Françoise et Pascal Locatelli goûtant à leur retraite dans leur jardin à Valeyres-sous-Rances.

Valeyres-sous-Rances: des gens parmi d’autres

Françoise et Pascal Locatelli goûtant à leur retraite dans leur jardin  à Valeyres-sous-Rances.

Françoise et Pascal Locatelli goûtant à leur retraite dans leur jardin
à Valeyres-sous-Rances.

Après 37 ans de restauration au Gaulois, les propriétaires prennent une douce retraite parmi les coteaux de Valeyres-sous-Rances.

Pascal et Françoise Locatelli sont originaires de la Vallée. C’est jeunes qu’ils la quitteront. Pascal à 16 ans, fait son apprentissage de cuisinier au buffet de la gare de Morges. «Une bonne maison» commente-t-il. Françoise, après un apprentissage de commerce à la commune du Chenit, qu’elle termine d’ailleurs en 2 ans ½ au lieu des 3 ans prévus, épouse Pascal. Ils s’établissent à Lausanne. Pascal suit l’école hôtelière et se perfectionne dans divers domaines comme le traiteur par exemple. Ils n’ont que 20 et 25 ans, jeunes parents de deux petits garçons, quand ils se lancent dans l’aventure du «Gaulois». Ils auront plus tard une petite fille.
Au Gaulois, les jeunes Locatelli révolutionnent les habitudes culinaires du moment et séduisent avec leurs poissons.

C’est le 16 octobre 1972, que Pascal et Françoise reprennent la gérance de la rôtisserie du Gaulois fermée depuis 13 mois après la faillite de leur prédécesseur. Pascal a 25 ans, Françoise en a 20 et déjà 2 enfants en bas âge. Elle s’attelle au cours des cafetiers afin d ‘obtenir la patente et la réussit aisément. En 1976, étape suivante, les Locatelli rachètent le Gaulois. Ils y transforment un bel appartement pour y demeurer.

Le Gaulois, certes c’est la rôtisserie, mais c’est aussi et surtout là que Pascal a redoré la féra avec par exemple ses audacieux tartares de féras. Son expérience de traiteur est précieuse. Ses poissons, il va les chercher à la Vallée. Ce seront aussi leurs révolutionnaires quinzaines poissons et crustacés. Il introduit le scampi dans le Nord-vaudois. Quant à elle, Françoise a grillé des kilomètres de faux filets au feu de bois tout en assurant le service!

Pascal se consacre alors entièrement à son restaurant et à sa cuisine. Françoise continue ses formations. De nature vive et curieuse, elle s’intéresse aux choses et retient vite. Elle suivra une formation de découpage de viande, obtiendra un diplôme au cours de marchand de vins à Changins ainsi que le diplôme des sommeliers en 1994.

Parallèlement, Françoise s’investira dans la vie politique de Romainmôtier, sera municipale puis syndique. Elle a aimé cette expérience, les gens au restaurant portaient un autre regard sur elle, les discussions s’ouvraient. Parallèlement, Françoise assurait le service. Le manque de temps et la fatigue l’ont poussée à mettre un terme à sa vie politique.

Ce sont 23 apprenties, 15 en cuisine et 8 au service qu’ils ont formées à eux deux. Les Locatelli sont des battants, entreprenants et optimistes, ils se complètent bien et ont toujours relevé ensemble les défis.

Une retraite où ils ont le temps

Après 37 ans au service de leur restaurant, une certaine lassitude se faisait sentir. En 2009, une opportunité s’est présentée pour remettre le Gaulois, ils la saisissent. C’est cette même année qu’ils viennent s’installer à Valeyres-sous-Rances. Entre deux domaines viticoles, celui du Château et celui du Manoir, ils sont dans leur élément. Le temps, ils se délectent de l’avoir !

Mais ne croyez pas qu’ils restent inactifs, ce serait mal les connaître! Marche, pêche, voyages, chant (à la chorale du Brassus et à l’écho du Suchet), temps passé avec leurs 7 petits-enfants, les occupent. Françoise prend des cours d’anglais; depuis quelques mois, elle prépare le repas et mange avec une vieille dame 3 fois par semaine. Elle rêverait de monter sur les planches, le service dans le fond, c’était du théâtre permanent!

Photo Catherine Fiaux

La Municipalité de Valeyres-sous-Rances. De gauche à droite: Ch. Kaenel, P. Weidmann, N. Piguet, C. Blanc et T. Vidmer.

Valeyres-sous-Rances: première présidente du Conseil

La Municipalité de Valeyres-sous-Rances. De gauche à droite:  Ch. Kaenel, P. Weidmann, N. Piguet, C. Blanc et T. Vidmer.

La Municipalité de Valeyres-sous-Rances. De gauche à droite:
Ch. Kaenel, P. Weidmann, N. Piguet, C. Blanc et T. Vidmer.

Ce dernier mercredi du printemps signait pour le Conseil général de Valeyres-sous-Rances le départ de son Président du Conseil, Raphaël Berthoud.

Ce dernier sera remplacé par Sylvie Glayre, première femme à accéder à cette fonction dans la commune.

Comme partout ailleurs, les comptes communaux 2011 étaient au programme. Ceux-ci montrent un excédent de produits de Fr 178 000.- avec des charges à Fr 2 41o 000.- pour des revenus à Fr 2 591 000.-. Les disponibilités sont de Fr 1 188’000.-. Le bilan est donc très sain. Les comptes sont acceptés à l’unanimité.

Les comptes 2011 du SIARV (Service intercommunal d’adduction d’eau de Rances et Valeyres-sous-Rances), présentent quant à eux un déficit de
Fr. 8 519.-. Ce déficit est principalement dû à divers travaux d’entretien non prévus au budget. Ces comptes sont acceptés.

Discussions nourries autour de l’amenée du gaz

En mars 2012, le préavis municipal 06/12 demandant un crédit de Fr. 280 000.– pour financer l’amenée des eaux claires et du gaz aux parcelles 70, 537, 538 et 364 avait été accepté. Pourquoi y revenir? Corinne Tallichet-Blanc, syndique, nous explique que, selon le plan directeur cantonal, Valeyres n’est pas assimilé à un centre. L’impact se fait sentir au niveau des zones à bâtir.

Selon les directives cantonales, pour Valeyres-sous-Rances, le nombre d’habitants maximal est de 560 habitants en 2023; à savoir qu’aujourd’hui, en 2012, ce plafond est déjà atteint! La parcelle 364 comprise dans le préavis précédent, ne remplissant pas les critères de zone à bâtir, ne pourra donc pas être construite. Ceci diminue significativement les mètres linéaires de travaux et conduites, ainsi que le coût. Le crédit demandé est de Fr 138 000.- (celui-ci annulant et remplaçant le crédit de Fr 280 000.- voté en mars 2012).

Ce préavis est accepté. S’ensuit une discussion véhémente autour du gaz; certains désireraient que la Municipalité prévoie l’amenée du gaz, en tant que tel et non pas uniquement profiter de travaux de creuse pour l’inclure alors. Telle n’est pas la vision de la Municipalité. La syndique indique clairement que la Municipalité a mûrement réfléchi à ce sujet et qu’elle maintient sa position. Des conduites privées peuvent être tirées.

Deux autres préavis, l’un portant sur des travaux de remplacement de la conduite d’eau endommagée à la rue du Manoir, l’autre sur le règlement communal sur les émoluments administratifs, sont adoptés.

Quelques communications de la Municipalité

Nathalie Piguet nous informe que l’idée d’une balade annuelle informelle à thème se concrétise, suite à la promenade du 12 mai dans nos bois.
Corinne Tallichet-Blanc communique que le projet des éoliennes est refusé et que par ailleurs, les subventions allouées en cas d’économie d’énergie dans les constructions, victimes de leur succès, vont être revues à la baisse!

Dès 22 h. 30, la Municipalité et Raphaël Berthoud convient l’assemblée à une sympathique collation.

Photo Catherine Fiaux

Depuis la gche. MM. Jovanov et Dubey, collaborateurs de HEP, M. et Mme Tombez, M. Martinucci, collaborateur de HEP et Thierry Vidmer, président du centre collecteur.

Valeyres-sous-Rances: nouveau gérant pour le centre collecteur de céréales

Depuis la gche.  MM. Jovanov et Dubey, collaborateurs de HEP, M. et Mme Tombez, M. Martinucci, collaborateur de HEP et Thierry Vidmer, président du centre collecteur.

Depuis la gche. MM. Jovanov et Dubey, collaborateurs de HEP, M. et Mme Tombez, M. Martinucci, collaborateur de HEP et Thierry Vidmer, président du centre collecteur.

Actuellement, le centre collecteur du moulin de Valeyres-sous-Rances est vide et inactif.

Depuis janvier 2012, en raison du manque de rentabilité, la fabrication des aliments pour bétail a cessé sur ce site. A cette même date, le centre s’est séparé de son employé à plein temps, Daniel Weidmann, en place depuis 29 ans.

Dès lors, une solution s’imposait pour la réception et l’apprêt des céréales, pendant les moissons par exemple, soit un travail à la demande d’environ 20% avec des pics d’intensité.

C’est une société de Salavaux, HEP SA (non, pas la haute école pédagogique!), il s’agit de Pierre-André Tombez et de sa femme Heidi, secondés par quelques collaborateurs qui vont reprendre le flambeau. M. et Mme Tombez sont déjà propriétaires, entre autres activités, d’un centre collecteur à Salavaux.

Dès cet été, HEP assurera donc la réception des céréales, leur préparation ainsi que leur revente au moulin de Valeyres-sous-Rances.

Photo Catherine Fiaux

La Municipalité, soit Ch. Kaenel, P. Weidman, C. Tallichet-Blanc et T. Vidmer. Manque N. Piguet.

Valeyres-sous-Rances: un seul objet à l’ordre du jour du Conseil

La Municipalité, soit Ch. Kaenel, P. Weidman, C. Tallichet-Blanc et T. Vidmer. Manque N. Piguet.

La Municipalité, soit Ch. Kaenel, P. Weidman, C. Tallichet-Blanc et T. Vidmer. Manque N. Piguet.

Ce 3e mercredi de mars s’est déroulé le Conseil général sous la présidence de Raphaël Berthoud. Un ordre du jour relativement succinct devant une assemblée quelque peu clairsemée; le quorum est néanmoins atteint.

Adoption à l’unanimité du procès-verbal détaillé du dernier conseil, lu par Sylvie Troyon, secrétaire, mais aucune assermentation. C’est alors au tour de Thierry Vidmer, municipal des finances, de nous présenter le préavis municipal 6/12, seul objet du jour.

Demande d’un crédit de Fr. 280 000.– pour financer l’amenée des eaux claires et du gaz aux parcelles 70 et 364.

Il a été constaté que le collecteur d’eaux claires de ces différentes parcelles n’est pas sûr, la caméra de surveillance ne pouvant passer. Le projet municipal porte donc sur la création d’un nouveau collecteur qui pourrait reprendre les eaux claires des parcelles désignées; on profiterait de la «creuse» pour amener également le gaz.

En chiffres, cela représenterait un coût total de Fr. 280 000.–, sous forme d’emprunt bancaire. Le coût annuel serait de
Fr. 16 333.– (soit, amortissement de Fr. 9 333.– et intérêt moyen de la dette de Fr. 7 000.–.)

Préavis favorable des deux commissions concernées: celles-ci relevant le caractère nécessaire de cet équipement en E.C. La commission de gestion soulève alors le point qu’il serait peut-être judicieux de prévoir un nouveau collecteur pour les eaux usées également, ces travaux pourraient éventuellement être compris dans le poste divers et imprévus de Fr. 16 200.– du préavis 6/12.

La Municipalité y avait aussi pensé. Cela provoque une certaine confusion dans l’assemblée: sur quoi va-t-on voter? Ce collecteur des eaux usées est-il finalement compris dans le préavis municipal? Raphaël Berthoud est catégorique, le vote porte sur le préavis seul, soit sur les eaux claires et le gaz. L’assemblée adopte le préavis tel que présenté.

Corinne Blanc, syndique, nous informe que notre employé communal, Roland Gast atteint dans sa santé, ne reprendra pas son travail; nous lui présentons nos meilleurs voeux de rétablissement.

Elle nous annonce par ailleurs une balade sur le territoire communal en compagnie du garde-forestier le samedi 12 mai, enjoignant tout un chacun à y participer. La séance se clôt à 21 h. 10. Les eaux claires et usées, faisant encore certains remous dans la salle !

Photo Catherine Fiaux

A gauche, villa de 5 pièces, à droite villa de 7 pièces et demie.

Valeyres-sous-Rances: 14 villas mitoyennes éclosent

A gauche, villa de 5 pièces, à droite villa de 7 pièces et demie.

A gauche, villa de 5 pièces, à droite villa de 7 pièces et demie.

Il y a environ 10 ans, la commune recherchait de nouvelles zones à bâtir. Gilbert Vidmer, agriculteur à Valeyres, a proposé sa parcelle agricole et le changement d’affectation de zone a eu lieu.

C’est alors Stéphane, enfant du village et fils de Gilbert, qui entre en scène. Stéphane est issu du milieu bancaire; associé avec P. Harnisch ils créent une société de financement hypothécaire. C’est décidé, le défi est lancé. Les 2 associés font le pas de financer leurs propres maisons. L’idée du nouveau quartier est née.

Des maisons familiales

7 villas de 5 pièces et demie et 7 de 7 pièces alignées sous l’église, en lisière des champs. Pour chacune, une parcelle de 500 m2 (de l’espace sans l’embarras de l’entretien!) et un intérieur traditionnel et lumineux.

Les buts visés sont premièrement de créer des objets où les propriétaires se sentent acteurs concernés; donc pas de vente sur plans. Deuxièmement, de proposer des objets accessibles en coût à des familles.

Pari réussi, puisque les 14 villas sont vendues. Les deux derniers chantiers seront clos en juin 2012.

Les nouveaux propriétaires s’intègrent

Au total une soixantaine de personnes dont 25 enfants en bas âge, de la vie en perspective! Pour la moitié, des gens de la région lausannoise, mais aussi des habitants de Valeyres ayant eu l’opportunité de devenir propriétaires. Stéphane et sa famille vivent dans la première maison, le président du Conseil, dans la deuxième.

Est-ce cette alchimie où des gens de Valeyres sont parties prenantes, quoi qu’il en soit la participation du «nouveau quartier» à la vie villageoise est notable, tant au Conseil que dans les sociétés locales.

Au chemin de Marex même, l’ambiance semble bon enfant et conviviale; pour preuve, une fête de quartier a déjà eu lieu! Bienvenue au village!

Photo Catherine Fiaux

L’intérieur de la Vieille Auberge sera rafraîchie avant sa réouverture en septembre.

Dernier conseil de la législature à Valeyres

L’intérieur de la Vieille Auberge sera rafraîchie avant sa réouverture en septembre.

L’intérieur de la Vieille Auberge sera rafraîchie avant sa réouverture en septembre.

Comptes communaux bénéficiaires

Les comptes communaux se soldent par un bénéfice de Fr. 50 131.–. Selon le municipal des finances, Thierry Vidmer, ce résultat extraordinaire est dû à des recettes non prévisibles lors de l’établissement des budgets. Les droits sur successions et mutations sont, en effet, impossibles à prévoir pour l’année à venir.

Les habitants seront «branchés» VDSL

Après de nombreuses demandes des habitants du village, la société Swisscom, s’est enfin décidée à offrir la possibilité aux intéressés de se connecter au système VDSL (terme anglais se traduisant par très-haut débit DSL). La commune devra toutefois débourser la somme de Fr. 23 400.– afin de rendre cette opération possible. Les conseillers ont acceptés le préavis de la municipalité sans autre forme de procès.

La «Vieille Auberge» bénéficiera d’un léger «coup de jeune»

La Municipalité ayant été obligée de mettre un terme au contrat qui la liait avec l’ancienne gérante, un crédit de Fr. 120 000.– a été voté afin d’entreprendre des travaux urgents pour un rafraîchissement de l’intérieur du bâtiment, ainsi que quelques changements d’aménagement à la cuisine. Le restaurant rouvrira ses portes le 2 septembre avec de nouveaux tenanciers.

Départs plein d’émotion

Corinne Tallichet-Blanc, future syndique, prend la parole afin de remercier les deux municipaux sortants, Henri Nerny et Jean-Paul Widmer. A eux deux, ce ne sont pas moins de 36 années au cours desquelles chaque mardi, leur soirée était occupée à la gestion des biens communaux. Les conseillers ont applaudi avec reconnaissance ces deux messieurs.

La secrétaire du Conseil général, Sandrine Viale, remettait également son poste, ayant quitté la commune, et c’est avec beaucoup d’émotion que le président du Conseil, Raphaël Berthoud, ainsi que toute l’assemblée ont également remercié leur secrétaire. Raphaël Berthoud tient aussi à souligner qu’André Vidmer a été membre du conseil pendant soixante-deux ans. Si ça ce n’est pas de la fidélité et un engagement auprès de sa commune…

Dernier «coup de gueule» du syndic

Le syndic sortant, Jean-Paul Widmer, prend la parole une dernière fois dans ses fonctions en regrettant fortement que «certains» conseillers, hélas absents lors de cette dernière séance, se permettent de critiquer systématiquement toutes les actions entreprises par la Municipalité ou les décisions prisent par le Conseil général. Cette attitude de suspicion devient franchement inconfortable pour toute personne œuvrant à la bonne marche de la commune.

Il imagine qu’avec des comportements pareils, il reste à parier qu’il n’y aura bientôt plus personne qui osera prendre ces places à responsabilités, si cette situation de «nein sager» systématique continue.

Photo Sylvie Troyon

Nathalie Piguet, municipale et Jean-Paul Widmer, syndic, s’entretenant de la fusion.

Valeyres: séance d’information sur les fusions

Nathalie Piguet, municipale et Jean-Paul Widmer,  syndic, s’entretenant de la fusion.

Nathalie Piguet, municipale et Jean-Paul Widmer, syndic, s’entretenant de la fusion.

Lundi dernier, la Municipalité, sous l’impulsion de son syndic actuel, M. Widmer, a organisé une séance d’information sur la fusion des communes. Les habitants y sont venus nombreux ainsi que quelques municipaux de Rances et quelques jeunes, membres de la Jeunesse de Valeyres; une participation donc très réjouissante!

M. Curchod, responsable cantonal en matière de fusion, a su présenter avec clarté et précision le sujet, tout en restant très accessible et proche du public.
La fusion entre communes est un processus récent dans le canton de Vaud, ayant démarré dès 2000, avec une nette accélération dès 2010. Selon M. Curchod, les fusions sont issues de la simple évolution de la société et sont pour demain et après-demain : il est donc nécessaire de s’y préparer!

Pourquoi fusionner?

Pour renforcer l’appareil administratif, le volume de travail ayant augmenté de manière significative dans les communes; pour remédier au problème de recrutements des municipaux ou pour avoir une place régionale ou un poids politique plus important, entre autres raisons.

Arguments contre la fusion

Il s’agit là essentiellement de peurs, légitimes par ailleurs, comme la crainte de perdre le rapport de proximité avec les autorités, de perdre son identité, peur du changement en général et de l’ingérence de l’Etat, etc… D’où l’importance d’une telle séance d’information. M. Curchod nous rassure, l’adresse postale par exemple, ne changerait en rien, les localités n’étant pas touchées.

Les étapes pour un processus
de fusion
• Souhait au sein des Municipalités de démarrer un projet, avec possibilité de préavis d’intention au Conseil général.
• Etude du projet par des groupes de travail débouchant sur un projet de convention de fusion.
• Phase institutionnelle avec l’acceptation de la convention par la population, ratification de celle-ci par le Canton et, finalement, élection de la nouvelle Municipalité.
• Mise en oeuvre de la nouvelle commune.
C’est donc bien aux Communes de proposer et d’accepter une convention.

Saviez-vous que l’Etat verse une participation financière à tout processus de fusion abouti ? Cette manne de l’Etat, si elle ne doit pas être la motivation, n’en est pas moins significative.
Lundi soir, cette présentation a interpellé les gens, les discussions véhémentes allant bon train lors de la verrée; il s’agit là, sans nul doute, d’un thème relevant de l’émotionnel : il est donc important d’en débattre.

Photo Catherine Fiaux

Une Méhari sur châssis 2CV.

Les 2 CV à Valeyres-sous-Rances

Une Méhari sur châssis 2CV.

Une Méhari sur châssis 2CV.

Conformément à la tradition annuelle, le week-end du 7 au 8 mai a vu une soixantaine de 2cv Citroën et modèles dérivés rejoindre la cantine de Valeyres pour permettre à leurs équipages de partager des moments de complicité.
Venus loin à la ronde - de quatre pays – les bicylindres ont donné de la voix à travers les rues du village.
Les citroënistes émérites ont été reçus pour l’apéritif par la famille Morel.

De droite à gauche Hernri Nerny, Jean-Luc Pichonnaz (DTP SA), Philippe Vioget (SESA) et Jacques-André Mayor (Municipal d’Orbe) et Paul Segessenmann (responsable du bureau technique d’Orbe).

AIVM : la STEP devient une STAP

De droite à gauche Hernri Nerny, Jean-Luc Pichonnaz (DTP SA), Philippe Vioget (SESA) et Jacques-André Mayor (Municipal d’Orbe) et Paul Segessenmann (responsable du bureau technique d’Orbe).

De droite à gauche Hernri Nerny, Jean-Luc Pichonnaz (DTP SA), Philippe Vioget (SESA) et Jacques-André Mayor (Municipal d’Orbe) et Paul Segessenmann (responsable du bureau technique d’Orbe).

Jeudi soir passé avait lieu à la grande salle de Valeyres-sous-Rances une séance d’information destinée au public et présentée par l’AIVM (Association Intercommunale du Vallon du Mujon). On rappelle que cette association gère la STEP actuelle ainsi que le réseau d’amenée des eaux usées des six communes membres, Rances, Les Clées, Lignerolle, Sergey, L’Abergement et Valeyres-sous-Rances. La STEP actuelle n’a jamais véritablement donné satisfaction.

Construite à la fin des années 1970, elle répondait à  des normes aujourd’hui complètement dépassées, et la technique utilisée pour l’épuration des eaux et le traitement des boues n’est plus adaptée aux normes de la législation en matière de protection des eaux. Dès lors, une solution devait être trouvée par l’AIVM pour se conformer aux prescriptions.

Deux hypothèses

Le comité de direction a travaillé sur deux hypothèses : la transformation et reconstruction d’une STEP indépendante et aux normes, qui représentait un investissement de l’ordre de 2,5 millions de francs, ou un branchement à travers une canalisation à créer avec la STEP d’Orbe, solution nettement moins chère puisque représentant un investissement de 1,5 million environ. En plus de ces éléments financiers, une idée de rationalisation des processus et d’économies d’échelle potentielles a aussi présidé au choix opéré en faveur de la conduite.

La STEP d’Orbe, qui devrait prochainement accueillir aussi les eaux usées de Chavornay et de sa proche région, va subir un  lifting et se trouve déjà en capacité d’absorber les eaux usées de l’AIVM. En plus, les boues d’origine AIVM sont aussi déjà traitées à Orbe, pour des questions d’équipement technique. Un branchement sur Orbe semblait donc raisonnable à tous points de vue.

Travaux de quelques mois

Les travaux auront commencé au moment où ces lignes paraîtront. Ils devraient s’étendre sur quelques mois, jusque vers la fin du mois d’octobre. Il s’agit de créer une tranchée de 1,5 m de profond sur 80 cm de large pour y enfouir les conduites nécessaires, ceci sur une longueur d’environ 2,8 kilomètres. Une station de relevage sera aménagée au croisement de la route cantonale Orbe-Mathod.

Cet ouvrage permettra aux eaux usées de franchir les quelques centaines de mètres proches de la STEP d’Orbe qui sont en pente montante. Quant à la STEP actuelle, elle va se transformer en STAP, ( station de pompage) et subira les transformations nécessaires pour cette nouvelle affectation.

Photo Olivier Gfeller

 

Au centre, Michel Hostettler, comptant ses troupes.

La confusion sexuelle organisée à Valeyres

 

Au centre,  Michel Hostettler,  comptant ses troupes.

Au centre, Michel Hostettler, comptant ses troupes.

Branle-bas de combat au petit matin la semaine passée à Valeyres-sous-Rances. Dans la cour intérieure du Domaine du Manoir, le grand ordonnateur Michel Hostettler, maître des lieux, organisait la première battue 2011 contre le ver de la grappe. «J’ai l’habitude de dire que la confusion … rassemble» aime-t-il à rappeler en plaisantant et en comptant ses fidèles lieutenants qui proviennent de pratiquement toutes les exploitations viticoles situées dans la grande combe vallonnée séparant Rances de Valeyres.

Depuis une bonne quinzaine d’années, les viticulteurs de la région attendent en effet le signal pour procéder à la pose des diffuseurs, ces fameuses plaquettes en plastique brun qui vont protéger les ceps et les grappes contre les déprédations de Eudémis et Cochyllis, ces charmantes créatures larvaires aux effets dévastateurs.

Le principe

Il existe une série de vers de la grappe, mais les deux espèces en question sont parmi les plus voraces. Pour les contraindre à l’inefficacité, les scientifiques ont mis au point un système de diffusion de phéromones qui, de la période actuelle à fin août, va créer chez les mâles des deux espèces une sorte de confusion des sens qui l’empêcheront de trouver la femelle idoine qu’il pourrait avoir eu naturellement l’intention de féconder.

Ce système protège les vignes contre la première et la seconde génération de vers, qui éclosent et donnent naissance entre deux à de jolis papillons. Au printemps les chenilles de première génération perforent les boutons floraux qui sont d’abord réunis en nids par des filaments soyeux puis sont dévorés. La destruction des fleurs se traduit par de la coulure et une diminution de la quantité de la récolte. En été, les baies de raisin sont perforées et broutées plus ou moins profondément par la seconde génération de chenilles. Il y a donc un moment idéal pour mettre en œuvre la lutte.

Les phéromones sont contenus dans un liquide spécial, mis au point par une entreprise chimique allemande, lui-même installé dans de petits supports en plastique dûment perforés de façon microscopique, appelés diffuseurs, pour que le principe actif se répande régulièrement durant toute la saison.

Une affaire d’équipes

Pour que la protection soit efficace, il faut que l’ensemble des vignerons d’une zone concernée soient d’accord pour utiliser ce système de lutte. «C’est un peu plus cher que les traitements phytosanitaires usuels, mais ça en remplace plusieurs» précise Michel Hostettler, qui confirme également que «ce procédé est aussi admis dans le cadre de la culture biologique.

On pose environ 450 diffuseurs à l’hectare pour une couverture efficace», ajoute-t-il, avant de lâcher la troupe d’intervention prête à l’action. Une journée des diffuseurs désormais rentrée dans les moeurs et qui se termine par un traditionnel repas en commun, tel qu’on en rencontre souvent dans les travaux viticoles.

Photo Olivier Gfeller

Le chemin de Marex sera élargi et bien éclairé.

Valeyres : projet de parc éolien convoité

Le chemin de Marex sera élargi et bien éclairé.

Le chemin de Marex sera élargi et bien éclairé.


Projet de parc éolien dans la Plaine de l’Orbe

Suite à la présentation de la société Vento Ludens du 27 octobre dernier, (voir notre édition du 5 novembre) le Président du Conseil général, Raphaël Berthoud a reçu, en début de semaine, un dossier complet de la part de la Société Romande Energie, afin de promouvoir leur offre concernant le projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire de la commune de Valeyres-sous-Rances.

Toutefois, la Municipalité ayant déjà donné un préavis positif, suite aux diverses négociations avec la Société Vento Ludens, les conseillers ont dû se prononcer sur l’acceptation, ou non, des conventions liant la commune à la société allemande, en collaboration avec les Services Industriels de Genève, pour l’implantation d’éoliennes dans la plaine de l’Orbe.

Le Syndic, Jean-Paul Widmer a défendu ce projet avec véhémence, malgré le préavis partiellement négatif de la commission nommée pour étudier ce sujet.

En effet, la commission s’inquiète du contenu des conventions : «sont-elles sûres ? ne vont-elles pas à l’encontre des intérêts de la commune ?»

Suite à ces interrogations, le syndic s’engage, au nom de la Municipalité, à soumettre lesdites conventions à un homme de loi, ainsi qu’aux services juridiques de l’Etat de Vaud. Et Jean-Paul Widmer d’ajouter avec véhémence «c’est un projet magnifique, et pourquoi attendre ? Ne mettons pas les bâtons dans les roues des énergies renouvelables, que, pour une fois, la commune de Valeyres-sous-Rances soit la première à se lancer dans l’aventure, prenons le train en marche».

Rassurés par ces propos, le Conseil général accepte le préavis municipal par les deux tiers des voix.

De nouveaux frais en perspectives

Suite à la construction d’une nouvelle zone villas, le conseil a accepté le crédit pour l’aménagement d’une surlargeur du chemin, à vocation première agricole, avec la construction d’un trottoir, ainsi que la récupération des eaux pluviales et de l’éclairage public, pour un montant total de près de cent-deux mille francs.

Et les budgets ?

Ils ont été acceptés sans problème, d’autant plus que le déficit prévisionnel est d’environ Fr. 15 050.–.

Photo Sylvie Troyon

José Basset de Vento Ludens Suisse, présente le projet à la population.

Des éoliennes dans la plaine de l’Orbe d’ici cinq ans ?

José Basset de Vento Ludens Suisse, présente le projet à la population.

José Basset de Vento Ludens Suisse, présente le projet à la population.

Mercredi soir dernier, 27 octobre, une quarantaine de personnes se sont déplacées, suite à l’invitation de la Municipalité, pour assister à une séance de présentation d’un projet d’implantation de cinq éoliennes dans la plaine de l’Orbe, en très grande partie sur le territoire communal du village de Valeyres-sous-Rances.

Ce projet est intéressant pour la société Vento ludens Suisse GmbH, qui a une antenne aux Ducats, à Orbe, ainsi que pour son partenaire, les Sociétés Industrielles de Genève. Malgré le prix de six millions de francs l’éolienne, sans compter le coût de l’implantation des infrastructures routières et autres frais de dossiers, les initiateurs sont confiant dans la faisabilité du projet.

Explications et présentations bien ficelées

José Basset de Vento ludens Suisse, natif d’Orbe, a expliqué avec clarté les diverses implications, tant au niveau inconvénients (bruit, impact visuel, problèmes pour les oiseaux et les chauves-souris) qu’en citant aussi les avantages (énergie propre, pas d’inconvénients bruyants pour les habitants, puisque situé assez loin de la localité).

De plus, ce serait une somme substantielle annuelle qui rentrerait dans les caisses communales, étant donné que le siège de la société qui gérerait le projet et son fonctionnement, serait implanté sur le territoire de la commune. L’avantage par rapport à d’autres projets régionaux ? il y a moins de partenaires, soit quelques particuliers qui ont d’ores et déjà signé une convention, ainsi qu’une seule commune concernée.

Ceci simplifie grandement les négociations. D’autant plus que les EPO, représentés par l’Etat de Vaud, ne souhaitent en aucun cas se mettre en porte-à-faux avec la commune concernée.

Un trajet encore long avant l’étape finale

Le projet présenté n’a pas vraiment soulevé d’oppositions, bien au contraire. Le syndic, Jean-Paul Widmer précise que «ce projet ne couterait rien à la communauté, sauf si le législatif décide que la commune de Valeyres-sous-Rances devenait partenaire en étant actionnaire».
Il précise que la Municipalité viendra prochainement devant les conseillers avec un préavis Municipal, afin de savoir si le législatif accepte le souhait de l’exécutif de continuer le projet.

Toutefois, d’ici à ce que les éoliennes puissent fournir de l’électricité à environ sept milles ménages, le chemin est encore long et parsemé de nombreux tests (vitesse du vent dans ce couloir, implantation des mâts dans la tourbe, études de rentabilité), d’abondants dossiers à monter et de mises à l’enquête à accepter.

Photo Sylvie Troyon