La Douane du Creux

Vallorbe: Fillon au Creux

Devant les difficultés qu’il rencontre lors de sa campagne à l’élection de la présidence de la République française, le candidat de la droite, François Fillon, fera un arrêt à la douane du Creux, entre 11 heures et midi ce samedi.
Il en profitera pour rencontrer quelques-uns de ses compatriotes qui travaillent en Suisse.
Un baroud d’honneur qui mérite le déplacement !

Bâtiment des UMV sous le soleil printanier.

Vallorbe: nouvel exercice difficile pour les UMV SA

L’exercice 2016 aura à nouveau été une année compliquée pour les Usines Métallurgiques de Vallorbe. Le résultat d’exploitation est négatif à – 2,6 millions de francs alors que le chiffre d’affaires est lui aussi en contraction de 7,1%, passant de 38 millions de francs en 2015 à 35,5 millions en 2016. Autant de nouvelles intrinsèquement peu réjouissantes pour les actionnaires réunis en assemblée générale annuelle vendredi passé. Inutile de dire que ces résultats ont conduit la direction à proposer qu’aucun dividende ne soit distribué cette année aux actionnaires, «dans le but premier de garder intactes des liquidités» qui ont aussi baissé un peu de niveau par rapport à l’an passé, a précisé Claude Currat, administrateur délégué, dans sa revue annuelle.

Nuages d’interrogations

La situation politico-économique internationale est complexe et inédite. L’arrivée au pouvoir du nouveau président des USA ne permet pas de faire des prévisions solides sur l’évolution d’une économie américaine en bonne santé actuellement. Le Brexit et les futures élections françaises et allemandes sont aussi des points d’interrogation importants. Plus de 45 % des exportations des UMV SA se font en direction de l’Union Européenne.

L’évolution de la Chine n’est pas non plus facile à prévoir, alors qu’en 2014 ce pays était l’un des principaux marchés des UMV SA. Si l’on ajoute à ces conjonctions internationales la faiblesse de l’euro face au franc suisse, qui s’est encore accentuée récemment, l’on dispose d’une palette d’ingrédients qui obscurcissent la vue. «Nous continuons de nous concentrer sur une augmentation des marges et sur une diminution concomitante des coûts de production, le tout allié à une recherche de qualité qui continue de faire des UMV un leader mondial» précisait à l’Omnibus Claude Currat après la séance. Une telle politique ne peut que se révéler fructueuse à terme.

Nouveaux produits et nouvelles alliances

Sans pour l’instant en dévoiler tous les contours précis, le management se concentre sur le développement de nouveaux produits dans les niches phares que sont la bijouterie ou le secteur forestier. Dans la bijouterie, 2017 verra naître la nouvelle scie de bijouterie entièrement fabriquée à Vallorbe. Dans le même ordre d’idées, de nouveaux partenariats avec des leaders mondiaux proches des UMV SA ont été noués, en Espagne et aux USA. Autant de démarches qui doivent déboucher sur une amélioration de la situation à terme. «Il faut être conscient que les UMV SA ne vivent pas simplement une petite adaptation, mais une véritable remise en cause profonde» a conclu le président du Conseil d’administration Jean-François Lours.

Les bassins de la STEP actuelle, au premier plan.

Vallorbe : le projet de STEP démarre

Première séance de l’année lundi pour le délibérant vallorbier placé sous la présidence de Christine Leuenberger, avec comme plat de résistance le vote d’un crédit de préparation d’étude pour la future STEP de la cité du fer d’un total de Fr. 400 000.– accepté sans opposition ni discussion. L’installation actuelle (photo ci-dessus) date de 1967. Elle n’est plus aux normes, pas économique, peu performante, dangereuse pour les opérateurs, etc. Trouver des pièces de rechange est un parcours du combattant, si bien que l’exécutif propose non pas de la restaurer, mais d’en ériger une nouvelle, au même emplacement.

Son dimensionnement général dépendait de la décision de Ballaigues de se brancher ou non sur cette installation moderne. Or l’exécutif ballaigui préfère faire cavalier seul dans ce domaine «pour des raisons économiques et politiques» ont précisé les commissaires. C’est donc un projet dimensionné pour Vallorbe qui sera étudié en détail.

Fermeture des chemins forestiers

En fin de séance, l’inspecteur forestier Pascal Croisier et le garde-forestier Dominique Favre ont présenté le plan de fermeture des chemins forestiers. La règle générale sera, dès ce printemps, l’interdiction faite à tous les véhicules à moteur de circuler sur ces chemins forestiers, avec des exceptions pour rallier notamment les buvettes ou les points de vue. Interrogé sur l’origine et les motivations de ce changement de pratique, Pascal Croisier a précisé que cette interdiction datait d’un texte fédéral de… 1991, mis en place avec une certaine retenue dans le canton.

Il a également confirmé que le personnel de la forêt ne constatait pas d’abus manifeste actuellement, mais que cette législation « avait été enfilée dans la loi au tout dernier moment par les Verts il y a bientôt 30 ans, pour la tranquillité de la faune. Comme toute loi, il s’agissait donc de l’appliquer et de la faire appliquer ». La première année sera plutôt didactique, les dénonciations ne devant en principe intervenir qu’à partir de 2018.

Les installations techniques, la turbine et le générateur et l’arrivée de la conduite forcée à droite.

Vallorbe – énergies douces, 10 ans et une nouvelle centrale

Ce n’est pas par hasard que le groupe VO Energies a décidé de mettre en service sa centrale de Production du Bief-Rouge, à Vallorbe, un 23 janvier. Comme l’ont rappelé Claude Recordon, président du conseil d’administration et Martine Favre, directrice générale, à la vingtaine d’invités présents, la création de la holding VO Energies a eu lieu il y a exactement 10 ans jour pour jour. 10 années au cours desquelles le groupe a évolué et s’est développé.

Chiffre d’affaires augmentant de 150%, personnel passant de 70 à plus de 100 collaborateurs, ouverture du marché libre de l’électricité en 2008, mise en service de la centrale des Moulinets et, après 50 ans d’études et de pourparlers, de son homologue du Bief-Rouge ce 23 janvier 2017.

Alimenter 100 ménages

La Centrale du Bief-Rouge, qui sera inaugurée officiellement au printemps, est proche du quartier des Grottes et se trouve au niveau de l’Orbe. Elle récupère les eaux en provenance de gisements situés dans la région du tunnel du Mont-d’Or. Après un passage dans un réservoir de 40 m3, l’eau subit une chute brute de 70 mètres pour atteindre la turbine Pelton à 3 jets qui produit environ 80 Kilowatts. Cette production permanente dépend du débit saisonnier, qui s’étage de 80 à 120 litres par seconde.

Même si cette production peut paraître faible, elle suffit à alimenter une centaine de ménages en courant «vert», une production écologique qui figure parmi les objectifs du groupe VO Energies. Le contrôle des installations se fait à distance, par l’intermédiaire d’un simple ordinateur, voire d’une tablette ou d’un smartphone. C’est d’ailleurs au moyen d’un tel appareil que la centrale a été mise en service officiellement par Martine Favre et Claude Recordon.

A relever enfin que le débit est très finement réglé, et tout excès d’eau est dévié en vue d’alimenter un étang présent dans un biotope protégé situé non loin de la centrale.

Dans deux minutes on ne verra plus le Père Noël.

Vallorbe: Père Noël sur patins

La présidente Christine Crépon et tout son comité du Club des Patineurs de Vallorbe organisent désormais traditionnellement un Noël sur glace en cette période de l’année.

Cette manifestation familière a eu lieu vendredi passé.

Elle a réuni bon nombre de participants, petits et grands, ces derniers ayant plutôt rempli des fonctions d’intendance à la table de distribution des délicatesses et autres liquides chauds et réconfortants.

Du côté des gosses, on s’est amusé sur la glace, dans une joyeuse interpénétration de futures stars du hockey et de patineurs étoiles.

Vue aérienne de la gare rénovée

Vallorbe: une gare du 21e siècle

Une soixantaine de personnes ont pris part à la cérémonie organisée par les CFF et la commune pour marquer la fin des travaux effectués durant ces deux dernières années pour environ 2 millions de francs, soit la nouvelle couverture du toit, une rampe pour permettre aux personnes à mobilité réduite d’accéder au quai TGV, ainsi qu’un nouveau système d’horodateurs acceptant les moyens modernes de paiement. Parmi les invités officiels, on notait la présence des syndics de Vallorbe, du Chenit, de l’Abbaye et du Lieu, de Laurent Amez-Droz de «CFF immobilier» et de Jean-François Burri de «CFF infrastructure».

Dans son allocution, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini a remercié tous les intervenants, rappelant au passage que ces travaux permettaient à la gare vieille de plus de 100 ans d’entrer dans le 21e siècle.

Redynamiser l’ensemble

Et d’ajouter que «la localité grandit, entre 50 et 100 nouveaux habitants arrivent chaque année. Il est donc légitime que l’offre en matière de transports publics soit à la hauteur des attentes. La gare principale de la localité restera bien sûr celle que nous inaugurons aujourd’hui et permettra, on l’espère, de redévelopper également le trafic des marchandises et de trouver de futures affectations aux locaux inoccupés dans ces bâtiments.

Cela fait partie de l’une des priorités de la législature des Autorités de la commune, qui y mettront l’énergie et les moyens nécessaires pour y parvenir. Je sais pouvoir continuer à compter sur le soutien des CFF, de Travys, de Car postal et des autres entreprises de transports». Un grand merci a aussi été adressé à Christina Gracio qui a repris l’exploitation du Buffet de la Gare et qui fait déjà le bonheur des Vallorbiers et de nombreux clients de passage.

© Photo Pierre Blanchard

Un RER en provenance de Vallorbe, avec à gauche le fameux embranchement permettant aux trains de La Vallée de rejoindre Vallorbe.

Vallorbe: RER Vaud, belles perspectives ferroviaires pour les Vallorbiers

La presse s’est longuement penchée la semaine passée sur les nouveautés qui permettront aux usagers de La Vallée de Joux de bénéficier à l’horizon 2021 des avantages d’une liaison RER Vaud directe avec Lausanne, avec les améliorations que ceci implique au niveau des cadences. Mais cette mise en œuvre aura aussi des avantages pour les habitants de Vallorbe. Dans la Cité du fer en effet, il y a de nombreuses années que l’on travaille sur ces questions, en collaboration avec le canton et les CFF.

Parmi les avantages, on note le maintien et la primauté de la gare principale, en particulier en raison de la halte du TGV Lyria. Les CFF ont très bien saisi le problème, puisqu’ils viennent d’investir plus de 2 millions de francs dans la rénovation du toit de l’édifice, la mise en place d’accès pour les personnes à mobilité réduite et la création de conditions-cadres ayant permis la réouverture récente du Buffet de la Gare, dans une formule aux ambitions contenues, mais qui apporte à l’édifice un peu de la vie qu’elle avait perdu au fil des ans.

Le Day

La deuxième gare de Vallorbe datant de la fin du 19e siècle sera démolie et reconstruite à environ 200 mètres de sa position actuelle, en direction du pont du Day. Ceci pour permettre aux rames du RER Vaud d’emprunter sans rebroussement la voie menant à La Vallée de Joux. À relever que la commune maîtrise le foncier avoisinant et que la construction de la nouvelle gare sera accompagnée de la création d’un « Park & Ride », voire d’un commerce. Le Day ne devient pas la gare principale de Vallorbe, mais augmente en importance. Pour le syndic Stéphane Costantini, «cette transformation qui sera étudiée puis mise à l’enquête par une PAP (procédure d’approbation des plans) en 2018 aura plusieurs avantages au terme de son exécution en décembre 2021, lors du changement d’horaire.

Sans compter le financement du projet qui ne coûte rien à la commune, une cadence à la demi-heure sera définitivement mis en place. Il n’y aura pas de rebroussement au Day comme certains l’avaient imaginé dans le passé, mais un système de «coupe accroche» qui verra certaines rames, aux heures de pointe, être découpées en deux tronçons autonomes, l’un d’entre eux montant directement à la Vallée ou vice-versa et l’autre poursuivant sa course vers Vallorbe. Enfin, les infrastructures amélioreront les accès à la zone industrielle de Vallorbe, elle-même en plein développement, et entourée aussi de bâtiments d’habitation récents. À tout ceci, il convient encore d’ajouter la création d’une ligne régulière de bus qui reliera les deux gares».

Améliorations locales proposées à partir du 11 décembre

La Vallée de Joux : Introduction du lundi au vendredi de liaisons directes pour Lausanne, départ du Brassus à 5 h. 02 et 6 h. 04. Retour depuis Lausanne à 16 h. 34 et 17 h. 34.
Arnex-sur-Orbe : Avec le nouvel arrêt des trains des heures de pointe, Arnex bénéficie désormais d’une cadence d’un train toutes les 30 minutes le matin vers Lausanne, et le soir depuis Lausanne.

Le découpage d’un porc par une équipe de choc.

Vallorbe: châtaigne en fête portugaise

Pour la première fois, la communauté portugaise de Vallorbe s’est organisée autour de Ina Carneiro Pinto, du magasin «Casa Lamego», pour mettre sur pied samedi passé dans la Halle des Fêtes de la cité du fer une «Fête de la Châtaigne» locale, reprenant les grands thèmes de la fête homonyme lusitanienne qui se déroule aux alentours du 11 novembre.

Fête familiale des récoltes et du vin nouveau – un peu à l’image de la Saint-Martin –, on y déguste les premières châtaignes jetées à même le feu, dans des récipients en terre, ainsi que la «jeropiga», une boisson liquoreuse produite à base de peaux de raisins fermentées et d’eau-de-vie de vin. «Dans les villages, explique Lidia Pessoa, on éteint toutes les lumières publiques et l’on peut admirer en de nombreux endroits les lueurs des feux préparés par les habitants.

En plus, si on n’y prend pas garde, les châtaignes rôties jaillissent seules des foyers comme de petites bombes». Les organisateurs vallorbiers se demandaient si leur fête rencontrerait du succès. Ce dernier aura été au-delà des espérances, puisque 200 personnes s’étaient inscrites au préalable, mais que ce nombre a plus que doublé au décompte final. Il fallait faire la queue pour remplir son assiette, au bar d’une cuisine dans laquelle une quinzaine de bénévoles œuvraient.

A relever encore les prestations artistiques et musicales, l’engagement d’un groupe de cuisiniers rôtissant au feu de bois 4 porcs entiers, avant de passer au rôtissage des châtaignes plus tard dans la soirée. Il doit aussi exister un «téléphone portugais», car des convives venaient de plusieurs régions de la Suisse, de France voisine et même d’Allemagne.

Une partie de l'assistance

Vallorbe: la Cité du fer croît régulièrement

Ce sont plus d’une centaine de nouveaux habitants de Vallorbe qui se sont retrouvés sur la presqu’île du Musée du fer à l’invitation de la Municipalité pour assister à la réception donnée, comme chaque année, en l’honneur des nouveaux arrivants. «De juin 2015 à juin 2016, le nombre d’arrivés s’est élevé à 283 personnes», a précisé le syndic Stéphane Costantini dans son allocution. Une croissance régulière et qui a tendance à s’accentuer ces dernières années. On notera que Vallorbe compte actuellement un peu moins de 4 000 habitants, un total identique à sa population du début du 20e siècle, et ceci avant la construction du tunnel du Mont d’Or.

Durant cette construction, soit juste avant 1915, la population avait atteint le nombre de 5˚300 résidents, avec l’arrivée des étrangers employés au chantier du Tunnel. Comme de coutume, le syndic a présenté rapidement le fonctionnement institutionnel de la commune, ainsi que les dicastères de ses municipaux. Une quinzaine de représentants des 50 sociétés locales avaient fait le déplacement pour se tenir à disposition des invités durant l’apéritif qui leur a été préparé et servi par les huissiers du Conseil communal.

Raisons professionnelles ou familiales

Nombre de nouveaux arrivants sont jeunes, à l’image de Stéphanie et de sa fille Maja, qui aura très bientôt un petit frère, et qui ont choisi Vallorbe pour deux raisons: parce que le papa travaille dans une entreprise locale et que le couple a acheté une maison sur le territoire communal. Pour d’autres, plus âgés, comme Yvette qui «remonte» régulièrement la vallée de l’Orbe après avoir vécu 10 ans à Orbe et une quinzaine d’années à Lignerolle, c’est la proximité de la nature avec la localité qui a joué le rôle déclencheur.

D’une façon générale, ces migrations ont pour motifs des obligations professionnelles ou des changements dans le noyau familial, qui a tendance à prendre des formes de plus en plus diverses, voire éclatées, à l’heure actuelle. Ou encore la disponibilité de logements ou de terrains à bâtir.

Patrimoine vallorbier

Vallorbe: un concierge nommé, un médecin qui disparaît

Première séance de la nouvelle législature pour la présidente Christine Leuenberger, qui a réitéré ses remerciements aux membres du délibérant pour l’avoir élue à cette charge, qu’elle a promis «d’assumer l’esprit tendu vers un seul objectif: le bien-être des Vallorbiers et la prospérité de la commune». Le Municipal des Ecoles, Roland Brouze a annoncé la nomination d’un concierge pour le complexe scolaire – ancien collège de 1915 et collège des Trois Vallons – «qui est atteignable en tout temps et présent physiquement le matin à l’arrivée des élèves, lors de la récréation et à midi lors de la sortie des classes».

Cette nomination d’un concierge «visible» apporte, sans le dire, réponse à une préoccupation exprimée lors d’une précédente séance par des conseillers désireux de voir la commune disposer d’un vrai concierge au cœur de l’établissement.

Étrange pratique médicale

Après avoir procédé à l’élection tacite des membres des commissions permanentes, le Conseil a pu prendre connaissance d’une intervention de Bernard Haldemann au sujet de l’exploitation pour le moins étrange d’un cabinet médical situé au Faubourg. «Il y a depuis plusieurs années des problèmes médicaux et de fonctionnement avec l’exploitation de ce cabinet, qui est douteuse, voire plus», a précisé Bernard Haldemann, qui a encore relevé que «cette fois, le médecin en charge a tout simplement disparu depuis quelque temps». Cette question sera soumise prochainement au médecin cantonal par une pétition en préparation.

Jacques-André Chezeaux a tenu à préciser que l’exploitation en question n’avait rien à voir avec le Foyer des Fontaines, qui est simplement propriétaire des bâtiments et loue dans ce cadre un local à l’exploitant.

À noter enfin que la commune a décidé de soutenir la mise en place d’un toit à la patinoire des Trois Vallons. Le projet mené par la coopérative exploitante sera dévoilé au cours de la prochaine édition de Valexpo. Un soutien municipal sera aussi accordé à la piscine.

Monsieur le Conseiller fédéral Didier Burkhalter et son épouse accueillis par le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini et la présidente du Conseil communal Christine Leuenberger.

Vallorbe: Didier Burkhalter accueilli avec enthousiasme

Pour la première fois depuis très longtemps, un membre du Conseil fédéral avait répondu positivement à l’invitation que lui a faite la commune de Vallorbe par l’intermédiaire de la présidente du Conseil communal, Christine Leuenberger. Cette visite annoncée a provoqué l’afflux de villageois le plus important à une telle manifestation depuis des décennies, puisque ce ne sont pas moins de 500 personnes qui ont rejoint la Halle de Fêtes pour assister à la partie officielle. À relever que le Conseiller fédéral Didier Burkhalter, accompagné de son épouse, a visiblement goûté à l’accueil chaleureux que lui a réservé la population, puisqu’il a changé ses plans initiaux pour finalement accepter de participer aussi au repas qui a suivi son intervention. C’est sur cette dernière que l’Omnibus a souhaité s’arrêter un peu à travers quelques extraits du discours de Didier Burkhalter.

Eau et feu

Axant son allocution sur l’eau et le feu et sur leur interactivité, deux éléments de la nature qui sont particulièrement présents dans la cité du fer, le ministre des Affaires étrangères a rappelé entre autres que «notre monde s’est donné l’an dernier un agenda pour le développement durable d’ici 2030 et des objectifs pour le climat: à peine une génération pour apaiser les maux de la planète et le préparer un avenir durable, pour marier l’eau et le feu…». Selon lui, «le Conseil fédéral est convaincu qu’il est possible d’agir dans ce cadre «à la Suisse» pour le mieux. Il est aujourd’hui possible d’éradiquer l’extrême pauvreté. Notre principal partenaire, qui représente plus de la moitié de nos exportations, c’est l’Union européenne. Nos pays voisins, en particulier les régions frontalières, constituent une grande partie de ce marché et donc de ces emplois pour nos familles. C’est pourquoi nous devons nous engager avec détermination pour, à la fois, maîtriser davantage la migration, selon le mandat populaire du 9 février 2014, et préserver et développer la voie bilatérale. Ces derniers mois, le dossier a été freiné par le référendum britannique. Ce pays — la Grande-Bretagne — avec lequel la Suisse entend bien sûr maintenir et développer ses relations, doit désormais entamer des négociations avec l’UE. De son côté, le Conseil fédéral est convaincu que la Suisse a une carte à jouer pour progresser vers des solutions pragmatiques durant l’été et régler les grandes lignes de sa relation avec l’UE d’ici la fin de cette année. En matière de libre circulation, nous visons une solution concertée avec l’UE, où l’on gagne des deux côtés, pour les peuples et pour la sécurité du droit à court terme. C’est aussi une sorte de mariage entre l’eau et le feu.

En parallèle, le Conseil fédéral vise à consolider l’avenir de la voie bilatérale. Seul un accord qui précise les règles institutionnelles de cette voie bilatérale peut assurer la sécurité du droit à long terme et la perspective de pouvoir conclure de nouveaux accès au marché pour les acteurs suisses. En d’autres termes: seul un tel accord peut permettre aux prochaines générations, à nos enfants et à leurs enfants de bénéficier réellement de la voie bilatérale, donc de la prospérité. Nous négocions actuellement un tel accord de sécurité du droit qui préserve pleinement la souveraineté suisse. Encore un mariage d’eau et de feu…»

Vallorbe: retour sur un 1er août historique

L'Omnibus de cette semaine (19 août)  reviendra sur le 1er août  2016 vallorbier et spécialement sur les passages-clés du message de notre ministre des affaires étrangères.