C. Costa devance St. Heniger vers la Chute du Dard.

Montée du Nozon spectaculaire et populaire

 

C. Costa devance St. Heniger vers la Chute du Dard.

C. Costa devance St. Heniger vers la Chute du Dard.

350 participants ont foulé le vallon pour une bonne cause.

Une foulée vers l’espérance

Les coureurs ont souffert de la chaleur sur le tracé de la Montée du Nozon, 16e du nom et la première pour «Les Galops du Terroir» regroupant les courses régionales. Le lâcher de ballons du matin par les enfants était une fresque colorée dans le ciel. Après ils sont partis à l’assaut du parcours qui sillonne le village, évitant toute circulation. Une excellente initiative, mise en place depuis quelques années, qui évite le stress aux parents. C’est un bonheur de voir tous les enfants courir pour une bonne cause. Grands et petits, ils en ont fait des foulées…

La Montée, sous une chaleur intense

Dès 15 h. 30, les concurrent(e)s, s’élancèrent sur ce tracé particulier, plat au début  suivi d’une dénivellation sévère (~500 m sur 13,1 km) pour passer la ligne d’arrivée à Vaulion.  Pierre Fournier, sans rival l’an passé, n’a pu suivre le rythme imposé par César Costa (Martigny). Pour sa première participation, il prit la tête dès le début de la course.  Au passage très abrupt de la cascade du Dard, au 3e  km , seul Stéphane Heniger (Yverdon) se maintenait dans son sillage. La montée dans les gorges du Nozon le laissait seul en tête, et à l’arrivée, il franchissait la ligne en 52:41.79. Il améliorait de 1:01:00 le temps de P. Fournier de 2010 et devançait St Heniger de 1:11.00. Patrick Vonlanthen (Yvonnand) complétait  le podium en 57:20.30.
Chez les dames, Sandra Annen-Lamard (Ecublens) était sans rivale: elle gagnait l’épreuve  pour la 5ème fois consécutive, en 1h06:17.04 améliorant son temps de 48 sec. laissant sa dauphine, Ruth Gavin (Chesalles) à 1:45. Carole Genoud (Cossonay) prenait la troisième place à 2:30.

Cette épreuve a connu un succès populaire intense, récompensant le comité et les bénévoles.

Photo Marlène Rézenne

Pierre, le portrait de leur père Donat Guignard, Micheline et Olivier.

Magnifique hommage à Donat Guignard

Pierre, le portrait de leur père Donat Guignard, Micheline et Olivier.

Pierre, le portrait de leur père Donat Guignard, Micheline et Olivier.

Film-documentaire sur le Pou du ciel

Constructeur d’avionnettes et inventeur.

Le début: des images d’archives (1936) montrent un bonhomme qui se lance dans le vide avec un planeur type Chanute et se casse la figure à l’atterrissage. Ce sera le coup de cœur d’Anne Crété, qui partira à la recherche de ce type un  peu fou et pionnier des airs. Il vivait à Sainte-Croix.

La suite: pour la cinéaste, Donat Guignard est un authentique Sainte-Crix, même s’il est né à quelques lieux de là, à Vaulion, où son père était charron. Elle le décrivait ainsi lors de la présentation du film, vendredi soir aux Vaulienis: «Il était ouvrier, audacieux, courageux, obstiné et modeste. Il avait un vrai savoir-faire et possédait un réel talent d’inventeur. C’était le héros idéal pour film, mais il me manquait des témoignages, des documents».

Une pellicule 16 mm originale du cinéaste Jean Perrenoud

Elle rencontrera Jacqueline Guignard, veuve de l’aviateur amateur, qui vit toujours à Sainte-Croix et qui exhumera de sa cave, le film de 16 mm et mettra a sa disposition une multitude de documents relatifs aux constructions d’avionnettes improbables, aux exploits et inventions de son mari. La projection du film de 35 min, avec des images d’époque, présentait un hommage vibrant du pionnier de l’air et constructeur Donat Guignard.

Il ressortait la vision d’un homme tenace, pas une tête brûlée mais qui cherchait toujours à améliorer un produit et trouver une solution pour tout.  Le regard d’Anne Crété, est malicieux, léger et le scénario du film, précis, est accompagné par d’excellents choix musicaux.  Une invitation à en savoir plus sur ce personnage génial, qui, en 1933 par exemple, avait inventé une luge à neige avec un moteur Douglas 350 cm 3 !

Son exploit lui vaudra un procès

1935- Une phrase entendue par Donat à Lausanne, lors de la présentation du «Pou du ciel» sur la place du Château: «On ne verra jamais un Pou du ciel passer au-dessus de la cathédrale !» L’Office aérien fédéral lui refusait le droit de voler (pas de brevet de pilote) son appareil n’étant pas homologué.
1938- Donat Guignard a affiné son modèle et fait, le 12 octobre, un premier essai concluant survolant Sainte-Croix. Dénoncé et sous la menace de se faire confisquer son «Pou du ciel» il décollera de Sainte-Croix le 14 octobre, survolera la cathédrale de Lausanne, traversera ensuite le Lac Léman, et atterrissait miraculeusement dans un jardin à Thonon. Il était accueilli en véritable héros par les douaniers français. Mais en Suisse, sous une avalanche d’infractions, il aura droit à un procès, et il déclarait : «je n’aurai jamais pensé, qu’en un peu plus d’une heure, on pouvait faire autant de mal et transgresser autant de lois et de règlements». Il sera condamné à une amende de Fr. 20.–.

A la fin de la 2e guerre mondiale, son rêve de promouvoir l’aviation populaire avec la construction d’avionnettes tombait à l’eau. En effet, des milliers de Piper homologués (surplus militaires américains restés sur sol européen) coûtaient moins cher à l’achat que le fait de fabriquer soi-même.

Dans la grande salle de Vaulion, on pouvait découvrir une exposition, réalisée avec des coupures de presse et divers documents photographiques appartenant à des habitants de Vaulion, et collectés par Fabienne Perotti et Madeleine Guyon. Pierre Blanchard leur donna un sérieux coup de  main pour scanner et agrandir les divers écrits de presse relatant les exploits d’un enfant du pays.

Une belle découverte.

Photo Marlène Rézenne

Arrivée au hameau du Plâne

Vaulion : le Plâne pas encore prêt pour les pales

Arrivée au hameau du Plâne

Arrivée au hameau du Plâne

Un hameau perché au-dessus de Vaulion à un peu plus de 1000 mètres d’altitude auquel on accède par quelques lacets bien marqués. Une trentaine d’habitants. Un panorama à faire pâlir. Un lieu privilégié que ses résidents ont d’ailleurs adopté pour ça, tout en devant accepter les contraintes d’une vie vraiment à l’écart du stress et du bruit.

Mais le Plâne, un lieu à quelques encablures d’une éventuelle future éolienne du parc «Sur Grati».  Et des habitants qui sont venus en nombre assister à la séance de présentation non publique et destinée aux élus qui a eu lieu le mardi soir 2 février à Vallorbe. Avec un enthousiasme  plutôt modéré pour le projet.

«On parle nettement plus du sort des  chauves-souris, de la préservation des bosquets et de l’avifaune que des habitants, dans  ce merveilleux plan» pouvait-on entendre à la cantonade. Un autre habitant du hameau a rappelé que l’éolienne prévue se trouvait sur son propre terrain et qu’il faudrait donc avant de l’installer que l’on discute avec lui.

Un autre encore de trouver que la politique de communication des promoteurs dans cette affaire n’était pas idéale et de s’étonner, lui, que «l’on ne propose pas, en terme d’énergie renouvelable alternative, la pose de panneaux solaires, par exemple».

Si pour l’essentiel le parc éolien Sur Grati est éloigné des habitations, la crainte du bruit, des courants vagabonds et d’autres nuisances éventuelles est bien présente chez ces Vaulienis un peu excentrés.

Et il ne serait pas étonnant que dans la planification temporelle du projet et de sa réalisation, il faille tenir compte de quelques retards dus à la résolution de questions justes que se pose la population du petit hameau.

A suivre.

Photo Olivier Gfeller

Les trois cœurs sont toujours là !

De g.à dr.: Roland Parals, Mathilde Tejo, Sonia Ribero et Alberto Tejo.

Et Alberto Tejo est de retour au pays.

Vendredi, 13 h.

Intérieurement, quittant le bas de la vallée du Nozon, pris carrément dans un smog à tailler au couteau, pour rejoindre Vaulion, j’espérais rencontrer le soleil.

Au passage de Nidau, celui-ci forçait un peu le brouillard, mais juste après l’ancienne scierie, le voile s’est déchiré, et c’est sous un ciel resplendissant que je filais au rendez-vous.

Sur la façade de l’Hôtel, le soleil doublait l’enseigne des 3 Coeurs, qui fut construit en 1764! Extérieurement, rien ne paraissait avoir changé. Poussé la porte du restaurant, une surprise, ou plutôt deux, m’attendait! La première, c’est que le nouveau tenancier n’était pas un inconnu, jovial et toujours une moustache qui couronne son sourire.

Et la deuxième, c’était le choix des améliorations effectuées par la commune de Vaulion, un rafraîchissement, comme on dit, qui s’avère judicieux: les murs peints en blanc donnent de l’espace et beaucoup de lumière. Des nappes et des rideaux de couleur orange, rendent chaleureuses les salles.

Une rumeur qui monte jusqu’au Lieu

Après les présentations, c’est autour d’un verre de vin blanc, qu’Alberto Tejo me parlait de son retour aux sources et de son parcours, depuis son arrivée en Suisse en 1976, à la Vallée de Joux. Il se rapprochait de notre région et travaillait, au Chalet de la  Breguettaz en dessus de Vaulion dès 1980, comme serveur pour une période de 14 ans, puis sera le tenancier pendant 6 ans.

Le chalet et les alpages de la Breguettaz seront vendus en 2001. Son contrat ne sera pas reconduit, il décidait de rentrer au Portugal. Il ouvrira son propre restaurant, et le dirigera pendant 2 ans.   Mais le mal de son pays «adoptif» était trop fort !
Il reviendra vivre à la Vallée de Joux, après un passage estival en Valais et le restaurant d’une piscine, pour s’établir au Lieu où il reprendra en main l’Hôtel de Ville.

Il se fait une place, il a un excellent cuisinier et sa sœur le seconde. Les années passent. Des rumeurs montent à La Vallée, jusqu’à lui: l’hôtel des 3 Coeurs est à remettre. Et avec lui, l’exploitation estivale du chalet de la Dent de Vaulion !
Sans attendre, il postule. La municipalité retiendra sa candidature et tout s’enchaînera très vite, contrats, signatures et la date de la reprise.

Pour Alberto, c’est vite vu, ses vrais amis, ses copains de jeunesse, ils sont ici à Vaulion, pas au Portugal! Il était arrivé, au village, à l’âge de 23 ans et puis il a ses contemporains, comme il dit, avec un large sourire ! Ici, il se sent chez lui.

Ré-ouvert depuis le 11 janvier

Pour oeuvrer au restaurant et à l’hôtel, sa troupe de choc du Lieu l’a suivi dans cette nouvelle aventure: Mathilde Tejo, sa sœur, pour le service au restaurant et pour l’Hôtel avec Sonia Ribero et Roland Parals aux fourneaux; lui, il met la main à tout !

Pierre Bachelard, qui dînait une table plus loin, nous rejoignit. La conversation déviait forcément sur le chalet de la Dent. Et les souvenirs de surgir. En 1978, certains soirs, après avoir terminé leur service de nuit à la Vallée, Alberto et son frère fonçaient chez Pierre à la Dent, pour manger une fondue, et il n’était pas loin d’une heure du matin! Il les servait !

Pierre consulta l’agenda avec son successeur et lui dit : « Bon, Alberto, tu ouvriras la saison à la Dent, au début du mois de mai, pour la Fête des Mères, si le bon Dieu le permet… » Entendez, si la neige n’est plus que souvenir…

Au restaurant, la carte se veut, en premier lieu régionale, avec les plats typiques de montagne: les croûtes, fromage ou champignons, le jambon à l’os et les plats vaudois de saison, l’ardoise et ses dés de viandes que le client affine et cuit à son goût. Il ajoutera un peu d’exotisme avec les gambas à gogo!

Alberto me glissait  en partant: «Je suis descendu de quelques mètres… Je ne me sens bien qu’à la montagne, la ville ce n’est pas fait pour moi!»

Son sourire en disait long !

Photo Marlène Rézenne

Vaulion : la Dent orpheline de Pierre

Pierre Bachelard

Pierre Bachelard

Tout est tranquille

Il est cinq heures de l’après-midi, la cuisine s’éveille Eric Robitaillie, un ami de longue date de Pierre, prépare une fondue pour un couple d’habitués, venus une dernière fois déguster la fondue de Pierre Bachelard, à la Dent.

Aurore et sa collègue ont dressé les tables réservées, les clients ne vont pas tarder. Le jour décline doucement, laissant voir le panorama qui s’invite entre nuage et soleil, avec les Dents du Midi et un peu des Alpes savoyardes.

Le Mont-Blanc, lui, reste caché au regard, dommage. Par contre, le lac de Neuchâtel  et la ville d’Yverdon s’offrent sous un large rayon de soleil.Les clients ne vont pas tarder à arriver.

Pierre Bachelard remonte de Vaulion avec du ravitaillement. Il allume les chaufferettes à gaz, fait le tour des tables, salue le couple, puis autour d’un petit café serré, il égrène quelques souvenirs, des anecdotes aussi.

De Genève à La Dent de Vaulion

Il en avait un peu marre de la ville (Genève, pour son travail d’installateur sanitaire) et un jour en 1978, avec sa femme Dorinda, qui était de Vaulion, ils décidèrent de postuler pour prendre la gérance du chalet de la Dent de Vaulion.

Et c’est ainsi qu’une aventure passionnante de plus de trente années débutait! Pour six mois sur l’année, de mai à octobre. Quand ils entrèrent en activité, au mois de mai 1978, c’était à la lueur de lampes à pétrole qu’ils servirent les clients.

Pas d’eau courante à l’intérieur de l’habitation et très peu de confort. Mais année après année, ils  réussirent à transformer le vieux chalet d’alpage en un site touristique renommé et très fréquenté. C'est l'endroit parfait pour une location de chalet.Trois décennies au service des amateurs de fondue

Il allait chercher un livre des livres d’Or, avec de très vieilles cartes postales dont une de 1902, montrant le corps d’un chalet d’alpage, bas avec une écurie attenante.

En 1932 le bâtiment fut rehaussé et une salle fut créée  ainsi qu’une galerie, ouverte. Puis il décrivait ses 32 ans de montagne avec sa femme Dorinda (jusqu’en 2005, année de son décès), les transformations et les améliorations du chalet: l’agrandissement de la terrasse couverte et fermée, en deux fois, pour pouvoir installer des tablées de 12 personnes et la mise à niveau de la grande en plein air. Jusqu’en 1946 c’était l’emplacement d’un jeu de quilles.

Il a tout construit de ses mains et amélioré la vie de tous les jours; aménagé une cave à fromage et installé une banque de froid, l’isolation et la pose de vitrage pour la terrasse et la galerie, l’installation d’une génératrice et tiré des dizaines de mètres de tubes et de fils électriques. Un confort qui paraît tout naturel de nos jours!

Sans oublier le décor fait d’une quantité de cloches, de toupins et de photos. La dernière cloche, il l’a reçue de la commune de Vaulion, pour ses trente années d’activité à la Dent. Il glisse dans la conversation, qu’il va bien trouver une solution et un endroit pour les mettre dans sa maison.

Cette  année, je ne rempile pas

À Guy Reymond municipal, responsable des alpages à Vaulion, venu lui demander ce qui appartenait à ladite commune, Pierre lui répondit avec un large sourire: «Les murs et le toit, tout le reste c’est moi qui en ai réalisé les améliorations intérieures et extérieures.»
Sa dernière touche, pour les fumeurs: la transformation du petit chalet près de sa volière en carnotzet, rien que pour eux. Une belle réalisation!

La décision de ne pas «rempiler» pour un contrat de 6 ans, il l’avait prise ce printemps, déjà, à Pâques plus précisément. Et il partagera cette décision avec Eric, en avril, lors d’un séjour dans Le Pas-de-Calais où vit son ami. Eric Robitaillie, un ami de plus de 40 ans, qui est venu le dépanner cette année, lorsqu’il fut atteint dans sa santé. Il sera son second jusqu’au 25 octobre.

Pierre Bachelard ajoutait: «J‘ai 66 ans  cette année, et j’en aurai eu 72, à la fin du mandat… J’ai décidé de passer la main, c’est le moment, pour moi, de vivre plus tranquillement, avec des soucis en moins.»

Il pourra reprendre, avec  ses amis, les randonnées à cheval dans le sud de la France, une passion qui n’était plus de mise ces dernières années.

Son futur, pas de souci pour lui, il est déjà très occupé avec son métier d’installateur sanitaire, et il n’est jamais à cours d’idées pour transformer et améliorer son quotidien. Alors, nous lui souhaitons bon vent.

Photo Marlène Rézenne

Vaulion : un nouveau municipal

François Moffrand devant le tableau de Vaulion de Casimir Reymond, peint en 1913

François Moffrand devant le tableau de Vaulion de Casimir Reymond, peint en 1913

La place laissée vacante en juin par la démission de Jean-Pierre Schoch à la Municipalité devait être repourvue par une votation agendée au 27 septembre.  Les électeurs vaulienis n’auront toutefois pas dû se rendre aux urnes,  du moins pour cet objet communal: en effet, une seule candidature avait été déposée dans les délais réglementaires, celle de François Moffrand.

Et nul n’a songé un instant à contester la candidature de l’ancien secrétaire municipal du village qui a fonctionné en cette qualité pendant 19 ans, et qui somme toute était un peu comme un 6e municipal, suivant notamment de très près tout ce qui touche à la police des constructions. De plus, il avait également fait partie du Conseil communal durant une législature.

Elu donc tacitement, François Moffrand, enfant du pays, est âgé de 53 ans. Marié et père de trois enfants, il a aussi un premier petit-fils. A part une petite incursion pas très loin de Lausanne il y a déjà fort longtemps et pour un temps limité, le nouveau Municipal  a toujours habité sa commune qu’il connaît jusque dans ses moindres recoins, sources et points d’eau compris.

A la suite d’une nouvelle répartition des dicastères au sein de la Municipalité, les eaux usées et les eaux potables lui reviennent, de même que l’épuration, le gaz, les constructions et l’urbanisme. Cette répartition a été d’autant plus facile que François Moffrand n’a en fait jamais vraiment cessé de traiter des problèmes toujours plus complexes relatifs au droit de la construction pour sa commune.

Ce vers quoi son métier de base de technicien-architecte au service d’un grand groupe d’assurance international le menait d’ailleurs tout naturellement.

Sortant juste d’une opération chirurgicale qui l’oblige actuellement à se déplacer avec des cannes, le nouvel élu a reçu l’Omnibus dans la salle de la Municipalité flambant neuve.

Sur l’un des murs de cette salle, il aime à rappeler que la commune possède un tableau fameux du village, de Casimir Reymond, sculpteur et peintre né à Vaulion en 1893, à qui l’on doit les statues monumentales qui ornent l’entrée du palais de Beaulieu à Lausanne, entre autres, ainsi qu’une œuvre picturale injustement peu connue. Il fut aussi un ami de Ramuz et vouait une admiration sans bornes à Cézanne.

Nul doute qu’ainsi reconstituée, la Municipalité de Vaulion pourra aller de l’avant, notamment dans ses projets de révision de la zone village et du réseau des eaux claires, qui date de la fin du 19e siècle et de celle des égouts, qui eux sont encore dans leur version des années 1930.

Photo Olivier Gfeller

Vaulion : une belle page s’écrivait ce jour-là

Après les discours place à la fête.

Après les discours place à la fête.

L’administration sera bien logée

Le soleil s’est amusé avec les nuages samedi matin, pendant la journée d’inaugurations multiples. Les Vaulienis étaient très nombreux au rendez-vous fixé par les autorités communales pour participer à une grande fête. Les représentants des autorités des villages voisins (Premier, Juriens, Bretonnières, Croy et Romainmôtier) ainsi qu’une forte délégation de Vallorbe, emmenée par son syndic, Stephane Costantini participèrent aux festivités de cette journée, empreinte d’émotion.

Dès 9 heures le matin, c’était «Portes ouvertes» pour découvrir les nouveaux lieux de travail pour la secrétaire communale et le boursier, avec au premier étage, une salle réservée à la municipalité. Dans le grenier aux diverses installations techniques (chauffage, eau, électricité) et l’entreposage des archives du village.

Une particularité visant à utiliser la source de lumière naturelle, venant des combles, et de la distribuer par le plancher (ou le plafond suivant où l’on se situe) et de remplacer celui-ci par du vitrage, est une réussite. Une excellente formule qui est issue d’une réflexion avec le souci de faire des  économies d’électricité.

Le mobilier et les couleurs utilisées pour la façade et l’intérieur du bâtiment est de qualité et donnent une harmonie à l’ensemble de la réalisation.

Fanfare et Chorale pour une fontaine

Emmené par la Fanfare L’Espérance de Vaulion, le cortège prit la direction de la fontaine de «La Chenau» pour fêter sa réfection, grâce à une initiative des Usines Métallurgiques de Vallorbe.

Madame Gabella, municipale, donna un bref historique de cette fontaine et des circonstances qui amenèrent les UMV à participer à sa rénovation à hauteur de 50%. Une chèvre en pierre du Jura a remplacé l’ancienne qui était en maçonnerie.

Madame Gabella donna la parole à Madame Hilpertshauser, membre de l’administration des UMV, qui, dans son discours, décrivit les motivations qui animent les UMV et son actionnariat dès 2003, Année Internationale de l’eau douce.

La fontaine de « La Chenau » fut choisie pour son cachet particulier.

«Passage Eleonore Vauthier»

Quelque cent mètres plus bas, c’était l’inauguration et la découverte d’une plaque de rue, par les petits-enfants d’Eleonore Vauthier, sage-femme et personnalité incontournable du village durant des décennies.

Claude Languetin, syndic, lui rendit un vibrant hommage, puis il demandait à tous les Vaulienis qu’elle avait mis au monde, de venir près de la plaque… ils étaient très nombreux. Une verrée était offerte par la famille de Madame Vauthier.

Ensuite le cortège reprit la direction de la Place des Trois Cœurs, où la partie officielle se déroula, concernant le nouveau bâtiment  administratif. Le village de Vaulion et ses autorités se sont dotés d’un magnifique outil de travail.

Photo Marlène Rézenne