Une conduite enterrée de 1300 m acheminerait l’eau à la centrale située à Vuiteboeuf.

Vuiteboeuf: le sort de la microcentrale toujours en suspens

Centrale hydraulique dans les Gorges

Depuis 2002, date de la première étape du processus initié par la société Estia, située sur le Parc de l’Innovation de l’EPFL, de l’eau a déjà bien coulé sous les ponts. Avec pour objectif de construire une microcentrale hydroélectrique dans les Gorges de Covatannaz, cette entreprise, soutenue dans son projet par la Romande Energie, a rencontré plusieurs oppositions, justifiées ou invalidées par les différentes instances juridiques.

Oui, non, oui, mais…

Après un premier octroi par le Canton de Vaud en 2013, des autorisations pour turbiner les eaux de l’Arnon, le projet s’était vu rapidement stoppé par un recours déposé auprès de la Cour Cantonale par Pro Natura, WWF et la Société vaudoise des pêcheurs. Accepté, le tribunal avait justifié sa décision en relevant la faible production estimée, qui ne justifiait selon lui, pas les probables conséquences sur l’environnement de ce lieu «à grandes valeurs naturelles et paysagères». La société Estia a alors décidé de recourir contre cette décision auprès du Tribunal Fédéral cette fois. Le verdict est tombé mercredi dernier (23.11.16) en leur faveur. Cependant, la construction et l’exploitation de cette centrale hydraulique restent encore en suspens. Le dossier a, en effet, été renvoyé vers les instances cantonales, accompagné de plusieurs précisions, notamment concernant les données sur la rentabilité du projet.

Des alternatives à trouver
L’initiative Sortir du nucléaire a certes été refusée ce dimanche. Cependant, la stratégie énergétique 2050 de la Confédération visant à une diminution de la consommation, des émissions en CO2 et une promotion des énergies renouvelables, reste d’actualité.

Gare de Vuiteboeuf.

Vuiteboeuf : voies doublées pour la cadence à 30 minutes

Pour pouvoir mettre en œuvre la cadence à la demi-heure, il a fallu modifier le point de croisement (qui se faisait à Baulmes) sur la ligne Yverdon – Sainte-Croix. Actuellement à certains moments de la journée, trois trains peuvent circuler en même temps sur la ligne, ce qui implique deux points de croisement, le premier à Vuiteboeuf, le second à Trois-Villes. Ces deux stations ont bénéficié de travaux d’aménagement.

Coût des travaux

Les travaux importants à la gare de Vuiteboeuf ont duré environ 6 mois et ont coûté 8 millions de francs (financés environ pour moitié par la Confédération et le canton).
La direction des travaux a été assurée par TRAVYS et les autorisations délivrées par l’Office Fédéral des Transports.

Deux nouveaux quais et passage sous voies

Il s’est agi de construire deux nouveaux quais de 85 mètres de long et un passage sous voies pour permettre aux voyageurs d’accéder en toute sécurité à l’autre quai. Si la plus grande partie des travaux a été effectuée par des entreprises spécialisées du génie civil et de technique ferroviaire, le personnel TRAVYS a essentiellement été engagé pour ce qui concerne l’exploitation ferroviaire et le montage des installations de sécurité. Le chantier n’est pas encore tout à fait terminé, et les travaux nécessitant l’interruption du trafic ont pu être effectués durant les phases d’interruptions annuelles.

Grosse préparation et satisfaction des clients

Un important travail de préparation a été réalisé en amont, au sein de l’ensemble des départements de l’entreprise, et a permis la parfaite mise en œuvre du nouvel horaire.
Les clients sont très satisfaits de l’augmentation de l’offre due à la nouvelle cadence sur une grande partie de la journée. Il a tout de même fallu aménager la première course au départ de Sainte-Croix pour permettre une correspondance vers Genève.

Vuiteboeuf: épousailles scolaires électriques

Dans le cadre de leur organisation scolaire, Vuiteboeuf et Baulmes ont décidé de se rapprocher de Sainte-Croix. Difficile pari qu’un remariage, alors qu’on est encore en plein divorce! C’est ainsi que 18 élèves des deux bourgs rallient quotidiennement le balcon du Jura depuis la rentrée. Leur sort préoccupe certains Vuitebolards, qui se sont constitués en association pour la défense des intérêts de leurs têtes blondes.

L’étape suivante a été de se faire assermenter au Conseil général, pour y faire entendre sa voix dans ce domaine. Sophie Thévenaz, une conseillère nouvellement assermentée mercredi soir, s’est plainte en substance de «pauses exagérées durant la journée, d’horaires inadaptés, de temps perdu dans le train ou à attendre ce dernier, d’une discipline qui laisserait à désirer à Sainte-Croix et d’une attitude politico-pédagogique très peu ouverte aux communes autres que celles du balcon du Jura». Elle a exigé de l’exécutif qu’il fasse pression pour que tous ces défauts disparaissent.

Vuiteboeuf fait encore partie de l’ASIBCO

Le Municipal Christian Viret lui a simplement rappelé que pour l’instant la commune faisait encore partie de l’ASIBCO, que les sujets cités étaient en discussion et à l’étude dans ce cadre, que cela prendrait du temps et qu’on ne pouvait changer l’horaire de 18 élèves sans répercussions sur les 400 autres concernés. En plus, les horaires obéissent aussi à des exigences cantonales. Quant aux transports, les Municipalités concernées viennent de recevoir une offre de bus privé pour transporter les 18 élèves 4 fois par semaine en fin de journée.

Coût de l’opération: Fr. 75 000.– par année. Un montant qui laisse songeur et dont il n’a pas encore été débattu. Serge Juriens a tenu quant à lui à rappeler que «parfois, l’intérêt général passe avant l’intérêt particulier et que dès 2015, l’horaire de Travys passera à la demi-heure, ce qui résoudra une bonne partie du problème. Faire le poing dans sa poche un certain temps fait partie de la vie» a-t-il ajouté. Pour le reste, le Conseil placé sous la présidence de Fabrice Boucher a entériné le budget municipal 2014 faisant apparaître un excédent de dépenses de l’ordre de Fr. 25 000.– sur un total de recettes et dépenses de 1.68 million de francs.

Vuiteboeuf: la pluie fait changer la tradition

Cette année, l’Abbaye des Mousquetaires a présenté une innovation très bienvenue. S’apercevant que les habitants des nouveaux quartiers étaient un peu timides, le comité a envoyé une lettre d’invitation nominative à chacun d’eux. Tout le monde a ainsi pu se convaincre que les Mousquetaires ne sont pas une confrérie fermée.

Normalement, le couronnement des rois et reines a lieu au centre du village, puis un apéritif est servi par le roi devant sa demeure. Mais… à moins de troubler les anisés à l’eau de pluie, impossible de garder une couronne sèche. Il a été donc été décidé de se transporter à la grande salle pour la cérémonie. Ce n’était pas la cathédrale de Reims, mais c’était quand même magnifique. La soirée s’est prolongée jusqu’à plus d’heure avec un superbe orchestre évoquant les années 80!

Un dimanche de beau temps

Le ciel s’étant montré clément le dimanche, le banquet de midi a attiré plus de deux cents personnes, ce qui a permis d’assurer le remplissage des caisses de l’Abbaye.

Les résultats

Comme le roi de la fête, Sylvain Frizon de la Motte de Rège (sic) a remporté tous les challenges masculins, les deuxièmes ont été sacrés rois:
Jeunes tireurs: VALLOTTON Emilien, roi avec 621 pts.
Dames: KARLEN Marianne, reine avec 743 pts.
Roi de la fête: Sylvain Frizon, roi avec 1292 pts.
Cible mousquetaire: KARLEN André, roi avec 814 pts (S. Frizon 1er avec 878 pts).
Cible société: DEGIEZ Gaël, roi avec 406 pts (S. Frizon 1er avec 414 pts).
Coup centré: SCHAFFNER Cédric, roi avec 98 cps (S. Frizon 1er avec 99 cps).

Photo Grégoire Hostettler

Sous les yeux de l’instructeur à gauche, une équipe de forestiers arrive sur les lieux de l’accident simulé.

Vuiteboeuf: 30 forestiers en exercice de sauvetage

Sous les yeux de l’instructeur à gauche, une équipe de forestiers arrive sur les lieux de l’accident simulé.

Sous les yeux de l’instructeur à gauche, une équipe de forestiers arrive sur les lieux de l’accident simulé.

Une trentaine de forestiers appartenant aux arrondissements 7 et 10 qui couvrent les régions allant de la bordure de l’ancien district d’Orbe aux communes de celui de Grandson avaient rendez-vous vendredi passé à Vuiteboeuf pour suivre un cours de formation portant sur la sécurité, sous les ordres, entre autres, de René Guex, garde-forestier à Bullet. Le programme de la matinée a porté avant tout sur une mise à niveau et des exercices de premiers secours.

Des exercices au massage cardiaque ont eu lieu, de même que des mises en œuvre de défibrillateur, le tout dans un programme en groupes. Une partie théorique a aussi été présentée, qui concernait avant tout les mesures à prendre et les méthodes à utiliser en cas de sauvetage d’un ou plusieurs collègues blessés.

Des délais plus longs qu’on ne l’imagine

L’après-midi était réservé à un exercice de sauvetage en grandeur nature. On attendait de pied ferme l’arrivée d’un hélicoptère flambant neuf de la Rega. Ce fut toutefois en vain, puisqu’à l’heure planifiée, les appareils rouges de la garde aérienne étaient tous engagés dans des missions effectives et qui prenaient forcément le pas sur un exercice. Ceci n’a pas empêché une série de forestiers de jouer le rôle de l’équipe devant faire face à un accident et les autres d’observer attentivement les mesures prises et les techniques utilisées pour porter assistance et finalement délivrer le «blessé» de sa fâcheuse posture.

On aura en particulier remarqué les difficultés de transmission humaine à l’époque du GPS et du portable, ainsi que l’allongement considérable des délais nécessaires à chaque geste en situation de détresse. L’observateur béotien n’aura pas manqué de remarquer les nouveaux casques émetteurs-récepteurs dotés de petites antennes portés par certains participants, très utiles en pareilles circonstances, mais qui font un peu ressembler le forestier à une sorte d’extraterrestre chaleureux et résistant à l’épreuve.

Photo Olivier Gfeller

Vuiteboeuf : le futur SISPO fait déjà grogner

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C'est en présence de trois invités, tous trois nouveaux citoyens ayant atteint l’âge de 18 ans en 2012, que le Conseil général de Vuiteboeuf a tenu sa dernière séance 2012 la semaine passée sous la présidence de Fabrice Boucher. Avec au menu un plat de résistance: le budget 2013, que la Municipalité a construit comme presque équilibré, comportant un excédent de charges de Fr. 12 000.– sur un total de charges et produits de l’ordre de Fr. 1.55 million.

«Un exercice d’équilibriste», expliquera le syndic Georges Karlen, qui a noté que «si les recettes fiscales ont été budgétées avec prudence, les dépenses imposées par le canton augmentent non seulement de façon exponentielle, mais jouent un rôle déterminant dans la capacité financière amoindrie des communes.» La commission de gestion a recommandé l’adoption du budget sans modification, ce que le Conseil a fait à la quasi-unanimité.

Une commission pour les déchets

On se souvient que le préavis municipal proposant d’introduire la taxe au sac avait été retourné à l’expéditeur de façon plutôt sonore lors de la dernière séance. La Municipalité a proposé au bureau du Conseil la nomination d’une commission chargée d’étudier, en collaboration avec l’exécutif, la mise en place d’une nouvelle solution à proposer au délibérant. Une commission de cinq membres a été élue.

Un SISPO régional qui va coûter cher

À relever de probables grognements dans les petites communes au sujet du futur SISPO, lorsque Pernette Affolter, municipale, a exposé sommairement le fonctionnement régional des pompiers à partir de 2014. Un fonctionnement à la sauce ECA «et sur lequel on ne peut rien dire», mais qui devrait coûter à Vuiteboeuf Fr. 24.60 par habitant et par année, alors que la taxe non-pompier disparaîtra. Des voix se sont élevées pour qu’un rattachement à Yverdon-les-Bains, plus logique opérationnellement, soit au moins étudié au niveau des coûts.

Photo Olivier Gfeller

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Vuiteboeuf: le sac ne fait pas le poids

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Ancienne échoppe au cœur de Vuiteboeuf.

Après 6 assermentations qui montrent que la population de Vuiteboeuf augmente régulièrement pour s’établir aux alentours de 550 habitants, le Conseil général réuni la semaine passée devait prendre position sur le préavis municipal relatif à la gestion des déchets. La Municipalité proposait l’introduction de la taxe au sac modèle STRID SA pour la localité. Le président Fabrice Boucher avait préparé un ordre du jour en deux temps: le premier pour laisser à l’exécutif le temps de présenter, chiffres à l’appui, son analyse de la problématique en question, et pour justifier son choix de la taxe au sac plutôt que de celle au poids et le second comme temps du choix proprement dit.

Dans une présentation soignée et minutieuse, le syndic Georges Karlen a fait ressortir que la taxe au poids était moins pratique régionalement, plus compliquée dans son administration et plus chère pour le contribuable que la taxe au sac, déjà expérimentée par de nombreuses communes avec succès. La différence de coûts résiderait avant tout dans l’achat d’une benne compacteuse, qui représente à elle seule un investissement de l’ordre de Fr. 100 000.– ou, transcrit en coût annuel par habitant, en une dépense supplémentaire d’environ Fr. 30.– par rapport à la taxe au sac.

Le délibérant veut choisir lui-même

La commission chargée d’étudier cet objet a proposé de retourner le dossier à la Municipalité pour étude complémentaire. Elle a estimé que la démonstration de l’exécutif ne prenait pas suffisamment en compte la variante de la taxe au poids. A relever une démarche assez inhabituelle pour une commission: celle-ci a en effet rencontré, en plus de l’exécutif local, plusieurs autres exécutifs communaux ayant introduit la taxe au poids, ceci pour tenter de se faire une idée plus précise des tenants et aboutissants de l’opération proposée.

Un vaste échange de vues a eu lieu, non sans qu’une certaine tension ne sourde des rangs. Les membres du Conseil avaient visiblement envie de pouvoir décider eux-mêmes du choix de la variante qui leur paraîtrait la plus adaptée. Au moment du vote et après quelques passes d’arme supplémentaires de procédure, le préavis a été refusé à une large majorité et le rapport de la commission adopté. Le projet retourne donc à la Municipalité, qui devra revenir avec un projet plus convaincant. «Nous ne reviendrons pas devant vous avant 2013, a précisé le syndic quelque peu courroucé, et ce sera avec un projet de taxe au poids, cette fois!». Dans la foulée, le Conseil a adopté le maintien du taux d’impôt communal à 77% de l’impôt cantonal de base pour 2013.

Photo Olivier Gfeller

Vuiteboeuf: l’eau potable nouvelle coulera le 1er novembre

Mercredi soir passé à Vuiteboeuf, le Conseil général se réunissait pour la première séance de la nouvelle législature. Dans un premier temps, l’assemblée présidée par Fabrice Boucher a procédé à l’assermentation de cinq nouveaux membres, pour ensuite passer à l’ordre du jour usuel.

Si les traditionnelles délégations de compétences à la Municipalité ont été octroyées sans discussion pour toute la durée de la législature, que ce soit pour plaider, statuer ou engager des dépenses extrabudgétaires, le crédit de Fr. 61’500.– destiné à l’équipement de la déchetterie en eau et électricité a fait l’objet d’une première discussion.

La Municipalité avait demandé dans son préavis un crédit de Fr. 47’ 000.– subvention cantonale de 24% déduite. L’ancien syndic Serge Juriens lui a fait remarquer «qu’elle devait faire reposer sa demande de crédit non pas sur le montant net, mais sur le coût total des travaux, qu’elle devrait bien payer, et qu’elle pouvait mentionner que ce crédit serait réduit de la subvention cantonale à recevoir, en général … deux ans après».

A noter que la commune a profité de la fin au 31 décembre 2011 de la période de subventionnement cantonal en la matière pour décider d’entreprendre cet équipement. Le crédit a été voté à l’unanimité.

Bascule cantonale pour le taux d’imposition

Devant les incertitudes découlant de la péréquation, de la réforme de la police cantonale, de la facture sociale et de divers autres postes indépendants de sa gestion, la Municipalité a proposé au Conseil de simplement tenir compte de la bascule de deux points d’impôts cantonaux prévue par le canton, et d’attendre la fin 2012 pour voir si une augmentation réelle du taux d’imposition communal était nécessaire.

Sur ce point, Serge Juriens a proposé de «prévoir déjà les dépassements budgétaires partiellement connus en augmentant le taux communal d’un point encore, une opération neutre pour le contribuable puisque le taux cantonal baissera finalement de trois points». Il n’a pas été suivi par le Conseil, qui a préféré la solution municipale de deux points supplémentaires compensés par la bascule canton-commune. Le taux pour 2012 sera donc fixé à 77% de l’impôt cantonal de base, le tout voté à une très forte abstention et… une voix contraire.

Bilan énergétique communal et eau potable

En fin de séance, Martin Froidevaux a déposé un postulat invitant la Municipalité à étudier un concept énergétique communal. Ce genre d’études est facilité par un financement cantonal. En plus, il s’agit de permettre de voir dans quels domaines les économies d’énergie pourraient être réalisées non seulement en théorie mais en pratique sur un plan local. Le postulat a été accueilli à une très grande majorité par le Conseil.

On a cru voir se dessiner quelques sourires à son sujet dans les rangs de la Municipalité, qui devra néanmoins étudier la question. A relever enfin que la nouvelle eau potable coulera dans le réseau à partir du 1er novembre 2011. Une inauguration publique du captage de la Baumine aura lieu le samedi 12 novembre, avec une collation-apéritive modeste «pour que ça ne s’éternise pas trop longtemps», précisera encore le Municipal concerné Laurent Schwab.

Photo Olivier Gfeller

Le centre du village.

Vuiteboeuf: Conseil général, menu copieux

Le centre du village.

Le centre du village.

Menu copieux pour le Conseil général de Vuiteboeuf mercredi 15 au soir. Sous la direction dynamique de son jeune président Fabrice Boucher, les conseillères et conseillers se sont mis en bouche en adoptant à l’unanimité et sans discussion un nouveau règlement communal sur la distribution d’eau.

«L’ancien dispositif réglementaire sur cette question datait de 1968, et méritait un sérieux toilettage», a précisé le municipal Laurent Schwab, qui a aussi noté «la nécessité de revoir cette question en raison du nouveau captage communal».

Un exercice 2010 dans les chiffres noirs

A peine sorti de la lecture fastidieuse du texte approuvé, le Conseil s’est emparé de la gestion et des comptes 2010. «Une bonne année, précisera le syndic Georges Karlen. «Nous avions budgété une perte de l’ordre de Fr. 100 000.– et nous nous retrouvons avec un bénéfice de Fr. 1 759.–, après pourtant de sérieux amortissements de nos travaux actuels de captage».

Il apparaît à Vuiteboeuf, contrairement à d’autres communes, que tous les impôts sur le revenu des personnes physiques ou sur le bénéfice des personnes morales sont en hausse, ce qui explique en partie le bon résultat.

La nouvelle eau potable arrive bientôt

La vente des trois dernières parcelles de terrain communal au Motty a été approuvée sans discussion: cette zone est donc vendue et les projets de construction des acquéreurs avancent. Le municipal des eaux, Laurent Schwab, a encore tenu à expliquer que le branchement du réseau d’eau potable sur la nouvelle eau du captage de la Baumine aurait dû avoir lieu.

Sauf qu’au moment de procéder à cette opération, des fuites dans le réseau existant ont été détectées. Elles seront donc repérées et réparées avant le raccordement de la nouvelle source d’eau potable.

Photo Olivier Gfeller

Fabrice Boucher, nouveau président du Conseil général.

Vuiteboeuf : nouveau président du conseil

Fabrice Boucher, nouveau président du Conseil général.

Fabrice Boucher, nouveau président du Conseil général.

Mercredi soir passé, c’est sous la présidence de Jean-Claude Wagnière, vice-président, que le Conseil général de Vuiteboeuf a délibéré. On se rappelle en effet que son ancien président a été élu il y a peu à la Municipalité. C’est donc par l’élection d’un nouveau président que la séance a débuté.

Une seule candidature à la fonction de premier citoyen de la commune a été présentée, celle de Fabrice Boucher, ingénieur en matière d’environnement et habitant de la commune depuis cinq ans environ. C’est au premier tour avec un très bon score de 25 voix que le candidat a été élu. Il débutera dans sa fonction par la présidence du bureau lors des votations fédérales du 28 novembre.

Deux parcelles communales vendues

Le Conseil a accepté à l’unanimité la vente de deux parcelles situées dans la zone du Motty à des acquéreurs privés qui vont y construire des maisons individuelles pour leur propre usage. Avec ces deux ventes, qui seront signées pour le prix de Fr. 320.- le mètre carré, ce sont maintenant quatre parcelles de cette zone communale qui sont vendues.

Dicastères et assemblée de commune

La Municipalité a procédé à une réorganisation des dicastères suite à l’arrivée de Christian Viret, nouveau municipal. Ce dernier a repris les écoles, les routes et les chemins, le nouveau syndic Georges Karlen reprenant quant à lui les finances et l’administration générale. Sur une suggestion appuyée du vice-président du Conseil, la répartition de ces dicastères, qui figure sur le site internet de la commune, sera également communiquée aux habitants par l’intermédiaire du prochain bulletin communal.

A relever que les citoyens de Vuiteboeuf seront convoqués en assemblée de commune pour la fin du mois de novembre. Avec à la clef deux sujets principaux : une information sur les nouveaux noms de rue et des précisions de la Municipalité sur les prochaines élections communales.

Photo Olivier Gfeller

Les deux nouveaux élus, à gauche Christian Viret et à droite Georges Karlen, nouveau syndic de Vuiteboeuf.

Vuiteboeuf : nouveau syndic et nouveau municipal

Les deux nouveaux élus, à gauche Christian Viret et à droite Georges Karlen, nouveau syndic de Vuiteboeuf.

Les deux nouveaux élus, à gauche Christian Viret et à droite Georges Karlen, nouveau syndic de Vuiteboeuf.

Outre le scrutin fédéral sur la LACI et les consultations cantonales, le corps électoral de Vuiteboeuf Peney était aussi appelé le week-end dernier à  compléter sa Municipalité et à élire en plus un nouveau syndic à la suite du départ inattendu et bruyant de leur syndic Serge Juriens en juillet dernier.

Pour le poste vacant à la Municipalité, les Vuitebolards avaient le choix entre un petit nouveau, Christophe Pierre, tout juste assermenté jeudi 23 septembre au soir comme membre du Conseil général, et précisément le président de ce Conseil général Christian Viret, pour qui ce n’était pas la première tentative d’accéder à l’exécutif communal.

C’est ce dernier qui a largement dominé le débat. L’élection de Christian Viret s’est faite en effet au premier tour et sans appel puisque ce ne sont pas moins de 92 voix qui se sont exprimées en sa faveur, alors qu’une trentaine allaient à son concurrent.

Le nouvel élu a déclaré «être lui-même surpris de son score et bien sûr très content de son élection». Il ne sait évidemment pas encore quels seront les domaines que recouvrira son futur dicastère, même si de fait les finances étaient le domaine du syndic démissionnaire.

«Il ne faut pas brûler les étapes», présidait encore Christian Viret, qui ajoutait «que la décision de répartition des tâches  appartiendrait bien entendu à la nouvelle Municipalité in corpore». A relever que le nouveau municipal réside à Vuiteboeuf depuis de longues années et qu’au quotidien, il occupe une place de conseiller en placement dans un ORP de la région lausannoise.

Pour le poste de syndic, deux candidats avaient finalement déposé une liste: les municipaux Georges Karlen et Christian Wagnière. Et là aussi, c’est au premier tour par 45 voix que Georges Karlen, agriculteur et originaire du lieu, a été élu.

Le dépouillement n’a pas duré longtemps et la proclamation des résultats a été rapide si bien que la nouvelle Municipalité, presque au complet, s’est retrouvée rapidement autour d’un verre à l’Hôtel de l’Ours pour fêter une sérénité retrouvée au sein de l’exécutif et bien sûr un nouveau syndic.

Photo Olivier Gfeller

Toits vuitebolards

Vuiteboeuf : le village captera son eau

Toits vuitebolards

Toits vuitebolards

Petite surprise pour Christian Viret, le président du Conseil général de Vuiteboeuf, jeudi soir passé. Alors qu’il s’attendait comme d’habitude à assermenter un ou une nouvelle recrue, ce ne sont pas moins de trois nouveaux membres qui ont souhaité faire partie du Conseil, dont un certain Serge Juriens, syndic jusqu’en juillet dernier, visiblement amusé, mais soucieux peut-être du sort de la commune qu’il a servie pendant longtemps, et Christophe Pierre, jeune candidat à la Municipalité pour l’élection du 26 septembre.

D’un ordre du jour assez chargé, on retiendra que le Conseil a très largement suivi sa Municipalité dans toutes ses propositions. L’adhésion à l’ARAS nouvelle formule du Jura-Nord vaudois, le maintien du taux d’impôt communal à 75, alors même que le taux cantonal augmentera de 6 points, l’autorisation de vendre une parcelle communale au Motty et le crédit extra budgétaire de Fr. 90’000.– requis pour le déplacement d’une conduite, déjà effectué en urgence cet été, n’ont soulevé aucune discussion de fond.

Nouveau captage du vallon de la Baumine

Depuis des années, le problème de l’eau potable à Vuiteboeuf fait couler encre, sueur et salive. On se souviendra que la protection des sources de Covatannaz, compte tenu des risques de pollution de l’Arnon, se révélait être une utopie, ce d’autant plus qu’en amont de la rivière se trouvent le bourg de Sainte-Croix et sa propre STEP.

Ainsi que des dangers permanents de pollution, notamment en cas d’accident routier d’un camion d’hydrocarbures par exemple. C’est donc vers la solution d’une recherche de captage local et autonome que la commune a travaillé, avec l’EPFL et des bureaux d’études spécialisés. Le vallon de la Baumine s’est révélé capable de fournir une eau potable d’excellente qualité et en quantité largement suffisante pour couvrir les besoins d’un millier d’habitants. Et donc permettant, le cas échéant, l’alimentation future d’autres villages, Vuiteboeuf comptant actuellement 500 habitants environ.

Des études à la réalisation

Le temps des études a passé, le projet doit maintenant être mené à chef et c’est un crédit de Fr. 1.7 million que la Municipalité a demandé au Conseil pour assurer cette adduction moderne et autonome. Pas d’opposition de principe au sein du Conseil, mais quelques interrogations, notamment de la commission chargée de l’étude du préavis, qui cherchait à minimiser le coût futur de l’eau potable pour l’utilisateur.

Il s’avèrerait en effet que ce coût pourrait être plus élevé que dans d’autres communes limitrophes. Le crédit a été accepté à une très large majorité. Les travaux devraient permettre la réalisation du captage, de la station de pompage et la pose de compteurs individuels là où ils manquent encore d’ici à juillet 2011 en principe.

Et c’est finalement sur la base de la consommation effective que la Municipalité fixera le prix du m 3. Une petite controverse a eu lieu sur la durée d’amortissement de l’installation et de ses frais annexes, prévu sur trente ans et que certains auraient souhaité voir amortie sur une plus longue durée pour diminuer le coût du précieux liquide.

Mais finalement la proposition de la Municipalité a aussi été suivie sur ce point.

Photo Olivier Gfeller