Au coeur de Valeyres-sous-Rances

Valeyres : des éoliennes dans la plaine de l’Orbe ?

Au coeur de Valeyres-sous-Rances

Au coeur de Valeyres-sous-Rances

Une assistance clairsemée avait répondu à l’appel pour cette dernière séance de l’année consacrée au budget et aux communications de la Municipalité.
Les conseillers ont largement adopté un budget sans surprise particulière, raisonnable à défaut d’atteindre l’équilibre. Sur des charges estimées à environ 1,8 millions de fr, il manquera quelque 180’000fr de produits.

Ceci dit de meilleures nouvelles ne sont pas à exclure au moment des comptes, sachant que les exécutifs s’efforcent de prendre une marge de sécurité dans leurs prévisions budgétaires. Les estimations de rentrées fiscales ont d’ailleurs été revues à la baisse pour les personnes morales, vu les difficultés que connaissent certains secteurs économiques.

Au point des communications du Président, Raphaël Berthoud lit la lettre de démission de la municipale Sylvie Troyon (voir notre édition de la semaine passée).
Au chapitre des communications municipales, à signaler l’achèvement des travaux d’installation du gaz dans le quartier du moulin.

A relever les inquiétudes de la Municipalité quant au trafic de camions faisant la navette vers la gravière de Sergey : les routes empruntées n’ont pas été conçues pour de telles contraintes et des contacts seront pris avec l’entreprise concernée pour tenter de trouver une solution.

Le syndic Jean-Paul Widmer fait savoir qu’une entreprise s’intéresse à la pose d’éoliennes dans la plaine de l’Orbe, car il semble qu’un couloir propice ait été identifié, ce que des mesures par anémomètre devront confirmer.

La séance aussitôt terminée, une verrée de fin d’année a pris le relais.

Photo Denis-Olivier Maillefer

Bagarre

Valeyres : encore une bagarre générale au bal

Bagarre

Bagarre

Et pourtant, tout avait bien commencé, samedi dernier à la grande salle de Valeyres. La très grande majorité des jeunes gens qui s’étaient rassemblés ce soir-là, soit pour pousser la chansonnette avec le karaoké ou alors se retrouver entre amis autour d’un verre, avaient un esprit plein de sympathie. Quelques adultes, qui étaient venus eux aussi fraterniser, étaient plutôt contents de rencontrer ces jeunes pleins de joie de vivre et de politesse.

Premiers débordements maitrisés

A peine minuit passé, les personnes présentes dans la salle ont commencé à se plaindre des effets du spray au poivre (yeux qui piquaient, toux) ce qui a obligé les cinq membres de l’entreprise de sécurité à vider le lieu pour permettre à chacun de reprendre son souffle.

La musique a été stoppée une première fois afin de calmer les esprits. Les choses s’étant normalisées, la société de jeunesse a pris la décision de relancer le karaoké pour ne pas pénaliser les cinq cents adolescents présents à cause d’une poignée de jeunes imbéciles.

Rats des villes contre souris des champs…

Une heure plus tard, la musique était à nouveau arrêtée, car une trentaine de jeunes Yverdonnois ont commencé à provoquer les gars des jeunesses campagnardes. S’ensuivit une bagarre générale d’une violence inouïe. Les adultes présents dans la salle ont été tout simplement abasourdis par cette brutalité que l’on a plutôt l’habitude de voir dans des films.

Les membres de l’entreprise chargée de la sécurité ont eu fort à faire et c’est avec l’aide de la Gendarmerie qu’ils ont pu finalement  mettre dehors les fauteurs de troubles qui augmentaient à vue d’œil, puisque tout était devenu prétexte à «baston».

Situation intolérable

«Il y en à marre, nous sommes dégoûtés. Il n’y a plus moyen de passer une soirée tranquille entre potes sans que les citadins viennent f…. leur m…. dans nos bals» m’expliquent plusieurs jeunes de la région.

Cette répétition d’actes violents, dans le cadre des bals de fin de semaine, est devenue intolérable. Il est absolument nécessaire que les diverses autorités se réunissent afin de trouver un consensus qui puisse garantir à nos jeunes une certaine tranquillité lors de ces manifestations.

Sans quoi plus personne n’osera prendre le risque de mettre sur pied un bal et cela serait bien dommage pour l’essentiel de cette jeunesse.

Réaction municipale

Les autorités de Valeyres avaient imaginé qu’un karaoké pourrait se dérouler tranquillement, contrairement au bal qui avait dégénéré deux mois plus tôt dans la localité. «Erreur, nous dit le municipal Thierry Vidmer. Deux clans de crapules d’Orbe et d’Yverdon se sont affrontés. Ces derniers étaient une vingtaine, emmenés par des meneurs qui avaient près de trente ans. Ensuite, tout le monde s’en est mêlé, de dépit pour certains, attristés de voir la fête se terminer ainsi. Nous éprouvons un véritable ras-le-bol devant ce nouvel incident mais je ne souhaite pas que notre exécutif se prononce pour une interdiction. Il faut que les jeunes aient la possibilité de se distraire. Par contre, je pense que la Fédération Vaudoise des Jeunesses Campagnardes, qui se réunira à fin janvier 2010, devra prendre des mesures afin de sélectionner l’accès à ses manifestations. Car j’ai en plus le sentiment que les «semeurs» ne sont jamais punis. Je ne sais pas s’ils sont des fils de … mais ils agissent avec un sang froid désarmant. Je suis dépité et cela ne peut plus continuer comme cela. J’ai même vu des jeunes pleurer devant un tel gâchis». La municipalité du village se réunira au début de l’année prochaine afin de se prononcer sur la suite à donner à ces deux dernières manifestations qui se sont mal terminées à la Grande Salle.

Réaction municipale recueillie par Pierre Mercier

Sylvie Troyon

Valeyres : démission à la Municipalité

Sylvie Troyon

Sylvie Troyon

Sylvie Troyon a fait part de sa démission lors du Conseil général du mardi 15 décembre, avec effet au 31 janvier 2010. Municipale depuis huit ans, elle est en charge du dicastère du social, des écoles et des forêts.

Interrogée par L’Omnibus sur les raisons de ce départ, Mme Troyon a déclaré qu’elle ne souhaitait pas polémiquer et elle invoque des motifs d’ordre privé.

Dans la lettre adressée aux conseillers, la municipale tire un bilan positif de son expérience à l’exécutif ; elle souligne qu’elle a beaucoup appris  et a eu énormément de plaisir à travailler au service de la population.

Valeyres-sous-Rances : hausse d’impôt votée dans la sagesse

Raphaël Berthoud, président du Conseil et Sandrine Viale, secrétaire

Raphaël Berthoud, président du Conseil et Sandrine Viale, secrétaire

Hausse d’impôt votée dans la sagesse

La session automnale du Conseil général de Valeyres-sous-Rances s’est tenue mercredi 28 octobre dernier à la grande salle sous la présidence de Raphaël Berthoud, avec, comme principal point à l’ordre du jour, l’arrêté d’imposition pour l’année 2010.

L’assermentation d’une nouvelle conseillère et un nouveau conseiller, Irène Gallizioli et Olivier Francfort, porte l’effectif du Conseil général à 49 membres.

Jouant la carte du réalisme, la municipalité, par la présentation de Thierry Vidmer,  à proposé  une hausse de cinq points d’impôt pour l’année 2010, qui permettrait à la commune d’encaisser environ Fr. 50 000.–.

Une des causes principales de cette décision, l’augmentation constante de la facture sociale qui de 2004 à la projection pour 2010, aura explosé de 373% à plus de Fr. 450 000.–!

Sans négliger l’augmentation des coûts d’accueil de la petite enfance Orbe – la Vallée qui passe de Fr. 42.– à Fr. 92.– par habitant pour 2010, ce qui correspond à Fr. 25 000.–, et dans un futur proche, penser aux coûts à charge des communes pour l’école à journée continue acceptée dernièrement en votation.

Il y a aussi quelques gros travaux d’entretien prévus, avec le toit du collège ainsi que la réfection de la route de la Robellaz, et, un budget 2009 laissant paraître un excédent de charge d’environ Fr. 200 000.– celui pour 2010 en cours d’élaboration, ne devrait pas présenter une meilleure situation.

Après lecture du rapport de la commission des finances par Olivier Piguet, qui abonde dans le sens de la municipalité, l’assemblée accepte par 21 voix pour, 4 contre et 4 abstentions l’augmentation du taux de l’impôt communal de 75% à 80% pour l’exercice 2010.

Parmi les diverses informations transmises par la municipalité, la mise de bois en date du 21 novembre prochain, l’annonce d’une évolution positive dans la construction d’habitations ainsi que quelques précisions sur les travaux exécutés aux abords du Mujon.

Dans les divers, curiosité sur les conséquences de la réforme de la péréquation intercommunale, quelques inquiétudes et remarques émotionnelles sur l’évolution galopante des frais incontrôlables à charge de la commune, jusqu’à quand s’interrogent certains conseillers, ces augmentations exubérantes de la facture cantonale pourront-elles encore être supportées par les habitants du village ?

Photo Alain Michaud

Abbaye des Carabiniers de Valeyres-sous-Rances

Le char du Dr. Couchepin

Le char du Dr. Couchepin

Il est des citoyens de ce pays qui maudissent les tirs obligatoires, excroissances obligées des fameux cours de répétition. Mais se souvient-on que ces tirs ont été inventés par LLEE de Berne en… 1615, année qui voit en effet la naissance d’une directive bernoise fixant les bases de l’instruction militaire hors service.

Ce sont donc des générations de soldats citoyens qui, depuis bientôt 400 ans, hantent les quatre coins du canton, arme en bandoulière plus ou moins régulière, pour accomplir ces fameux exercices. Mais plus nombreux encore sont ceux qui aiment le tir comme sport et comme coutume locale, notamment au sein des nombreuses Abbayes Vaudoises, réminiscences du temps où Berne aimait se faire protéger par des mercenaires à sa solde, y compris pour des différends relevant de la religion.

Valeyres-sous-Rances célébrait le week-end dernier son Abbaye, celle des Carabiniers, la plus belle du canton pour tous ses habitants, et en tous cas celle qui doit décerner le plus de médailles et de distinctions et qui trouve la trace de sa fondation  en 1845, l’année de la Révolution vaudoise.

Les problèmes 2009

Comme les Abbayes sont des organismes vivants pluricellulaires de la tradition, le cortège du dimanche et du lundi est là pour exprimer non sans facéties et bonne humeur quelques préoccupations du présent. C’est ainsi qu’on a entre autres pu voir le nouvel hôpital de l’avenir, selon le bon docteur Couchepin, sorte de cour des miracles réunissant en un seul lieu tous sexes et toutes pathologies, histoire de faire quelques économies supplémentaires ou encore, suivant un BlackPearl de circonstance, un corbillard UBS véhiculant, après les débris de la banque, un réservoir à actifs toxiques digne d’une STEP de haute sécurité.

Un samedi de tradition pure

A Valeyres, c’est devant le stand que l’on proclame les résultats et que l’on couronne les rois. Si les reines sont au nombre de quatre, les demoiselles d’honneur sont trois fois plus nombreuses pour accompagner chacun des lauréats dans la traditionnelle danse, puis tout au long du week-end lors des sorties officielles.

On ne retiendra cependant ici que les noms du roitelet ainsi que des rois eux-mêmes, héros de la passe d’armes 2009. L’édition 2009 de la fête a été belle, bruyante pour quelques irascibles intransigeants venus de la ville pour goûter au calme villageois sans en avoir les corollaires très épisodiques, et suffisamment arrosée pour que les soifs diverses soient étanchées à souhait.

Lauréats

Roitelet :  Didier Cochet
4e roi :   Jeanmonod Cédric
3e roi :   Hostettler Frédéric
2e roi :   Morel Benjamin
Roi de l’Abbaye 2009 : Nicolet Bertrand

Photo Olivier Gfeller