Arrivée à la nouvelle Sagnette

Vaulion: la mi-été sur un alpage ressuscité

Cette année Dame Nature a décidé que la mi-été se ferait sous une météo de «mi-automne», mais qu’importe, la foule et la bonne humeur étaient au rendez-vous ce samedi 15 août.

Afin de sensibiliser la population sur la vie en alpage, et sur les produits de la région, de permettre de s’adonner à des activités comme de la spéléologie (par le Club de spéléo de Lausanne) et de profiter des informations données par le Parc Jura Vaudois, la Commune de Vaulion organisait ces portes ouvertes à l’alpage de «La Sagnette». Le choix du lieu fut aussi le prétexte à découvrir la splendide métamorphose du bâtiment.

En effet, entre la saison 2012 et le printemps 2013 la Sagnette a eu droit à un lifting… voire même une résurrection !

La charpente, la couverture et la ferblanterie des toits, la réfection de l’électricité, l’arrivée de l’eau courante dans le logement, le tubage de la cheminée, la création d’un soliveau, d’un escalier intérieur et d’une salle de bains ainsi que d’une magnifique salle de traite ont été les objectifs de ce chantier, et le résultat est impressionnant.
Certes, l’investissement eut un coût de plus de Fr. 350’000.-, mais, pour protéger nos alpages et les paysans il n’y a pas multitude de façons de procéder.

La Commune de Vaulion a donc très bien compris l’enjeu de la situation. C’est donc avec le verre de bienvenue et le sourire sincère que cette journée s’est déroulée pour le plus grand bonheur de tous.

Vue sur Grati depuis la Dent-de-Vaulion

Vaulion: un oui fier et droit pour Grati

Mardi 21 avril le Conseil communal de Vaulion s’est prononcé sur le plan partiel d’affectation intercommunal des éoliennes «sur Grati». Simultanément les Conseils de Premier et de Vallorbe ont fait de même.

Comme dans les autres communes concernées, le projet éolien de VO Énergies SA aura suscité de vives réactions dans tous les camps. Pourtant, tous d’accord sur le fond écologique des éoliennes, les craintes d’éventuelles nuisances sonores, du rendement réel en énergie, des travaux d’installations, de l’entretien et de la conservation des paysages ont rempli plus de deux cents dossiers et refait surface lors de l’assemblée.

Avec Yann Lorenzini comme président, la commission a été remerciée par tout le conseil communal pour son travail d’investigation. Car suite à l’ouverture d’esprit dans cette tâche, la commission aura réussi à rajouter une convention entre certains opposants inquiets d’éventuels saccages lors de la mise en place des éoliennes et VO Énergies SA. Des réponses rassurantes ont aussi été apportées aux inquiétudes concernant la faune et la flore où l’annonce des sept ans de surveillance garantie par des associations pour la protection de la nature. La question de l’impact sur le paysage a été jugée quant à elle non recevable, car «tout est une question de goût» et pour ce qui est d’abattage d’arbre, seuls une petite dizaine d’arbres seront couchés. Le modèle exact pour ces six éoliennes n’a pas encore été choisi par VO Énergies SA.

Côté chiffres, la commission a rappelé l’investissement de 60 millions de francs consenti, les trente années d’octroi d’un droit d’usage permanent et distinct de parcelles, un plan financier clair prévoyant des recettes garanties durant vingt années et l’étude de l’impact des éoliennes faite sur quatre ans.

Parmi les membres du Conseil, le débat fut serein avec un regard vers «ce petit pas dans les énergies renouvelables qu’est le parc éolien sur Grati». Tous applaudissent le principe de la sortie du nucléaire et sont d’avis qu’il serait «hypocrite d’aller chercher du nucléaire en polluant chez les autres sous prétexte que c’est moins cher».

C’est donc avec fierté et droiture que le Conseil aura été le seul à voter à main levée et sans «secret». Un «oui» écrasant avec 25 voix, contre un «non» et une «abstention». De quoi donner des ailes au projet éolien «sur Grati»!

Mais les opposants n’ont peut-être pas dit leur dernier mot lors du futur affichage public. Un référendum pourra toujours être lancé… Affaire à suivre.

Le Conseil de Vaulion au travail.

Vaulion: le chantier du siècle prend forme

Le président Philippe Magnenat a convoqué le délibérant vaulieni la semaine passée pour permettre à l’exécutif de présenter et de déposer deux préavis très importants relatifs à l’adduction d’eau, à son évacuation et la réfection en profondeur de la route qui traverse le village de part en part. On parle de ces travaux depuis longtemps aux Trois Cœurs, mais cette fois le mouvement est lancé.

Les chiffres sont très importants pour une commune de 500 habitants, puisque le premier préavis concernant l’eau prévoit un crédit de Fr. 1.185 Mio alors que le second, essentiellement consacré à la réfection simultanée de la chaussée s’élève à Fr. 795 000.–. A relever que ces sommes ne concernent qu’une portion limitée du haut du village, intitulée pudiquement «Étape 1 Secteur 3». On peut donc imaginer ce que coûtera le projet complet, qui comprendra 5 étapes au moins et qui pourrait demander de longues années avant de se réaliser entièrement. La Municipalité a rappelé que les conduites existantes datent du début du 20e siècle, ce qui rend leur remplacement impératif.

Financement compliqué

Si sur le plan purement technique les travaux ne semblent pas devoir poser de problème particulier, leur financement est en revanche un casse-tête. Même si la Municipalité a revu ou va encore revoir les taxes communales existantes à la hausse, il faudra que la commune s’endette pour ces gros chantiers. Et ceci au-delà du plafond d’endettement voté en début de législature. Les préavis prévoient de faire passer ce dernier de Fr. 4.35 Mio à Fr. 6.135 Mio. Cette modification requiert toutefois l’aval du Conseil d’État. Un aval qui a déjà été requis en fin d’année 2013, mais sur lequel le gouvernement ne s’est pas encore prononcé. Des séances sont d’ailleurs prévues entre la Municipalité et le gouvernement cantonal.

La réfection de la chaussée, qui est une route cantonale traversant un village, devrait à nouveau pouvoir bénéficier de subsides cantonaux, suite à la fin du moratoire cantonal dès 2014. Une demande à hauteur de Fr. 600 000.– a été formulée dans ce sens. Autre particularité du dossier: la commune souhaite diminuer ses charges annuelles en amortissant les installations futures sur 50 ans, alors que la loi prévoit une durée maximale de 30 ans pour ce faire. Une demande de dérogation dans ce sens va donc aussi être déposée.

C’est une seule commission de 5 membres présidée par Danilo Perotti qui étudiera les deux demandes de crédit.

La parcelle 552, vue depuis la route principale.

Vaulion: fractionnement et vente de parcelle

La parcelle 552, vue depuis la route principale.

La parcelle 552, vue depuis la route principale.

A l’ordre du jour, le fractionnement et la vente de la parcelle 552 de la commune nommée «En Combaz Maréchaux». Un terrain, pour rappel, acquis en 2005 par la commune, qui faisait partie de l’ensemble de la Scierie Goy. Le but de cet achat était de donner la possibilité à des entreprises de s’établir sur un terrain dédié à l’industrie et à l’artisanat.

Après avoir vendu en 2009 la partie inférieure de la parcelle à l’entreprise de menuiserie-charpente Monnier SA, la Municipalité a depuis été approchée par trois acquéreurs intéressés par l’achat des 5 720 m2 restants.

Seuls deux d’entre eux ont été retenus : Il s’agit de la Société de Fromagerie de la Dent-de-Vaulion SA, qui projette de s’agrandir, et de Nicolas Bersier, carreleur, associé à Nathalie Devaud. Leur projet consiste à construire un dépôt avec salle d’exposition ainsi qu’une habitation liée à l’exploitation.
La Municipalité, par le biais de son préavis à l’attention du Conseil communal proposa, entres autres, d’autoriser la vente d’une surface de 2 597m2 pour un montant de Fr. 78 000.– en faveur de la Société de Fromagerie de la Dent-de-Vaulion SA, et de céder pour Fr. 80 000.– une parcelle de 1’607 m2 à Nicolas Bersier et Nathalie Devaud.

Le prix du m2 n’est pas le même d’un terrain à l’autre

C’est ainsi que les membres du Conseil se sont étonnés des prix pratiqués, trouvant que pour un même terrain le prix du mètre carré n’était pas identique pour les deux entreprises. Ce que releva la commission amenée à examiner cet objet, par la voix de sa rapporteuse Caroline Paccaud. «Il y a un manque d’équité» s’est même exprimée la conseillère Martine Fahrni, se joignant ainsi aux réactions du même acabit. François Moffrand, municipal en charge du dossier, expliqua alors que la différence du prix venait du fait que l’un des terrains est plat, l’autre pas.

Au final, seule la vente en faveur de la Société de Fromagerie a été refusée par le Conseil. La Municipalité devra proposer un nouveau projet afin que la cette firme puisse se développer, objectif entendu et salué par tous.

Photo Didier Decrausaz

Au Conseil de Vaulion

Vaulion taxera au sac

Au Conseil de Vaulion

Au Conseil de Vaulion

C’est après avoir demandé l’aide divine, que le président du Conseil Philippe Magnenat a ouvert la séance du 25 octobre dernier à 20 h.
Parmi les points discutés, la séance a été surtout consacrée à la gestion des déchets de par la volonté d’introduire au 1er janvier prochain, la taxe au sac, notamment, selon le principe du pollueur payeur.

La Commission préconise la taxe au sac

Danielle Guignard, présidente de la commission chargée de l’étude du préavis 2012-13 intitulé «Révision du règlement communal sur la gestion des déchets et introduction du principe de causalité pour la taxation des déchets» a ainsi rendu les conclusions de la commission chargée d’étudier la question.
Pourtant évoquée lors d’un précédent Conseil, il en ressort que la taxe au poids n’est pas la solution la plus opportune. La solution proposée par la commission est l’introduction de la taxe au sac, «qui est un principe simple et peu coûteux à mettre en place et qui ne bouleversera ainsi pas les habitudes des usagers» selon Claude Goy, municipal en charge du dossier.

Outre cette taxe au sac, la commission propose, dans le même temps un nouveau montant de taxation forfaitaire à l’habitant de Fr. 100.– en lieu et place des Fr. 135.– actuels. A noter que la nouvelle taxe forfaitaire pour les habitants exonère les enfants et adolescents jusqu’à 18 ans. Le même montant de Fr. 100.– a été décidé pour les entreprises ainsi que pour les résidences secondaires.

Le Conseil communal, après un vote à mains levées, a ainsi accepté le préavis sur la gestion des déchets à la quasi majorité.
Claude Goy mentionne également qu’une séance d’information aura lieu à Vaulion le 17 novembre prochain afin d’informer les habitants.

Un local de cuisine pour les Sociétés locales

Sinon, il est à relever que les Sociétés locales de Vaulion bénéficient désormais d’un local de cuisine adjacent à la Grande Salle de Vaulion. Une structure qui a pour objectif de permettre aux sociétés concernées d’organiser de manière plus confortable leurs soirées et autres événements.
La prochaine séance du Conseil général aura lieu le 6 décembre.

Photo Didier Decrausaz

Vaulion sous le coup de la Lex Weber

Lors du scrutin fédéral du 11 mars 2012, le peuple a voté par 50.6% des votants, 13.5 cantons pour et 9.5 contre, l’introduction d’un nouvel article 75b dans la Constitution fédérale. Cet article prévoit que «les résidences secondaires constituent au maximum 20% du parc des logements et de la surface brute au sol habitable de chaque commune».

Pour mettre en oeuvre ce nouveau texte controversé dans les zones de tourisme, le Conseil fédéral a édicté une Ordonnance sur les résidences secondaires le 22 août 2012. En annexe à cette ordonnance figure une liste des communes visées. Et sur cette liste figure, entre autres, la commune de Vaulion parmi les 35 communes vaudoises concernées. Entrant en vigueur le 1er janvier prochain, ce texte surprend et la présence de Vaulion également.

Avec un territoire de 1’322 hectares, et 470 habitants environ répartis dans environ 240 foyers, les Vaulienis compteraient donc, sur le territoire de leur village, plus du 20% du total des logements disponibles constitués de résidences secondaires. L’ordonnance ne reprend pas la notion de la «surface brute au sol», que le gouvernement trouve trop disparate d’un canton à l’autre. La fameuse liste repose sur des données statistiques pas très récentes ressortant du recensement de la population de l’an 2000.

Le point de vue du syndic

L’Omnibus a interrogé le syndic de Vaulion, Claude Languetin. Ce dernier s’est dit «surpris d’avoir découvert le nom de sa commune dans la liste. Nous comptons bien sûr quelques résidences secondaires au village, ajoute-t-il, mais nous n’avons pas du tout l’impression que leur proportion excède ou atteint déjà ce fameux 20%. En plus, les chiffres utilisés par la Confédération semblent dater de l’an 2000 et ne sont sans doute pas très à jour. Enfin, il semble que Berne tienne compte d’habitations qui existent et qui sont situées dans des zones non habitables, en forêt ou en montagne».

Pour autant, la Municipalité de Vaulion va procéder à un comptage précis et actuel. Elle se réserve bien entendu le droit de faire radier la commune de cette liste si, comme elle le croit, elle n’a rien à y faire. A noter que pour une commune, toujours selon l’ordonnance, la présence sur cette liste n’est qu’une présomption qu’elle présente une proportion de résidences secondaires qui dépasse le 20%. Et cette présomption peut être renversée si la commune prouve que ce calcul est faux.

Pour ça toutefois, il lui faudra réunir chiffres et données actuels, et tenter de convaincre le tout puissant Office fédéral du développement territorial. Une démarche qui va sans doute demander de la patience, du temps, de la salive et de l’encre. A suivre donc.

Photomontage Olivier Gfeller

Claude Languetin, syndic et Valérie Meyer, secrétaire

Vaulion: séance intense au Conseil

Claude Languetin, syndic et Valérie Meyer, secrétaire

Claude Languetin, syndic et Valérie Meyer, secrétaire

Les Vyneuves et sa zone S2.

Espoir de libérer les servitudes de la zone agricole des Vyneuves

Est-ce que les, ou plutôt certains, services de l’Etat de Vaud souhaitent mettre en péril la survie de petites communes en imposant des structures incohérentes avec les lieux?

Claude Languetin, syndic, expliquait que l’Etat exigeait que la Commune de Vaulion ait une eau propre de secours pour abolir la servitude d’épandage aux Vyneuves et ainsi déconnecter la source du Cul-du-Nozon. La source du Criblet, située vers le terrain de footbal, a été analysée et donne des résultats excellents.

L’aménagement de ce puits de réserve est devisé à Fr. 110 000.–. Dans l’ensemble le projet reçoit l’accord de l’Etat. Il confirme la participation en subventions de l’Etat de Vaud (17%), de la Confédération (20%) et de l’ECA (10%). A noter que cette dernière est assortie d’une condition pour un projet de couplage de l’eau de Vaulion avec tout le Vallon du Nozon. Mais il ne sait pas qui financera les travaux sur une distance moyenne de 5,5 km des trois villages les plus proches!

Actuellement une mise à l’enquête d’agrandissement d’une ferme est stoppée par les services de l’Etat, parce qu’un puits d’eau de secours n’est pas réalisé. Plusieurs conseillers demandent que la Municipalité sollicite un écrit de l’Etat confirmant la levée de la servitude des Vyneuves si les travaux sont exécutés, afin de se prémunir d’une volte-face de ce dernier. Une commission est nommée pour étudier le projet.

Sociétés locales et débit de boissons

La demande et le projet de rénovation du local de débit de boissons, adapté aux sociétés locales, dans une salle de l’Hôtel des 3 Coeurs, a donné lieu à un grand débat. Madeleine Guyon, municipale en charge du dossier, expliquait, suite à l’intervention du Conseil communal, les diminutions financières du projet, mais l’obligation de suivre les directives décrétées par l’Etat(!) pour la sécurité avec deux portes anti-feu, ramenant le projet à Fr. 60’000.–.

Une augmentation de la location devra suivre, mais n’est pas encore déterminée. Après un débat très animé, le projet était accepté par 23 oui et 3 abstentions. Les travaux se feront cette année.

Philippe Magnenat, président du conseil levait la séance à 22 h.

Photo Marlène Rézenne

Une entrée qu’il connaît par cœur.

Vaulion: Maurice Magnenat quitte son poste

Une entrée qu’il connaît par cœur.

Une entrée qu’il connaît par cœur.

Après 20 années de bons et loyaux services pour la communauté.

Il est né au pied de La Dent-de-Vaulion

Dans le hameau des Vyneuves, plus exactement. Une ferme, avec les parents, quatre enfants et deux oncles. La guerre aussi. Il avait un contrat, en 1943, pour un apprentissage de jardinier-paysagiste à Listal, mais cette même année, une mobilisation générale en décidait autrement. Un frère et son père partaient sur les frontières, et lui restait pour aider sa mère. A la fin des hostilités, il sera ouvrier dans les industries de son village.

Quand il parle de Vaulion, son visage s’anime et son regard pétille. Il est intarissable. Bien des «Vaulienis» vous le diront, Maurice est une encyclopédie vivante de ce bourg particulier, tout en longueur, parallèle au Nozon, la rivière qui donne son nom à tout le Vallon.

Vaulion était une paroisse à part entière

Maurice Magnenat racontait la naissance de l’église en 1755, et Vaulion devenait une paroisse à part entière. Ce lieu de culte avait une particularité : il avait deux entrées depuis la route principale. Une pour les femmes, distincte de celle du sexe opposé. La chaire était alors au centre du plus grand espace et l’harmonium en regard; de chaque côté les bancs et galeries se faisaient face. Ce n’est que lors de la restauration de l’église, débutée en 1967 que tout est rentré dans l’ordre. Il était municipal et il s’est occupé de la restauration de l’église.

Il montrait une vieille gravure du lieu: il y avait, sur le côté droit, une grande ferme, style bernois, qui était presque collée au lieu de culte. Lors de la réhabilitation, ce bâtiment fut détruit; ainsi l’entrée actuelle avec un porche et une place de parc furent créés. Ces transformations étaient menées par l’architecte cantonal M. Jaccotet et son adjoint, M. Baechler. Casimir Reymond, peintre, sculpteur et verrier, enfant du pays, exécuta le vitrail sur une commande des Dames de la couture. Ce fut sa dernière production avec celui de Juriens. Un tout petit regret; M. Magnenat aurait souhaité plus de couleur ou de joie, mais…
Pour lui, l’église et le cimetière sont des cartes de visite pour un village. Et tout doit être propre en ordre. Par respect.

Il s’engageait pour la communauté

Il entrait en fonction en 1992, mais c’est le 1er janvier 1994 que Gilles Fahrni, syndic, lui remettait un cahier des charges officiel: «Chauffer l’église, récurer le sol, entretenir les bois, changer les ampoules des trois cadrans donnant l’heure aux Vaulienis. Oter la neige des 2 porches. Tenir la place de parc libre d’accès et soigner les petits jardins. La décoration à l’intérieur, c’était pour les dames.

Pour certaines cérémonies, il fallait prévoir des chaises supplémentaires. Avant, des offices, il y en avait tous les dimanches. Mais quand la pasteure Laurence Perdrix est partie, il n’y en a plus qu’un par mois et à 9 h. du matin. L’hiver, il était debout à 5 h. pour que l’édifice soit à bonne température pour l’office. Il était toujours là, disponible et discret. Les gens appréciaient sa présence.
Son successeur, Didier Decrausaz, aura à cœur de poursuivre le chemin de Maurice, fait de savoir-vivre, de ponctualité et de modestie.

Encore un mariage en avril…

Il ajoutait: «Je n’ai pas tout à fait fini: des amis de Vallorbe ont insisté pour que je sois présent pour un mariage, en avril, alors je n’ai pas pu refuser. M. Decrausaz sera mon second. Après ce sera terminé pour moi».

Au premier étage de sa maison, il n’est qu’à un regard de l’église… Sûr, qu’il jettera un œil, par habitude, pour voir si tout est en ordre. Sans plus.

Une anecdote étonnante. Un de ses prédécesseurs au poste de concierge lui avait confié: «Je m’arrêterai de travailler quand j’aurai 84 ans!» Il lui avait rétorqué, eh bien moi aussi.

Ce jour, c’est chose faite. Et il garde le sourire.

Photo Marlène Rézenne

Nicolas Bersier (rapporteur en matière financière) et Steve Magnenat conseiller et banquier).

Vaulion: le problème des eaux et des ordures

Nicolas Bersier (rapporteur en matière financière)  et Steve Magnenat conseiller et banquier).

Nicolas Bersier (rapporteur en matière financière) et Steve Magnenat conseiller et banquier).

Le législatif vaulieni, sous la présidence de Philippe Magnenat, s’est montré solidaire de sa Municipalité dans le domaine budgétaire. Il a d’abord approuvé le budget 2012 de Fr. 2 321 240.– avec un déficit présumé de Fr. 80 072.–.
Il a également donné son accord pour l’augmentation du plafond d’endettement à Fr. 4 385 000.–, alors qu’il est de 3,4 millions actuellement. De même, le plafond de cautionnement a été porté à Fr. 294 000.– dont moins de la moitié est utilisée présentement (Fr. 110 000.–).

Les explications apportées par le boursier Daniel Roch et par le syndic Claude Languetin ont dissipé les interrogations du conseiller-banquier Steve Magnenat. La commune devra cependant se pencher sur les postes «eaux et ordures», qui péjorent les finances communales et qui devraient être équilibrés selon la loi mais qui ne le sont pas encore à Vaulion.

Le rapporteur de la Commission de gestion, Christian Gabella, a relevé que des travaux seront nécessaires, notamment dans les locaux scolaires et au clocher de l’église. Pour sa part, la municipale Madeleine Guyon a déposé un préavis qui voudrait que l’on transforme un garage et une écurie de l’hôtel des Trois Cœurs en un local de débit pour les sociétés qui organisent des manifestations au village.
Du Sénégal aux escargots
En fin de séance, le syndic a proposé que la commune étudie un projet de collaboration avec un village sénégalais en matière informatique. C. Languetin désirait surtout savoir si le Conseil communal accorderait à la Municipalité le soin d’étudier cette entraide tiers-mondiste.

C’est par 17 voix sur 24 conseillers présents que le législatif a accepté d’entrer en matière, en attendant une proposition concrète. Pour terminer cette ultime séance de l’année, le syndic s’est d’abord montré satisfait de la collégialité de la nouvelle Municipalité, avant d’inviter tout ce beau monde à se retrouver au restaurant pour manger les escargots comme la tradition le veut à Vaulion depuis des décennies.

Photo Pierre Mercier

De gauche à droite : Claude Languetin, Valérie Meyer, et Philippe Magnenat.

Vaulion: les banques bien frileuses pour le petit crédit

De gauche à droite : Claude Languetin, Valérie Meyer,  et Philippe Magnenat.

De gauche à droite : Claude Languetin, Valérie Meyer, et Philippe Magnenat.

Le droit de légiférer et l’arrêté d’imposition 2012-2013

Réunis dans la salle du Conseil, 24 membres et la Municipalité in corpore débattaient, entre autres, de l’augmentation du taux d’imposition pour la commune. Le président du Conseil, Philippe Magnenat, avait fort à faire pour mener les débats concernant les taxes et les impôts. L’une (la taxe) est obligatoire et l’autre (l’impôt) fortement conseillé ! Deux mots fondamentalement différents, mais pour un même résultat: une ponction légale dans le porte-monnaie des particuliers!

Quelques personnes exprimèrent leur ras-le-bol de vache à lait ultra performante (!) François Moffrand, municipal, expliquait clairement le mot taxe du point de vue de l’Etat et Claude Languetin, syndic, donnait un descriptif complexe des charges que les impôts privés devraient normalement garantir ! La bascule de deux points sur les communes ne couvrira pas les estimations revues à la hausse pour le service des polices; loi votée par une majorité de Vaudois.

Il rappelait que lorsque le futur collège  de Vallorbe (imposé par l’Etat) sera opérationnel, à la rentrée 2012, le montant de la participation de la commune sera corrigé. Le Conseil communal acceptait, moins une voix, l’augmentation du point d’impôt à 81.
Le droit de légiférer, qui permettra aux autorités de statuer, plaider et emprunter était accepté à la majorité.

Cautionnement simple ou solidaire

L’achat d’un véhicule de déneigement et la demande de cautionnement par la Commune de la Société des Téléskis de la Dent-de-Vaulion SA, mettait en lumière la retenue des banques. L’emprunt de Fr. 60’000.- sera un cautionnement solidaire (en cas de non paiement, la Commune doit rembourser rapidement) et non simple (attente d’une faillite prononcée pour récupérer l’argent).

Après une longue discussion, il était demandé de stipuler que l’emprunt ne devait servir que pour l’achat d’un véhicule de déneigement. Après acceptation du cautionnement à l’unanimité, le président du Conseil levait la séance.

Photo Marlène Rézenne

Les Rois et leurs Reines : Jonathan Roch, Elodie Stoeffler, Benoît Fahrni, Audrey Müller, André Roch, Carine Martignier, Alexandre Tharin, Sophie Perotti, Gilles Fahrni, Maryline Goy.

Abbaye des Amis: inauguration d’une nouvelle cible

Les Rois et leurs Reines :  Jonathan Roch, Elodie Stoeffler, Benoît Fahrni, Audrey Müller, André Roch, Carine Martignier, Alexandre Tharin, Sophie Perotti, Gilles Fahrni, Maryline Goy.

Les Rois et leurs Reines : Jonathan Roch, Elodie Stoeffler, Benoît Fahrni, Audrey Müller, André Roch, Carine Martignier, Alexandre Tharin, Sophie Perotti, Gilles Fahrni, Maryline Goy.

Cette année, l’Abbaye des Amis de Vaulion, n’est pas passée totalement entre les gouttes. Elle fut parfois bien arrosée, on dira dedans et dehors!…
Samedi, lors du couronnement des rois, suivi du cortège, le ciel était clément, laissant la cérémonie prendre toute la route devant chez Monsieur le Syndic, au grand dam des automobilistes. A céder le passage aux Rois et leurs demoiselles, ils n’avaient pas tous le sourire.

Le premier Roi de l’Abbaye, André Roch, recevait sa couronne des mains de Carine Martigner. Alexandre Tharin était deuxième Roi, et, pour nouvelle cible «Le Cul-du-Nozon», l’Abbé-président, Gilles Fahrni, l’inaugurait de la plus belle manière.

Pour la Jeunesse, Jonathan Roch était 1er roi, il avait pour dauphin Benoît Fahrni.

Les fontaines décorées

Le plaisir de parcourir la grande avenue était double. Le cortège de l’Abbaye paradait dans la rue en direction de la Place de la cantine, et admirait sur son passage, la fantaisie des habitants pour garnir les fontaines. Epatant. Un phare breton, un Monopoly-Municipal, la vigne en vrai, Alice et ses merveilles et une éolienne à eau ! Une fête pour tous.

Photo Marlène Rézenne

De g.à dr. : François Moffrand, Guy Reymond, Madeleine Guyon, Claude Languetin, syndic et Claude Goy.

Vaulion: les jeunes s’investissent dans la vie politique

De g.à dr. : François Moffrand, Guy Reymond, Madeleine Guyon, Claude Languetin, syndic et Claude Goy.

De g.à dr. : François Moffrand, Guy Reymond, Madeleine Guyon, Claude Languetin, syndic et Claude Goy.

Installation des autorités de Vaulion : une transition équilibrée.

La cérémonie s’est déroulée sous la direction de Evelyne Voutaz, préfet du district, en présence de Paul-Emile Schwitzguébel, pasteur de la paroisse de Romainmôtier-Vaulion, invité par les autorités.

Après la lecture du serment, Madame le préfet a procédé à l’assermentation de 28 conseillers et conseillères qui représenteront la population au sein de Conseil communal de Vaulion pour les cinq prochaines années.

On pouvait relever treize nouveaux élus au Conseil communal; six d’entre eux sont de jeunes adultes de moins de 30 ans. L’équilibre des forces entre anciens et nouveaux est plein de bon sens: il permettra de consolider le présent et de formater le futur de la commune.

Tout finit par un bon repas

Avant de céder la place au président du Conseil communal, Philippe Magnenat, pour les élections statutaires, Madame Voutaz s’est adressée aux membres du Conseil, elle a insisté sur la collégialité et la collaboration entre les différents pouvoirs et l’importance que chacun garde sa place. «En tant qu’élu communal, vous êtes le porte-parole du village, vous devez rester à l’écoute des habitants. Je vous félicite pour votre engagement de citoyen acteur.»

Après la partie officielle, la Municipalité a invité les conseillers et conseillères sortant(e)s à rejoindre l’assemblée autour d’une table bien garnie.

La fête s’est poursuivie une bonne partie de la nuit, il n’a manqué que le barde…pour chanter le village et ses nouvelles autorités.

Photo Marlène Rézenne