Choix de fleurs cornélien pour les chalands.

Cieux cléments pour la Fête de la Rose

Choix de fleurs  cornélien pour les chalands.

Choix de fleurs cornélien pour les chalands.

La place des Marronniers regorgeait de senteurs.

Une manifestation haute en couleurs

La SDR (Société de Développement de Romainmôtier) gère d’excellente façon les manifestations qu’elle organise. Et surtout, pour celle-ci, elle tient à rester sur cette place des Marronniers, de taille humaine et la dernière qui est en accord avec l’esprit de ce festival de fleurs, parce que: non goudronnée, un véritable exploit de nos jours.
Les chalands ont arpenté le marché floral en petit nombre le matin, puis l’affluence est montée en force vers midi. Dylan en véritable maître queux, aidé par les membres de la SDR, avait concocté un rizotto aux légumes, digne d’un grand chef, et cela dans un vieux chaudron militaire. Il n’en est pas resté un seul grain.

La fontaine s’est bien amusée

Pendant que les parents déambulaient entre les rosiers, plantes et arbustes décoratifs, pivoines, plantes aromatiques ou vivaces, découvraient des livres pour jardiner et divers produits bio et artisanaux, vannerie et poterie, les enfants avaient opté pour faire de la fontaine de la place, une piscine naturelle. Sous le soleil de midi, ils ont adoré ce nouveau jeu, s’amuser dans le grand bassin d’eau bien fraîche. La fontaine n’en croyait pas ses goulots, tous ces mômes que les parents laissaient jouer avec elle. La fête, quoi !

Un mandala géant

A l’entrée de la place, Hyacinthe Savary invitait les flâneurs, tout au long de la manifestation, à créer un mandala avec des matières naturelles. Tous, petits et grands, ont participé à sa réalisation, chacun mettant une part de ses rêves sur le sol. Le résultat était surprenant.

Le ciel est resté sympa, jusqu’à la fermeture officielle de la Fête. Puis il aidait la SDR à balayer les derniers vestiges floraux de la place, en ouvrant ses vannes, pour le plus grand plaisir de la terre.
Rendez-vous était pris, par les exposants très heureux de leur samedi, pour continuer la Fête en 2012.

Photo Marlène Rézenne

En bas la ville, une épicerie vient d’ouvrir ses portes.

Romainmonastériens comblés

 

Océane, Sylviane, Patrice et Christophe prêts pour l’ouverture.

Océane, Sylviane, Patrice et Christophe prêts pour l’ouverture.

En bas la ville, une épicerie vient d’ouvrir ses portes.

Un baptême avec pour témoin un soleil radieux

Ce vendredi 8 avril, c’était la fête à Romainmôtier. Il y avait à nouveau une épicerie. Et dès 16 h., les chalands et les curieux franchissaient le pas de porte. Ils étaient surpris en bien (on n’est pas vaudois pour rien…)! Située dans l’ancien bâtiment de la BVC, le lieu est clair, la présentation des produits attractive et surtout il y a de l’espace entre les gondoles, la caisse et autres frigos pour déambuler à son aise.

Et puis, les terribles poteaux noirs, il y en a huit dans l’entrée, sont vêtus de décors printaniers et entourés de jute, ce qui les incorpore discrètement au nouveau commerce. La caisse en mobilise quatre. Trois espaces distincts animent l’épicerie: le colonial (conservation de longue durée), les surgelés, les produits frais et les légumes pour l’entrée ; suit la partie avec les articles bio et de boulangerie, pour arriver dans la section boissons avec et sans alcool et l’alimentation qui accompagne un apéro. La simplicité prime. Journaux de presse et périodiques viendront prochainement élargir l’offre de l’épicerie. Ouvert 6 jours sur 7, ils l’agrémenteront d’un service de livraison à domicile.

La commune avait quelques exigences

Sylviane Girardet et Patrice Carlucci accueillent les gens avec sourire et gentillesse. Ils sont un peu stressés, mais heureux, ils ont pu ouvrir l’épicerie un mois après le feu vert de la Municipalité. Deux de leurs enfants, Océane et Christophe les secondaient ce jour-là, très à l’aise.

C’était impératif pour les nouveaux épiciers de se démarquer du simple dépannage afin d’offrir, en plus des articles de première nécessité, une gamme de produits bio, et une cave en partenariat avec les producteurs de la région. Les produits bio et régionaux faisaient partie des exigences de la commune.

Avec les commentaires positifs des clients, ils étaient récompensés des efforts pour donner vie le plus vite possible à ce lieu. Les gens retrouvaient une épicerie de village, avec tout ce que cela comporte de social et d’échanges humains pour jeunes et moins jeunes.

Un parcours de vie qui les ramène aux sources

Tous deux ont grandi dans des familles de commerçants: pour Patrice, c’était une boucherie que ses parents tenaient à Genève et ceux de Sylviane avaient un commerce d’électricité, principalement pour le théâtre et le cinéma à la Vallée de Joux.

Après avoir tenu ensemble un kiosque-épicerie à Nyon durant 10 ans, ils ont fait le choix d’élever leurs trois enfants à la campagne, et sont montés à la Vallée de Joux. Maintenant qu’ils sont ados, les parents souhaitaient ardemment reprendre une épicerie, et l’opportunité s’est présentée pour eux à Romainmôtier. En visitant les lieux totalement libres, ils ont eu le coup de foudre. Ils ont déposé leur candidature avec un dossier solide. Le 5 mars, l’aventure débutait.

Et les Romainmonastériens les ont bien accueillis.

 

Photo Marlène Rézenne

Situation du projet

Romainmôtier 2020: entre enthousiasme et réticences

 

Situation du projet

Situation du projet

Deux conférences et une présentation publique pour imaginer le futur du Vallon du Nozon.

Un projet qui affiche ses ambitions

La présentation du projet, mardi 29 mars, réservée aux médias, était peu suivie. La plupart des grands quotidiens avait déjà fait mention de celui-ci dans leurs colonnes.  Fabrice De Icco, syndic de Romainmôtier, mettait en avant le côté novateur du projet avec un écoquatier (déjà inscrit au concours européen d’architecture Europan) situé près de la gare CFF Croy-Romainmôtier, sur des terres agricoles peu productives et sur l’axe routier Lausanne-Vallorbe, ville desservie par le TGV.

Projet qui reprenait les dernières directives du Plan directeur cantonal comme Pôle centre local. Puis il parlait de la Maison des Moines en ruines (!) pour y créer une école internationale de restauration. Ensuite la création d’un hôtel de 100 lits qui serait situé sur Envy. Il était question de la création d’un musée, de la restauration de la maison de «Champbaillard» et enfin d’une chaufferie à bois pour le Bourg et les bâtiments communaux, et certainement l’abbatiale, puis les réseaux d’eau et des routes.

Croy, partenaire territorial important

Cathy Rochat, syndique de Croy, parlait des jeunes entre 25 et 35 ans, qui ne trouvent pas de logements et partent en ville. Le projet d’un écoquartier et de loyers abordables pourrait pallier à cette désertion «normale» et créer des emplois. Offrir une dimension associative (et non une fusion) pour le Vallon du Nozon dans son entier, ce qui représenterait un partenariat de poids face à l’Etat Vaud.

Le futur de Romainmôtier entre adhésion et réticences

Jeudi 31 mars les habitants du bourg étaient conviés pour une présentation à la Maison de la Dîme. Une équipe d’experts entoure le projet dans les domaines de la construction, du tourisme, du marketing et de la recherche de fonds, et d’investisseurs privés ou institutionnels. Ils ont façonné et programmé ce projet sur dix ans. Le projet étonne et inquiète par son ampleur financière, 55 millions, qui met dans un seul paquet, le réseau routier du bourg en piteux état, la distribution d’eau obsolète (comme dans tout le vallon), la chaufferie (bien perçue par les habitants), la restauration des bâtiments, le musée, l’hôtel et l’écoquartier.

La réticence des uns concerne le financement et l’urgence des travaux concernant le bourg lui-même indépendamment de Romainmôtier 2020. A suivre…

Photo Marlène Rézenne

Le Rallye des Jeunesses Campagnardes du 8 au 12 juin à Romainmôtier.

Romainmôtier: une première pour la SJR

 

Le Rallye des Jeunesses Campagnardes du 8 au 12 juin à Romainmôtier.

Le Rallye des Jeunesses Campagnardes du 8 au 12 juin à Romainmôtier.

La Société de Jeunesse de Romainmôtier organisera le Rallye FVJC (Féd. Vaud. des Jeunesses Campagnardes) qui se déroulera du 8 au 12 juin 2011, durant le weekend de la Pentecôte. Un plus comme le soulignait Vincent Zimmermann, porte-parole du groupe, lors de la soirée de présentation.

Le moment fort des festivités concernera les Rallyes (pédestre ou motorisé) qui se dérouleront le dimanche 12, auxquels seuls les membres de la «Fédé» pourront participer. Accueil dès le 8 avec une course de VTT et jusqu’au dimanche, des compétitions de football, volley, lutte et pétanque sont programmées pour tout le monde.

Un rallye en campagne, pour de vrai

Pour présenter leur dossier, les jeunes (au nombre de 18, les compétences de chacune et chacun sont sollicitées et mises ensemble) ne comptent pas leur temps et leur énergie: rencontres avec les autorités communales et cantonales, les demandes, cahier des charges à respecter, etc. Ils font preuve d’une belle maturité, malgré leur jeune âge. Le dossier sécurité accepté, la réalisation physique (mesure sur le terrain, puis plans et constructions, aménagement pour les places de parcs, accès), débutait.

Rien n’était laissé au hasard afin que leur fête soit belle et conviviale.

Infos et inscriptions: www.romainmotier.ch/jeunesse

Photo Marlène Rézenne

De g. à dr. Yves Mouquin, démissionnaire, Alberto de Andrés, Michel Chabloz, Olivier Rochat, municipaux et Muriel Bovet, boursière.

Romainmôtier : débats du conseil enregistrés

De g. à dr. Yves Mouquin, démissionnaire, Alberto de Andrés, Michel Chabloz, Olivier Rochat, municipaux et Muriel Bovet, boursière.

De g. à dr. Yves Mouquin, démissionnaire, Alberto de Andrés, Michel Chabloz, Olivier Rochat, municipaux et Muriel Bovet, boursière.

Le processus démocratique pouvait commencer

Une petite révolution, pour ce dernier Conseil général de l’année 2010: le président de Conseil, Marc Benoît, décidait, avec l’aval des membres de l’assemblée, de procéder à l’enregistrement des débats, pour suppléer à l’absence du secrétaire du Conseil Pierre Genier. Un membre du bureau procéderait à sa transcription.

Le budget à l’ordre du jour, présentait, comme dans nombre de petites communes, une diminution momentanée des versements exigés par l’Etat pour couvrir les frais de la facture sociale. La bascule des points étant lisible dans les comptes présentés. L’assemblée acceptait le préavis à l’unanimité moins deux abstentions!

Un emprunt pour des travaux déjà réalisés

Une première pour la Municipalité de Romainmôtier, qui demandait un emprunt pour couvrir des travaux commencés en juillet, et dans l’urgence, pour voie d’eau dans une habitation et conduites obsolètes de l’eau potable percées sur toute la Ruelle du Quin. L’exécutif avait décidé, devant l’ampleur de la creuse, de faire dans l’immédiat, les divers aménagements projetés, réfection du système de distribution de l’eau potable, mise sous terre de l’électricité avec la Romande Energie, nouveaux luminaires, amenée de gaz et le câble de fibre optique avec VoSénergies (Orbe).

Les propriétaires riverains avaient participé financièrement à cet état de fait comme le soulignait Bernard Chezeaux, rapporteur de la Commission des finances. Le Conseil décidait d’autoriser la Municipalité à emprunter la somme de Fr. 100 000.– afin de couvrir les travaux effectués à Envy.

Un candidat est cherché pour les prochaines élections

Fabrice de Icco, syndic, répondait à la question que Michel Gaudard avait déjà posée lors du dernier Conseil général du mois de novembre, concernant les candidats pour le futur exécutif communal. Il parlait aux noms des municipaux.

Un seul membre quittera ses fonctions à fin juin 2011, pour des raisons familiales, c’est Yves Mouquin.

Photo Marlène Rézenne

Le fameux panneau

Romainmôtier : sans débordement

Le fameux panneau

Le fameux panneau

Juste avant les vacances, les comptes 2009 passent la rampe.

Des chiffres, encore des chiffres

Le casse-tête des communes, pour présenter comptes  ou budget devant les citoyens ce n’est pas seulement les retombées de la péréquation, mais le solde de la facture sociale à payer. Pour chaque exercice, il arrive 8 mois après…la clôture comptable du 31 décembre! Aucune maîtrise possible, il n’y a rien à dire, rien à contester, alors, les comptes sont acceptés, sans discussion et on passe à autre chose.

Le Conseil général acceptait  les comptes 2009 et passait au point suivant, la demande d’adhésion au PNRJV (Parc Naturel Régional Jura Vaudois).

Celle-ci posait beaucoup de questions, tant sur le financement, les projets et la participation de la commune de Romainmôtier-Envy. La municipalité présentait les avantages pour la commune, qui sont d’ordre touristique et culturel, mais aussi forestier, avec une mise en valeur des chênaies et pour les paysans, la biodiversité.

Un réseau qui comprendra 30 communes avec une surface au sol de 500 km2. Un label Parc Naturel sera créé, qui permettra de certifier la provenance des produits commercialisés. Après les réponses reçues, le conseil acceptait l’adhésion, à la majorité, moins une abstention et un non.

Une entrée enfin digne  du bourg

Après bien des années, l’entrée, en venant depuis Croy, est achevée. Un panneau propre en ordre indique à l’automobiliste la vitesse et où aller se parquer. Une floraison abondante d’un petit jardin communal, sis juste à côté de l’écriteau, donne envie de s’arrêter. Un banc viendra bientôt y élire domicile. C’est promis, qu’ils ont dit.

Marc Benoit, président du Conseil, levait la séance à 22 h, et invitait les membres du Conseil général à une collation au caveau. Là, autour d’un verre, les discussions reprenaient de plus belle, et le cadrant de l’horloge, portait bien sa devise «Le temps fuit…»

Quand ils ont fermé le caveau, ils n’ont pas regardé l’heure qu’il était… !

Photo Marlène Rézenne

Nonante années au service des jeunes et des familles

Il y avait du monde à la salle à manger.

Il y avait du monde à la salle à manger.

La fondation du «Nid» se situe quelques mois après la fin de la première guerre mondiale, en 1919.

Création du Foyer  de Romainmôtier

Lors de son discours, le président du Conseil de la Fondation, Alain Genaine donnait un bref historique sur l’Association Vaudoises des Petites Familles, créée officiellement en 1919.

C’était en 1911, à Tramelan dans le Jura bernois, que, sur l’initiative du pasteur Ramseier, l’œuvre des Petites Familles prenait naissance. Son but était de venir en aide aux enfants moralement abandonnés ou orphelins. Celle-ci se développe rapidement. Il cherche alors avec l’aide de J.-H. Wuilleumier, professeur à Vevey et du pasteur Raccaud d’Aubonne d’en jeter les bases dans le Canton de Vaud. Ceux-ci formèrent avec Madame Emilie Bonard de Lausanne le premier germe du Comité vaudois.

Ayant entendu parler de l’œuvre en formation, Madame Gloor-Buxcel mettait à sa disposition   les immeubles (maison, jardin, champs et bois) qu’elle possédait à Romainmôtier, situé au no 10 de la route de Vaulion. Le Conseil d’Etat consulté, déclara, après enquête, que lorsqu’elle aurait été réparée, elle s’adapterait parfaitement au but poursuivi.

L’acte de donation fut signé le 3 septembre 1919 en l’étude du notaire Christen à Romainmôtier. En 1923, il est fait l’acquisition d’une vache. Alain Genaine relevait comme anecdote qu’en 1949 le rapport des comptes annonçait 45 têtes de bétails, mais de préciser : «Il s’agissait de quatre chèvres et deux moutons, les canards et les poules formant le reste du comptage !»

En 1967,  l’ancien Nid n’était plus conforme

De nouvelles exigences cantonales déclaraient cette maison inapte à recevoir «Le Nid». Elle était devenue trop petite. La Municipalité de Romainmôtier et son syndic, Firmin Magnenat, octroieront gratuitement un droit de superficie dans le même secteur et au printemps suivant, les architectes Mayor et Messmer firent les plans de la maison actuelle, située en contrebas de la route cantonale.

Un prêt accordé par l’Etat de Vaud, sans intérêts et la vente du premier «Nid» permirent de financer la construction du nouveau foyer.

Après les discours, place à la fête

Les responsables du Foyer, les directeurs de la Fondation, les parents des enfants, d’anciens éducateurs, les représentants des autorités du Vallon du Nozon, des enseignants, les amis et voisins se sont retrouvés dans la grande maison, toute refaite avec des couleurs, c’était plein de lumière et de chaleur.

Martha Schmid, responsable du Foyer, gérait la situation, les discours, le repas et les prestations des enfants. Le service était assuré par les enfants du Nid, avec style et le sourire. Ils se sont bien amusés. L’après-midi fut entrecoupé de plusieurs prestations musicales et poétiques présentées par les jeunes de la maison.

Il y avait aussi des jeux, et surtout les visites guidées avec deux enfants du «Nid» qui ont connu un vif succès. Voir les ados avec un réel plaisir, de montrer leur lieu de vie était passionnant et bien agréable au visiteur.

Les moments d’émotion

Les éducateurs et d’anciens pensionnaires se sont retrouvés, au Nid, comme on dit encore chez nous, avec une grande joie, du bonheur et quelques larmes.

Certain(e)s sont mariés, ils ont fondé une famille; ils étaient tous rayonnants de se retrouver là, en famille, entre copains et copines. Ils avaient dans les yeux de beaux souvenirs à partager.

Photo Marlène Rézenne

…Il était moins 5 à l’horloge!

Romainmôtier : 20 h. 10 le quorum était atteint

…Il était moins 5 à l’horloge!

…Il était moins 5 à l’horloge!

Le Conseil général pouvait légiférer

Après la lecture du procès-verbal de la séance du 20 octobre dernier, celui-ci accepté, Marc Benoit, président du Conseil,  procédait à l’assermentation d’un nouveau membre, puis le Conseil général passait au Budget de fonctionnement pour 2010.

Le système de présentation binaire (lecture et projection sur écran) était mis aux oubliettes par le syndic en place Fabrice de Icco. Il préférait faire la lecture des documents envoyés à chaque membre du Conseil. Parlant de considérations générales, le budget 2010 ne différait guère des précédents, il affichait un déficit 68’476,20.

La municipalité s’étant contentée de ne mettre que les dépenses nécessaires à la meilleure gestion possible de la commune, sans luxe, ni superflu. L’entretien des bâtiments communaux (montants estimés à 75’000.-) sera passé par préavis en investissements au début de l’an prochain. Il soulignait encore et toujours, la hausse importante et incontrôlable des charges cantonales: sécurité sociale et instruction publique en particulier.

La commission des finances fit changer les chiffres

«La première version du budget comportait un déficit très important et une marge d’autofinancement négative. Craignant que ce budget ne passe pas devant le Conseil, nous sommes tombés d’accord, avec le syndic et la boursière, sur une série de corrections qui ont modifié la marge d’autofinancement en positif à 24’689.-»

Le président de la commission des finances, Christian de Trey, énumérait les changements apportés. En conclusion, il proposait d’accepter le budget tel que proposé. Peu de questions sont venues, et le budget fut accepté à la majorité, moins une abstention.

Le problème des écoles dans le Vallon

Malgré l’inscription de 15 élèves (pour la rentrée 2010) dans le Vallon du Nozon, ils devront faire leur scolarité, dès 9 ans sur le site de Vallorbe, par décision de l’Etat de Vaud. Pour élaborer de nouveaux statuts, les Municipalités du Vallon les ont négociés pendant , près de douze mois, afin de trouver les meilleurs compromis possibles pour le Vallon.

Sous le nom de AscoVaBaNo, il était demandé, à toutes les communes membres, d’accepter les nouveaux statuts et d’adhérer à l’Association scolaire intercommunale de Vallorbe, Ballaigues, Vallon du Nozon.

Les discussions furent plus portées sur :  le coût pour la commune, ou l’obligation de… que sur le fond. L’école étant obligatoire et en grande partie à la charge des communes! L’objet était finalement accepté à la majorité, moins deux avis contraires et une abstention.

Romainmôtier 2010

Dans les divers et communications, Michel Gaudard pouvait enfin confirmer, dates à l’appui, les manifestations qui jalonneront la commémoration de Cluny et l’Europe, à Romainmôtier, pour 2010. Les plus festives (pour les uns): l’Abbaye «l’Etoile du Jura» ou la fête du tir en invitant nos amis français pour cette occasion, Fête de la musique dans le bourg, Marché et Fête médiévale réunis, la traditionnelle Foire aux livres et les  24 h. de lecture sur ce thème.

Les plus sérieuses (pour les autres): une exposition dès le mois de mars, un film 3D projeté dès le mois de juin. Un colloque international sur «Cluny, le monachisme et l’église» sera ouvert au public. Trois concerts exceptionnels sur «Le chant médiéval au présent», et des rencontres œcuméniques.

C’est un programme riche, intense, qui se veut à la hauteur de l’événement, avec le souhait que les habitants de toute la région soient associés à cette commémoration, décrite comme unique, surtout dans le temps.

La parole n’étant plus demandée, M. Benoit levait la séance et invitait le Conseil pour une petite agape à l’Atelier. On ne vous dira pas où était la petite aiguille quand les dernier(e)s citoyens ont quitté les lieux!

Photo Marlène Rézenne

Romainmôtier : point de vue fiscal

De g.à dr.Pierre Genier, secrétaire, Marc Benoît et Fabrice de Icco

De g.à dr.Pierre Genier, secrétaire, Marc Benoît et Fabrice de Icco

Limite de crédit augmentée

Marc Benoît déclarait ouvert le Conseil général à 20 h. 10. Après la lecture et l’approbation du rapport du procès-verbal du 2 juillet 2009, on passait au point 4 de l’ordre du jour: l’augmentation de la limite de crédit du compte courant. Le syndic, Fabrice de Icco, présentait les arguments en faveur de cette demande, la commune ne pouvant plus honorer une grande partie de ses paiements courants.

Les factures imprévues, dues  d’une part aux intempéries du 31 décembre 2008 (près de Fr. 100 000.–) payées intégralement par la Commune, en attendant la part subventionnée qui serait versée fin 2009. D’autre part les factures cantonales dont un supplément pour la facture sociale de Fr. 60 000.–  plus un supplément non budgété de plus de Fr 12 000.–, tout cela à payer dans les trente jours !

Le rapport de la commission des finances soutenait la demande de la Municipalité. L’objet était accepté par la majorité du Conseil.

Taux d’imposition

Après la lecture du préavis municipal, puis celle du rapport de la commission des finances, le débat était ouvert. La demande d’une augmentation de 5 points du taux d’imposition, permettrait de couvrir une partie des nouvelles charges reportées sur les communes et de bénéficier des retours de la péréquation cantonale.

Cela concerne surtout les mesures socio-éducatives acceptées par le peuple: la loi sur l’Accueil de jour des enfants, l’accueil parascolaire, le financement des écoles de musique et l’alourdissement de la facture sociale, incontrôlable, par les communes.

Une question était posée par un membre du conseil: «Si toutes les communes tiennent le même raisonnement et augmentent leur taux d’imposition de 5 points, comment pouvez-vous penser que la nouvelle péréquation nous serait favorable?»

Le syndic répondait «C’est une projection établie par l’Etat de Vaud susceptible de varier en fonction de la situation économique».  Le nouveau modèle de péréquation, s’il est accepté, entrera en vigueur en 2011. L’UCV (Union des communes vaudoises) a mis une liste sur son site internet en prenant pour référence les chiffres de l’exercice 2008.

Les effets restent obscurs (réf. article de Daniel Audédat, 24H du 16 octobre).

La hausse d’imposition à 80 points était acceptée par 12 oui, 8 non et 2 abstentions.

La parole n’étant plus demandée, Marc Benoît levait la séance à 21 h. 20.

Photo Marlène Rézenne

Romainmôtier : 2009, la douzième déjà !

Du monde...il y en avait!

Du monde...il y en avait!

Foire d’automne & Bourse aux Sonnailles

La fête fut d’une grande qualité, la fréquentation abondante, et la majorité des exposants, au nombre de nonante pour cette édition, étaient heureux du résultat des ventes ou des contacts établis. Pour les organisateurs, O. Grandjean, J. Paradela, N. Corbaz, P. Rochat, A. Grandjean, Chr. Germann et L’Echo du Nozon, J. Cuvit, sans oublier les bénévoles, tout s’est bien passé, aucun incident ne s’est invité durant la foire. Et la fréquentation est en hausse.

Les collectionneurs de cloches et sonnailles se sont retrouvés avec bonheur, au milieu de cette forêt colorée qui entoure la maison de Champbaillard, et qui faisait dire à Olivier Grandjean, que pour rien au monde il ne changerait de lieu pour organiser cette foire d’Automne.

La cloche des moissons

Une nouveauté: la première cloche colorisée, avec des motifs originaux : des épis de blé, de seigle, d’orge et d’avoine, le faucheur, le bouquet de la fin des récoltes et les hirondelles. Une série met en valeur le travail des sculpteurs et fondeur, par un émaillage du bouquet de fleurs réalisé par Pierre-André Tschanz.

Le résultat est d’une finesse incroyable. (à voir sur : swissisland.ch/Moisson)

Olivier n’étant jamais à court d’idées, donnait la parole aux paysans BIO de la région. Ainsi, Cédric Cheseaux de Juriens et Etienne Clerc de Mont-la-Ville invitèrent le public, soucieux du futur, à faire l’expérience d’ensemencer un champs de blé à la main et de découvrir les motivations de ces jeunes paysans attachés à la terre.

Une manifestation appréciée par les politiques

Près du bar de la Jeunesse, samedi dès 11 heures, le président de la foire avait invité nombre de personnes politiques du district du Jura Nord Vaudois pour l’apéro, et ils avaient répondu présent.

Des députés vaudois, le président du Grand Conseil, syndics, les représentants du tourisme régional et amis ont devisé autour d’un bon verre de vin. On n’est pas vaudois pour rien !

Une fête populaire au vrai sens du mot, avec des échanges, des dégustations, des découvertes, de l’artisanat, des collectionneurs de cloches fidèles au rendez-vous, les balades avec les ânes des Oches (La Praz), tous, petits et grands ont trouvé du bonheur lors de leur venue sur cette place qui domine le bourg médiéval de Romainmôtier.

Photo Marlène Rézenne

Romainmôtier : équilibre financier

Dégâts constatés sur le mur de la Place des Marronniers. Inclinaison dangereuse de la barrière.

Dégâts constatés sur le mur de la Place des Marronniers. Inclinaison dangereuse de la barrière.

Il n’y avait pas l’Euro, mais l’heure d’été

Ca, ce n’est pas bon pour les conseils généraux ! Les natels ont chauffé pour que le quorum soit atteint et c’est avec un bon quart d’heure vaudois à la clé, que Marc Benoît, président du conseil, pouvait ouvrir la séance. Au menu, l’approbation des comptes 2008 et l’adhésion de la commune au Groupement forestier du Nozon. Durant la lecture du préavis municipal pour l’exercice 2008, le syndic Fabrice de Icco détaillait les comptes de fonctionnements et le peu de marge de manœuvre financier de la commune, (est-ce lié à la péréquation?).

De plus l’Etat de Vaud ne donne le total définitif de la facture sociale, qu’au début du mois de septembre…(les comptes de la commune doivent être bouclés au 30 juin!). Les comptes communaux étaient bouclés avec un équilibre précaire et rien de plus. Ceux-ci ne suscitaient aucune question, ni remarque de la part des membres du conseil.

Soutenu par un diaporama, la lecture du rapport de la commission de gestion, permettait de visionner les travaux prévus et imprévus gérés par la Municipalité. Durant l’année passée. Une nouvelle fois, le réseau d’eau potable s’est fissuré sur la route de Vaulion. Plus que centenaire, il résiste de moins en moins  à l’assaut des 40 tonnes qui traversent le village. Les comptes furent adoptés à l’unanimité.

L’adhésion de la commune au nouveau Groupement forestier du Nozon concernait en fait une mise en conformité légale de l’ancien Triage du Nozon et concernait sept communes du bas du vallon et la ville d’Yverdon. Des statuts étaient adoptés, donnant une légitimité au groupement face à l’Etat

Inquiétude et grogne grandissantes

La commission de gestion, dans son rapport, l’avait relevé photos à l’appui, et plusieurs personnes ont donné de la voix concernant le trafic grandissant des quarante tonnes sur la route de Vaulion et sur celle venant de Juriens. Un mur de soutènement voit les blocs de pierre bouger, se desceller et, au faîte, la «semelle», avec une barrière en métal, s’incliné dangereusement. Les maisons se lézardent et la route se fissure, provoquant de manière répétée des éclatements du réseau d’eau.

La Municipalité a répondu en citant le voyer de l’Etat:« c’est un  tracé de délestage (!?!) la route dans votre village est à votre charge, et nous (entendez l’Etat) nous faisons passer qui nous voulons!», donc les 40 tonnes, et pourquoi pas, pour bientôt, les 60 tonnes! Les maisons sont collées à la route, elles sont très anciennes (époque médiévale) et n’ont pas de fondation, sans oublier que les routes étaient conçues pour le passage des chars hippomobiles ou des diligences.

Jacques-Henri Bichsel demandait si on pouvait abaisser la vitesse à 30 km/h.? Cela aurait un peu moins d’impact sur les habitations. Il lui fut répondu, dixit l’Etat de Vaud : «que c’était un tracé cantonal, et qu’il n’était pas question de descendre la vitesse à 30 km/h. (actuellement c’est 40 km/h.) mais que, légalement, ce devrait être du 50 km/h.!».  Par conséquent, circulez, il n’y a rien à dire!

La Municipalité d’ajouter qu’elle s’adressera prochainement au conseiller d’Etat en charge du dossier des routes, pour demander des mesures restrictives quant au passage des trains routiers. Affaire à suivre.

La séance se terminait à 22 h. 30 et Marc Benoît invitait les membres présents à se rendre à l’Atelier pour partager un verre et déguster un plat de viande froide, pour clore ce Conseil général en bonne amitié.

Photo Marlène Rézenne