En remerciement, la commune a dédié à Philippe Guignard une Place dans la forêt de Ramelet en dessus de Vaulion.

Vaulion: la forêt une richesse pour tous

Son grand-père était agriculteur au Morez et son papa a repris le domaine en ajoutant le bûcheronnage. Dès son jeune âge, Philippe Guignard aime travailler en forêt et décide de s’y consacrer. Après un apprentissage de forestier-bûcheron à Montcherand dans les forêts cantonales, il travaille pendant deux ans à la tâche à Vaulion et Premier, puis entre à l’école de garde-forestier à Lyss.

Triage des Auges

Les communes de Bretonnières, Agiez, Premier et Vaulion se regroupent en 1975 pour travailler la forêt. Philippe Guignard a la chance de se voir offrir le poste de garde-forestier à la fin de sa maîtrise en 1978 et organise le travail sur les 1400 ha de ces communes. Il crée une équipe forestière de 3 à 4 forestiers-bûcherons, forme une quinzaine d’apprentis et accueille une trentaine de stagiaires. Ses journées sont partagées entre l’observation des forêts, le cubage, le martelage des arbres, la police forestière, l’organisation des ventes et la formation.

45 ans en forêt

Pendant ces années, il a travaillé avec 4 inspecteurs forestiers, dont Pierre Decollogny. Il a collaboré avec 18 syndics et 20 municipaux. Il n’était pas toujours d’accord avec eux, mais a toujours pu discuter pour prendre les décisions nécessaires. Seule ombre au tableau, il regrette la perte de l’âme forestière du Service cantonal. Son seul but: des forêts en bonne santé avec un rajeunissement naturel. Il les a souvent fait observer à des classes, montrant des plants de cerisier en leur disant de venir les revoir dans 20 ans, pour admirer la floraison et leur hauteur de 15 m. Il ne faut pas oublier qu’un arbre naît d’une graine qui va germer et grandir, et peut donner 2 à 3 m3 de bois.

L’avenir du bois

Pour Philippe Guignard, une forêt dynamique doit être entretenue. Il a voulu transmettre aux futures générations un milieu naturel sain et fournisseur de bois. Le bois accompagne l’être humain depuis l’enfance (berceau) jusqu’au cercueil, nous chauffe, donne de l’oxygène, orne les maisons et fournit des postes de travail. Il vit auprès de chacun sous forme de charpente ou de meubles. Philippe regrette que l’interprofession ne cherche pas des solutions pour le promouvoir auprès des architectes, ce qui a pour conséquence la fermeture de petites scieries, les clients se laissant tenter par du bois des pays de l’Est. En 1981, le bois payait l’écolage dans les villages, actuellement le prix a baissé de moitié.

Retraite méritée

Après avoir mis son successeur, David Grobéty au courant, il profite de sa retraite pour s’adonner à ses passions: la pyrogravure et l’artisanat du bois, course à pied (1500 km/an), mises de bois, jardinage et géographie, mais avant tout il s’occupe de ses deux petits-enfants...

Vaulion: quatre trésors sous le clocher

Sous l’imposant clocher du temple de Vaulion, dont le coq culmine à plus de trente mètres, se cache une très belle sonnerie de quatre cloches. On l’entend carillonner au complet une fois par mois, annonçant le culte, ainsi qu’aux grandes occasions, comme les fêtes ou mariages. La plus grande cloche, par contre, prend du service tous les jours pour sonner le midi.

Mais, si on les entend, il n’est cependant pas facile de les voir.

Depuis que la commune a procédé à des travaux de réfection et d’entretien, le local des cloches est fermé à clé. Sans compter que l’escalier qui y accède est particulièrement raide et étroit. Mais ce patrimoine vaut la peine d’être bichonné car il révèle un historique important du village qui a connu deux lieux de culte différents avant l’édification du temple actuel. D’abord une petite chapelle, totalement disparue, qui s’érigeait en 1436 sur la Roche Saint-Julien qui domine le bas du village (en face de la déchetterie).

Puis d’une autre chapelle, en 1606, sur le même lieu que l’église qu’on connaît aujourd’hui, bâtie entre 1755 et 1756, sur les plans de l’architecte officiel de Leurs Excellences de Berne, Gabriel Delagrange. qui a construit plusieurs temples vaudois et restauré la cathédrale de Lausanne.

De deux à quatre

A l’époque, deux cloches ont été installées. Sans doute celle de la Chapelle Saint-Julien datant vraisemblablement de 1446, de 150 kg, nommée «La Justice», puis «La Foi», d’un fondeur inconnu de 1544, d’environ 420 kg. Il faudra attendre jusqu’en 1899 pour que soient installées deux autres cloches neuves, et non des moindres, puisque «L’Espérance», la plus grosse de 900 kg, coulée à Nancy la même année, prend place à côté de «La Charité», 200 kg, de même provenance.

Leurs inscriptions mentionnent la commémoration du centenaire de l’Indépendance vaudoise célébré un an plus tôt. Leurs noms ont été attribués lors de cette importante pose et un accordage entre toutes a été opéré. Depuis cette date, elles sont immuablement en service même si elles ont connu deux restaurations du temple en 1903 et en 1968, avec la pose de moteurs électriques et d’un automatisme de l’horloge entre deux.

Cyril Romand, torréfacteur à Vaulion, contrôle sa production.

Vaulion: tous les arômes du café

En dessus du village de Vaulion, il y a un hameau qui se nomme Le Plâne... Mais les gens qui y habitent ne planent pas ! Au contraire, au fil des ans, ils ont développé des activités originales et peu communes. Après quatre générations de Reymond armuriers au XVIIIe siècle, l’histoire plus contemporaine note aujourd’hui la présence d’un cultivateur de plantes médicinales et aromatiques ainsi qu’un torréfacteur de café qui s’est installé récemment.

Malgré son nom prédestiné, Cyril Romand, 43 ans, est Français, né à Lons-le-Saunier. Il a été pâtissier-confiseur de métier mais, en tant que fils et petit-fils de torréfacteur, il a eu envie de se retrouver dans son univers du café et de fonder sa propre entreprise. En 2006, il a choisi de venir en Suisse et la maison du Plâne était à vendre. Une opportunité pour lui. Plutôt que d’inventer une nouvelle raison sociale, il reprend alors le nom de l’entreprise familiale, Cafés Roger, assorti de l’inscription «Torréfacteur depuis 1956».

Un concept inédit

Mais loin d’être traditionaliste, le jeune entrepreneur veut innover, trouver un concept inédit. «En principe, tout le monde boit du café. Mais, j’ai constaté que beaucoup de gens ignoraient totalement le processus de torréfaction des grains. Je me suis donné pour mission de combler cette lacune!», nous explique-t-il. Et pas n’importe comment puisqu’il a lancé la «torréfaction mobile et itinérante», qu’il est le seul à pratiquer au moins en Europe, si ce n’est dans le monde entier. Et le moyen pour le faire est original, lui aussi. Il a racheté un vieux camion Saurer-Berna de l’armée, datant de 1941, pour le transformer en véhicule de vente et démonstration, avec une petite machine de torréfaction embarquée.

Ce point de vente mobile qui sillonne les marchés permet à tout un chacun de comprendre le processus, de déguster et d’acheter des cafés de toutes provenances en sachets ou en boîtes de grains ou moulus, produits de façon artisanale.

«Ce camion qui suscite l’admiration est la pub qui me fait connaître. Mais, ici au Plâne, je peaufine encore l’aménagement de mon laboratoire installé dans l’ancienne écurie rénovée pour aussi mieux accueillir mes clients sur ce lieu fixe. Quand j’y travaille, la porte est toujours ouverte pour des visites ou satisfaire la curiosité des intéressés», précise-t-il en conclusion.

Quand on vous dit que c’est un village charmant !

Vaulion: le village aux sept balades

On le sait bien ! Le fond du vallon du Nozon est un endroit charmant, au pied de la Dent-de-Vaulion, là où le ruisseau du même nom prend sa source avant de former le Milieu du Monde à Pompaples. Endroit mystérieux aussi qui offre matière à des découvertes et à des surprises naturelles. Ici, on y trouve des grottes, des parois rocheuses, des passerelles, et des panoramas bucoliques sur le village. Pas moins de sept sentiers différents ont été aménagés, balisés et entretenus par le GRAV (Groupement bénévole œuvrant pour le développement régional et soutenu par la commune de Vaulion). Depuis la vaste place de la cantine (grand parking), sept itinéraires sont proposés, allant de 45 min à 4 heures de marche. Ces balades sont estampillées de couleurs différentes. On ne se perd pas si on suit toujours les pastilles de la même couleur quel que soit le sens du parcours.

Envie de découvertes

Pour vous donner l’envie de venir les découvrir, suivez-nous sur le premier itinéraire, créé en 1997, à l’occasion de l’anniversaire des 900 ans de la commune. Il s’agit du Sentier Nature, de 4,5 km. Un parcours moyen, valloné, avec une faible dénivellation, mais on est vite récompensé. Après avoir monté le Chemin Neuf, on se prend à suivre des bancs de rochers avec des surplombs et même des grottes, notamment, la Cave aux Moutons, la Pernon et le Gros-Fort. Les Vaulienis sont fiers aussi de faire découvrir le fameux Cul-du-Nozon, en disant: «Vaulion est la seule commune vaudoise qui ose montrer son... cul !»

Sûrement, des hommes des cavernes ont vécu ici. A la Pernon et au Gros-Fort, ces cavités sont suffisamment profondes et vastes pour avoir servi de logement à des familles. Le sentier ombragé vous conduit à flanc de coteau aux confins de la partie supérieure du vallon. Passages aménagés, escaliers, passerelles, cascade, fontaine, et une superbe place de pique-nique avec table rustique jalonnent cet agréable parcours un peu hors du temps.
A son issue, on peut redescendre par la Vielle Route directement sur le village, à l’emplacement du départ. Ou alors, pourquoi ne pas remonter un peu, prendre la route de la Dent, puis celle des Combettes. De là, on disposera d’un second panorama sur le village, mais de l’autre côté du vallon.

On redescendra alors en passant par le hameau du Plâne par la route qui laisse mieux voir le bas du village avec son imposant clocher.

Les sept différents parcours
Sentier Nature
4,5 km - 1 h 45 - Parcours ombragé.
Succession d’escaliers, petits ponts, grottes naturelles.

Au fil de l’eau
1,5 km - 45 min
Parcours facile jusqu’à la source du Nozon.
Glou-glou de l’eau, cascade, ancienne meule d’un vieux moulin jadis érigé ici.

Au balcon du village
4,8 km - 1 h 15
Route des Combettes, parcours facile sur route goudronnée.
Tranquille balade champêtre et familiale (poussette). Vue sur le village, vaches dans les pâturages.

Au fond des bois
6 km - 2 h 30
Chemin du Bas-de-la-Côte, parcours facile sur chemin forestier récemment refait.
En forêt, ancienne piste de saut, et vision du Sapin Président, le plus gros de la commune.

Souvenir des carriers
6,5 km - 3 h - Parcours moyen.
Balade souvenir et historique des anciens carriers de Vaulion qui ont taillé les superbes bassins des fontaines du village et bien d’autres. A voir les vestiges d’un ancien bassin et le monument de la Pierre à Sabots.

Au paradis des chamois
8,6 km - 3 h 30 - Parcours plus difficile avec dénivellation.
La faune et la flore à portée de vue. Coup d’œil plongeant sur le village depuis le Rocher Noir.

Au sommet de la Dent
11,5 km - 4 h 30
Parcours difficile, importante dénivellation.
Le sommet de la Dent et sa vue imprenable se mé-ritent, mais le chalet-restaurant vous accueille avec bienveillance !

De gauche à droite: Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe; Etienne Candaux, syndic de Premier; Martine Favre, directrice générale VOénergies; Claude Languetin, syndic de Vaulion; Claude Recordon, président VOénergies.

Vallorbe: Sur Grati, Mamma mia… elles arrivent !

C’est dimanche en fin de matinée qu’est tombé le résultat tant attendu de la votation communale de Vallorbe sur le projet du parc éolien «Sur Grati».

Avec 770 de oui, contre 569 non, 12 blancs et 4 nuls, les Vallorbiers ont accepté le plan partiel d’affectation de ce futur parc. Le taux de participation enregistré de 52,83% semble relativement faible par rapport à son importance.

Victoire importante pour les partisans du «oui» et principalement pour les syndics de Premier, Etienne Candaux; de Vallorbe, Stéphane Costantini; de Vaulion, Claude Languetin associés à VOénergies et Martine Favre, directrice générale, qui se réjouissent de poursuivre ensemble le développement d’une production d’énergies renouvelables diversifiées dans la région.

Cette acceptation permet l’avancement du projet, qui comporte cependant, encore plusieurs étapes importantes à passer avant la délivrance des permis de construire et l’arrivée des éoliennes.

Il est bon de relever que ces éoliennes, pourtant pas encore installées, en ont fait tourner des têtes dans la Cité du fer, certains ont même réussi à la perdre!

Vue depuis la dent de Vaulion

«Sur Grati» a reçu le feu vert du canton

L’Omnibus a été le premier à publier cette information sur son site internet vendredi passé: le parc éolien «Sur Grati», et singulièrement son PPA, a reçu l’approbation préalable du canton, après des années de travail et d’études et quelques allers et retours entre services compétents. «C’est une étape importante pour le projet» rappelait le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini en ajoutant que «ce projet de parc éolien, initié en 2008, résulte de la volonté populaire exprimée des trois communes de Premier, Vaulion et Vallorbe, avec le support du producteur d’électricité régional VO Énergies». Le projet va maintenant traverser une nouvelle ère, au cours de laquelle un référendum annoncé par les opposants pourrait être déposé, voire soumis à la population. De même, certains recours judiciaires sont possibles. Ils peuvent prendre temps et argent à ceux qui les déposeraient et qui ont, de principe, la faculté de les mener jusqu’au Tribunal fédéral. Une fois cette phase terminée, les communes pourront délivrer définitivement les permis de construire concernés et passer à la construction.

Population avantagée directement

Depuis sa dernière présentation publique, le projet a subi des améliorations, en particulier au niveau du bruit et des pales des éoliennes qui seront munies de peignes spéciaux d’atténuation des émissions sonores. Des mesures supplémentaires de protection de l’avifaune, et notamment un contrôle automatique par radar des flux migratoires, permettront de stopper les machines en cas de passages. Enfin, «Sur Grati» satisfait à toutes les exigences posées récemment par un arrêt du Tribunal cantonal concernant le parc de Sainte-Croix. A part les retombées directes et indirectes pour les communes et pour l’économie régionale, chiffrées à plus de 11 millions de francs, les promoteurs du parc ont aussi innové. Ils sont en effet les premiers en Suisse à offrir aux résidents des 3 communes concernées une ristourne annuelle correspondant au remboursement de la taxe fédérale sur le développement des énergies renouvelables. Cette ristourne n’est pas que symbolique, puisqu’elle doit atteindre la somme d’environ 50 francs par ménage: une façon claire de montrer à la population que sa vision ouverte du futur a des retombées concrètes. On rappelle enfin que le projet, entièrement en mains régionales, comprend 6 machines produisant l’électricité consommée par 11’000 ménages de 4 personnes en moyenne.

Combattre la désinformation
Les anti éoliens prétendent souvent que la RPC – prix d’achat du courant garanti durant 20 ans par la Confédération — dont bénéficie «Sur Grati» n’est qu’une promesse que Berne peut reprendre quand elle le veut. «Cet argument est sans fondement, a indiqué Martine Favre, directrice générale de VO Énergies lors du point presse. La Confédération s’est engagée par contrat avec VO Énergies en 2008 déjà et ce contrat n’est pas modifiable. Ce qui est vrai en revanche, c’est que pour les nouvelles installations qui n’ont pas encore obtenu le feu vert de Berne actuellement, un calcul de la RPC différent de celui de Grati pourrait être effectué en fin de compte. Mais ceci ne concerne définitivement pas «Sur Grati» qui bénéficie d’un contrat signé depuis plusieurs années déjà».

Des délais courts

Un référendum peut être déposé à Vallorbe et Vaulion seulement, car ces deux communes comportent un Conseil communal élu. Pour Premier, son Conseil général «est» la population elle-même puisque ses membres ne sont pas élus. Le délai pour déposer une demande de référendum est de 10 jours à compter du 27 février 2016. Une fois la demande validée, la récolte des signatures doit être effectuée dans un délai de 30 jours, auquel il faut rajouter 5 jours pour les éventuels jours fériés tombant durant cette période. Le référendum aboutit si 15% au moins des électeurs de la commune concernée le confirment par leur signature. Après les vérifications d’usage, la votation communale a lieu ordinairement dans un délai de 3 mois. Sur le plan des recours judiciaires, les délais peuvent varier selon les parties en présence, mais sont ordinairement de 30 jours.

Une imposante Société de Jeunesse particulièrement colorée.

Vaulion: et que vive la «Tchète»!

Sous le brouillard et avec de la pluie, Vaulion a vécu sa traditionnelle tchète organisée depuis toujours par la Société de Jeunesse du village. C’est une coutume qui vient de la nuit des temps et dont l’origine est inconnue. Mais les très anciennes archives de la commune font mention des «rondements du Nouvel-An» jusque dans les livres de comptes datant des années 1600-1700.
La «Tchète» vient du mot «quête».

Les jeunes parcourent les fermes foraines, les hameaux puis le village, avec tambours, grosses caisses et cymbales, entre le 31 décembre et le 2 janvier, pour récolter toutes sortes de lots que les habitants leur donnent avec bienveillance au cours d’innombrables verrées auxquelles il faut savoir résister. Puis tout ce butin est revendu, le soir du 2 janvier, dans une mémorable mise où chacun rachète, à prix d’or, ce qu’ils ont donné, procurant à la Jeunesse un bien juteux bénéfice. Et cette coutume perdure, même sur fond de crise économique, jusqu’à nos jours.

Le tout dans une ambiance très festive. Ici, les Vaulienis aiment la fête, les déguisements, les masques, et se retrouvent dans un large esprit de rencontre

Une grande complicité entre Pamela et son lama.

Vallon du Nozon: Pamela et la Lampaga

Dans le Vallon du Nozon, un peu à l’écart, Pamela a trouvé son équilibre entre ses animaux et sa famille.

Elle est en train de développer un concept de randonnées (Lampaga) avec un lama et deux alpagas. Comment être discrète et pourtant essayer de faire connaître son projet de randonnée avec un lama et deux alpagas?

Etre discrète, car c’est sa nature, et elle a un peu peur des promeneurs curieux qui nuisent, par ignorance ou bêtise, à ses camélidés et ne veut pas les attirer. Dès son jeune âge, Pamela a toujours travaillé pour et avec les animaux. Au grand étonnement de ses professeurs, après un bac latin-grec, elle se lance dans un apprentissage de gardienne d’animaux; après son CFC, elle enchaîne les formations complémentaires et autres brevets, toujours en lien avec le monde animal. Actuellement, elle donne des cours en formation continue aux gardiens d’animaux et fait des animations à la bibliothèque de Vallorbe. Elle a récemment obtenu un diplôme en «Camelidynamics».

Passion: lamas

Quand elle commence à parler de son lama et de ses alpagas, elle se passionne et devient intarissable. Quand elle les a rencontrés, cela lui a paru évident que c’était l’animal idéal pour ce lieu et les possibilités d’activités envisagées. Cet animal est doux et gentil, mais il garde toujours une partie sauvage. Pamela trouve qu’il inspire le calme. Se promener avec eux est très intéressant, c’est vrai qu’ils sont assez zen, même s’ils restent très joueurs et aiment se rouler. On peut jouer à cache-cache avec eux. D’instinct grégaire, ils ne risquent pas de se sauver, ni très loin, ni très longtemps.

Ils peuvent être utilisés en «animal thérapie», Pamela explique que, dernièrement, elle a eu des adolescents en difficulté avec leur coach et que la différence de comportement entre le début de la promenade et la fin a été spectaculaire. Un net respect s’est instauré petit à petit dans la relation avec les camélidés.

Toutes les saisons

Pamela a conçu plusieurs randonnées sur plusieurs thèmes, plusieurs longueurs, qui peuvent très bien se moduler ou s’adapter selon les groupes ou les circonstances. La promenade commence par une explication sur le mode de vie et le comportement des animaux. Ensuite, départ, chacun peut tenir un animal, le laisser brouter ou pas, se laisser guider. Ce jour-là, ils sont restés attachés toute la promenade, car en période de chasse, ce n’est pas très prudent de les laisser vagabonder... Il vaut mieux laisser les alpagas devant, car le lama est encore un bébé et n’a pas toujours des réactions adéquates à de nouvelles situations.

En plus, les alpagas donnent la meilleure des laines (dixit 24H du 24 octobre). Pamela vient de recevoir les premières pelotes de ses propres alpagas.

Un site web vous renseignera sur ces randonnées ou à aller voir juste pour le plaisir: pamelg9.wix.com/lampaga

Arrivée à la nouvelle Sagnette

Vaulion: la mi-été sur un alpage ressuscité

Cette année Dame Nature a décidé que la mi-été se ferait sous une météo de «mi-automne», mais qu’importe, la foule et la bonne humeur étaient au rendez-vous ce samedi 15 août.

Afin de sensibiliser la population sur la vie en alpage, et sur les produits de la région, de permettre de s’adonner à des activités comme de la spéléologie (par le Club de spéléo de Lausanne) et de profiter des informations données par le Parc Jura Vaudois, la Commune de Vaulion organisait ces portes ouvertes à l’alpage de «La Sagnette». Le choix du lieu fut aussi le prétexte à découvrir la splendide métamorphose du bâtiment.

En effet, entre la saison 2012 et le printemps 2013 la Sagnette a eu droit à un lifting… voire même une résurrection !

La charpente, la couverture et la ferblanterie des toits, la réfection de l’électricité, l’arrivée de l’eau courante dans le logement, le tubage de la cheminée, la création d’un soliveau, d’un escalier intérieur et d’une salle de bains ainsi que d’une magnifique salle de traite ont été les objectifs de ce chantier, et le résultat est impressionnant.
Certes, l’investissement eut un coût de plus de Fr. 350’000.-, mais, pour protéger nos alpages et les paysans il n’y a pas multitude de façons de procéder.

La Commune de Vaulion a donc très bien compris l’enjeu de la situation. C’est donc avec le verre de bienvenue et le sourire sincère que cette journée s’est déroulée pour le plus grand bonheur de tous.

Vue sur Grati depuis la Dent-de-Vaulion

Vaulion: un oui fier et droit pour Grati

Mardi 21 avril le Conseil communal de Vaulion s’est prononcé sur le plan partiel d’affectation intercommunal des éoliennes «sur Grati». Simultanément les Conseils de Premier et de Vallorbe ont fait de même.

Comme dans les autres communes concernées, le projet éolien de VO Énergies SA aura suscité de vives réactions dans tous les camps. Pourtant, tous d’accord sur le fond écologique des éoliennes, les craintes d’éventuelles nuisances sonores, du rendement réel en énergie, des travaux d’installations, de l’entretien et de la conservation des paysages ont rempli plus de deux cents dossiers et refait surface lors de l’assemblée.

Avec Yann Lorenzini comme président, la commission a été remerciée par tout le conseil communal pour son travail d’investigation. Car suite à l’ouverture d’esprit dans cette tâche, la commission aura réussi à rajouter une convention entre certains opposants inquiets d’éventuels saccages lors de la mise en place des éoliennes et VO Énergies SA. Des réponses rassurantes ont aussi été apportées aux inquiétudes concernant la faune et la flore où l’annonce des sept ans de surveillance garantie par des associations pour la protection de la nature. La question de l’impact sur le paysage a été jugée quant à elle non recevable, car «tout est une question de goût» et pour ce qui est d’abattage d’arbre, seuls une petite dizaine d’arbres seront couchés. Le modèle exact pour ces six éoliennes n’a pas encore été choisi par VO Énergies SA.

Côté chiffres, la commission a rappelé l’investissement de 60 millions de francs consenti, les trente années d’octroi d’un droit d’usage permanent et distinct de parcelles, un plan financier clair prévoyant des recettes garanties durant vingt années et l’étude de l’impact des éoliennes faite sur quatre ans.

Parmi les membres du Conseil, le débat fut serein avec un regard vers «ce petit pas dans les énergies renouvelables qu’est le parc éolien sur Grati». Tous applaudissent le principe de la sortie du nucléaire et sont d’avis qu’il serait «hypocrite d’aller chercher du nucléaire en polluant chez les autres sous prétexte que c’est moins cher».

C’est donc avec fierté et droiture que le Conseil aura été le seul à voter à main levée et sans «secret». Un «oui» écrasant avec 25 voix, contre un «non» et une «abstention». De quoi donner des ailes au projet éolien «sur Grati»!

Mais les opposants n’ont peut-être pas dit leur dernier mot lors du futur affichage public. Un référendum pourra toujours être lancé… Affaire à suivre.

Le Conseil de Vaulion au travail.

Vaulion: le chantier du siècle prend forme

Le président Philippe Magnenat a convoqué le délibérant vaulieni la semaine passée pour permettre à l’exécutif de présenter et de déposer deux préavis très importants relatifs à l’adduction d’eau, à son évacuation et la réfection en profondeur de la route qui traverse le village de part en part. On parle de ces travaux depuis longtemps aux Trois Cœurs, mais cette fois le mouvement est lancé.

Les chiffres sont très importants pour une commune de 500 habitants, puisque le premier préavis concernant l’eau prévoit un crédit de Fr. 1.185 Mio alors que le second, essentiellement consacré à la réfection simultanée de la chaussée s’élève à Fr. 795 000.–. A relever que ces sommes ne concernent qu’une portion limitée du haut du village, intitulée pudiquement «Étape 1 Secteur 3». On peut donc imaginer ce que coûtera le projet complet, qui comprendra 5 étapes au moins et qui pourrait demander de longues années avant de se réaliser entièrement. La Municipalité a rappelé que les conduites existantes datent du début du 20e siècle, ce qui rend leur remplacement impératif.

Financement compliqué

Si sur le plan purement technique les travaux ne semblent pas devoir poser de problème particulier, leur financement est en revanche un casse-tête. Même si la Municipalité a revu ou va encore revoir les taxes communales existantes à la hausse, il faudra que la commune s’endette pour ces gros chantiers. Et ceci au-delà du plafond d’endettement voté en début de législature. Les préavis prévoient de faire passer ce dernier de Fr. 4.35 Mio à Fr. 6.135 Mio. Cette modification requiert toutefois l’aval du Conseil d’État. Un aval qui a déjà été requis en fin d’année 2013, mais sur lequel le gouvernement ne s’est pas encore prononcé. Des séances sont d’ailleurs prévues entre la Municipalité et le gouvernement cantonal.

La réfection de la chaussée, qui est une route cantonale traversant un village, devrait à nouveau pouvoir bénéficier de subsides cantonaux, suite à la fin du moratoire cantonal dès 2014. Une demande à hauteur de Fr. 600 000.– a été formulée dans ce sens. Autre particularité du dossier: la commune souhaite diminuer ses charges annuelles en amortissant les installations futures sur 50 ans, alors que la loi prévoit une durée maximale de 30 ans pour ce faire. Une demande de dérogation dans ce sens va donc aussi être déposée.

C’est une seule commission de 5 membres présidée par Danilo Perotti qui étudiera les deux demandes de crédit.

La parcelle 552, vue depuis la route principale.

Vaulion: fractionnement et vente de parcelle

La parcelle 552, vue depuis la route principale.

La parcelle 552, vue depuis la route principale.

A l’ordre du jour, le fractionnement et la vente de la parcelle 552 de la commune nommée «En Combaz Maréchaux». Un terrain, pour rappel, acquis en 2005 par la commune, qui faisait partie de l’ensemble de la Scierie Goy. Le but de cet achat était de donner la possibilité à des entreprises de s’établir sur un terrain dédié à l’industrie et à l’artisanat.

Après avoir vendu en 2009 la partie inférieure de la parcelle à l’entreprise de menuiserie-charpente Monnier SA, la Municipalité a depuis été approchée par trois acquéreurs intéressés par l’achat des 5 720 m2 restants.

Seuls deux d’entre eux ont été retenus : Il s’agit de la Société de Fromagerie de la Dent-de-Vaulion SA, qui projette de s’agrandir, et de Nicolas Bersier, carreleur, associé à Nathalie Devaud. Leur projet consiste à construire un dépôt avec salle d’exposition ainsi qu’une habitation liée à l’exploitation.
La Municipalité, par le biais de son préavis à l’attention du Conseil communal proposa, entres autres, d’autoriser la vente d’une surface de 2 597m2 pour un montant de Fr. 78 000.– en faveur de la Société de Fromagerie de la Dent-de-Vaulion SA, et de céder pour Fr. 80 000.– une parcelle de 1’607 m2 à Nicolas Bersier et Nathalie Devaud.

Le prix du m2 n’est pas le même d’un terrain à l’autre

C’est ainsi que les membres du Conseil se sont étonnés des prix pratiqués, trouvant que pour un même terrain le prix du mètre carré n’était pas identique pour les deux entreprises. Ce que releva la commission amenée à examiner cet objet, par la voix de sa rapporteuse Caroline Paccaud. «Il y a un manque d’équité» s’est même exprimée la conseillère Martine Fahrni, se joignant ainsi aux réactions du même acabit. François Moffrand, municipal en charge du dossier, expliqua alors que la différence du prix venait du fait que l’un des terrains est plat, l’autre pas.

Au final, seule la vente en faveur de la Société de Fromagerie a été refusée par le Conseil. La Municipalité devra proposer un nouveau projet afin que la cette firme puisse se développer, objectif entendu et salué par tous.

Photo Didier Decrausaz