De jeunes nouveaux habitants rapidement intégrés.

Ballaigues: rencontre entre nouveaux et anciens

De jeunes nouveaux habitants rapidement intégrés.

De jeunes nouveaux habitants rapidement intégrés.


Augmentation lente de la population à Ballaigues

Vendredi soir, au Cevi de Ballaigues, a eu lieu la traditionnelle petite fête donnée par la commune à l’occasion de l’accueil annuel des nouveaux habitants. Une grande partie de ces derniers avaient décidé de prendre part à l’évènement, alors que, sous la conduite du syndic Raphaël Darbellay, c’est une municipalité in corpore accompagnée de l’ensemble des employés communaux qui avait fait le déplacement.

Au plan des chiffres, la commune compte 929 habitants au 31 décembre 2010, soit une augmentation nette d’un peu plus d’une vingtaine. Il s’agit d’un accroissement légèrement en hausse par rapport aux années précédentes, le signe peut-être d’une plus grande mobilité que celle qu’on rencontrait par le passé : plus de 70 personnes ont en effet quitté le village durant l’année 2010 et 93 s’y sont installées.

Mobilité parfois forcée

Une mobilité sur laquelle le syndic Raphaël Darbellay est revenu dans son allocution de bienvenue, en rappelant que «souvent, de nos jours, les déménagements sont le résultat d’une nouvelle orientation professionnelle, parfois volontaire, mais parfois aussi forcée par les circonstances». Poursuivant sur ce thème et sur celui de l’intégration, le syndic a tenu à relever que parfois, cette dernière peut sembler plus difficile à certains qu’à d’autres et qu’en toutes hypothèses, il s’agit d’un exercice délicat.

«D’aucuns s’établissent à Ballaigues dans l’intention d’y demeurer à long terme. D’autres n’y font qu’un passage dicté par des considérations professionnelles et dont ils savent, à l’avance, qu’il ne se poursuivra pas sur une ou des dizaines d’années» a encore ajouté le syndic.
Mais, quels que soient les motifs de leur arrivée, les nouveaux habitants ont pu converser librement autour d’un verre et d’un buffet, faire connaissance avec leurs nouvelles autorités ainsi qu’avec une partie non négligeable de la population qui avait fait le déplacement, elle aussi dans un souci d’intégrer les nouveaux venus dans les meilleures conditions possibles.

Photo Olivier Gfeller

Présentation des vaches sur le ring, avec Molga et Honolulu.

Swissexpo : élevage

Présentation des vaches sur le ring, avec Molga et Honolulu.

Présentation des vaches sur le ring, avec Molga et Honolulu.

Pas de grande championne, ni de championne du pis pour la région, mais que de belles bêtes !

De la région

Les éleveurs ont préparé leurs bêtes pour ce concours annuel. Tout était étudié par les juges : la courbure du dos, la position des pis, la grosseur des tétines, la prestance de la bête… Et qu’il n’est pas facile de les faire avancer tranquillement dans cette halle si bruyante!

Résultats

Il n’y a pas eu de championne pour notre région, cependant dans les Montbéliardes, Molga et Olympe de Pierre Guignard à Rances, se sont placées 2e de leur catégorie, Honolulu, de Gabriel et Raoul Cuvit à La Praz, et Littée de Pierre Guignard, la 3e place.

Dans les Holstein, Juju de Jacques Nicolet à Lignerolle a pris la 3e place de sa catégorie et dans les Swiss Fleckvieh, Caline de Francis Fuchs à Vaulion la 2e place.
Tous ces éleveurs, qu’ils viennent de Montcherand, Lignerolle, Vaulion, Premier, Rances, La Praz, Ballaigues, Agiez, Orny ou Bofflens méritent des félicitations et des encouragements pour leur engagement dans l’amélioration des races et pour les soins qu’ils apportent à leur bétail.

Photo Marianne Kurth

Assis! Au pied!

Orbe : cours et conseils du Club cynologique

Assis! Au pied!

Assis! Au pied!

Le Club cynologique d’Orbe existe depuis 1946 déjà. Il était à l’origine le Club de dressage du chien policier d’Orbe et environs. Le Club comprend aujourd’hui 6 moniteurs brevetés et autant d’aides-moniteurs.Une soixantaine de membres y sont inscrits, et le nombre augmente régulièrement.

Cours pour votre compagnon à pattes

Chaque semaine, 4 moniteurs et aides sont présents pour donner des cours les mardis soirs et samedis, que ce soit pour chiots, ados et adultes. Les moniteurs, très professionnels, sauront vous guider afin de, premièrement, sociabiliser votre chien, lui apprendre le rappel, à s’habituer aux bruits, à passer aisément à travers les obstacles, à rester à vos côtés, même en croisant un confrère.

Apprendre par le jeu

Vous apprendrez à motiver votre compagnon par la nourriture, mais aussi par la voix et avec un jouet. Le ton de la voix doit également être différent, que ce soit pour le faire s’asseoir ou se coucher. Le côté ludique est encouragé, afin que l’harmonie entre le chien et son maître puisse se créer. Deux fois par année, des compétitions sont organisées, et en juin se déroule un concours surprise.

Cours obligatoires utiles pour tous

Vous pouvez également y effecteur les cours obligatoires qui consistent en 4 heures de théorie et 4 heures de pratique. Si vous avez déjà été propriétaire d’un chien, seules les heures de pratique sont nécessaires. Ces cours simplifieront votre vie et celle de votre compagnon, que ce soit à la campagne ou à la ville.

Choisir son chien

Mme Panchaud, présidente du club depuis 7 ans, conseille à toute personne désireuse d’acquérir un chien de bien définir ses besoins, d’être conscient du temps nécessaire à le sortir, de choisir un bon élevage de professionnels et, dans l’idéal, d’effectuer le cours de théorie avant de faire son choix, car c’est un compagnon qui fera partie de votre vie pendant de nombreuses années.

Plus d’infos sur : www.cynorbe.ch

Photo Monique Roon

La taxe arrive

Montcherand: introduction de la taxe au sac

La taxe arrive

La taxe arrive


Dès le 1er mars 2011, la commune de Montcherand sera la 24e commune à se rallier au système de la taxe au sac régionale de «STRID».

Conformément à la décision du Conseil général de novembre dernier, tous les ménages auront l’obligation d’utiliser, pour les ordures ménagères, les sacs officiels blancs au logo vert de «STRID». Un choix de sacs qui va d’un volume de 17 litres à 110 litres, soit un franc pour 17 litres, Fr. 1.95 pour 35 litres, Fr. 3.80 pour 60 litres et Fr. 6.– pour 110 litres.

Acceptée sur la base du principe du pollueur payeur, la formule devrait amener les Pique-Raisinets à mieux gérer le tri de leurs déchets, afin d’en diminuer si possible le coût. La taxe pour l’année 2010 concernant le global du coût d’élimination des ordures ménagères et déchets spéciaux, portait sur Fr. 115.20 pour une personne adulte et Fr. 38.40 pour un enfant, le montant de l’achat des sacs officiels, additionné à celui du prix de l’évacuation des déchets particuliers, PET, objets de plus d’un mètre, gravats et autres papiers et cartons, devrait démontrer si économie il y a vraiment?

Ce que l’on nommait le tourisme des déchets n’a plus de raison d’être, puisque «STRID» ristourne la part aux communes sur la base du tonnage des ordures.

Les points de vente sont urbigènes

Le village de Montcherand n’ayant pas de point de vente, pour acquérir ces sacs officiels, les habitants devront se les procurer dans les commerces urbigènes; grands distributeurs, épiceries, stations service et à la Poste. Il est possible de passer commande au facteur (service à domicile) qui se fera le plaisir de livrer le produit le lendemain.

Dans le cadre de la séance d’information du 13 janvier dernier, Jean-Paul Schindelholtz, directeur «STRID», Patrick Simon municipal, ont répondu aux nombreuses questions d’un large public, ils ont rendu attentif les habitants présents sur l’importance de la qualité du tri des déchets, de limiter les emballages superflus, ainsi que sur les contrôles ponctuels des sacs non conformes. Pour la petite enfance, jusqu’à deux ans, et pour les personnes atteintes d’incontinence, la commune offrira cinq sacs de 35 litres par mois aux familles et personnes concernées.

En conclusion, Jean-Michel Reguin syndic, remercie le grand nombre de personnes présentes et les a félicités de l’intérêt qu’elles portent à ce problème toujours d’actualité. Il profite de conclure par une boutade : il aurait souhaité autant de monde à l’assemblée préélectorale où seules deux personnes étaient venues! Il n’en appelle pas moins au civisme de la population concernant les deux sièges municipaux à repourvoir en mars prochain.

Photo Alain Michaud

Des toits remplis d'histoire

Orbe et l’indépendance vaudoise

Des toits remplis d'histoire

Des toits remplis d'histoire

Avant de célébrer le 213e anniversaire de l’indépendance de notre bien joli canton, remémorons-nous quelques événements urbigènes qui firent suite au 24 janvier 1798.

Impossible d’évoquer l’indépendance vaudoise sans penser au Major Davel dans la tête duquel l’esprit révolutionnaire vaudois est né. Nul n’étant prophète en son pays, sa tête lui fut coupée, mais l’esprit de la révolution fit son chemin. La tragique histoire du Major Davel permet d’en dire long sur la syndrome vaudois. Plus proche de nous, dans notre petite ville d’Orbe, la révolution vaudoise avait suscité quelques réactions.

Notre cité urbigène s’était illustrée lors de la révolution de 1798 à l’image d’un petit village gaulois, sauf que celui-ci demeurait fidèle à l’envahisseur bernois et surtout à l’ancien régime. Dernière ville à s’être soumise à la révolution vaudoise, elle ne put opposer une grande résistance aux armées françaises. Ce n’est qu’une fois que le Consul retira ses armées de Suisse qu’un comité d’insurrection se constitua autour du Major Pillichody. Son objectif était de rétablir l’ordre des choses d’avant 1798. Accompagné d’hommes de Sainte-Croix et du district de Grandson, le major Pillichody parut devant Orbe le 30 septembre 1802 et chassa le capitaine Joffrey, commandant d’Orbe dont la garnison était composée d’hommes de La Sarraz. Suivi par la plupart des patriotes de la ville, Joffrey passa le pont des Moulinets et s’établit au Devent.
Pillichody, qui fut nommé commandant d’Orbe, avait donné rendez-vous à ses adhérents des villages du Pied du Jura, de Vallorbe, Ballaigues et Vaulion, mais il les attendit en vain durant toute la journée. Le préfet du Léman dirigea trois armées sur Orbe pour mettre fin à l’insurrection. La première, dirigée par le commandant Wasserfall, arriva depuis Chavornay. La seconde, dirigée par le commandant Blanchenay, arriva depuis Cossonay et se positionna au Devent avec Joffrey. La dernière, dirigée par le commandant Guignard, arriva par la route d’Yverdon.
Le chef des Bourla-papey, Reymond, se rendit à Chavornay et obtint de Wassefall l’autorisation d’entrer à Orbe par le pont des Granges. Il fut reçu par une fusillade qui le blessa à la cuisse et le mis hors combat. Le lendemain, le commandant Guignard avança sur Orbe depuis la route d’Yverdon. Armé de canons, il ouvrit le feu en direction de la ville, mais ayant réglé ses tirs trop haut, les boulets retombèrent sur les hommes de Blanchenay postés sur la route d’Arnex. Se croyant attaqué, Blanchenay se replia sur Arnex, laissant la possibilité à Pillichody de fuir par le Puisoir pour rejoindre Montcherand et se cacher dans les montagnes qui surplombent la plaine. Wassefall passa sans encombre le pont des Granges et entra dans la ville. Blanchenay entra à Orbe depuis le pont des Moulinets et essuya des tirs provenant de maisons qui furent ensuite pillées. Arrivant du côté de la porte Paillardet, Guignard fut également reçu par des tirs provenant d’une maison de la ville. Le capitaine David ayant été tué, des soldats s’employèrent à piller la maison d’où les tirs étaient partis. Ce n’était là que moindre mal puisque le Capitaine David voulait ruiner la ville. En effet, un grand nombre de femmes des environs arrivèrent avec des sacs pour emporter le pillage. La fureur des troupes allait heureusement être tempérée par l’ancien sénateur Secretant qui avait rejoint les patriotes lausannois. Le calme fut définitivement rétabli grâce  à une contribution de 12 000 francs demandée par Blanchenay et payée par la ville.
Orbe se rallia ensuite au reste du Canton. La ville allait ensuite s’épanouir durant l’époque industrielle qui suivit. Espérons que cet événement peu flatteur pour notre ville reste à jamais dans l’histoire et qu’à l’avenir, notre ville continuera à s’inscrire pleinement dans la modernité.

Révolution de jasmin

Faux calcul

Révolution de jasmin

Révolution de jasmin

Le sud du bassin méditerranéen menace d’exploser. La Tunisie a déjà fait sauter le couvercle. On craint que d’autres nations suivent le mouvement, des pays souvent soutenus par l’Europe occidentale, laquelle voyait dans ces dirigeants les garants de leurs intérêts économiques dans cette région.

Ce calcul ne semble pas avoir été le bon. En effet, ces dictateurs finissent par lasser leurs peuples. Il aura fallu l’augmentation des prix des produits alimentaires de base pour provoquer des révoltes. En Tunisie, ce ras-le-bol résultait aussi d’autres frustrations comme le chômage ou l’absence de liberté.

En spéculant sur ces tyrans, l’Occident croyait pouvoir stopper l’influence d’Al-Qaida. S’il est vrai qu’il existe une mouvance favorable à ce mouvement, elle est due en grande partie au désœuvrement des jeunesses musulmanes. Or, les gens d’Afrique du Nord veulent travailler et l’économie passe par le commerce international.

Les peuples arabes savent bien que leur salut ne viendra pas de ces terroristes, qui n’ont pas de véritable programme à proposer. Il faut donc faire confiance à l’intelligentsia locale qui saura faire le bon choix pour des peuples qui veulent s’affirmer autrement que par des attentats.