L’intérieur de la Vieille Auberge sera rafraîchie avant sa réouverture en septembre.

Dernier conseil de la législature à Valeyres

L’intérieur de la Vieille Auberge sera rafraîchie avant sa réouverture en septembre.

L’intérieur de la Vieille Auberge sera rafraîchie avant sa réouverture en septembre.

Comptes communaux bénéficiaires

Les comptes communaux se soldent par un bénéfice de Fr. 50 131.–. Selon le municipal des finances, Thierry Vidmer, ce résultat extraordinaire est dû à des recettes non prévisibles lors de l’établissement des budgets. Les droits sur successions et mutations sont, en effet, impossibles à prévoir pour l’année à venir.

Les habitants seront «branchés» VDSL

Après de nombreuses demandes des habitants du village, la société Swisscom, s’est enfin décidée à offrir la possibilité aux intéressés de se connecter au système VDSL (terme anglais se traduisant par très-haut débit DSL). La commune devra toutefois débourser la somme de Fr. 23 400.– afin de rendre cette opération possible. Les conseillers ont acceptés le préavis de la municipalité sans autre forme de procès.

La «Vieille Auberge» bénéficiera d’un léger «coup de jeune»

La Municipalité ayant été obligée de mettre un terme au contrat qui la liait avec l’ancienne gérante, un crédit de Fr. 120 000.– a été voté afin d’entreprendre des travaux urgents pour un rafraîchissement de l’intérieur du bâtiment, ainsi que quelques changements d’aménagement à la cuisine. Le restaurant rouvrira ses portes le 2 septembre avec de nouveaux tenanciers.

Départs plein d’émotion

Corinne Tallichet-Blanc, future syndique, prend la parole afin de remercier les deux municipaux sortants, Henri Nerny et Jean-Paul Widmer. A eux deux, ce ne sont pas moins de 36 années au cours desquelles chaque mardi, leur soirée était occupée à la gestion des biens communaux. Les conseillers ont applaudi avec reconnaissance ces deux messieurs.

La secrétaire du Conseil général, Sandrine Viale, remettait également son poste, ayant quitté la commune, et c’est avec beaucoup d’émotion que le président du Conseil, Raphaël Berthoud, ainsi que toute l’assemblée ont également remercié leur secrétaire. Raphaël Berthoud tient aussi à souligner qu’André Vidmer a été membre du conseil pendant soixante-deux ans. Si ça ce n’est pas de la fidélité et un engagement auprès de sa commune…

Dernier «coup de gueule» du syndic

Le syndic sortant, Jean-Paul Widmer, prend la parole une dernière fois dans ses fonctions en regrettant fortement que «certains» conseillers, hélas absents lors de cette dernière séance, se permettent de critiquer systématiquement toutes les actions entreprises par la Municipalité ou les décisions prisent par le Conseil général. Cette attitude de suspicion devient franchement inconfortable pour toute personne œuvrant à la bonne marche de la commune.

Il imagine qu’avec des comportements pareils, il reste à parier qu’il n’y aura bientôt plus personne qui osera prendre ces places à responsabilités, si cette situation de «nein sager» systématique continue.

Photo Sylvie Troyon

Nathalie Piguet, municipale et Jean-Paul Widmer, syndic, s’entretenant de la fusion.

Valeyres: séance d’information sur les fusions

Nathalie Piguet, municipale et Jean-Paul Widmer,  syndic, s’entretenant de la fusion.

Nathalie Piguet, municipale et Jean-Paul Widmer, syndic, s’entretenant de la fusion.

Lundi dernier, la Municipalité, sous l’impulsion de son syndic actuel, M. Widmer, a organisé une séance d’information sur la fusion des communes. Les habitants y sont venus nombreux ainsi que quelques municipaux de Rances et quelques jeunes, membres de la Jeunesse de Valeyres; une participation donc très réjouissante!

M. Curchod, responsable cantonal en matière de fusion, a su présenter avec clarté et précision le sujet, tout en restant très accessible et proche du public.
La fusion entre communes est un processus récent dans le canton de Vaud, ayant démarré dès 2000, avec une nette accélération dès 2010. Selon M. Curchod, les fusions sont issues de la simple évolution de la société et sont pour demain et après-demain : il est donc nécessaire de s’y préparer!

Pourquoi fusionner?

Pour renforcer l’appareil administratif, le volume de travail ayant augmenté de manière significative dans les communes; pour remédier au problème de recrutements des municipaux ou pour avoir une place régionale ou un poids politique plus important, entre autres raisons.

Arguments contre la fusion

Il s’agit là essentiellement de peurs, légitimes par ailleurs, comme la crainte de perdre le rapport de proximité avec les autorités, de perdre son identité, peur du changement en général et de l’ingérence de l’Etat, etc… D’où l’importance d’une telle séance d’information. M. Curchod nous rassure, l’adresse postale par exemple, ne changerait en rien, les localités n’étant pas touchées.

Les étapes pour un processus
de fusion
• Souhait au sein des Municipalités de démarrer un projet, avec possibilité de préavis d’intention au Conseil général.
• Etude du projet par des groupes de travail débouchant sur un projet de convention de fusion.
• Phase institutionnelle avec l’acceptation de la convention par la population, ratification de celle-ci par le Canton et, finalement, élection de la nouvelle Municipalité.
• Mise en oeuvre de la nouvelle commune.
C’est donc bien aux Communes de proposer et d’accepter une convention.

Saviez-vous que l’Etat verse une participation financière à tout processus de fusion abouti ? Cette manne de l’Etat, si elle ne doit pas être la motivation, n’en est pas moins significative.
Lundi soir, cette présentation a interpellé les gens, les discussions véhémentes allant bon train lors de la verrée; il s’agit là, sans nul doute, d’un thème relevant de l’émotionnel : il est donc important d’en débattre.

Photo Catherine Fiaux

Une Méhari sur châssis 2CV.

Les 2 CV à Valeyres-sous-Rances

Une Méhari sur châssis 2CV.

Une Méhari sur châssis 2CV.

Conformément à la tradition annuelle, le week-end du 7 au 8 mai a vu une soixantaine de 2cv Citroën et modèles dérivés rejoindre la cantine de Valeyres pour permettre à leurs équipages de partager des moments de complicité.
Venus loin à la ronde - de quatre pays – les bicylindres ont donné de la voix à travers les rues du village.
Les citroënistes émérites ont été reçus pour l’apéritif par la famille Morel.

De droite à gauche Hernri Nerny, Jean-Luc Pichonnaz (DTP SA), Philippe Vioget (SESA) et Jacques-André Mayor (Municipal d’Orbe) et Paul Segessenmann (responsable du bureau technique d’Orbe).

AIVM : la STEP devient une STAP

De droite à gauche Hernri Nerny, Jean-Luc Pichonnaz (DTP SA), Philippe Vioget (SESA) et Jacques-André Mayor (Municipal d’Orbe) et Paul Segessenmann (responsable du bureau technique d’Orbe).

De droite à gauche Hernri Nerny, Jean-Luc Pichonnaz (DTP SA), Philippe Vioget (SESA) et Jacques-André Mayor (Municipal d’Orbe) et Paul Segessenmann (responsable du bureau technique d’Orbe).

Jeudi soir passé avait lieu à la grande salle de Valeyres-sous-Rances une séance d’information destinée au public et présentée par l’AIVM (Association Intercommunale du Vallon du Mujon). On rappelle que cette association gère la STEP actuelle ainsi que le réseau d’amenée des eaux usées des six communes membres, Rances, Les Clées, Lignerolle, Sergey, L’Abergement et Valeyres-sous-Rances. La STEP actuelle n’a jamais véritablement donné satisfaction.

Construite à la fin des années 1970, elle répondait à  des normes aujourd’hui complètement dépassées, et la technique utilisée pour l’épuration des eaux et le traitement des boues n’est plus adaptée aux normes de la législation en matière de protection des eaux. Dès lors, une solution devait être trouvée par l’AIVM pour se conformer aux prescriptions.

Deux hypothèses

Le comité de direction a travaillé sur deux hypothèses : la transformation et reconstruction d’une STEP indépendante et aux normes, qui représentait un investissement de l’ordre de 2,5 millions de francs, ou un branchement à travers une canalisation à créer avec la STEP d’Orbe, solution nettement moins chère puisque représentant un investissement de 1,5 million environ. En plus de ces éléments financiers, une idée de rationalisation des processus et d’économies d’échelle potentielles a aussi présidé au choix opéré en faveur de la conduite.

La STEP d’Orbe, qui devrait prochainement accueillir aussi les eaux usées de Chavornay et de sa proche région, va subir un  lifting et se trouve déjà en capacité d’absorber les eaux usées de l’AIVM. En plus, les boues d’origine AIVM sont aussi déjà traitées à Orbe, pour des questions d’équipement technique. Un branchement sur Orbe semblait donc raisonnable à tous points de vue.

Travaux de quelques mois

Les travaux auront commencé au moment où ces lignes paraîtront. Ils devraient s’étendre sur quelques mois, jusque vers la fin du mois d’octobre. Il s’agit de créer une tranchée de 1,5 m de profond sur 80 cm de large pour y enfouir les conduites nécessaires, ceci sur une longueur d’environ 2,8 kilomètres. Une station de relevage sera aménagée au croisement de la route cantonale Orbe-Mathod.

Cet ouvrage permettra aux eaux usées de franchir les quelques centaines de mètres proches de la STEP d’Orbe qui sont en pente montante. Quant à la STEP actuelle, elle va se transformer en STAP, ( station de pompage) et subira les transformations nécessaires pour cette nouvelle affectation.

Photo Olivier Gfeller

 

Au centre, Michel Hostettler, comptant ses troupes.

La confusion sexuelle organisée à Valeyres

 

Au centre,  Michel Hostettler,  comptant ses troupes.

Au centre, Michel Hostettler, comptant ses troupes.

Branle-bas de combat au petit matin la semaine passée à Valeyres-sous-Rances. Dans la cour intérieure du Domaine du Manoir, le grand ordonnateur Michel Hostettler, maître des lieux, organisait la première battue 2011 contre le ver de la grappe. «J’ai l’habitude de dire que la confusion … rassemble» aime-t-il à rappeler en plaisantant et en comptant ses fidèles lieutenants qui proviennent de pratiquement toutes les exploitations viticoles situées dans la grande combe vallonnée séparant Rances de Valeyres.

Depuis une bonne quinzaine d’années, les viticulteurs de la région attendent en effet le signal pour procéder à la pose des diffuseurs, ces fameuses plaquettes en plastique brun qui vont protéger les ceps et les grappes contre les déprédations de Eudémis et Cochyllis, ces charmantes créatures larvaires aux effets dévastateurs.

Le principe

Il existe une série de vers de la grappe, mais les deux espèces en question sont parmi les plus voraces. Pour les contraindre à l’inefficacité, les scientifiques ont mis au point un système de diffusion de phéromones qui, de la période actuelle à fin août, va créer chez les mâles des deux espèces une sorte de confusion des sens qui l’empêcheront de trouver la femelle idoine qu’il pourrait avoir eu naturellement l’intention de féconder.

Ce système protège les vignes contre la première et la seconde génération de vers, qui éclosent et donnent naissance entre deux à de jolis papillons. Au printemps les chenilles de première génération perforent les boutons floraux qui sont d’abord réunis en nids par des filaments soyeux puis sont dévorés. La destruction des fleurs se traduit par de la coulure et une diminution de la quantité de la récolte. En été, les baies de raisin sont perforées et broutées plus ou moins profondément par la seconde génération de chenilles. Il y a donc un moment idéal pour mettre en œuvre la lutte.

Les phéromones sont contenus dans un liquide spécial, mis au point par une entreprise chimique allemande, lui-même installé dans de petits supports en plastique dûment perforés de façon microscopique, appelés diffuseurs, pour que le principe actif se répande régulièrement durant toute la saison.

Une affaire d’équipes

Pour que la protection soit efficace, il faut que l’ensemble des vignerons d’une zone concernée soient d’accord pour utiliser ce système de lutte. «C’est un peu plus cher que les traitements phytosanitaires usuels, mais ça en remplace plusieurs» précise Michel Hostettler, qui confirme également que «ce procédé est aussi admis dans le cadre de la culture biologique.

On pose environ 450 diffuseurs à l’hectare pour une couverture efficace», ajoute-t-il, avant de lâcher la troupe d’intervention prête à l’action. Une journée des diffuseurs désormais rentrée dans les moeurs et qui se termine par un traditionnel repas en commun, tel qu’on en rencontre souvent dans les travaux viticoles.

Photo Olivier Gfeller

Le chemin de Marex sera élargi et bien éclairé.

Valeyres : projet de parc éolien convoité

Le chemin de Marex sera élargi et bien éclairé.

Le chemin de Marex sera élargi et bien éclairé.


Projet de parc éolien dans la Plaine de l’Orbe

Suite à la présentation de la société Vento Ludens du 27 octobre dernier, (voir notre édition du 5 novembre) le Président du Conseil général, Raphaël Berthoud a reçu, en début de semaine, un dossier complet de la part de la Société Romande Energie, afin de promouvoir leur offre concernant le projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire de la commune de Valeyres-sous-Rances.

Toutefois, la Municipalité ayant déjà donné un préavis positif, suite aux diverses négociations avec la Société Vento Ludens, les conseillers ont dû se prononcer sur l’acceptation, ou non, des conventions liant la commune à la société allemande, en collaboration avec les Services Industriels de Genève, pour l’implantation d’éoliennes dans la plaine de l’Orbe.

Le Syndic, Jean-Paul Widmer a défendu ce projet avec véhémence, malgré le préavis partiellement négatif de la commission nommée pour étudier ce sujet.

En effet, la commission s’inquiète du contenu des conventions : «sont-elles sûres ? ne vont-elles pas à l’encontre des intérêts de la commune ?»

Suite à ces interrogations, le syndic s’engage, au nom de la Municipalité, à soumettre lesdites conventions à un homme de loi, ainsi qu’aux services juridiques de l’Etat de Vaud. Et Jean-Paul Widmer d’ajouter avec véhémence «c’est un projet magnifique, et pourquoi attendre ? Ne mettons pas les bâtons dans les roues des énergies renouvelables, que, pour une fois, la commune de Valeyres-sous-Rances soit la première à se lancer dans l’aventure, prenons le train en marche».

Rassurés par ces propos, le Conseil général accepte le préavis municipal par les deux tiers des voix.

De nouveaux frais en perspectives

Suite à la construction d’une nouvelle zone villas, le conseil a accepté le crédit pour l’aménagement d’une surlargeur du chemin, à vocation première agricole, avec la construction d’un trottoir, ainsi que la récupération des eaux pluviales et de l’éclairage public, pour un montant total de près de cent-deux mille francs.

Et les budgets ?

Ils ont été acceptés sans problème, d’autant plus que le déficit prévisionnel est d’environ Fr. 15 050.–.

Photo Sylvie Troyon

José Basset de Vento Ludens Suisse, présente le projet à la population.

Des éoliennes dans la plaine de l’Orbe d’ici cinq ans ?

José Basset de Vento Ludens Suisse, présente le projet à la population.

José Basset de Vento Ludens Suisse, présente le projet à la population.

Mercredi soir dernier, 27 octobre, une quarantaine de personnes se sont déplacées, suite à l’invitation de la Municipalité, pour assister à une séance de présentation d’un projet d’implantation de cinq éoliennes dans la plaine de l’Orbe, en très grande partie sur le territoire communal du village de Valeyres-sous-Rances.

Ce projet est intéressant pour la société Vento ludens Suisse GmbH, qui a une antenne aux Ducats, à Orbe, ainsi que pour son partenaire, les Sociétés Industrielles de Genève. Malgré le prix de six millions de francs l’éolienne, sans compter le coût de l’implantation des infrastructures routières et autres frais de dossiers, les initiateurs sont confiant dans la faisabilité du projet.

Explications et présentations bien ficelées

José Basset de Vento ludens Suisse, natif d’Orbe, a expliqué avec clarté les diverses implications, tant au niveau inconvénients (bruit, impact visuel, problèmes pour les oiseaux et les chauves-souris) qu’en citant aussi les avantages (énergie propre, pas d’inconvénients bruyants pour les habitants, puisque situé assez loin de la localité).

De plus, ce serait une somme substantielle annuelle qui rentrerait dans les caisses communales, étant donné que le siège de la société qui gérerait le projet et son fonctionnement, serait implanté sur le territoire de la commune. L’avantage par rapport à d’autres projets régionaux ? il y a moins de partenaires, soit quelques particuliers qui ont d’ores et déjà signé une convention, ainsi qu’une seule commune concernée.

Ceci simplifie grandement les négociations. D’autant plus que les EPO, représentés par l’Etat de Vaud, ne souhaitent en aucun cas se mettre en porte-à-faux avec la commune concernée.

Un trajet encore long avant l’étape finale

Le projet présenté n’a pas vraiment soulevé d’oppositions, bien au contraire. Le syndic, Jean-Paul Widmer précise que «ce projet ne couterait rien à la communauté, sauf si le législatif décide que la commune de Valeyres-sous-Rances devenait partenaire en étant actionnaire».
Il précise que la Municipalité viendra prochainement devant les conseillers avec un préavis Municipal, afin de savoir si le législatif accepte le souhait de l’exécutif de continuer le projet.

Toutefois, d’ici à ce que les éoliennes puissent fournir de l’électricité à environ sept milles ménages, le chemin est encore long et parsemé de nombreux tests (vitesse du vent dans ce couloir, implantation des mâts dans la tourbe, études de rentabilité), d’abondants dossiers à monter et de mises à l’enquête à accepter.

Photo Sylvie Troyon

La partie du toit du collège qui a besoin d’une réfection.

Valeyres : des frais en perspective

La partie du toit du collège qui a besoin d’une réfection.

La partie du toit du collège qui a besoin d’une réfection.

Les comptes 2009 bouclent avec un léger déficit, mais la commune prévoit quelques dépenses pour l’année 2010.

Malgré une chaleur étouffante et les matches de foot à la télé, vingt-huit conseillers se sont quand-même déplacés pour l’assemblée des comptes.

Des comptes presque équilibrés.

Le municipal en charge des finances, Thierry Vidmer, explique les comptes de la commune avec l’aide d’une présentation sur écran, afin de donner la possibilité à chacun de se rendre compte de l’évolution des coûts, notamment au sujet des postes du social.

Un léger déficit de Fr. 273.30 montre que les comptes sont bien gérés, et ce n’est pas la commission de gestion qui dira le contraire puisque celle-ci demande aux conseillers d’adopter les comptes 2009 tels que présentés.

Des travaux en perspective

Le toit du collège, qui abrite deux classes d’école, deux appartements ainsi que les bureaux de l’administration communale, montre quelques signes de vieillesse, en regard des fuites lors de pluie. Il est donc proposé de rénover la deuxième partie du toit, la première ayant été effectuée en 2005. Le législatif a voté à l’unanimité le crédit de Fr. 90 500.– , malgré les inquiétudes d’un conseiller quant à l’avenir des classes dans les petits villages. Heureusement, le collège comptant quatre classes, c’est, pour le moment, la taille minimum d’un bâtiment scolaire.

Demande de crédit supplémentaire

En février 2009, le Conseil général s’était prononcé favorablement pour l’adhésion de la commune au projet d’Améliorations Foncières du Mujon, qui consiste en la réfection et l’élargissement des chemins vicinaux, situé dans la plaine, qui sont dans un mauvais état.

L’abattage des peupliers et la plantation d’une haie, la réfection des chemins, la pose d’un collecteur afin d’éviter l’inondation de la route cantonale en cas de forte pluie, toutes ces réfections sont nécessaires, même si un conseiller relève «Et tout ça pour que nous, automobiliste, ne puissions même pas profiter de ces routes».

Question à laquelle le syndic, Jean-Paul Widmer, répond que «l’Etat de Vaud incite de plus en plus les convois agricoles à éviter d’utiliser les routes cantonales, afin d’éviter des ralentissements de trafic ou des dépassements dangereux».  Cette demande de crédit supplémentaire a, elle aussi, été acceptée à l’unanimité.

Le Président, Raphaël Berthoud, ainsi que le vice-président, Christian Kaenel, ont été reconduits dans leur fonction pour l’année à venir.

Photo Sylvie Troyon

Nathalie Piguet.

Valeyres : une institutrice en lice

Nathalie Piguet.

Nathalie Piguet.

C’est le 7 mars que les Valériens nommeront un nouveau membre de l’exécutif en lieu et place de la démissionnaire Sylvie Troyon. Une seule candidature a été déposée dans les délais. Nathalie Piguet a en effet choisi de faire le pas.

Installée avec sa famille depuis 18 ans dans le village, elle a très vite pris part aux assemblées du Conseil général, en compagnie de son mari. A l’époque, ils avaient considéré que c’était le meilleur moyen de s’intégrer à la localité.

C’est le syndic, Jean-Paul Vidmer, qui l’a sollicitée pour occuper le dicastère vacant, probablement celui des écoles, du social et des forêts. A vrai dire, cela correspond parfaitement aux connaissances de Nathalie. D’abord, parce qu’elle enseigne à mi-temps au collège du Grand-Pont à Orbe, dans une classe des premières années primaires tout en donnant des appuis aux petits élèves qui ont besoin du coup de main pour résoudre leurs problèmes du moment.

Elle fait aussi partie du Conseil intercommunal de l’Asibco (Association scolaire de Baulmes, Chavornay et Orbe). Ensuite, la candidate est une amoureuse de la nature à travers laquelle elle aime se balader. Au point que sa famille et leurs amis sont allés passer récemment des vacances, à pied, dans le Haut-Atlas marocain.

Sur le plan social, elle imagine que sa sensibilité de femme devrait être utile. Au sujet des bals perturbés que la commune a connus, elle est de l’avis qu’il faut tout essayer pour éviter de pénaliser la jeunesse, tout en prenant les mesures nécessaires pour veiller à ce que ces manifestations ne dégénèrent pas.

Un défi bienvenu

Même si elle est seule en lice, Nathalie ne considère pas son élection comme entérinée. Tout dépendra du verdict populaire même si elle sait que cela n’affectera pas sa personnalité de femme de la terre puisque ses grands-parents étaient agriculteurs. Née à Aubonne, il y a 45 ans et fille unique, elle peut compter sur l’appui de sa famille.

De son mari, Olivier, professeur de musique au gymnase Auguste Piccard à Lausanne et de ses enfants Bastien (18 ans), Eliott (15 ans) et Marius (11 ans). Elle est ainsi prête et enthousiaste à l’idée de participer au développement du village, auquel elle est très attachée.

Pour autant que les Valériens lui fassent confiance ce qui devrait être le cas puisque Mme Piguet n’arrive pas avec des idées révolutionnaires mais plutôt avec un regard nouveau, pour un défi qu’elle estime bienvenu à son âge.

L’importance de la famille

Si elle apprécie la nature, elle aime aussi la musique classique. Elle chante depuis 25 ans dans le chœur «Ensemble vocal bis», dirigé par son mari. En cuisine, elle a une préférence pour les cuisines exotiques comme la confection des tajines. C’est dans sa famille qu’elle puise une partie de son énergie, car partager les soucis et l’éducation de ses fils est une source d’enseignements permanente.

Elle sait que la génération des années soixante a été privilégiée et que la jeunesse d’aujourd’hui est confrontée à des difficultés nouvelles. Mais elle se veut optimiste même si elle considère que la communication manque dans notre monde.

C’est pourquoi elle veut être à l’écoute de ses concitoyens qu’elle aimerait pouvoir servir au mieux.

Photo Pierre Mercier

Au coeur de Valeyres-sous-Rances

Valeyres : des éoliennes dans la plaine de l’Orbe ?

Au coeur de Valeyres-sous-Rances

Au coeur de Valeyres-sous-Rances

Une assistance clairsemée avait répondu à l’appel pour cette dernière séance de l’année consacrée au budget et aux communications de la Municipalité.
Les conseillers ont largement adopté un budget sans surprise particulière, raisonnable à défaut d’atteindre l’équilibre. Sur des charges estimées à environ 1,8 millions de fr, il manquera quelque 180’000fr de produits.

Ceci dit de meilleures nouvelles ne sont pas à exclure au moment des comptes, sachant que les exécutifs s’efforcent de prendre une marge de sécurité dans leurs prévisions budgétaires. Les estimations de rentrées fiscales ont d’ailleurs été revues à la baisse pour les personnes morales, vu les difficultés que connaissent certains secteurs économiques.

Au point des communications du Président, Raphaël Berthoud lit la lettre de démission de la municipale Sylvie Troyon (voir notre édition de la semaine passée).
Au chapitre des communications municipales, à signaler l’achèvement des travaux d’installation du gaz dans le quartier du moulin.

A relever les inquiétudes de la Municipalité quant au trafic de camions faisant la navette vers la gravière de Sergey : les routes empruntées n’ont pas été conçues pour de telles contraintes et des contacts seront pris avec l’entreprise concernée pour tenter de trouver une solution.

Le syndic Jean-Paul Widmer fait savoir qu’une entreprise s’intéresse à la pose d’éoliennes dans la plaine de l’Orbe, car il semble qu’un couloir propice ait été identifié, ce que des mesures par anémomètre devront confirmer.

La séance aussitôt terminée, une verrée de fin d’année a pris le relais.

Photo Denis-Olivier Maillefer

Bagarre

Valeyres : encore une bagarre générale au bal

Bagarre

Bagarre

Et pourtant, tout avait bien commencé, samedi dernier à la grande salle de Valeyres. La très grande majorité des jeunes gens qui s’étaient rassemblés ce soir-là, soit pour pousser la chansonnette avec le karaoké ou alors se retrouver entre amis autour d’un verre, avaient un esprit plein de sympathie. Quelques adultes, qui étaient venus eux aussi fraterniser, étaient plutôt contents de rencontrer ces jeunes pleins de joie de vivre et de politesse.

Premiers débordements maitrisés

A peine minuit passé, les personnes présentes dans la salle ont commencé à se plaindre des effets du spray au poivre (yeux qui piquaient, toux) ce qui a obligé les cinq membres de l’entreprise de sécurité à vider le lieu pour permettre à chacun de reprendre son souffle.

La musique a été stoppée une première fois afin de calmer les esprits. Les choses s’étant normalisées, la société de jeunesse a pris la décision de relancer le karaoké pour ne pas pénaliser les cinq cents adolescents présents à cause d’une poignée de jeunes imbéciles.

Rats des villes contre souris des champs…

Une heure plus tard, la musique était à nouveau arrêtée, car une trentaine de jeunes Yverdonnois ont commencé à provoquer les gars des jeunesses campagnardes. S’ensuivit une bagarre générale d’une violence inouïe. Les adultes présents dans la salle ont été tout simplement abasourdis par cette brutalité que l’on a plutôt l’habitude de voir dans des films.

Les membres de l’entreprise chargée de la sécurité ont eu fort à faire et c’est avec l’aide de la Gendarmerie qu’ils ont pu finalement  mettre dehors les fauteurs de troubles qui augmentaient à vue d’œil, puisque tout était devenu prétexte à «baston».

Situation intolérable

«Il y en à marre, nous sommes dégoûtés. Il n’y a plus moyen de passer une soirée tranquille entre potes sans que les citadins viennent f…. leur m…. dans nos bals» m’expliquent plusieurs jeunes de la région.

Cette répétition d’actes violents, dans le cadre des bals de fin de semaine, est devenue intolérable. Il est absolument nécessaire que les diverses autorités se réunissent afin de trouver un consensus qui puisse garantir à nos jeunes une certaine tranquillité lors de ces manifestations.

Sans quoi plus personne n’osera prendre le risque de mettre sur pied un bal et cela serait bien dommage pour l’essentiel de cette jeunesse.

Réaction municipale

Les autorités de Valeyres avaient imaginé qu’un karaoké pourrait se dérouler tranquillement, contrairement au bal qui avait dégénéré deux mois plus tôt dans la localité. «Erreur, nous dit le municipal Thierry Vidmer. Deux clans de crapules d’Orbe et d’Yverdon se sont affrontés. Ces derniers étaient une vingtaine, emmenés par des meneurs qui avaient près de trente ans. Ensuite, tout le monde s’en est mêlé, de dépit pour certains, attristés de voir la fête se terminer ainsi. Nous éprouvons un véritable ras-le-bol devant ce nouvel incident mais je ne souhaite pas que notre exécutif se prononce pour une interdiction. Il faut que les jeunes aient la possibilité de se distraire. Par contre, je pense que la Fédération Vaudoise des Jeunesses Campagnardes, qui se réunira à fin janvier 2010, devra prendre des mesures afin de sélectionner l’accès à ses manifestations. Car j’ai en plus le sentiment que les «semeurs» ne sont jamais punis. Je ne sais pas s’ils sont des fils de … mais ils agissent avec un sang froid désarmant. Je suis dépité et cela ne peut plus continuer comme cela. J’ai même vu des jeunes pleurer devant un tel gâchis». La municipalité du village se réunira au début de l’année prochaine afin de se prononcer sur la suite à donner à ces deux dernières manifestations qui se sont mal terminées à la Grande Salle.

Réaction municipale recueillie par Pierre Mercier

Sylvie Troyon

Valeyres : démission à la Municipalité

Sylvie Troyon

Sylvie Troyon

Sylvie Troyon a fait part de sa démission lors du Conseil général du mardi 15 décembre, avec effet au 31 janvier 2010. Municipale depuis huit ans, elle est en charge du dicastère du social, des écoles et des forêts.

Interrogée par L’Omnibus sur les raisons de ce départ, Mme Troyon a déclaré qu’elle ne souhaitait pas polémiquer et elle invoque des motifs d’ordre privé.

Dans la lettre adressée aux conseillers, la municipale tire un bilan positif de son expérience à l’exécutif ; elle souligne qu’elle a beaucoup appris  et a eu énormément de plaisir à travailler au service de la population.