Valeyres-sous-Rances : hausse d’impôt votée dans la sagesse

Raphaël Berthoud, président du Conseil et Sandrine Viale, secrétaire

Raphaël Berthoud, président du Conseil et Sandrine Viale, secrétaire

Hausse d’impôt votée dans la sagesse

La session automnale du Conseil général de Valeyres-sous-Rances s’est tenue mercredi 28 octobre dernier à la grande salle sous la présidence de Raphaël Berthoud, avec, comme principal point à l’ordre du jour, l’arrêté d’imposition pour l’année 2010.

L’assermentation d’une nouvelle conseillère et un nouveau conseiller, Irène Gallizioli et Olivier Francfort, porte l’effectif du Conseil général à 49 membres.

Jouant la carte du réalisme, la municipalité, par la présentation de Thierry Vidmer,  à proposé  une hausse de cinq points d’impôt pour l’année 2010, qui permettrait à la commune d’encaisser environ Fr. 50 000.–.

Une des causes principales de cette décision, l’augmentation constante de la facture sociale qui de 2004 à la projection pour 2010, aura explosé de 373% à plus de Fr. 450 000.–!

Sans négliger l’augmentation des coûts d’accueil de la petite enfance Orbe – la Vallée qui passe de Fr. 42.– à Fr. 92.– par habitant pour 2010, ce qui correspond à Fr. 25 000.–, et dans un futur proche, penser aux coûts à charge des communes pour l’école à journée continue acceptée dernièrement en votation.

Il y a aussi quelques gros travaux d’entretien prévus, avec le toit du collège ainsi que la réfection de la route de la Robellaz, et, un budget 2009 laissant paraître un excédent de charge d’environ Fr. 200 000.– celui pour 2010 en cours d’élaboration, ne devrait pas présenter une meilleure situation.

Après lecture du rapport de la commission des finances par Olivier Piguet, qui abonde dans le sens de la municipalité, l’assemblée accepte par 21 voix pour, 4 contre et 4 abstentions l’augmentation du taux de l’impôt communal de 75% à 80% pour l’exercice 2010.

Parmi les diverses informations transmises par la municipalité, la mise de bois en date du 21 novembre prochain, l’annonce d’une évolution positive dans la construction d’habitations ainsi que quelques précisions sur les travaux exécutés aux abords du Mujon.

Dans les divers, curiosité sur les conséquences de la réforme de la péréquation intercommunale, quelques inquiétudes et remarques émotionnelles sur l’évolution galopante des frais incontrôlables à charge de la commune, jusqu’à quand s’interrogent certains conseillers, ces augmentations exubérantes de la facture cantonale pourront-elles encore être supportées par les habitants du village ?

Photo Alain Michaud

Abbaye des Carabiniers de Valeyres-sous-Rances

Le char du Dr. Couchepin

Le char du Dr. Couchepin

Il est des citoyens de ce pays qui maudissent les tirs obligatoires, excroissances obligées des fameux cours de répétition. Mais se souvient-on que ces tirs ont été inventés par LLEE de Berne en… 1615, année qui voit en effet la naissance d’une directive bernoise fixant les bases de l’instruction militaire hors service.

Ce sont donc des générations de soldats citoyens qui, depuis bientôt 400 ans, hantent les quatre coins du canton, arme en bandoulière plus ou moins régulière, pour accomplir ces fameux exercices. Mais plus nombreux encore sont ceux qui aiment le tir comme sport et comme coutume locale, notamment au sein des nombreuses Abbayes Vaudoises, réminiscences du temps où Berne aimait se faire protéger par des mercenaires à sa solde, y compris pour des différends relevant de la religion.

Valeyres-sous-Rances célébrait le week-end dernier son Abbaye, celle des Carabiniers, la plus belle du canton pour tous ses habitants, et en tous cas celle qui doit décerner le plus de médailles et de distinctions et qui trouve la trace de sa fondation  en 1845, l’année de la Révolution vaudoise.

Les problèmes 2009

Comme les Abbayes sont des organismes vivants pluricellulaires de la tradition, le cortège du dimanche et du lundi est là pour exprimer non sans facéties et bonne humeur quelques préoccupations du présent. C’est ainsi qu’on a entre autres pu voir le nouvel hôpital de l’avenir, selon le bon docteur Couchepin, sorte de cour des miracles réunissant en un seul lieu tous sexes et toutes pathologies, histoire de faire quelques économies supplémentaires ou encore, suivant un BlackPearl de circonstance, un corbillard UBS véhiculant, après les débris de la banque, un réservoir à actifs toxiques digne d’une STEP de haute sécurité.

Un samedi de tradition pure

A Valeyres, c’est devant le stand que l’on proclame les résultats et que l’on couronne les rois. Si les reines sont au nombre de quatre, les demoiselles d’honneur sont trois fois plus nombreuses pour accompagner chacun des lauréats dans la traditionnelle danse, puis tout au long du week-end lors des sorties officielles.

On ne retiendra cependant ici que les noms du roitelet ainsi que des rois eux-mêmes, héros de la passe d’armes 2009. L’édition 2009 de la fête a été belle, bruyante pour quelques irascibles intransigeants venus de la ville pour goûter au calme villageois sans en avoir les corollaires très épisodiques, et suffisamment arrosée pour que les soifs diverses soient étanchées à souhait.

Lauréats

Roitelet :  Didier Cochet
4e roi :   Jeanmonod Cédric
3e roi :   Hostettler Frédéric
2e roi :   Morel Benjamin
Roi de l’Abbaye 2009 : Nicolet Bertrand

Photo Olivier Gfeller