Le caveau sur 2 étages de face avec sa superbe terrasse panoramique.

Début juillet torride à Valeyres-sous-Rances !

Deuxième volet: les constructions

A droite de la route direction Orbe ou de la semi-autoroute direction Vallorbe, les bâtiments construits par la Jeunesse de Valeyres-sous-Rances s’érigent hardiment. Situés sur un replat, ils bénéficient d’une splendide vue panoramique.

Tout a été créé

Au départ, rien que des champs. A l’arrivée du 1er au 5 juillet, un giron et toute son infrastructure ! La Jeunesse n’a pas compté ses heures pour creuser, tirer eau et électricité, labourer, engazonner, décorer et bien sûr construire ! Lionel Corset se réjouit de la collaboration tant du village que des entreprises.
C’est une place de fête d’environ 1,5 ha qui accueillera les visiteurs avec 6 bâtiments autour de la tonnelle. La jungle étant le thème, l’accent est mis sur des éléments naturels comme le bois, la pierre et l’eau. Pour preuve, le bar à bière construit en gabions et dont l’entrée sera agrémentée d’une chute d’eau retombant dans une mare. On se réjouit d’avance, peut-être quelques bêtes sauvages viendront-elles s’y abreuver au milieu de lianes?

Le caveau, élément phare

Cette impressionnante bâtisse de bois montée sur d’anciennes charpentes de ferme ne peut que séduire. Elle nous hèle depuis la route ! Construite sur 2 niveaux avec une vaste terrasse sud-ouest à l’étage surplombant toute la plaine de l’Orbe, elle n’est rien d’autre que la cabane de Tarzan! Dans un tel cadre, celui-ci n’aura nulle peine à trouver sa Jane. La large terrasse est conçue comme un lieu privilégié pour se rencontrer, boire ou manger face au paysage. C’est au caveau aussi, sur la scène du rez, qu’auront lieu les concerts. On se réjouit de penser que cet édifice sera encore en fonction le soir, les 8, 9 et 10 juillet, lors de l’Abbaye.

Il eût été dommage de s’en priver !

A ce jour, hormis quelques finitions, les constructions sont terminées. Une fois ornées de végétation exotique, l’ambiance sera définitivement torride au giron de Valeyres-sous-Rances.

Bénévoles toujours bienvenus! sur le site du Giron

 

Au premier plan, la famille Weidmann prépare les raclettes.

Valeyres-sous-Rances: le village s’agrandit

Vendredi dernier la commune de Valeyres-sous-Rances, fidèle à son habitude, a convié nouveaux venus et nouveaux citoyens à une soirée de présentation autour d’une raclette. Si l’agape a rencontré un succès modéré puisque seulement 1/5ème des personnes invitées ont répondu présentes, l’ambiance n’en était pas moins détendue et chaleureuse. L’apéritif a permis à chacun de faire connaissance ou de simplement se retrouver. Neuf nouveaux habitants et une ribambelle de jeunes enfants se sont mêlés aux représentants et collaborateurs du village. Parmi les 9 nouveaux citoyens, seuls Florian et Matthieu Stutz, tous deux gymnasiens, avaient fait le pas de participer. Bravo à eux!

Avenant discours

Corinne Tallichet Blanc, syndique, présente la commune incitant chacun à s’y intégrer. Avec ses 588 habitants et ses 14 nationalités différentes, Valeyres s’accroît et se diversifie. La population a doublé depuis 1980. La syndique vante les sociétés locales et rappelle que 2015 est une année faste puisque en juillet la jeunesse de Valeyres organisera au village le Giron du Nord qui sera suivi par l’Abbaye !L’été sera donc intense! En bruit de fond, les pépiements des enfants et le bruit des ballons de la salle de gymnastique agrémentent la partie formelle. Ensuite, la délicieuse raclette de la famille Weidmann, accompagnée de vins locaux puis les savoureux desserts d’Othmar Isler ont tôt fait de délier toutes les langues. Il y en a de bonnes choses dans ce village! S’en suit un brouhaha où l’on rit beaucoup sans toujours complètement se comprendre!

Pourquoi à Valeyres?

Pour certains, il s’agit d’un retour aux sources. Pour d’autres, c’est l’emplacement géographique qui a joué en faveur du village. Par exemple les Bernard, originaires de Nîmes, cherchaient un point équidistant entre Lausanne et Neuchâtel où Madame et Monsieur travaillent. D’un accent chantant, ils se déclarent ravis de leur nouvelle commune et y sont même devenus propriétaires. Vers 23 h., l’assemblée s’est joyeusement dispersée.

La jeunesse partie pour plus de 3 jours de tambours.

Valeyres-sous-Rances: et tapent, tapent les tambours!

Il est une coutume depuis fort longtemps que les tambours des Jeunesses résonnent dans les villages pour le passage à l’an nouveau. Valeyres-sous-Rances ne déroge pas à la règle.

Cette année, du 30 décembre 2014 au petit matin du 2 janvier 2015, une quinzaine de jeunes gens déguisés en marins ont sillonné le village. Filles comme garçons tapent sur leurs tambours ou grosses caisses. Loin à la ronde, plus de 3 jours durant, rythme et résonance font écho, c’est d’ailleurs parfois difficile de les localiser avec justesse.

Mais où vont-ils ? Pas de programme préétabli si ce ne sont les invitations aux repas. Le périple s’articulant autour de ces points fixes. Si, dans un sourd roulement de tambours, ils s’arrêtent chez vous, ils seront reconnaissants que vous leur offriez quelque chose à grignoter et à boire. Car bigre, cela donne soif ! Ils seront aussi contents de converser et rigoler avec vous. Leur but est de passer un moment avec leur village et ses habitants. Ainsi la Jeunesse perpétue des valeurs authentiques et permanentes.

Gilles Kaenel et Michaël Troyon, président et vice-président de la Jeunesse se réjouissent de l’accueil réservé par Valeyres en cette fin d’année.

Maintenant, les tambours se reposent. Il faut dire qu’ils en ont tapé des Nouvels Ans, ils en ont vu des jeunesses, ils le connaissent ce village.... Ah, si les tambours pouvaient parler.... mais chut laissons-les dormir avec leurs secrets du moins jusqu’au prochain Nouvel An!

Dommage du peu de conseillers !

Valeyres-sous-Rances: conseillers généraux ardemment recherchés !

Ce dernier mercredi d’octobre, le Conseil général débutait, inhabituellement, à 19 h. 30.

En effet, à sa suite, la Jeunesse de Valeyres venait présenter le giron 2015. Est-ce à ce léger décalage ou tout simplement à un manque général d’intérêt des citoyens qu’est due la si faible participation aux choses de la commune? Ce soir-là, on guettait tout retardataire pour atteindre le quorum.

Comme lors du dernier conseil, ouf, le nombre fut atteint! Cette situation préoccupe et dans une missive, la municipalité déplore que l’effectif déjà très modeste de 35 conseillers généraux ne cesse de s’éroder. Ceci signifie qu’une quinzaine de personnes décide pour tout le village! Cette absurdité pousse l’exécutif à considérer la possibilité d’instaurer un conseil communal, où des conseillers élus se sentiraient plus concernés… Conseil épistolaire puisque lecture sera aussi faite de la lettre de démission du conseil de Gilbert et Joséphine Widmer.

Sinon, seul sujet à l’ordre du jour, le taux d’imposition pour 2015 reste inchangé à 68%. La situation est saine. De plus, la vente de la parcelle communale numéro 124 générera un produit estimé à environ Fr. 380’000.–.

Il sera aussi question de la mise en place d’une glissière le long de la route cantonale en bas du village. Certains s’étonnent de la réponse du voyer, arguant qu’une glissière à cet endroit, pour des raisons de visibilité, serait plus dangereuse que pas de glissière du tout...

Finalement, Nathalie Piguet rappelle que le 15 dé-cembre aura lieu la fenêtre de l’Avent de la Commune avec les classes de Valeyres. Chacun y est chaleureusement convié!

Les athlètes récompensés.

Valeyres-sous-Rances: les Nationaux en Romandie

Le temps d’un week-end, Valeyres-sous-Rances, sa société de gymnastique et le comité d’organisation dirigé par Henri Nerny ont tout mis en oeuvre, et plus encore, pour recevoir les délégués de l’Association fédérale des gymnastes nationaux qui tenaient pour la première fois leur assemblée en Suisse Romande.

Une équipe qui roule

Le comité d’organisation a reçu environ 120 convives, a assuré leur logement, leurs repas, les parties récréatives et bien sûr, l’assemblée du samedi après-midi à la grande salle de Valeyres. Henri Nerny qualifie volontiers son comité d’organisation, «d’excellent, fiable et rôdé. A l’image de l’état d’esprit de la société de gymnastique où camaraderie, efficacité et bonne humeur règnent». Une fourmilière de bénévoles a également mis la main à la pâte.

Que sont les jeux nationaux?

Il s’agit d’une discipline sportive unique et traditionnelle en Suisse qui consiste en un décathlon comprenant 6 avant-luttes, soit la course, saut hauteur, saut longueur, exercices au sol, lever de pierre et lancer de pierre. Puis 4 luttes (2 à la culotte et 2 libres).

Ce sport, très complet, requiert rapidité, force, souplesse et endurance. Pratiqué depuis fort longtemps, il est tombé en désuétude en Romandie alors qu’il reste bien vivant en Suisse allemande.

Comme le rappelle Henri Nerny «dans les années, 1970 à 1990, les gymnastes de Valeyres-sous-Rances ont porté haut les couleurs du village dans la pratique des jeux nationaux. Parmi eux, de nombreux couronnés fédéraux». Lui-même a été président cantonal de 1982 à 1996. Ceci expliquant certainement pourquoi Valeyres, par le biais de Henri, a été sollicité pour organiser cette 81e assemblée.

L’assemblée

Avec un ordre du jour très fourni, elle durera près de 4 heures. Corinne Tallichet-Blanc, syndique de Valeyres, Henri Nerny, président du comité d’organisation et Pierre Guignard de Rances, député au Grand Conseil faisaient partie des hôtes d’honneur. Chacun d’eux dans son allocution s’est appliqué à utiliser, ponctuellement, la langue de Goethe. Abraham Krieger, président central, quant à lui, a traduit l’essentiel de ses interventions. Pour le reste, bien sûr, le suisse allemand l’emportait. Si tout n’était pas simple à suivre, ce qui est certain, c’est que cette société se porte bien et que les délégués étaient manifestement ravis de l’accueil qui leur avait été réservé.

Et Henri Nerny de conclure: «Cette assemblée a été une réussite totale, les délégués sont repartis ravis, nous avons tous eu énormément de plaisir».

Partie du bureau, Sylvie Glayre, présidente, Henri Nerny jouant le rôle du vice-président absent et Sylvie Troyon, secrétaire.

Valeyres-sous-Rances: nouvelle benne exposée à Berne!

Partie du bureau, Sylvie Glayre, présidente, Henri Nerny jouant le rôle du vice-président absent et Sylvie Troyon, secrétaire.

Partie du bureau, Sylvie Glayre, présidente, Henri Nerny jouant le rôle du vice-président absent et Sylvie Troyon, secrétaire.

C’est par une belle soirée d’été que Sylvie Glayre a présidé ce conseil de juin. Les Renards n’y sont d’ailleurs pas venus en masse. Après les usuels points de l’ordre du jour, les comptes 2012 du SIAERV (Service intercommunal adduction eau Rances et Valeyres) sont approuvés.

Encore une bonne année!

Puis Thierry Vidmer présente les comptes 2012 de la commune. Ceux-ci sont conformes au budget 2011 et présentent un léger excédent de Fr. 9 000.– avec des charges à Fr. 2 573 000.– et des recettes à Fr. 2 582 000.–. Ils sont facilement adoptés.

Du tuf dans les conduites

La conduite de Champ Thélin est obstruée par du calcaire très récalcitrant. Il serait plus avantageux de changer ladite conduite sur 200 m. que de la déboucher! La somme requise de Fr. 23 000.– (pour compléter les Fr. 17 000.– déjà au budget 2013) est largement approuvée. Un conseiller rappelle qu’un curage régulier des conduites avait été voté et qu’il serait bon de s’y tenir!

Lors des élections réglementaires, la présidente (Sylvie Glayre) et le vice-président Olivier Francfort sont aisément réélus. De même pour la commission de gestion, réélue dans sa totalité. Les nouveaux sont donc les anciens!

Journée benne ouverte

La taxe au poids sera effective dès le 1.07.2013, date de l’arrivée de la nouvelle benne. Entre temps, celle-ci est retenue à Berne où elle est exposée en tant que modèle d’un nouveau système électronique! Samedi 29 juin, dernier jour de l’ancien système, sera journée benne ouverte avec verrée à la déchetterie. D’autre part, le samedi 5 octobre aura lieu la journée «Promenons-nous» cette fois-ci dans notre service intercommunal des eaux ! Deux dates donc à retenir et bon été!

Photo Catherine Fiaux

Jacques nostalgique avec l’une de ses dernières vaches taries.

Jacques Ravey a fait le choix douloureux de stopper l’élevage

Jacques nostalgique avec l’une de ses dernières vaches taries.

Jacques nostalgique avec l’une de ses dernières vaches taries.

Les médias en ont déjà beaucoup parlé, le cas de Jacques a touché, lui-même ne s’attendait pas à une telle ampleur médiatique. Certes, si cela peut avoir une quelconque retombée positive sur la politique agricole, il se prête au jeu. Sinon, l’agriculteur de Valeyres-sous-Rances ne désire rien moins que se plaindre.

Les Ravey, des éleveurs de père en fils depuis des générations

Cette famille, originaire de Valeyres-sous-Rances, a toujours eu des bêtes. «Un paysan sans vaches n’est pas un vrai paysan», affirmait la grand-mère de Jacques. Grâce à une génétique sans cesse améliorée, c’est un très beau cheptel de 41 tachetées-rouge, toutes nées à la ferme qui est parti le 15 mars à la vente de Moudon. Comme dans les familles humaines, chaque lignée a son propre caractère. Jacques connaissait chacune de ses bêtes, il les aimait. Acculé à s’en séparer, il a la pénible impression d’interrompre une tradition. Il se sent tiraillé, déchiré, mais quel autre choix avait-il?

Un prix du lait au plancher depuis plusieurs années

Comme l’explique Jacques «Il n’y avait pas de sens à les garder dans ces conditions. Une entreprise qui n’est pas viable n’a pas de raison d’être conservée » et pourtant… des solutions il en avait cherché et expérimenté. Les vaches partaient à la montagne l’été, lui permettant ainsi d’avoir davantage de temps pour s’occuper de ses 35 hectares de cultures et de ses 5 hectares de vignes.

Il avait également placé ses génisses en hivernage à Baulmes jusqu’à ce que le fermier cesse.

A cela s’ajoutait une ancienne installation ne répondant plus aux normes légales, située au coeur du village. Une surcharge de travail. Il aurait fallu ne pas être seul. Une solution aurait été de s’associer et d’ investir dans un projet avec une écurie en dehors du village. Un tel projet avait été imaginé mais la chute du prix du lait et son maintien en dessous de Fr. 0.60 le litre ne permettait ni d’investir ni d’amortir; le projet fut alors abandonné.
«Nous étions 6 mois trop tard, le lait avait dégringolé pour ne plus remonter» regrette Jacques.

Et pourtant, elles semblaient indéboulonnables!

Quand on connaît un tant soit peu Jacques Ravey, on sait qu’il a le sens des valeurs. Authentique et persévérant, il désirait conserver ses vaches pour perpétuer une tradition et aussi afin d’avoir du travail pour deux. Il pensait à son fils cadet encore trop jeune. Le «cataclysme» provoqué par sa décision tient essentiellement au fait de sa personnalité. Ce qui n’aurait été que soulagement chez certains n’est que doute et émotion chez lui. Le 15 mars dernier, il a vendu 41 bêtes. Actuellement, il ne reste transitoirement que 9 vaches taries sur le point de partir. D’ici peu, l’étable sera définitivement vide «alors que les bestiaux semblaient indéboulonnables». Une nouvelle ère s’amorce donc chez les Ravey, comme chez d’autres agriculteurs dans toute l’Europe.

Photo Catherine fiaux

La déchetterie.

Valeyres-sous-Rances: cafouillages et préavis erronés!

La déchetterie.

La déchetterie.

Le dernier Conseil général des Renards n’a pas été des plus sereins. Pour commencer, les chiffres du préavis municipal présenté (où un excédent de charge de vingt-six mille et trois cent nonante francs est annoncé pour 2013) ne correspondent pas au compte de fonctionnent envoyé aux conseillers avec la convocation. Un amendement au préavis municipal, exposant les chiffres conformes a donc été nécessaire pour adopter le budget 2013.

L’aménagement de la déchetterie fait à nouveau des remous

Pour la deuxième fois cette année, le municipal des déchets, Patrick Weidmann, présente le préavis municipal pour l’achat d’une benne compacteuse et le réaménagement de la déchetterie. Stupeur et grogne parmi les conseillers qui ont fait partie des commissions techniques et de gestion. Le plan de réaménagement présenté ce soir ne correspond pas aux discussions sur place avec le municipal, ni au préavis fourni par la Municipalité pour étude…

Bel exercice de funambulisme pour la nouvelle président Sylvie Glayre, afin d’arriver à un consensus avec amendements, pour qu’enfin, le projet de déchetterie puisse être voté le soir même, et non repoussé à une date ultérieure (en mars?) pour la seconde fois…

Photo Sylvie Troyon

Les participantes du pt M (moins quelques absentes) lors de leur premier souper.

Valeyres: le Point M prend de l’ampleur!

Les participantes du pt M (moins quelques absentes) lors de leur premier souper.

Les participantes du pt M (moins quelques absentes) lors de leur premier souper.

Ce concept a été mis sur pied à Valeyres-sous-Rances en 2007 par la syndique, Corinne Blanc, suite à l’élan donné par Etienne Roy ancien préfet d’Orbe. Le but? Inciter tout un chacun au mouvement, à la marche. Une bénévole accompagne les marcheurs pour une heure de balade, une fois par semaine, les lundis ou les jeudis. Départ sous le clocher à 9 h.! Quelle que soit la météo!

S’il s’agit bien de promouvoir la mobilité, le «Pt M» s’est surtout et avant tout l’occasion de partager un moment. Avoir du plaisir à se retrouver, papoter en marchant, rire ensemble et aussi, simplement, être attentifs les uns aux autres.

Un article avait paru en janvier 2011 dans l’Omnibus. A l’époque, nous étions 3 animatrices avec un groupe variant de 3 à 5 participants et incitions tout nouveau marcheur (et bénévole!) à nous rejoindre.

On n’y fait pas que de la marche

En novembre 2012, nous sommes ravis de constater que le groupe s’est très solidement étoffé! 4 accompagnatrices pour environ 12 fidèles participants dont une large majorité féminine (Messieurs vous êtes les bienvenus!). Les gens viennent tant de Valeyres que des environs. Nous comptons même une participante colombienne! A l’image du groupe, les activités que nous partageons se sont également étendues! La fin de la marche du jeudi signe une pause café fort appréciée à l’auberge du village.

Nouvelle étape ce mois de novembre, le premier souper pt M, a été organisé à la «Vieille Auberge» mercredi 21 novembre! Franc succès, puisque tout le monde, ou presque, s’est retrouvé autour d’un sympathique repas et d’un verre de vin. Ce soir-là, les bonnes chaussures, gants, bâtons et autres n’étaient pas de mise! Il y a fort à parier que l’exercice se répète!

Intéressés? Vous êtes les bienvenus! Prochaines marches: lundi 3 décembre, jeudi 13 décembre et lundi 17 décembre 2012. Programme sur le panneau d’affichage municipal et sur le site de la commune www.valeyres-sous-rances.ch. A bientôt!

Photo Catherine Fiaux

Les Wang, famille nouvellement arrivée à Valeyres.

Valeyres: 42 nouveaux habitants, dont beaucoup de petits enfants

Les Wang, famille nouvellement arrivée à Valeyres.

Les Wang, famille nouvellement arrivée à Valeyres.

Ce vendredi de mi-novembre a eu lieu la traditionnelle soirée communale avec raclette. Il s’agit d’une part d’accueillir et de présenter les nouveaux habitants ainsi que les jeunes du village ayant atteint leur majorité dans l’année, d’autre part, la Municipalité en profite pour remercier tout le personnel communal.

Bien des personnes ont répondu présents à l’invitation communale et c’est dans une ambiance conviviale et enjouée que s’est déroulé l’apéritif, suivi de la raclette du «père François», à savoir que la famille Weidman de Valeyres avait préparé une raclette, onctueuse à souhait!

Volonté d’ouverture à Valeyres

Dans son allocution de bienvenue Corinne Tallichet Blanc, syndique, nous fait partager un pan d’histoire. Elle rappelle qu’en 1850 Valeyres était un lieu de villégiature recherché et comptait alors 550 habitants. En 1980, le village n’en compte plus que 290 alors qu’en 2012 la population se monte à 562 habitants! Certes, la nouvelle zone villa du chemin de Marex participe efficacement à cette augmentation de population, dont un important pourcentage est composé de familles avec jeunes enfants.

Corinne Tallichet Blanc souhaite la bienvenue à tout ce nouveau monde en l’encourageant chaleureusement à s’intégrer à la vie villageoise, que ce soit par le biais des sociétés locales, du Conseil ou des diverses manifestations. La syndique se plaît à relever l’esprit d’ouverture de son village. Il est vrai qu’elle et ses collègues s’en font un point d’honneur. Bienvenue donc à Valeyres-sous-Rances!

Photo Catherine Fiaux

La Municipalité attentive. Depuis la gauche, Christian Kaenel, Thierry Vidmer, Nathalie Piguet, Corinne Tallichet Blanc et Patrick Weidmann.

Valeyres-sous-Rances: taxe au poids oui, crédits non!

La Municipalité attentive. Depuis la gauche, Christian Kaenel, Thierry Vidmer,  Nathalie Piguet, Corinne Tallichet Blanc et Patrick Weidmann.

La Municipalité attentive. Depuis la gauche, Christian Kaenel, Thierry Vidmer,
Nathalie Piguet, Corinne Tallichet Blanc et Patrick Weidmann.

C’est sous la présidence toute nouvelle de Sylvie Glayre que s’est tenue, mercredi dernier à Valeyres-sous-Rances, la séance du Conseil général. Ordre du jour et dernier procès-verbal ont été adoptés. Après acceptation du préavis maintenant le taux d’impôt à 68 % pour 2013, le Conseil a passé au plat de résistance de cette séance.

Les taxes grimpent: grogne chez les particuliers

Patrick Weidmann, Municipal compétent, souligne que «les principes fédéraux de causalité et d’auto-financement sont à respecter dorénavant. Nos égouts vont à la Step d’Orbe qui facture selon le volume des déchets. Ce qui représente une charge de Fr. 155.–/an par habitant. Actuellement, le règlement communal prévoit une taxe de Fr. 110.– (avec une marge d’augmentation possible de 30%). La différence est prise en charge par les impôts, ce qui est contraire au principe d’auto-financement.» Le préavis propose donc faire passer la taxe de Fr. 110.– à Fr. 155.–/an par habitant (toujours avec une marge d’augmentation de 30% possible). La commission de gestion est favorable au préavis, mais propose un amendement pour limiter la marge d’augmentation à 5% (et non 30%.). Le préavis avec cet amendement sera approuvé par le Conseil.

Principe de la taxe au poids admis, crédits pour la déchetterie différés!

Selon la pratique fédérale, 70% des ordures doivent être payées par les taxes, principes d’auto-financement et du pollueur-payeur obligent. La Municipalité a opté pour la taxe au poids. Pourquoi le système pondéral est-il meilleur? Que font nos voisins? Le Conseil demande des arguments. Patrick Weidmann et Corinne Tallichet Blanc, syndique répondent que la taxe au poids est plus en harmonie avec le concept énergétique de la commune, une vidange par mois contre une par semaine dans le cas de la taxe au sac. Accessibilité et propreté extérieure sont d’autres arguments. Par contre, la plupart des communes des environs a choisi la taxe au sac, exigeant moins d’investissements. Pour répondre aux normes fédérales, l’exécutif propose une taxe annuelle forfaitaire par habitant (avec un plafond de Fr. 60–, projet à Fr. 45.–) et une taxe annuelle au kilo par habitant (plafond à Fr. 0.60, projet à Fr. 0.45).

Une ristourne de Fr. 35.–/an par enfant de 0 à 4 ans est prévue. Jugeant l’aide aux familles insuffisante, un amendement est demandé par le Conseil stipulant que n’y ait pas de taxe forfaitaire pour les enfants jusqu’à 12 ans. Le préavis avec son amendement est accepté.

Le principe ayant été admis, il s’est alors agi de voter le crédit de Fr. 120 000.– pour l’achat d’une benne compacteuse et pour le réaménagement de la déchetterie. La commission propose d’accepter le crédit pour la benne, mais de renvoyer pour plus d’étude, le projet de réaménagement de la déchetterie. Pour une présidente fraîchement élue, le problème est épineux: peut-on scinder le préavis? Magnanime, la Municipalité prend alors la décision de retirer son préavis 14/12. Elle le complétera et le représentera au prochain Conseil.

Dans les divers, Nathalie Piguet rappelle le succès qu’a rencontré la journée des aînés. L’expérience sera renouvelée. Thomas Dreher de la commission de gestion propose que la qualité et l’étaiement des préavis soit améliorés, afin que la commission puisse débattre en connaissance de cause. Par ailleurs, il remercie la Municipalité pour tout le travail qu’elle effectue. Après plus de 3 heures de débats, notre nouvelle présidente clôt cette séance de Conseil qui fut longue et délicate dans les formes.

Photo Catherine Fiaux

Françoise et Pascal Locatelli goûtant à leur retraite dans leur jardin à Valeyres-sous-Rances.

Valeyres-sous-Rances: des gens parmi d’autres

Françoise et Pascal Locatelli goûtant à leur retraite dans leur jardin  à Valeyres-sous-Rances.

Françoise et Pascal Locatelli goûtant à leur retraite dans leur jardin
à Valeyres-sous-Rances.

Après 37 ans de restauration au Gaulois, les propriétaires prennent une douce retraite parmi les coteaux de Valeyres-sous-Rances.

Pascal et Françoise Locatelli sont originaires de la Vallée. C’est jeunes qu’ils la quitteront. Pascal à 16 ans, fait son apprentissage de cuisinier au buffet de la gare de Morges. «Une bonne maison» commente-t-il. Françoise, après un apprentissage de commerce à la commune du Chenit, qu’elle termine d’ailleurs en 2 ans ½ au lieu des 3 ans prévus, épouse Pascal. Ils s’établissent à Lausanne. Pascal suit l’école hôtelière et se perfectionne dans divers domaines comme le traiteur par exemple. Ils n’ont que 20 et 25 ans, jeunes parents de deux petits garçons, quand ils se lancent dans l’aventure du «Gaulois». Ils auront plus tard une petite fille.
Au Gaulois, les jeunes Locatelli révolutionnent les habitudes culinaires du moment et séduisent avec leurs poissons.

C’est le 16 octobre 1972, que Pascal et Françoise reprennent la gérance de la rôtisserie du Gaulois fermée depuis 13 mois après la faillite de leur prédécesseur. Pascal a 25 ans, Françoise en a 20 et déjà 2 enfants en bas âge. Elle s’attelle au cours des cafetiers afin d ‘obtenir la patente et la réussit aisément. En 1976, étape suivante, les Locatelli rachètent le Gaulois. Ils y transforment un bel appartement pour y demeurer.

Le Gaulois, certes c’est la rôtisserie, mais c’est aussi et surtout là que Pascal a redoré la féra avec par exemple ses audacieux tartares de féras. Son expérience de traiteur est précieuse. Ses poissons, il va les chercher à la Vallée. Ce seront aussi leurs révolutionnaires quinzaines poissons et crustacés. Il introduit le scampi dans le Nord-vaudois. Quant à elle, Françoise a grillé des kilomètres de faux filets au feu de bois tout en assurant le service!

Pascal se consacre alors entièrement à son restaurant et à sa cuisine. Françoise continue ses formations. De nature vive et curieuse, elle s’intéresse aux choses et retient vite. Elle suivra une formation de découpage de viande, obtiendra un diplôme au cours de marchand de vins à Changins ainsi que le diplôme des sommeliers en 1994.

Parallèlement, Françoise s’investira dans la vie politique de Romainmôtier, sera municipale puis syndique. Elle a aimé cette expérience, les gens au restaurant portaient un autre regard sur elle, les discussions s’ouvraient. Parallèlement, Françoise assurait le service. Le manque de temps et la fatigue l’ont poussée à mettre un terme à sa vie politique.

Ce sont 23 apprenties, 15 en cuisine et 8 au service qu’ils ont formées à eux deux. Les Locatelli sont des battants, entreprenants et optimistes, ils se complètent bien et ont toujours relevé ensemble les défis.

Une retraite où ils ont le temps

Après 37 ans au service de leur restaurant, une certaine lassitude se faisait sentir. En 2009, une opportunité s’est présentée pour remettre le Gaulois, ils la saisissent. C’est cette même année qu’ils viennent s’installer à Valeyres-sous-Rances. Entre deux domaines viticoles, celui du Château et celui du Manoir, ils sont dans leur élément. Le temps, ils se délectent de l’avoir !

Mais ne croyez pas qu’ils restent inactifs, ce serait mal les connaître! Marche, pêche, voyages, chant (à la chorale du Brassus et à l’écho du Suchet), temps passé avec leurs 7 petits-enfants, les occupent. Françoise prend des cours d’anglais; depuis quelques mois, elle prépare le repas et mange avec une vieille dame 3 fois par semaine. Elle rêverait de monter sur les planches, le service dans le fond, c’était du théâtre permanent!

Photo Catherine Fiaux