A lire! « Un rescapé de l’absolu » du Dr. Christian Danthe

Le docteur Christian Danthe a exercé la médecine durant près de quarante ans à Vallorbe. Seuls quelques privilégiés savaient qu’à côté de la pratique de son art, il ne pouvait s’empêcher de mettre en oeuvre régulièrement une maïeutique personnelle, qui lui a permis d’extraire une éthique vivante personnelle et d’apporter, avec brio et non sans un humour souvent féroce, ses propres réponses aux fameuses questions du Sphinx.

C’est ce parcours qu’il offre au lecteur dans un monumental ouvrage de plus de 450 pages au travers d’une quarantaine de chapitres de dimension et d’intensité variables. L’auteur conduit son lecteur du concept de silence éternel qui l’habitait, en raison de son appartenance enfantine et obéissante à ce qu’il nomme une religion minoritaire, aux bornes de l’astrophysique et des représentations de l’univers que certains de ses meilleurs spécialistes décrivent.

Sentier de sagesse ou quête vitale de sens?

Le propos est très riche, documenté et témoigne d’une érudition manifeste intégralement digérée. Sublime collision de la vie quotidienne et de la construction de l’œuvre, on y rencontre avec l’auteur l’existence incarnée de ses patients – de façon cryptée pour respecter le secret médical – et ses déambulations forestières dans sa petite voiture rouge, pour aller au chevet de ceux qu’il soignait, mais aussi pour tenter de comprendre le monde et ses mystères. Le tout dans un environnement jurassien qui mêle les chemins de crête du Mont Tendre aux blocs erratiques des bois de Moiry, l’aventure d’un passage éclairé de la foi à la raison. Ce chemin va demeurer pour l’auteur une partie de son art de vivre et de penser.

Ne précise-t-il pas à la page 434 que « le sentier des crêtes est une recherche d’équilibre entre le collectif et le personnel sans jamais sombrer ni dans l’un ni dans l’autre, mais sans non plus se mentir à soi-même ».

L’importance de l’art dans sa vie, en particulier de la poterie qu’il pratiquait encore
récemment, est omniprésente. Tout comme une analyse très personnelle et perspicace d’une société dans laquelle la foi en l’homme et en ses capacités d’exister tient une place prépondérante.

Un pavé lumineux à lire lentement et lorsque l’esprit peut se libérer un peu des contingences par trop quotidiennes.

Un rescapé de l’Absolu
Dr Christian Danthe – Collection PIGMA Editions Mon Village – Sainte-Croix
464 pages – Fr. 35.–.
En vente en librairie ou en ligne sur le site www.editionsmonvillage.ch
ISBN 9782881943461

Couteaux rustiques

Vallorbe: fines lames au rendez-vous

Pour l’édition 2018 du traditionnel rendez-vous des Couteliers au Musée du fer – 13e sous l’appellation de Festival – ce ne sont pas moins de 29 couteliers venus de Suisse, de France et d’Allemagne qui ont présenté leurs pièces à un public de plus en plus féru et coutumier de cette visite annuelle dans la Cité du fer. Les chiffres définitifs de la fréquentation ne sont pas encore connus à l’heure de la rédaction de ces lignes. Le conservateur Simon Leresche, rencontré sur place lundi matin, se réjouissait déjà du succès de cette édition. La météo n’a eu que peu d’influence sur l’affluence au festival expliquait-il, notant au passage que plus de 700 visiteurs par jour ont été attirés samedi et dimanche. Avec une fréquentation attendue identique le lundi, la manifestation devrait dépasser à nouveau sans difficulté le cap des 2000 visiteurs, ce qu’elle a déjà réalisé l’an passé.

A noter la présence cette année d’une délégation du très récent «Syndicat des couteliers corses» venue afin de présenter son nouveau label de qualité et le travail d’exception des couteliers fraîchement labellisés: Yves Andreani, Jean-François Agostini, Jean-Jacques Bernet, Benjamin Celle, Jean-Dominique Susini, Pierre-Yves Thomas.

Vétéran en vedette

A leurs côtés le vétéran genevois Charles Roulin, de Lully, a célébré son 80e anniversaire durant le Festival. Lui qui réalise depuis de nombreuses années de véritables chefs-d’œuvre miniatures, dont les manches sont constitués de hauts reliefs représentant des scènes animalières ou champêtres. Parmi les artistes-artisans présents, on notera notamment les noms de Stéphane Anken, Morges, André Baudet, Lausanne, Anthony Brochier, La Roche de Glun (F), Robert Carciofo Arzier, Jean-Marie Corona, Montricher, Jean-Claude Geinoz, Poliez-le-Grand, Marc Grélat, Asuel, Urs Helbling, Portalban, Claude Holweger, Boudevilliers, Franck Johner, Montricher, Jan Krauter, Lalenforg (ALL), Emmanuel Lendenmann, Fribourg, Pascal Maillefer, Les Clées, Benjamin Mittay, Châtelneuf (F), Olivier Moretti, Levie (Corse), Lucie et Yves Moulin, Vollèges, Sylvain Parent, Passy (F), André Perret, Winterthur, Amélie, Emma et David Pietrzykowski, Les Clées, Christophe Raffaelli, Carpentras (F), Jean-Louis Remy, Les Verrières, Yuri Rindlisbacher, Valleiry (F), Hans Peter Ruegg, Losone, Joseph Sauthier, Bex, Franck Souville, Montgesoye (F), David Tellier (F).

Le sellier Julien Vuagniaux de Romainmôtier a aussi présenté ses créations de cuir, pendant que les visiteurs pouvaient s’exercer au lancer de haches, tout apprendre sur l’art de la forge ou même fabriquer des couteaux de façon artisanale. Plus de détails sur museedufer.ch

Nouveaux petits immeubles à Vallorbe situés derrière la patinoire

Région: location d’appartements, pas de cadeau dans le Nord

Ces derniers temps, les gérances immobilières lémaniques se montrent généreuses à l’égard de futurs locataires. Vu la pléthore d’appartements, elles sont prêtes à revoir le tarif de location initialement prévu, voire même à offrir des mois gratuits afin d’occuper des immeubles partiellement vides. L’Omnibus a mené l’enquête pour savoir si une pratique identique était en vigueur dans notre région.

Peu d’appartements vides

Du côté des régies urbigènes, ce n’est pas le cas du tout. Certes, l’offre est moins large. Chez «Rêve Immob» comme chez «Emma», on considère que les prix sont totalement adaptés au marché et rares sont les clients à solliciter la gratuité pour quelques mois, comme ce fut le cas il y a quelques années à Yvonand. De même, ils ne sont pas plus nombreux à réclamer des baisses de loyer. Du côté de chez Richard Promotion, on admet qu’il y a un certain va-et-vient dans les immeubles du chemin du Suchet, mais les appartements ne demeurent jamais longtemps vides. Et comme le calcul du loyer n’est pas basé sur le taux hypothécaire, aucune baisse n’est accordée. Dans un immeuble en réfection au chemin Venel, la gérance TGB, établie au Mont-Pèlerin, relève que 3 appartements sur 14 n’ont pas encore trouvé preneur. Elle considère aussi que les loyers sont raisonnables puisqu’elle a fait un effort dans un quartier populaire, qui accueille des familles qui peuvent dépendre de l’AI ou des services sociaux.

Nouvelles opportunités en vue

A Vallorbe, les quelques professionnels locaux de l’immobilier et de la location constatent que les pratiques lémaniques des cadeaux ne trouvent pas leur place dans la Cité du fer. Les loyers pratiqués sont nettement inférieurs à ceux de la capitale ou des cités des bords du Léman. Les propriétaires de Vallorbe semblent trouver assez facilement à mettre à bail leurs appartements. Il y a une émigration assez nette de nouveaux habitants du canton qui sont précisément attirés par des loyers moins chers, ou par la proximité nouvelle d’un travail dont ils ont changé. Le marché de la location à Vallorbe est assez diversifié, entre anciens et nouveaux logements. A moyen terme, pas de loyer gratuit en vue donc, mais sans doute de nouvelles opportunités de se loger à un prix encore raisonnable.

Le conférencier est entouré par Yvette Fishman et Danilo Gay, du comité de l’ARAVOH.

Vallorbe, Odyssée africaine: les atrocités subies par les réfugiés

Si notre surtitre peut évoquer une sorte de voyage tranquille, eh bien c’est de tout le contraire qu’il s’agit. Jeudi matin 1er février, l’ARAVOH de Vallorbe mettait sur pied une conférence pour évoquer ce qu’a vécu Emmanuel Mbolela qui a dû fuir la République démocratique du Congo (Kinshasa) en 2002.
C’est donc lui, aujourd’hui mué en un conférencier et écrivain, qui raconte sa propre histoire... Une destinée commune à des centaines de milliers de réfugiés qui ont dû affronter les plus sordides atrocités en fuyant l’Afrique, sur un trajet de près de 13 000 km.

Six ans de souffrances

Cette «odyssée» a été particulièrement dramatique. Elle dure six ans sur un chemin tortueux dont le but final est d’atteindre enfin l’Europe. En 1998, la deuxième guerre du Congo éclate. Etudiant à l’époque, Emmanuel se lance dans une lutte politique pour les droits de l’homme. Il est fait prisonnier, mais réussira à s’évader, d’où le début de son exil (plus de 200 000 déplacés). Sans papiers, il traverse tour à tour Cameroun, Nigeria, Bénin, Burkina Faso, Mali et Algérie.
Pourchassé encore, il passe alors au Maroc avec des taxis clandestins. Bloqué là-bas pendant quatre ans, il se fait vraiment connaître en créant l’ARCOM, la première association officielle des réfugiés et congolais, s’active dans des solutions de logements pour eux à Rabat.
Témoignage
Aujourd’hui, Emmanuel Mbolela est toujours réfugié. Il vit aux Pays-Bas. Dès lors, il ne cesse de parcourir l’Europe pour décrire son périple bouleversant dont il a tiré un livre. Il était donc normal que l’ARAVOH (Association auprès des Requérants d’Asile de Vallorbe Oecuménique et Humanitaire) lui donne l’occasion de s’exprimer, au Buffet de la Gare.

Le nouveau rond-point provisoire

Vallorbe: nouveau rond-point

Le nouveau rond-point expérimental de Vallorbe est en place depuis peu, à l’extrémité nord du pont sur l’Orbe et en bas de la Grand-Rue.

Les premiers témoignages recueillis sur place semblent plutôt favorables à ce marquage provisoire, qui deviendra définitif après la période hivernale, si l’expérience se révèle positive.

ça bouchonne en dessous de Ballaigues.

Autoroute A9 b et Grands-Bois en travaux en 2018  !

Après plusieurs années de travaux, de bouchons supplémentaires et de fermetures nocturnes, la semi-autoroute A 9 b entre Orbe et Vallorbe dispose désormais d’une berme centrale qui sépare physiquement les deux sens de circulation. Le but premier des travaux entrepris était de sécuriser ce tronçon de 11 kilomètres environ, après la série d’accidents graves et parfois mortels qui y sont survenus, il y a quelques années. Durant cette période de travaux, des dégâts aux fers du béton des infrastructures ont été découverts.

« Chaque hiver, les équipes d’entretien salent la chaussée pour lutter contre le gel et l’enneigement, or le sel attaque les fers du béton à la base de l’ouvrage », explique Olivier Floc’hic, responsable de l’information et de la communication à l’Office fédéral des routes (OFROU) à Estavayer-le-Lac.

« Nous allons donc devoir reprendre les fondations afin de rendre de la stabilité à la base des chaussées », Il y aura à nouveau des fermetures nocturnes, qui seront annoncées en temps et lieu, ou des perturbations limitées diurnes de circulation.

Les Grands-Bois fermés

Christian Robert-Grandpierre, chef de projet à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR) a confirmé à l’Omnibus que la route des Grands-Bois devrait être fermée sur un tronçon de 800 mètres environ entre la sortie des Clées et Vallorbe en 2018 en tout cas, ceci pour une réfection en profondeur indispensable, notamment aussi des accotements de la chaussée. Les dates exactes des travaux n’étaient pas encore définitivement connues mercredi à l’heure du bouclement de cette édition. L’OFROU et la DGMR sont actuellement en phase de coordination pour minimiser les impacts sur le trafic. La DGMR regrette les embarras que ces travaux causeront. Pas sûr que cette situation de chantiers concurrents ravisse les habitants des Clées, de Lignerolle et de Ballaigues qui verront leur village traversé par un trafic nettement amplifié, de jour comme de nuit. Les Vallorbiers eux devront patienter encore plus que d’habitude pour rejoindre leur cité.

Courbe de l’Orbe et Quai des Anglais en direction de la maison de commune.

Vallorbe: Rond-point expérimental en vue

Séance très courte pour la présidente Véronique Teuscher lundi soir au Conseil communal, lequel a tout d’abord pris connaissance de la démission avec effet immédiat de la conseillère PLR Monique Tzaut, pour des raisons liées à sa situation professionnelle. Quelques courriers de citoyens au sujet de différents passages pour piétons ont été lus et ont permis au municipal responsable Luigi Fiorito de s’exprimer sur la politique générale de l’exécutif en matière de traçage de telles protections: strict respect des réglementations en la matière et utilité.

Budget 2018 positif

S’exprimant en fin de séance sur le budget 2018 déposé le soir même à l’examen de la commission des finances, le syndic Stéphane Costantini a relevé ce qui suit: «le budget pour l’année 2018 prévoit des charges, avant amortissements, provisions et imputations internes, pour un montant de 16 909 440 francs et des revenus pour un montant de 18 061 595 francs engendrant dès lors une marge d’autofinancement de 1 152 155 francs, en légère augmentation par rapport à celle du budget de 2017. Comme à l’accoutumée, ce budget est prudent et ne devrait pas nous réserver de mauvaise surprise».

«Easyvote» se transforme en «Vallvote»

Le postulat «Easyvote» des conseillers Luc-Olivier Stramke et Gaëtan Uldry relatif à la mise en place d’un système d’information aux jeunes en matière politique, plébiscité par la commission chargée de l’étude de la réponse municipale, a été admis à l’unanimité. Nuance de taille, selon le vœu de la commission, le modèle vallorbier portera le nom définitif de «Vallvote», avec son groupe interactif mêlant jeunes citoyens intéressés de 18 à 25 ans et membres de toutes les couleurs politiques, en vue d’approfondir les sujets d’actualité. Une grande satisfaction pour les postulants qui sont persuadés que des échanges dans le monde réel sont encore attractifs pour des jeunes constamment branchés virtuellement.

Rond-point expérimental

Dans les communications de l’exécutif, le syndic Stéphane Costantini a annoncé que « dans le cadre de la réfection du carrefour au bas de la Grand-Rue et de la rue de Pontarlier, la Municipalité va mettre à l’essai durant quelques mois un giratoire provisoire entre ces deux rues à la sortie du Pont de Ville. Des aménagements temporaires seront donc installés d’ici mi-décembre. Ceux-ci permettront de déterminer si la solution envisagée pour ce carrefour est la bonne et si la fluidité du trafic sera améliorée. Cet essai aura volontairement lieu durant la période hivernale afin d’également tenir compte des aléas météorologiques de la saison. Une fois ce test terminé, le projet d’aménagement pourra être finalisé et un préavis relatif à la demande de crédit en vue de sa réalisation sera déposé au Conseil courant 2018».

L’exécutif de Vallorbe avec au centre en rouge le garde-forestier Dominique Favre, puis de gauche à droite: C. Maradan, C. Schwerzmann, L. Fiorito et le syndic Stéphane Costantini.(Photo Olivier Gfeller)

Vallorbe: le «Sentier des planètes» restauré

Plus de vingt élèves des classes de 9 VSG 2012-2013 ont conçu et construit à l’époque le premier Sentier des Planètes qui a été érigé près du départ de la piste Vita, dans une petite combe en contrebas. Une idée de leur professeur de mathématiques Pierre-Henri Jost, qui voulait ainsi permettre à ses élèves et aux visiteurs de mesurer concrètement l’échelle des distances qui séparent les planètes du système solaire. Chaque planète était alors représentée par un piquet en bois sur lequel une légende fournissait force détails à son sujet. La mise en place sur le terrain avait été plébiscitée par l’exécutif et largement aidée par les services forestiers communaux. La météo pas toujours favorable dans la Cité du fer au fil des saisons et des années a eu raison des installations du Premier Sentier. Ce

qui a conduit la Municipalité, son responsable des forêts le Municipal Christophe Schwerzmann ainsi que le garde-forestier Dominique Favre, aidé de ses équipes, à trouver et préparer le matériel nécessaire pour faire naître une version 2 du Sentier des Planètes. Cette dernière version a été formellement inaugurée la semaine passée en présence de l’exécutif vallorbier presque au complet, du garde forestier Dominique Favre et de l’inspecteur forestier Pascal Croisier. Le concepteur du projet initial Pierre-Henri Jost était lui aussi présent et ravi de voir que son idée allait perdurer sous une nouvelle forme.

Nouvelle version plus robuste

Les points représentant les planètes sont comme à l’origine placés proportionnellement aux distances qui les séparent. Un pas de 60 centimètres sur le sentier représente un voyage de 2,76 millions de kilomètres. L’installation est idéalement située en bordure de forêt et a bénéficié une nouvelle fois des soins du service forestier, qui a choisi les bois tant pour les poteaux-supports que pour le visuel artistique marquant l’une des extrémités du Sentier. Les détails de chacune des planètes ont été imprimés par l’Imprimerie de Vallorbe sur un matériau spécial résistant aux intempéries.

A relever un détail piquant: le report des indications sur les panneaux a été préparé par Sacha Pino-Bardet, qui est actuellement en formation de forestier-bûcheron à la Commune. Il figurait parmi les élèves qui ont participé à la création de la première version du Sentier. Ainsi a été restaurée une curiosité vallorbière peu connue et qui mérite le détour.

Chemins dans le quartier de Bellevue.

Vallorbe veut inciter ses jeunes habitants à voter

Devant un public nombreux et fidèle, première séance au perchoir du délibérant vallorbier pour Véronique Teuscher qui s’est réjouie de la cohésion du conseil malgré la présence de plusieurs partis politiques.

Adhérer au système Easyvote.

L’exécutif a proposé dans sa réponse au postulat déposé en décembre 2016 par les deux jeunes conseillers Gaëtan Uldry et Pierre-Olivier Stramke de rejoindre le système «Easyvote» élaboré et mis en place par la Fédération des Parlements des Jeunes. Une plateforme internet doublée d’une application pour smartphones destinée aux jeunes de 18 à 25 ans leur permettant de voter sur n’importe quel sujet en meilleure connaissance de cause. Des circulaires seront adressées aux jeunes les invitant à s’inscrire sur le système seront distribuées, alors qu’un groupe de contact sera formé parallèlement pour organiser des séances publiques sur les sujets soumis à votation, en compagnie de représentants du Conseil.

Pas de 30 km/h à Bellevue

En octobre 2016, la motion Lionel Favre avait été acceptée à une très large majorité. Elle visait à réduire la vitesse dans le quartier de Bellevue à 30 km/h. La commission chargée d’étudier la réponse municipale défavorable à cette mesure a décidé… de ne rien décider de concret sinon de prendre acte de la réponse municipale. Différents systèmes destinés à limiter la vitesse dans ce quartier résidentiel ont été étudiés, potelets, aménagements, pots de fleurs comme à Orbe, sans qu’aucun d’eux ne réussisse à convaincre. La réponse a été acceptée sans autre, le syndic ayant préalablement précisé que l’exécutif avait probablement trouvé une solution qu’il proposerait rapidement.

Bouchons du Creux

Le serpent de mer des bouchons du Creux a fait sa réapparition à la suite d’un échange de courriers entre Vallorbe et Ballaigues. Cette dernière localité refusant pour des motifs juridiques et pratiques l’utilisation alternative d’un chemin forestier entre Ballaigues et le Creux pour dégager les bouchons. Par ailleurs une correspondance de l’OFROU peu favorable à l’annonce en amont sur l’A9B des bouchons et informant les autorités que l’étude de futures mesures de trafic aurait lieu une fois les actuels travaux terminés a suscité l’ire du conseiller Yann Jaillet, qui l’a tout simplement trouvée « vide de sens réel et annonçant de nouvelles études inutiles devant durer au moins 10 ans».

Pas de changement de la typologie des occupants du CEP

L’exécutif a répondu cet été aux autorités fédérales par l’intermédiaire du canton pour rappeler que si le type d’occupants du CEP devait évoluer vers une population dépourvue de tout espoir de rester une fois en Suisse, la commune cesserait immédiatement toute collaboration avec le Secrétariat d’Etat aux Migrations SEM dans ce cadre, alors que tant la population que les autorités ont tout fait pour l’intégration des occupants du CEP depuis bientôt 20 ans.

En fin de séance deux nouveaux chefs de service ont été présentés à l’assistance, Cédric Vallotton pour la sécurité municipale et Michel Ortega pour la voirie.

Depuis quelques années, le sentier des Gorges de l’Orbe cheminant à Vallorbe sur la rive droite de la rivière, des hauteurs du lac du Miroir au lieu-dit « la Prise d’Eau », était en très mauvais état, au point d’être devenu un passage dangereux, qui a dû être interdit au public. Une étape pourtant appréciée autant par les touristes que par les promeneurs de la région. Au début de l’année 2016, un préavis municipal demandant l’octroi d’un crédit de Fr. 104’000.– a été accepté par le Conseil communal de Vallorbe pour la remise en état du chemin. Cette remise en état a aussi bénéficié de l’aide substantielle de la Convention intercommunale des Gorges de l’Orbe qui regroupe les communes limitrophes du cours d’eau. Un chantier compliqué Le chantier a pris un peu plus de temps que prévu. Il a été confié aux soins de l’entreprise locale Hubert Bally qui a bénéficié de « l’aide de plusieurs bûcherons du service des forêts qui ont dû se transformer en alpinistes encordés pour effectuer des travaux acrobatiques d’abattage dans une zone particulièrement difficile et pentue », a expliqué le garde-forestier Dominique Favre. Durant une courte période il y a même fallu mettre en place plusieurs sentinelles qui devaient prévenir les passages intempestifs de promeneurs. Les guetteurs communiquaient entre eux et avec les bûcherons par radio. Le sentier a été recouvert d’une nouvelle couche de béton et les barrières ont été remplacées. Un peu d’histoire... Le lieu-dit « la Prise d’Eau » porte ce nom, car tout à la fin du 19e siècle, il constituait le départ du canal souterrain de plus de 3 kilomètres de long qui acheminait l’eau à l’ancien barrage des Clées : une installation hydroélectrique qui a permis d’alimenter les usagers d’Yverdon-les-Bains, de Grandson, de Sainte-Croix et de différents villages du Nord vaudois de 1896 à 1955. Depuis cette époque, c’est l’usine électrique de la CVE puis de la Romande Energie située sous Lignerolle qui a repris cette production électrique. A cette époque aussi, une petite parcelle de terrain située au lieu-dit l’Ile, sur la Commune de Ballaigues, a été acquise par cette dernière pour y ériger une station de pompage et de traitement d’eaux claires.

Vallorbe: sentier des Gorges à nouveau ouvert aux promeneurs

Depuis quelques années, le sentier des Gorges de l’Orbe cheminant à Vallorbe sur la rive droite de la rivière, des hauteurs du lac du Miroir au lieu-dit « la Prise d’Eau », était en très mauvais état, au point d’être devenu un passage dangereux, qui a dû être interdit au public. Une étape pourtant appréciée autant par les touristes que par les promeneurs de la région.

Au début de l’année 2016, un préavis municipal demandant l’octroi d’un crédit de Fr. 104’000.– a été accepté par le Conseil communal de Vallorbe pour la remise en état du chemin. Cette remise en état a aussi bénéficié de l’aide substantielle de la Convention intercommunale des Gorges de l’Orbe qui regroupe les communes limitrophes du cours d’eau.

Un chantier compliqué

Le chantier a pris un peu plus de temps que prévu. Il a été confié aux soins de l’entreprise locale Hubert Bally qui a bénéficié de « l’aide de plusieurs bûcherons du service des forêts qui ont dû se transformer en alpinistes encordés pour effectuer des travaux acrobatiques d’abattage dans une zone particulièrement difficile et pentue », a expliqué le garde-forestier Dominique Favre. Durant une courte période il y a même fallu mettre en place plusieurs sentinelles qui devaient prévenir les passages intempestifs de promeneurs. Les guetteurs communiquaient entre eux et avec les bûcherons par radio. Le sentier a été recouvert d’une nouvelle couche de béton et les barrières ont été remplacées.

Un peu d’histoire...

Le lieu-dit « la Prise d’Eau » porte ce nom, car tout à la fin du 19e siècle, il constituait le départ du canal souterrain de plus de 3 kilomètres de long qui acheminait l’eau à l’ancien barrage des Clées : une installation hydroélectrique qui a permis d’alimenter les usagers d’Yverdon-les-Bains, de Grandson, de Sainte-Croix et de différents villages du Nord vaudois de 1896 à 1955. Depuis cette époque, c’est l’usine électrique de la CVE puis de la Romande Energie située sous Lignerolle qui a repris cette production électrique. A cette époque aussi, une petite parcelle de terrain située au lieu-dit l’Ile, sur la Commune de Ballaigues, a été acquise par cette dernière pour y ériger une station de pompage et de traitement d’eaux claires.

Un public attentif.

Vallorbe: De la dignité pour les migrants

L’Association auprès des requérants d’asile de Vallorbe, dont l’acronyme n’est plus à présenter, a tenu ses assises annuelles le samedi 24 juin en présence d’une soixantaine de personnes, dans ses locaux d’accueil.

Clairement orientée vers l’engagement de terrain, ARAVOH a fait de l’accueil des migrants sa mission principale: «Pendant 12 mois, 5 jours par semaine, 4 heures par jour, 45 bénévoles offrent des permanences, se relaient par deux et accueillent des migrants de toutes couleurs, venant d’une vingtaine de pays différents», comme le rappelle le rapport d’activités. Pour réussir ce pari, année après année, il faut des bénévoles, de l’argent, une légitimité et reconnaissance des autorités. Derrière cet accueil se cache donc tout un travail du comité pour de la recherche de fonds et pour donner de la visibilité à l’association. Le dernier exercice financier montre une perte de Fr. 13 000.– pour un budget d’environ Fr. 130 000.–, expliquée en partie par une baisse des dons, elle-même due à la multiplicité des sollicitations auprès des donateurs.

Deux inquiétudes majeures pour l’avenir ont été évoquées. La première a trait à l’application intransigeante – souvent au mépris d’indications médicales et de situations familiales dramatiques – que fait notre pays des accords de Dublin: alors qu’une clause dite de souveraineté permet à un pays qui n’est pas le premier pays de transit du migrant de l’accueillir malgré tout pour de bonnes raisons, la Suisse renvoie systématiquement ces derniers vers des pays déjà débordés en matière d’asile, comme l’Italie et la Grèce. Les représentants de l’aumônerie du Centre de Vallorbe ont dressé un constat extrêmement alarmant des conséquences de cette rigidité. La société civile de notre canton et d’autres régions de la Suisse semblent enfin prendre conscience de ces dérives, et des pétitions et mouvements sociaux s’occupent à faire remonter ce problème

jusqu’à Berne.
La seconde inquiétude concerne l’avenir du centre d’enregistrement de Vallorbe, donc aussi bien entendu de l’ARAVOH. Aucune information officielle n’est actuellement donnée dans le cadre de cette profonde réorganisation des centres en Suisse. Soutenues par le canton, les autorités vallorbières s’opposent – pour des raisons que l’on peut comprendre – à la création d’un centre de départ sur le site du CEP. Le Conseil d’Etat a identifié à Dailly, avec l’assentiment de la commune de Lavey, une possibilité d’ouverture. Aux toutes dernières nouvelles, cette proposition n’aurait pas convaincu les autorités fédérales…
Dans ce climat d’incertitudes profondes, l’ARAVOH continue inlassablement, avec ses partenaires de l’aumônerie et du service juridique aux exilés (SAJE) à assurer ce minimum de dignité aux migrants.

Vue générale sur la Cité du fer.

Vallorbe: piscicultures, fin d’une époque ?

Pas facile de dire si c’était la chaleur étouffante ou une parfaite entente politique qui a plané sur la dernière séance de la «saison» du délibérant vallorbier présidée par Christine Leuenberger, mais aucun des rapports à l’ordre du jour n’a suscité la moindre discussion.

C’est ainsi que les comptes 2016 ont été approuvés à l’unanimité, avec un excédent technique de recettes de Fr. 67 000.– sur environ 20 millions de dépenses et de recettes, et surtout avec une marge d’autofinancement dépassant les 3.6 millions de francs. La gestion de la commune a aussi été plébiscitée avec un point d’interrogation dans le rapport: le nettoyage de la chaussée dans la localité, «qui n’apparaît à ce jour pas optimal».

L’adhésion à l’ORPC Jura Nord vaudois a été acceptée, elle aussi à l’unanimité, tout comme deux demandes de crédit, la première – de Fr. 60 000.– destinée à la mise à jour et à la finalisation du Plan directeur de la distribution d’eau potable, qui va recenser les moyens actuels et les améliorations à apporter aux différents éléments existants du réseau.

Constructions en vue

L’appartement qui existe encore dans le collège «de 1915» va être rénové cet été pour Fr. 52 000.– en vue d’accueillir dès la rentrée d’août l’équipe regroupée des PPLS – psychomotriciens, logopédistes et autres professionnels de santé actifs dans l’Établissement scolaire, ceci dans un domaine à part, mais proche des élèves. Ce regroupement de forces s’accompagnera de la création, à la même date, d’une nouvelle classe enfantine dans le collège adjacent des 3 Vallons.

Un cautionnement de Fr. 300 000.– a aussi été accordé à la Fondation des Fontaines, qui va transformer les locaux laissés vides par le CMS en plusieurs appartements qui permettront de tendre vers cette mixité sociale voulue par son conseil.

Elections

C’est Jacques-André Chezeaux, unique candidat, qui a été élu pour faire partie du conseil d’administration de la nouvelle société anonyme Sports et Loisirs de Vallorbe SA, en qualité de membre du Conseil communal (voir article page 7). Du côté des élections statutaires, Véronique Teuscher (PS) présidera le délibérant Vallorbe l’an prochain.

Au chapitre des divers, on a appris que les deux piscicultures ne pourraient pas revivre, la législation cantonale restreignant le droit de pêche et empêchant actuellement la survie ou la création de telles infrastructures. Une position qui n’a pas eu l’heur de plaire à Italo Facchinetti (UDC) qui se réserve d’agir au plan cantonal, la truite restant un emblème majeur de la cité du fer, y compris dans une assiette.