire de circonstance, puis Jean-Michel Reguin syndic de Mont-cherand, dans un discours plein d’humour accompagné de remerciements a clôturé la manifestation verbale, afin de pouvoir servir les septante convives toujours à l’écoute mais à l’estomac encore creux. Sur un fond musical d’accordéon du maestro Philippe Stähli, les rentiers bienheureux se sont largement sustentés et ont pu potiner sur les affaires d’actualité et autres cancans du coin.

A relever la présence de madame Renée Conod de La Russille, qui a adhéré au groupe des Paysannes Vaudoises en 1941. Cette dernière a été vivement félicitée pour ses 70 ans de sociétariat.
Une bien sympathique journée, vécue grâce au dévouement magnifique du groupe des Paysannes Vaudoises de Montcherand, Lignerolle, Les Clées, La Russille ainsi que la Paroisse locale.

Photo Alain Michaud

Les Tambours du Bronx

Champvent: concert réussi

Les Tambours du Bronx

Les Tambours du Bronx


27 musiciens, 2 drapeaux, 1 directeur et une école de musique pleins d’avenir !

Salle comble

Samedi 29 janvier, le public est venu très nombreux écouter la société de musique l’Alliance Baulmes-Champvent. Le concert était varié, enjoué et mené d’une main de maître par le directeur Joël Chabod. Plusieurs morceaux ont été bissés par le public ravi. Certains morceaux ont donné du fil à retordre aux musiciens, ils n’étaient pas faciles à mettre dans la tête et dans les doigts, mais le niveau était bon tout au long de la soirée.

Les jeunes

C’est l’école de musique qui a ouvert le programme, accompagnée par les jeunes de l’initiation musicale de troisième année, qui ont chanté, ou plutôt enchanté les parents présents dans la salle. La société de musique peut se vanter d’avoir une belle école de musique composée de six professeurs ainsi qu’un atelier musical pour les enfants de neuf mois à trois ans. Le responsable de l’école de musique est Jacques-Yves Dériaz (024 459 12 66).

Les moins jeunes

Le président, Jacky Schläfli a félicité Thierry Glauser qui fête cette année ses 35 ans de musique et observé un instant de silence en mémoire du porte-drapeau Jean Zwahlen. La soirée s’est déroulée très ou trop rapidement avec des soli de trompettes, de cor des Alpes et même un chanteur. La seconde partie a débuté par les «Tambours du Bronx», ou le groupe de percussions de l’Ecole de musique, qui ont interprété Nagasaki avec doigté et énergie.

Ce beau programme sera redonné le dimanche 20 février à la grande salle de Baulmes sous forme d’un Dîner-Concert.

Photo Marianne Kurth

Anne-Marie Maillefer, secrétaire générale de la Fondation pour l’Accueil de Jour des Enfants.

L’accueil de jour des enfants coûte très cher

Anne-Marie Maillefer, secrétaire générale de la  Fondation pour l’Accueil de Jour des Enfants.

Anne-Marie Maillefer, secrétaire générale de la Fondation pour l’Accueil de Jour des Enfants.

Plus d’une cinquantaine de conseillers municipaux avaient répondu présent jeudi dernier à Grandson à l’invitation de l’ADNV pour une séance de travail traitant de l’accueil de jour de la petite enfance, et notamment des coûts et de l’efficacité des nouveaux réseaux mis en place depuis quelques années.

Plusieurs orateurs se sont succédé pour couvrir un aspect du sujet. Anne-Marie Maillefer, secrétaire générale de la FAJE (Fondation pour l’Accueil de Jour des Enfants) a ouvert les feux par un historique de la création des réseaux, pour se tourner rapidement vers des chiffres concrets. Le canton compte actuellement près de 30 réseaux intercommunaux. Avec les communes concernées, font aussi partie de ces réseaux les grandes entreprises, qui financent une partie des coûts totaux.

La FAJE, qui a un budget annuel de l’ordre de 40 millions, consacre près de 80 % de ce budget au financement des prestations ou des créations de places d’accueil. Si les tarifs appliqués aux parents usagers, qui doivent nécessairement travailler pour pouvoir prétendre à une place d’accueil, sont relativement lissés au niveau cantonal, ce qui n’est absolument pas le cas du tarif pour les communes, et donc pour les contribuables, parents ou pas cette fois. Dans le Chablais, le coût annuel des réseaux par habitant s’élève à Fr. 44.–. Il est de Fr. 99.– à Pully, de Fr. 150.– à Bussigny, et de Fr 92.– à Orbe-La Vallée (AJOVAL). Ce coût, par commune membre, est constitué d’une «contribution socle», payée en toute hypothèse, et d’une quote-part calculée en fonction de l’utilisation effective du réseau par des parents résidents.

Planification financière difficile au niveau du réseau

Au niveau des réseaux, la planification financière semble difficile, si l’on en croit Pascale Fischer, qui a présenté le réseau de Grandson et environs (RadEGE). En effet, les barèmes appliqués aux parents reposent sur leur capacité contributive. Si plusieurs familles plutôt aisées quittent simultanément le territoire couvert pour être remplacées par plusieurs familles vivant avec des salaires bas, les sommes encaissées par le réseau en seront immédiatement réduites, sans pour autant que les coûts changent. Ce qui ne simplifie pas la tâche des gestionnaires.

Des communes en solo

Les communes n’ont pas d’obligation d’adhérer aux réseaux. Mais elles doivent alors organiser l’accueil sur leur propre territoire selon les principes édictés par la FAJE et surtout par le SPJ (Service de protection de la jeunesse) dont les exigences semblent parfois faire peu de cas des coûts qu’elles engendrent. Le cas de Donneloye  a été évoqué par Albert Frey, le syndic de Prahins (dont la commune a fusionné avec Donneloye avec effet au 1er janvier 2012). Cette commune s’organise elle-même, après une étude des besoins, qui a fait ressortir que seuls deux ou trois cas par année ont été recensés entre 2005 et 2010. Il n’en reste pas moins que ce mode de faire  peut fonctionner dans certains cas, mais semble malgré tout difficile à maintenir à long terme.

De fait les autorités de Donneloye et d’autres communes ayant refusé l’adhésion ont mis des préalables à d’éventuelles adhésions : que les réseaux soient vraiment interconnectés, sans exclusivité, jouissent de plus d’indépendance et que l’on tienne compte des particularités locales, notamment dans le choix des personnels engagés pour les tâches en question.

Nul doute que des solutions nouvelles de financement devront rapidement être trouvées, certaines petites communes ne pouvant contribuer plus qu’elles ne le font ; les parents, de leur côté, voient leurs factures de garde d’enfant amputer une bonne partie du deuxième salaire du couple.

Photo Olivier Gfeller

Hélène et Jean-Louis Martignier

Le boucher qui murmure à l’oreille des vaches

Hélène et Jean-Louis Martignier

Hélène et Jean-Louis Martignier

C’est en novembre 1975 que Jean-Louis Martignier a appris qu’une boucherie était à reprendre à Vallorbe. Pas très loin de son Vaulion natal, et de Romainmôtier, où la passion du métier l’a pris et où il a connu Hélène, son épouse.

Après une école de commerce à Lausanne, il fait son apprentissage de boucher à Romainmôtier. Ce métier lui plaît immédiatement et il l’exerce ensuite en Suisse alémanique pendant plusieurs années, auprès d’une grande boucherie industrielle. Puis il décide de revenir en Suisse romande, pour que ses trois enfants parlent le français et sans doute aussi pour être son propre patron. Il avait en effet passé sa maîtrise fédérale et voulait s’exprimer selon ses propres conceptions.

Une profession qui s’est raréfiée

A l’époque, Vallorbe ne comptait pas moins de quatre boucheries et une poissonnerie. Pour des motifs divers, beaucoup ont disparu au fil des ans. «Il faut y voir le résultat de la diminution progressive de la population résidente et mangeant à midi à Vallorbe» esquisse Jean-Louis Martignier, en guise d’explication partielle. «Et aussi l’avènement des premiers hypermarchés en région lausannoise notamment, couplé au fait que les épouses se sont mises à travailler à l’extérieur et à conduire, et donc à être plus mobiles dans leur vie et dans leurs achats» ajoute-t-il volontiers, restant particulièrement bienveillant à l’égard de ses ex-concurrents qui ont peu à peu quitté la scène.

Voici donc 35 années passées au service de la clientèle vallorbière, et ceci sans perdre un gramme de sa passion initiale, bien au contraire. Cette passion lui a fait gagner des dizaines de distinctions pour ses saucissons vallorbiers, ses terrines ou même des raviolis particuliers qu’à une époque on ne trouvait pas ailleurs. Jean-Louis Martignier cultive l’excellence et le goût du travail bien fait. D’éminents cuisiniers comme Philippe Rochat ont d’ailleurs vanté la qualité de ses produits et son inventivité.

Coups de chance

«J’ai toujours eu de la chance dans ma vie» explique volontiers Jean-Louis Martignier. Et l’histoire de la transition professionnelle douce qui s’annonce en fait partie. «Un jeune couple, Sophie et Alexandre Remetter, est venu me trouver au printemps 2010 en me disant qu’ils voulaient acheter ma boucherie. Mais elle n’est pas à vendre», ai-je répondu. Finalement après de très longues nuits passées à réfléchir à l’avenir en compagnie de son épouse Hélène, qui l’a secondé depuis l’origine aux commandes de l’entreprise, ils ont décidé de prévoir une transition douce. Une transition professionnelle qui permette à la qualité et aux produits existants de continuer d’exister, à la clientèle locale et régionale de pouvoir toujours compter sur une boucherie à Vallorbe et à des produits de niche, dont il est l’inventeur, de continuer à pouvoir être diffusés loin à la ronde.

Transition en douceur

C’est donc dans cet esprit qu’une succession a été mise en place. Il y a certes un nouveau patron depuis le 4 février. Mais ce patron a demandé à Jean-Louis Martignier de lui transmettre son savoir en restant le plus longtemps possible présent à ses côtés, tant au commerce qu’à la production. De son côté, le maître-boucher pourra ainsi lever le pied très progressivement en sachant que son savoir-faire ne se perdra pas.

Et aussi de disposer d’un peu plus de temps pour s’asseoir tranquillement dans les champs où paissent des vaches. La vache est son animal préféré aussi bien debout que dans une assiette, et qui le lui rend si bien en venant spontanément à lui pour écouter ses petits discours et les secrets qu’il lui confie.

Photo Olivier Gfeller

Les docteurs Abetel et Morel.

Soutenir les généralistes

Les docteurs Abetel et Morel.

Les docteurs Abetel et Morel.

De partout il est dit que la profession de médecin généraliste connaît une crise grave. Ce sont pourtant les 90% des soins qui sont prodigués par ces docteurs. Malheureusement, les jeunes ont une tendance marquée à choisir une spécialisation. Pour des raisons financières souvent car le généraliste est plus mal payé que les autres, qu’il faut s’astreindre à des horaires de garde (en soirée ou en fin de semaine) et que les assurances se montrent tatillonnes administrativement, au point de décourager certaines vocations.

A Yverdon, à titre d’exemple, cinq médecins arrivent à la retraite et ne trouvent pas de successeur. Il devient donc nécessaire de prendre des mesures afin d’éviter la disparition de ces docteurs de premier recours. Le problème est le même sur le continent nord-américain où désormais on délègue à des infirmières ces soins immédiats, pour soulager un personnel débordé.

Maison des médecins

Différents groupes de travail réfléchissent aux moyens de stopper cette hémorragie. A Orbe, les docteurs Abetel et Morel ont pris l’initiative de créer une maison des médecins dans l’immeuble de la Place du Marché 6, à partir de 2012. Deux étages dans lesquels ces messieurs et leurs confrères Lasserre et Mancini travailleront à plein temps alors que Mmes Lasserre, Nicollier et Saber seront employées à temps partiel. Chaque année, un assistant complète l’équipe qui peut compter aussi sur les services du physiothérapeute Majeur qui possède un cabinet dans le même immeuble.

A l’exemple de Tramelan dont les autorités communales ont construit une maison pareille afin d’attirer de jeunes confrères, Vallorbe souhaite également mettre un terrain à disposition pour la création d’un centre de soins ambulatoires. C’est à Yverdon que l’on prévoit l’instauration d’une maison de garde qui recevra les malades en journée et durant les sept jours de la semaine alors que les polycliniques couvriront les urgences pendant la nuit (celle d’Orbe reçoit de jour) avec le SMUR.

En regroupant les médecins en un même endroit, on parvient ainsi à faciliter l’accès des patients vers un lieu connu avec l’avantage de diminuer les frais généraux et de faciliter l’arrivée de nouveaux confrères dans des cabinets équipés. Car il faut toujours être plus pointu dans une société où les individus deviennent plus vieux et nécessitent davantage de soins, notamment en matière de diabète et d’obésité, sans parler du stress.

15 ans de formation

Il est intéressant aussi de savoir que les banques se montrent moins enclines à accorder des prêts à des médecins qui voudraient s’installer à titre individuel car elles les considèrent comme des commerces peu rentables. Une raison supplémentaire pour ces généralistes de revendiquer des salaires adéquats car leur pouvoir d’achat a baissé avec le temps et les différentes mesures restrictives imposées par les assurances. Cette diminution des médecins de premier recours ne manque pas d’inquiéter. La Confédération avait pris l’option, il y a quelques années, d’un numerus clausus sur cette profession, pensant que plus il y aurait de pratiquants, plus cela coûterait cher.

Une erreur monumentale puisque certaines statistiques semblent vouloir démontrer que l’on manquera de généralistes vers 2030 car il faut quinze ans pour former un médecin tel que le nouveau venu dans ce cabinet, Abram Morel, de Valeyres- sous-Rances. Celui-ci a fait des stages à Saint-Loup, Neuchâtel, en Afrique de l’Ouest et en Israël pour le CICR avant de devenir chef de clinique à la Polyclinique universitaire de Lausanne, tout cela après de longues années d’études ! Actuellement, on forme en Suisse 700 médecins généralistes alors qu’il en faudrait 1200, en précisant, pour étayer cette statistique alarmiste que 60% de ces docteurs de premier recours ont plus de 50 ans !

Photo Pierre Mercier

Candidats

Dix à Bavois, trois à Montcherand !

Candidats

Candidats

Dans les communes qui n’ont pas de Conseil communal, les élections seront en principe jouées le soir du 13 mars puisque la population peut être appelée à voter à plusieurs reprises lors de cette journée de premier tour. L’Omnibus fait un premier pointage dans quelques communes.

Quand bien même trois municipaux de Bavois (Maryline Pantet, Luc Jeanmairet et Philippe Oulevay) n’entendent pas renouveler leur mandat, ils seront dix sur la ligne de départ. Il y a donc six nouveaux candidats soit trois dames (Béatrice Agassiz, Chantal Thouvenez et Sybille Viquerat) et trois messieurs (André Corthay, Jean-Marc Oulevay et Jean-Pascal Rochat).
En outre, le syndic Olivier Agassiz et ses collègues Alain Gaudard, Laurent et Thierry Salzmann se représentent. C’est dire que les citoyens auront le choix pour composer leur Municipalité de sept membres.

Du côté de Montcherand, suite aux départs annoncés d’Alain Pelet et de Georges Weber, ils ne sont plus que trois de l’ancienne équipe à avoir fait part de leur candidature soit Patricia Hiertzeler, Patrick Simon et le syndic Jean-Michel Reguin. Il faudra donc trouver encore deux personnes d’ici la date fatidique afin de compléter l’Exécutif.

De 7 à 5 municipaux

Du côté d’Arnex, on réduira la Municipalité de deux unités. Danielle Baudat, Cédric Bovet, Claude Michel et Philippe Monnier s’en vont et laisseront en principe leurs places à Jean-Yves Brechbühl et André Roch. Aux Clées, ils ne seront que quatre sur la liste de départ. Joël Petermann et Didier Stoeckli quittent leur poste et seul Catherine Gringet a fait acte de candidature. Situation identique à Sergey où Jean-Marc Zoell va partir de la localité mais on murmure qu’Yvan Riesenmey pourrait être intéressé par le poste à repourvoir. Bofflens est dans la même configuration dans la mesure où Stefan Schmid ne se représente pas et que personne ne s’est manifesté pour le remplacer.

Du côté de Corcelles, il manque un candidat à la suite des arrêts de Christian Hunziker et Jacques Piot alors que seul Eric Gorgerat songe à intégrer l’Exécutif. A Valeyres aussi, ils ne sont que quatre à revendiquer un siège soit Nathalie Piguet, Corinne Tallichet-Blanc, Thierry Widmer et le néophyte Christian Kaenel. Il faut signaler les départs des derniers syndics de la commune, Henri Nerny et Jean-Paul Widmer qu’il faudra remplacer. Romainmôtier attend aussi de connaître le cinquième personnage qui remplacera le démissionnaire Yves Mouquin.

Cherche syndic à La Praz et à Rances

Moins de soucis dans d’autres localités même s’il y a quelques démissionnaires. A commencer par La Praz où le syndic Fredy Schnyder quitte l’Exécutif. Il est suivi par Christian Germann mais deux néophytes, Stéphane Pellet et Yannis Vallotton, ont fait acte de candidature dans une commune où il faudrait trouver un nouveau «patron». A Rances, l’intérêt pour la chose communale demeure puisqu’ils sont six candidats alors que trois anciens n’entendent pas renouveler leur bail. Mmes Valérie Cottens et Séverine Duvanel ainsi que MM. Jacques Randin et Claude Rossier revendiquent l’un des trois sièges délaissés par le syndic Georges Jaquier, Chantal Perret et Edgar Cottens.

A Croy, Claude Rochat s’arrête et Thierry Candaux a fait vœu d’intégrer la Municipalité. Enfin à Bretonnières, le syndic François Berthoud quitte un siège qu’il occupait depuis 25 ans à l’Exécutif. Pour le remplacer, une candidate figure sur la liste, Chantal Cripe-Mamie mais la rumeur dit qu’un candidat «sauvage» s’intéresserait également au siège (William Troillet).

CPW

Cereal Partners Worldwide

Cereal Partners Worldwide


Vous devez bien vous demander à quoi correspondent ces trois lettres. Vous les aurez peut-être vues en circulant sur la route de contournement d’Orbe. Il s’agit de l’emblème de la nouvelle unité que Nestlé a implantée dans la localité aux deux poissons.

Dans ce beau bâtiment de conception minergique, on fait de la recherche sur les céréales du petit déjeuner. Pour offrir de nouveaux produits, pour en améliorer d’autres actuellement sur le marché, notamment en diminuant le sucre pour offrir un repas équilibré en début de journée.

Cette nouvelle unité de Nestlé démontre à quel point l’entreprise a une belle considération de la localité. Il y a moins d’une dizaine d’années, nous avions entendu que le site d’Orbe avait atteint sa limite avec un millier d’emplois. Or aujourd’hui, c’est près de 1500 postes de travail que génère la place urbigène.

On ne peut que se réjouir que notre ville accueille autant de personnel et, dans la coulisse, il se dit que l’extension de Nestlé n’est pas terminée. Donc, le mariage entre cette multinationale et Orbe, vieux de plus d’un siècle, se porte toujours très bien et c’est tant mieux pour la région.