Le début n’est pas facile pour Luisa et Luis.

Dixième année pour l’atelier de bougies

Le début n’est pas facile pour Luisa et Luis.

Le début n’est pas facile pour Luisa et Luis.

C’est devenu une tradition pour certaines familles qui y reviennent depuis dix ans, l’atelier de confection de bougies de la Tournelle, la semaine avant Noël attire petits et grands.

On choisit d’abord la longueur et l’épaisseur de la bougie qu’on veut fabriquer, et Ana, l’animatrice de l’atelier, donne la mèche qui correspond.

Il faut ensuite de la patience, car la mèche doit être trempée dans la cire chaude puis refroidie autant de fois que nécessaire à former une belle bougie.Enfin les artistes peuvent les décorer avec des petites incrustations qui en plus leur donneront de l’odeur (clous de girofle, brins de cannelle...); mais ils devront attendre encore un an pour pouvoir la brûler, afin que la cire soit sèche.

La cire est d’abeille dont une grande partie vient d’un apiculteur d’Orbe.

Un atelier de fabrication d’étoiles en papier de soie se déroulait en même temps; pour la première fois, Willy Reverchon, proposait cette activité.

Photo Natacha Mahaim

Daniel Marendaz

Vins mousseux, des effervescents en pleine ébullition

Daniel Marendaz

Daniel Marendaz

Passionné par la Champagne, une région viticole prétéritée au même titre que celle du Nord Vaudois, région qui a fait le vin le plus connu de ce bas monde, Daniel Marendaz de Mathod, tâte de la bulle depuis quasi 25 ans.Ce qu’il reconnaît aux Champenois, c’est qu’ils extraient le meilleur de leurs raisins.

Pendant ce quart de siècle, le vigneron – encaveur de Mathod a travaillé dans ce coin du pied du Jura, manipulant pour son compte quelques milliers de bouteilles. L’année dernière, il a agrandi ses installations, dont les robots de remuage sis sous un grand auvent.

La «méthode traditionnelle», appellation qui évoque le champagne sans le mentionner, en raison de concurrence déloyale, consiste à faire prendre la mousse par une nouvelle fermentation du vin de base dans chaque bouteille individuellement. Pour que mousse se fasse, il est nécessaire de remuer les bouteilles. Dans le temps, c’était manuellement, une à une sur des pupitres. Actuellement, c’est par palettes entières et selon un cycle automatisé.

L’effervescence si furtive est signe de persévérance, car les bulles augmentent les qualités d’un vin, mais de même ses défauts!

Un vin devrait rester deux à trois ans sur lattes, mais plus il mûrit, plus les arômes se développent, et cette évolution ne plaît pas forcément à tout le monde.

Moins un vin de base sera généreux en alcool, plus il aura de chance de donner un effervescent équilibré, indique Daniel Marendaz. Aujourd’hui, ce dernier s’est équipé pour manipuler 60 000 bouteilles par année, et de ce fait, la clientèle idoine est en sensible augmentation.

Produit festif, le mousseux se sert avant tout à l’apéritif. Ici ou là, on peut conseiller les plus structurés avec des mets de poisson et les plus tendres avec du foie gras, idée de goûter «L’Impérial» blanc de blanc de Daniel Marendaz.

Photo Alain Michaud

Clin d’œil commercial

Un document intéressant qui date de 1901, met en évidence la fondation d’une Société Coopérative de consommation, appelée «L’ECONOMIE».

Les statuts expliquent le but de cette association, qui est d’améliorer la situation économique et de développer le bien-être social de ses membres: a) par l’achat pour le compte de la collectivité, pour la transformation ou la production directe, en bonne qualité de denrées alimentaires et autres objets de consommation nécessaires à ses membres. b) etc…

Sous cette forme, cette coopérative serait-elle les prémices de la Coopé?

Image Alain Michaud

Le président, Didier Zumbach, adresse ses vœux au Conseil communal lors de la dernière séance qui s’est tenue au Casino.

Orbe: A la grâce du Père Noël !

Le président, Didier Zumbach, adresse ses vœux au Conseil communal lors de la dernière séance qui s’est tenue au Casino.

Le président, Didier Zumbach, adresse ses vœux au Conseil communal lors de la dernière séance qui s’est tenue au Casino.

Séance d’une brièveté inaccoutumée ce dernier jeudi malgré un ordre du jour relativement important.

Budget 2012

La Commission des Finances n’a guère trouvé grand-chose à redire au préavis municipal qui annonçait, pour 2012, un abyssal déficit de Fr. 987 500.– puisque c’est à ce même chiffre que conclut son rapport sans que la discussion ne soit prise de manière tangible sur ce point.

Seul M. Michel Schmuki a donné un optimiste air de Noël à ce sujet en rappelant que, de fort longue date, la Municipalité préavise des budgets à chiffres déficitaires qui régulièrement passent au noir lors des comptes finaux.

Crédits complémentaires au budget 2011

C’est également sans discussion qu’une demande de crédits complémentaires au budget 2011 d’un montant de Fr. 92 250.– a été acceptée, portant ainsi le déficit prévu pour l’année qui se termine à Fr. 589 525.–.

Plafonds d’endettement et de risques pour cautionnements pour la législature 2011/16: a l’instar de ce qui se fait dans toutes nos communes, la Municipalité s’impose un plafond d’endettement et le propose pour cette législature à 86 millions de francs ainsi qu’à 20 millions de francs en ce qui concerne les cautionnements.
Ici également, le rapport de la Commission rejoint parfaitement les termes du préavis municipal et est accepté sans discussion ni opposition.

Réseau intercommunal d’eau potable

Une entente intercommunale à laquelle appartiendront les communes d’Orbe, Chavornay et Essert-Pittet pour la gestion (approvisionnement et distribution) de l’eau potable va prochainement être signée et une interconnexion des réseaux entre ces 3 cités assurera un approvisionnement optimal à très long terme.

Pour ce faire, un crédit de Fr. 1 200 000.– amortissable en 30 ans a été ratifié à l’unanimité, ceci sachant qu’aucune répercussion sur le prix de ce précieux liquide ne sera transférée sur nos factures annuelles.

Suppression des procédés lumineux de réclame
(postulat Régula de Souza)

Le postulat demandait une réglementation plus coercitive en ce qui concerne les procédés lumineux privés de réclame. La Municipalité, dans son préavis/réponse, proposait de travailler plus sur l’incitation et la sensibilisation via une réglementation au demeurant fort difficile à mettre en place et à (faire) appliquer.
C’est bien dans ce sens que la Commission a conclu son rapport et a été suivie par le Conseil communal. Dit postulat est ainsi définitivement classé !

Diverses communications municipales nous apprennent que les travaux à la Grande Abbaye ont été stoppés pour non respect du permis de construire, qu’aucune indemnité ne sera prévue en faveur des riverains commerçants de la Place du Marché et de la Grand-Rue pour le manque à gagner qu’ils auront certainement à subir durant les travaux de réfection de ces artères, que l’Hôtel de Ville tout neuf sera à nouveau fonctionnel dès le 3 janvier 2012 et qu’un mandat externe se verra confier l’étude de diverses propositions faites durant les Ateliers d’Agenda 21.

Les discours traditionnels du syndic et du président du Conseil ont conclu l’ultime séance de cette fructueuse année 2011.

Photo Pierre Mercier

La fête foraine des ours



Orbe, jolie petite ville d’apparence très mélangée entre les nouvelles maisons et les bâtiments datant déjà d’une certaine époque. Mais qui aurait pensé qu’il y aurait aussi un côté caché? Des petits habitants qui ne sortent jamais de leur foyer si doux?

J’ai eu l’occasion de faire la découverte d’une «civilisation» inconnue au bataillon. En effet, Orbe regorge de coins inexplorés, mais ce n’est pas dans l’arrière-boutique d’un magasin de laine que je pensais faire une telle découverte.

Car oui, il faut savoir que notre ville bien aimée héberge depuis plusieurs années une jolie petite troupe d’ours en peluche, tous plus mignons les uns que les autres. Fabriqués par Mireille Deriaz depuis 15 ans déjà, ce sont chaque année près d’une centaine d’ours qui voient le jour entre ses mains expertes.

Véritables mises en scènes réalistes

En plus de la fabrication de ces ours dignes des plus belles collections, l’amie des peluches prend chaque année son imagination avec elle afin de leur créer des habits et une mise en scène originale et différente à chaque fois. Après avoir passé par les thèmes des quatre Saisons, des Rochers ou encore des Crayons de Couleur, c’est la Fête Foraine qui s’est vue miniaturisée en 2011.

Aidée par son beau-fils et un ami ingénieur afin d’automatiser les installations, ce sont de véritables manèges qui ont été créés à la taille de ces petites bêtes.

Agrémentée de musique de circonstance, cette exposition vaut le détour, surtout avec de petits enfants.

Une passion peu commune, mais même si elle atteint plus les gens «fans» des ours, certains collectionneurs se déplacent depuis Genève ou plus loin afin de venir contempler ce joli travail et parfois même ajouter une belle pièce à leur collection.

Joli petit succès qui, on lui souhaite, lui apportera toujours le même bonheur qu’à ses débuts.

Photo Katy Josi

Daniel Rosetti présente le dossier d’une des lauréates.

Vallorbe: concours de vacances, trois mentions d’excellence

Daniel Rosetti présente le dossier d’une des lauréates.

Daniel Rosetti présente le dossier d’une des lauréates.

L’Établissement scolaire de Vallorbe est l’un des derniers du canton à maintenir la tradition des concours de travaux de vacances. Toutes disciplines confondues, 19 lauréats de 8e et 9e année ont été récompensés cette année.

Les prix distribués en présence de Dominique Valet, directeur des écoles, et de la municipale Madeline Dvorak représentent un montant total de Fr. 1’120.-, financé par les 10 communes de l’arrondissement scolaire.

Qui dit travail de vacances dit aussi encadrement dudit travail. Une tâche dévolue aux enseignants remerciés pour leur implication et leur enthousiasme. Quant aux élèves, ils apprécient de sortir des sentiers battus, dans une approche didactique alliant l’utile à l’agréable.

Avec trois mentions d’excellence attribuées, la qualité d’ensemble des travaux s’est révélée plutôt bonne. Un seul bémol, la participation des élèves qui a été sensiblement inférieure à celle de l’année précédente.

La séance de palmarès a été agrémentée par diverses performances artistiques qui démontrent, si besoin est, que notre jeunesse déborde de talent et d’énergie.

Palmarès des lauréats 2011
Activités Créatrices sur Textiles (Cosette Loureiro de Menezes)
Charlotte Bruand (9VSG) Très Bon
Allemand (Daniel Rosetti)
Leticia Ribezzo (9VSB) Bon, Noémie Graber (9VSB) Très Bon
Arts Visuels, (Julian Willis)
Marie Laffely (8VSB) Très Bon, Amanda Scire (9VSB) Très Bon, Charlotte Rod (9VSG) Très Bon, Julie Desseigne (9VSO) Excellent
Français (Sophie Schmitt)
Chloé Chezeaux (9VSB) Excellent
Géographie (Daniel Rosetti)
William Stramke (8VSB) Très Bon, Roxanne Baud (8VSB) Très Bon, Margaux Blondeau (8VSB) Excellent
Histoire (Sophie Schmitt)
Numa Bonhôte (9VSG) Très Bon
Histoire (Daniel Rosetti)
Aurore Mezenen (8VSB) Très Bon, Ludivine Bourgeois (8VSB) Très Bon
Italien (Michele Scala)
Ardijana Dacaj (9VSB) Satisfaisant, Solène Benoit (9VSB) Bon, Camille Reymond (9VSB) Très Bon
Mathématiques (Pierre-Henri Jost)
Adrien Ryser 8VSG Bon, Florian Loetscher (8VSG) Très bon.

Photo Denis Tarantola

Swissedels : onzièmes pour la dernière



«C’était sans doute la plus belle édition à laquelle nous avons participé. A défaut d’être touristique, la Guyane française possède une forêt amazonienne magnifique et en plus l’ambiance entre les filles a été parfaite, sans heurt», nous dit Claire Salzmann.

L’équipe des Swissedels de Sandra Bonvin, Isabelle Carrupt et Claire a terminé à la onzième place de cette compétition qui réunissait 76 trios de filles. «L’épreuve de canoë sur 21 km nous a parue longue et monotone malgré le paysage. Il faut avoir un mental solide pour tenir le choc.

A l’analyse, nous nous sommes dit que nous n’avions pas choisi les bons courants, raison pour laquelle nous n’avons terminé l’épreuve qu’au 26ème rang. En plus, nous avons été malchanceuses dans la course de VTT puisqu’Isabelle a déraillé et sa chaîne s’est bloquée dans le pédalier. Il a fallu aller chercher du secours et nous avons perdu beaucoup de temps dans l’aventure malgré l’aide d’un citoyen local».

Emplacement décourageant

A l’heure où les filles sont arrivées au bivouac, leur emplacement les a un peu décontenancées. «Nous nous trouvions très près de la forêt et là-bas les scarabées sont dangereux et il ne faut pas toucher les arbres car on a vite fait d’attraper de l’urticaire alors que d’autres campaient en face de la mer. En plus, nous nous trouvions à proximité immédiate des toilettes et comme ces dernières n’ont pas été vidées pendant les trois premiers jours, je vous laisse imaginer l’odeur qui régnait. Cela dit, l’organisation, sous la responsabilité de l’armée française, était parfaite.

C’est elle qui nous a finalement nourries devant les défaillances du restaurateur local. Pendant notre jour de repos, Alex Debanne et son équipe nous ont fait visiter le centre spatial de Gourou où l’on lance mensuellement des fusées Ariane et Soyouz ainsi qu’un ancien bagne puisque c’est là que la France envoyait ses prisonniers par la passé (Saint-Laurent du Maroni)».

Enrichissant

Au terme de ce troisième et dernier Raid Amazones, nos filles avouent avoir acquis une certaine expérience de vie. « C’était enrichissant à plus d’un point de vue. D’abord nous nous sommes rendu compte que nous étions capables de surmonter les difficultés qui nous étaient proposées grâce à un entraînement intensif. Ensuite nous avons vu quelques pays inhabituels (Mayotte et Sri Lanka) et la Guyane n’est pas la plus mal lotie, coincée entre le Brésil et le Surinam qui se trouve sur l’autre bord du fleuve Maroni qui fait près de dix kilomètres de large !

Comme convenu avec nos sponsors (Centre Thermal d’Yverdon et Gaznat), nous ne retournerons pas au Raid Amazones. Nous n’avons pas encore décidé ce que nous ferons ensuite. Pour ma part, je prendrai peut-être part au Gigathlon d’Olten mais pour le moment, nous digérons ces dix jours passés en Amérique du Sud.

Les conversations vont bon train…

Orbe: repas de fin d’année, Noël de l’AVIVO

Les conversations vont bon train…

Les conversations vont bon train…

Plus de 200 personnes ont participé à cette fête au Casino le 14 décembre.

C’est toujours avec le même enthousiasme que nos aînés se retrouvent pour parler de celle-là ou de celui-ci ou de ceux qui ne sont plus, ou des nouveaux…

Le sapin était bien décoré, la soupe goûteuse comme le reste du repas d’ailleurs. Clo-Clo et Savannah ont joué et chanté quelques morceaux pour créer une ambiance agréable, quoique l’on aurait peut-être aimé comprendre les paroles ou alors que la musique soit moins forte pour continuer les discussions.

En fin de repas Pierre Roemer, le président, a félicité les jubilaires: étaient présents, douze personnes de 80 ans, six de 85 ans et dans les plus âgés, ont été fêtés: Maria Chatagny d’Orbe, 90 ans, Irène Devenoge d’Arnex, 91 ans, Anna Barbey d’Orbe, 94 ans et le doyen urbigène, Jacob Luscher qui va, dans un mois environ fêter ses 101 ans.

Bonne année et bonne santé à tous ces aînés qui ont fait un peu de l’histoire de notre région et qui vont encore en faire…

Photo Marianne Kurth

La table anglophone au Cheval-Blanc.

C’était aussi Noël pour les migrants

La table anglophone au Cheval-Blanc.

La table anglophone au Cheval-Blanc.

Depuis plusieurs années, la patronne du restaurant le Cheval-Blanc Martina Osmanovska invite celles et ceux qui le souhaitent à partager le repas de midi du 24 décembre qu’elle offre de bon cœur dans son établissement.

Une contribution mise sur pied alors qu’elle cherchait à faire en sorte que Noël soit aussi une fête pour les défavorisés. «Ceux qui ont le moins n’osent pas venir» regrette-t-elle, «et paradoxalement, si on regarde la situation économique actuelle, les inscriptions étaient en légère diminution cette année».

Cette année, au nombre des invités, figurait pour la première fois une vingtaine de migrants, arrivés depuis peu à Orbe. Accompagnée du Municipal en charge des affaires sociales Pierre Mercier, la petite troupe a rallié le Cheval-Blanc vers midi pour y déguster l’excellent menu que leur avait concocté Martina. L’Omnibus s’est glissé parmi eux pour tenter de comprendre un peu ce qui les pousse à venir en Suisse. Et la réponse, sans être unanime, est très globalement du même ordre.

Des parcours de vie qui se ressemblent

Pour Ahmed *, tailleur de métier de 35 ans venant de Guinée-Bissau, «en plus d’un régime encore récemment militaire et qui est maintenant une démocratie à l’Africaine (tu es dans le «bon» mouvement ou tu dégages sauf à risquer ta peau), l’économie locale profitant vraiment aux populations locales est complètement déstructurée. Pas moyen pour un petit de gagner correctement sa vie».

Pour Jules *, qui vient de Mauritanie sans formation et qui n’a guère plus de 23 ans, le régime islamique de son pays maintient le citoyen de base dans l’ignorance: pas moyen d’apprendre valablement un métier, «sauf si quelqu’un de ta famille a suffisamment d’argent ou est suffisamment proche du pouvoir. La démocratie réelle n’a pas non plus cours à Nouakchott. En plus, les bateaux de pêche européens viennent piller les ressources halieutiques du pays».

Pour Tarik *, qui vient d’Afghanistan et qui a fait un voyage de 7000 kilomètres à travers de nombreux pays avant d’être interpellé dans un pays de l’est, la démarche est avant tout sécuritaire: il risque tout simplement sa peau pour avoir combattu dans une tribu retranchée dans les montagnes de la frontière avec le Pakistan. Comme c’est le cas de John *, arrivé du Libéria, actuellement pacifié, mais qui a combattu il y a quelques années dans les rangs de l’armée des milices de Charles Taylor et qui depuis lors craint pour sa vie. «Même avec ce danger, si je pouvais acquérir une formation, je serais prêt à rentrer chez moi ensuite pour pouvoir utiliser ces connaissances au service de mon pays d’origine» assure-t-il.

Le lancinant problème de l’inactivité forcée

Ni les uns ni les autres ne comprennent pourquoi on les parque dans un abri pas très salubre à l’air pollué et chargé de microbes, pourquoi on ne leur sert pas suffisamment à manger (un petit sandwich pour midi, un repas en barquette le soir) alors qu’on leur refuse le droit de travailler. D’une seule voix, ils déplorent de devoir passer leurs journées à ne rien faire et seraient prêts à accepter à peu près n’importe quel travail: le sésame à leurs yeux d’une condition d’homme acceptable.

Sans tomber dans l’angélisme, il faut reconnaître que le déracinement, la multiplication des procédures, l’attente, les déplacements très difficiles rendent la vie de ces hommes pas simple. Ils ont certes choisi l’exil, mais à voir ces forces vives et jeunes laissées de côté, on a un peu l’impression que la politique suisse en la matière marche sur la tête. Si au lieu de chercher à n’accepter que le réfugié «politique» si difficile à distinguer des autres, on permettait aux migrants de travailler même s’ils sont venus en Suisse pour ça, on économiserait sans doute beaucoup sur les frais de leur encadrement et on verrait ensuite que seuls resteraient sur place ou presque ceux qui effectivement trouvent du travail.

Une autre vision de la migration dont la Suisse vieillissante devrait pouvoir tirer avantage. Un investissement sur l’avenir, plutôt qu’une charge importante à fonds perdus dont personne n’est satisfait.

* Les prénoms ont été modifiés pour des raisons de discrétion. Les témoignages sont quant à eux bien réels.

Photo Olivier Gfeller

Les Armoiries du village et leurs sources.

Agiez: le déficit augmente

Les Armoiries du village et leurs sources.

Les Armoiries du village et leurs sources.

Budget 2012

Le préavis est présenté par le syndic Philippe Schwendimann, aux revenus Fr. 978 561.– aux charges Fr. 1 009 100.– prévoyant un excédent de charges de Fr. 30 539.–. Cette augmentation est due à la participation aux charges cantonales de la réforme policière, à l’extension de la zone ZU et à l’étude prévue du service des eaux. Ce budget a été accepté avec deux abstentions.

Le plafond d’endettement proposé par la Municipalité est de  Fr. 1 558 894.– pour la législature 2011-2016, ce qui représente par rapport aux revenus un taux de 151%, (le canton autorise un taux de 250%). Une garantie de cautionnement de Fr. 50 000.– a aussi été acceptée par les 45 membres présents du Conseil général.

Service des eaux

La zone ZU a été étendue, pour le moment le taux de nitrate dans l’eau est toujours insatisfaisant, il stagne entre 37/38 mg par litre; la Municipalité espère toutefois que la mise en application de l’extension de celle-ci, portera ses fruits en 2012. Pour la première fois de son histoire, suite à la demande de la Préfecture, une Commission des recours  a été nommée dans le cas où un désaccord sur les règlements communaux se déclarerait.

Collège

Le dépassement du crédit alloué par le Conseil n’est dû qu’à des travaux imprévus sur la vieille structure du bâtiment et à une amenée d’eau sous la salle de Municipalité. L’exécutif a été félicité par un membre du Conseil et applaudi par l’assemblée pour son travail effectué lors de cette rénovation. Les rentrées des loyers (lorsque le dernier appartement sera loué) couvriront l’amortissement et les intérêts de la rénovation.

La salle villageoise

Les locations sont en baisse. Le Refuge: les locations sont nombreuses, malheureusement celui-ci a été (visité) quatre fois cette année, pour dissuader les vandales, des caméras de surveillance sont en cours d’installation sur le bâtiment. Les poids lourds posent toujours des problèmes: en effet ceux-ci sont de nouveaux trop nombreux à emprunter la route de Bretonnières. Le danger qu’ils engendrent a motivé les membres du Conseil à accepter la motion déposée par Philippe Etter.

Cette dernière demande a la Municipalité de réétudier un projet pour freiner la vitesse des véhicules sur la montée du village. De plus, depuis l’entrée en vigueur du nouvel horaire des transports publics, un bus scolaire à été supprimé, de nombreux enfants se rendent à pied au quartier du Moulin pour prendre le bus postal venant d’Arnex. Par contre le passage de cette ligne à Agiez améliore fortement la désserte du village en transports publics.

Mathod: le congélateur fait chauffer la salle



Mercredi soir passé se tenait à la grande salle de Mathod la séance ordinaire de décembre du Conseil général local, placé sous la présidence d’Anne-Marie Planche. Avec un programme éclectique passant du budget à la mort annoncée du congélateur communal.

Budget 2012 un peu étranger au syndic

L’exécutif de Mathod a présenté au Conseil un budget 2012 équilibré. Mieux même, puisque faisant provisoirement apparaître un excédent de produits de l’ordre de Fr. 30 000.– sur un total d’environ Fr. 2.1 millions de recettes et dépenses. De quoi réjouir normalement n’importe quel membre d’un délibérant communal.

Sauf que cette joie n’a pas été complètement partagée, puisque le jeune syndic Roger Augsburger est resté plutôt vague dans ses explications de certains postes salariaux en augmentation et qu’il a dû faire appel à la boursière communale pour qu’elle puisse détailler, à la demande d’un conseiller, les amortissements prévus que ce dernier croyait absents du budget.

De fait, ils étaient simplement répartis dans les actifs considérés et non pas comptés en bloc.

A cela s’ajoute la comptabilisation assurée comme normale par la Municipalité d’une nouvelle taxe d’épuration et d’eau potable pour 2012, avec effet rétroactif au premier janvier 2012, quand bien même le règlement communal idoine qui prévoira cette taxe n’est pas encore né, n’a pas encore été adopté par le Conseil et n’a donc pas encore reçu l’indispensable onction cantonale pour pouvoir entrer en vigueur. Malgré ces questions qui dépassaient la pure forme, le budget a été accepté à une grande majorité.

Plafond d’endettement critique

La commission de gestion et finances a tenu à remarquer que la proposition de la Municipalité concernant le plafond d’endettement de Fr. 4.3 millions pour la législature 2011-2016 conduisait l’endettement communal dans la zone notée comme «critique» par la classification cantonale. Elle a exprimé le vœu que toute la question de l’endettement communal soit mise un jour en discussion… mais a suivi sans autre amendement la proposition municipale. Il n’en fallait donc pas plus pour que le Conseil accepte ce plafond sans autre forme de procès.

Mort annoncée du congélateur communal à Fr. 1 million

Depuis 2008, la Municipalité a sous le coude un projet de réhabilitation du bâtiment communal abritant l’actuel congélateur. Sans vouloir jeter de froid, le municipal Amadio Santacroce a présenté ce projet dans sa version ultime : une transformation lourde à Fr. 1 million comprenant l’abandon du congélateur actuel vétuste et la création de deux appartements et d’un local commercial dans lequel viendra en principe s’installer une boulangerie.

Une idée qui n’a pas passé sans quelques haussements de sourcils au point que le vote à bulletin secret a été demandé sur le principe de cette transformation. C’est par 30 voix contre 15 que ce principe a finalement été admis. La Municipalité a annoncé avoir déjà trouvé le boulanger qui louera le local commercial et un appartement situé juste au dessus du commerce.

Il ne restera donc plus qu’un seul appartement à louer, ce qui devrait être très facile par les temps actuels. Avec en prime un coût de financement fixe probablement inférieur à 2% sur dix ans.

Photo Olivier Gfeller

François de Coulon présente son cru primé

Eclépens fait bien partie des Côtes de l’Orbe AOC

François de Coulon présente son cru primé

François de Coulon présente son cru primé

L’Omnibus suit plusieurs règles de base. A commencer par celle de la couverture géographique limitée à laquelle il procède, à savoir le territoire de l’ancien district d’Orbe. Sauf que comme toute règle a ses exceptions, il lui arrive quand même de franchir ses frontières naturelles. Quand en plus c’est pour saluer une médaille d’argent au Concours International du Gamay 2011, le jeu en vaut la chandelle.

Les Côtes de l’Orbe dans le district de Morges

Situé dans le district de Morges, mais à un jet de pierre de Bavois juste de l’autre côté du canal d’Entreroches, le domaine du Château d’Eclépens appartient depuis de nombreuses générations à la famille de Coulon, de fait depuis 1807. Depuis de nombreuses décennies aussi, ce domaine, qui était avant tout agricole est devenu viticole également.

Et c’est François de Coulon qui en assume actuellement la direction. Un amoureux du beau et du bon, un esthète intarissable lorsqu’il vante les qualités du vin, et pas seulement des siens. Ce que l’on sait moins souvent, c’est que le domaine du Château d‘Eclépens fait partie de l’AOC des Côtes de l’Orbe malgré sa position géographique. «Lors de la nouvelle classification, on nous a demandé si nous voulions être rattachés à la Côte, mais en fait nous sommes plus proches des Côtes de l’Orbe.

Nous partageons avec ces producteurs le goût du travail bien fait, une certaine modestie et sans doute aussi un terroir commun, même si sa composition peut différer sensiblement» précise François de Coulon.

Beaucoup d’appelés, peu d’élus

Et c’est donc un cru issu de la propriété la plus au sud des Côtes de l’Orbe qui a remporté une médaille d’argent au 1er Concours International du Gamay de Lyon en 2011. Un concours important lancé par l’interprofession du Beaujolais et qui a réuni plus de vingt pays participants, de la Norvège au Pérou. Seul lauréat des Côtes de l‘Orbe, François de Coulon note qu’en proportion des participants, les producteurs-encaveurs suisses étaient nettement plus représentés que leurs homologues français, au niveau des médailles aussi.

«Cette distinction vient à point pour l’AOC» précise encore François de Coulon. «Outre qu’elle fait très plaisir, elle couronne le travail d’une équipe qui est «folle» du gamay, un peu à l’image de certains collègues des Côtes de l’Orbe qui travaillent à l’amélioration constante de la production issue de ce cépage, un temps considéré comme un parent pauvre».

Le domaine organise de nombreuses occasions de le visiter et de déguster ses crus. On peut dire sans rougir qu’il vaut la peine de passer la ligne de partage des eaux pour s’en convaincre.

Photo Olivier Gfeller