La gare porte bien son nom : elle est sur Romainmôtier, mais seulement à quelques pas de la limite de Croy.

Croy et Romainmôtier : unis, mais néanmoins divisés

Les limites communales entre Romainmôtier et Croy ont un tracé qui n’a rien d’évident. Même dans le centre du village de Croy, on peut se trouver sur la commune de Romainmôtier! Par exemple, la Rôtisserie du Gaulois a la bizzarerie d’être sur le territoire de Romainmôtier alors que son parking qui lui fait face est bien situé sur Croy! Plus on avance en direction de la Gare, et moins c’est clair. La «frontière» passe devant le Buffet de la Gare qui est sur Croy alors que la gare elle-même est sur Romainmôtier. De même que toute la zone industrielle et le quartier résidentiel du Fochau qui poussent ainsi un triangle pointé sur Bofflens.

La Terre de Romainmôtier

En 1970, les communes de Romainmôtier et Envy ont fusionné. Avec cette «annexion», Romainmôtier a agrandi son territoire d’une large bande en direction de Ferreyres, via le vallon des Bellaires. Ceci donne aux Romainmonastériens un territoire de 698 hectares pour une population de 530 habitants actuellement. Le syndic Fabrice de Icco ne peut pas expliquer le pourquoi de ces limites saugrenues.

«Il n’y a pas de raisons spécifiques connues. Tout cela s’est fait au cours des siècles, quand plusieurs communautés se sont succédées: les moines de l’Abbatiale, la Seigneurie, le Baillage bernois, la «Ville» puis la Commune. Aux XVIIe et XIXe siècles, différentes parcelles sont achetées. A l’époque, on privilégie les forêts, car elles représentent de la valeur. C’était l’enjeu, même avant le retrait des Bernois. L’avénement du canton en 1803 et la création des communes n’ont en fait rien changé (ou si peu) à ces limites déjà établies.»

Bonne entente

Ce qui a révélé ce découpage compliqué, c’est la contruction de la route Romainmôtier-Croy aux alentours de 1800, dans une zone encore non construite à l’exception de la Grange du Dîme (Auberge du Gaulois actuelle) qui était le seul bâtiment existant. L’ancien tracé suivait le cours du Nozon et traversait le village de Croy. Le préfet et ancien syndic de Croy, Etienne Roy, commente avec une pointe d’ironie: «Les moines et les baillis avaient su choisir le meilleur pour eux, laissant les bribes pour Croy qui a investi le bas du territoire. Malgré tout, les populations vivent en bonne intelligence en se partageant les infrastructures en commun: écoles, réseau d’eau, pompiers, déchetterie, STEP. Les sociétés locales ont un tarif commun pour l’utilisation des lieux de rencontre comme la cantine de Champbaillard ou la salle polyvalente de Croy.»

Les deux magistrats sont unanimes: «La simplification serait la fusion! En cela, c’est une autre histoire, car il s’agirait alors de coordonner au moins tout le vallon du Nozon. Et là... On n’y est pas encore!»

Désalpe du troupeau de la Bréguettaz

Bourse aux Sonnailles : un succès incontestable

La 18e édition de la Foire d’automne et Bourse aux Sonnailles s’est déroulée le week-end passé à Romainmôtier. Dans un écrin automnal, le site de Champbaillard s’est animé de tintement de cloches et de bonnes odeurs de cuisine locale.

On doit cette manifestation à un passionné, Olivier Grandjean. L’habitant de Juriens, jovial et dynamique, est féru de tout ce qui tinte, cloches, sonnailles, toupins, grelots, chenailles, et j’en passe. Il avait envie de rencontrer des gens aussi passionnés que lui afin de pouvoir échanger et comparer son impressionnante collection que lui-même a de la peine à chiffrer. Il eut donc l’idée de créer une bourse aux sonnailles. Mais la générosité qui le caractérise, n’était pas satisfaite.

Il a donc décidé de convier des amis paysans qui faisaient déjà de la transformation et de la vente directe de leurs produits, de venir les vendre sur place. Se sont également joints à eux, les bûcherons et autres professionnels du bois des alentours. C’est de là qu’est née une manifestation qui n’a pas son pareil dans la région. Elle est probablement la plus grosse bourse aux sonnailles du pays et des environs. Les collectionneurs affluent de tous horizons et n’hésitent pas à faire de longs voyages depuis la Belgique ou le sud de la France pour retrouver ici les fondeurs, tanneurs et autres spécialistes du milieu. Au total une centaine d’exposants anime la Foire. Ils sont tous de la région, et proposent tout ce qui fait vibrer un épicurien, de la viande aux vins, de la tisane aux légumes bio.

Et le public ne s’y trompe pas ! Le parking est constamment plein à craquer, les nombreuses navettes peinent à absorber le flux de visiteurs, et Champbaillard croule sous le monde. Un succès qui ne faiblit pas d’une année à l’autre, probablement dû à la qualité et la diversité des stands, et nul doute que la gratuité de la fête en réjouit plus d’un.

Moment fort des festivités, la désalpe attire la foule. L’impressionnant troupeau de plus de 170 têtes de bétail fait briller les yeux des petits et des grands. Dans un bruit assourdissant de cloches, la famille Agassis quitte son estive de La Bréguettaz, sur la Commune de Vaulion, pour rejoindre ses quartiers d’hiver à Valeyres-sous-Rances. Le cheptel composé de génisses et de vaches taries était le dernier à quitter l’alpage, les vaches laitières étant déjà redescendues un mois plus tôt.

Malgré le côté festif, d’un bout à l’autre de la Foire, tous les agriculteurs et gens de la terre n’avaient qu’une préoccupation en tête en ce dimanche matin : le terrible incendie qui a ravagé la ferme et l’habitation des Vallotton à Agiez. Nul doute que les discussions auront amené des solutions et du soutien durable pour la famille sinistrée.

Romainmôtier: une course de dingues

Jonas Goy est un récidiviste. Après avoir parcouru une grande partie de l’Australie à vélo en 2012 durant 6 mois, le citoyen de Romainmôtier s’attaque aujourd’hui à un nouveau pari fou. Rallier Bruxelles à Istanbul soit plus de 4000 kilomètres en deux semaines. Pour être classé dans cette course qui réunira près de 250 concurrents, dont 6 Suisses, il s’agira de parcourir 380 km en moyenne par jour. Un exploit qui n’est pas à la portée de tous, raison pour laquelle Jonas a subi des examens au CHUV pour être certain que sa santé lui permettra d’aborder cette transcontinentale dont il nous parle.

Dormir au grand air

«J’envisage de m’attaquer au record du monde du tour de la Terre en 106 jours. Dès lors, il faut que je me teste. Je pars lundi pour rejoindre le lieu de départ de Gaumont (à 40 km de Bruxelles) après un parcours de 600 kilomètres. J’ai investi Fr. 10 000.– pour ce périple, en premier lieu pour équiper ma bicyclette (16 kilos) sur laquelle j’ai une grosse sacoche avec un minimum d’habits et sans tente. Si certains participants ont choisi de dormir dans des hôtels, je vais tenter de trouver des solutions sous des abris de fortune, en ville si possible. J’ai une seule crainte à propos des chiens errants dans certains pays de l’Est européen. Pour me nourrir, je vais recourir à des restaurants, car j’ai besoin de plats chauds à midi et le soir, ou si la chaleur nous accable, je passerai par des épiceries pour trouver des aliments froids. Pour le petit-déjeuner, des haltes dans des boulangeries combleront mon besoin en graisse, à côté de la brique de lait froid que j’ingurgite quotidiennement».

11 pays à franchir

Si le parcours n’est pas fixe, les cyclistes devront toutefois passer par quatre points de contrôle, au Mont Ventoux (France), Sestrières (Italie), Vukovar (Croatie) et Mont Lovcen (Monténégro). Il faudra donc traverser neuf pays entre la Belgique et la Turquie, soit la France, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, le Monténégro, l’Albanie, la Macédoine et la Grèce. Il n’y aura pas d’assistance de l’organisation en cours de route, mais son GPS spot-traqueur nous permettra de le suivre par le biais de son site internet (jonasgoy.ch) et il espère pouvoir se débrouiller en cas de petits pépins, car il ne parle que le français. Pour parcourir 380 km quotidiennement, Jonas imagine qu’il passera plus de 15 heures à rouler dans la journée. On souhaite bonne chance à notre menuisier de Romainmôtier dans cette folle aventure qu’il espère fermement conclure afin d’attirer des sponsors pour s’attaquer au record du monde, dans le futur.

Romainmôtier: une UAPE dans Le Môtier ?

A part les comptes 2014, le sujet important qui a été débattu fut l’achat par la commune de Romainmôtier-Envy du bâtiment du Môtier, pour en faire une Unité d’Accueil Parascolaire pour les Enfants (UAPE).
Le Conseil général a donné son aval pour Fr. 1’200’000.–, plus un crédit pour le début des travaux. Les communes doivent s’activer pour trouver des solutions avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi scolaire sur la journée continue. Les villages du Vallon du Nozon ont nommé un comité de pilotage pour étudier des propositions d’accueils parascolaires. Romainmôtier saisit la balle au bond avec la mise en vente de ce bâtiment qui, à ses yeux, ne présente que des avantages: il n’y aurait pas de lourds travaux, juste quelques aménagements. Il est proche des écoles, ce qui réduirait certains problèmes de transport et il y a un jardin. Avec trois classes enfantines, la commune est sûre de remplir ce lieu d’accueil, qui pourrait recevoir jusqu’à 24 élèves. Le rapport a été accepté à la presque unanimité (2 contre, 3 abstentions).
Comptes positifs
Alors que le budget prévoyait une perte de Fr. 21 529.– les comptes se soldent par un excédent de Fr. 5 607.–. Il n’y a pas qu’une cause à ce bon résultat, mais une addition de revenus un peu plus élevés que prévu. Bonne nouvelle: la déchetterie est financée à 100% par la taxe causale. Entre 2012 et 2014, le poids des déchets par habitant a passé de 174 kg à moins de 76 kg. Tout va bien donc, à l’exception de la facture sociale, gérée par l’Etat et donc incontrôlable, ce dont se plaignent toutes les petites communes.
Enfin dans les divers: Romainmôtier-Envy a été retenue par l’Illustré pour la finale du concours «le plus beau village de Suisse». En cas de victoire cela lui ferait une bonne pub.
Un trottoir, reliant Romainmôtier et la gare de Croy, est en cours d’étude, plusieurs options sont en discussion.

Romainmôtier

Romainmôtier-Envy: travaux en vue

Le Conseil général a accepté les trois préavis lors de sa séance de mardi. Ces points n’ont pas beaucoup été discutés et la présidente, Marlène Rézenne a pu clore la séance rapidement.

Le bureau
A la suite de la démission de Pierre Genier, de son poste de secrétaire, Guillaume Henchoz a été élu brillamment à sa place. Comme il laisse, de ce fait, sa place à la commission de gestion et des finances, celle-ci continuera de travailler à cinq membres et deux suppléants.

Préavis
Le Conseil a accepté l’arrêté d’imposition 2015 qui reconduit les mêmes taux qu’en 2014. La demande de suppression de l’impôt sur les divertissements de 10% n’a cependant pas été acceptée.

Une somme deFr. 28 000.– a été accordée pour les travaux de réparations et de rafraîchissement de l’appartement à l’ancienne gendarmerie.

Le préavis 5/2014 a soulevé pas mal de questions notamment sur la fermeture de cette route cantonale 153 b pendant les futurs travaux et ceux à faire également ensuite sur la rue du Bourg. La Municipalité a indiqué qu’il ne sera pas possible de créer des trottoirs sur ces rues, la largeur de la route étant insuffisante. Ces travaux sur cette route de Vaulion sont nécessaires, car les canalisations en fonte, de piètres qualités, étaient posées sur des cales en bois et ont été percées suite aux vibrations du trafic. La Municipalité est en discussion pour limiter cette rue à 30 km/h et espère pouvoir ensuite instaurer une zone 20 km/h dans le Bourg. L’étude se fera, en référence à l’acceptation du Conseil d’accorder le crédit de Fr. 34 000.–, en 2015 et les travaux pourraient être finis en 2016, voire 2017.

Divers
La reconstruction du mur à l’entrée de la localité est commencée, 60 t. de pierres seront posées. Des remarques sur le bruit du stand de tir amèneront la Municipalité à aller discuter avec les tireurs. Il semble qu’un nouveau tir western fait plus de bruit que celui au pistolet. Cette zone cependant est affectée au tir, reste à trouver une bonne coopération des deux côtés.

Le syndic, Fabrice De Icco a informé que le site web romainmotier.ch a été piraté par un hacker et est sous perfusion avec un service minimum. La commune de Romainmôtier est aussi sur Twitter et Facebook et les papiers pour le prochain Conseil général du 9 décembre parviendront par courriel ou courrier.

Le brasseur Fabrice Tournelle.

Romainmôtier: la «Brasse-Mortier» est née

Ambiance de fête samedi passé sur la place du Bourg à Romainmôtier pour l’inauguration de la nouvelle brasserie artisanale la «Brasse-Mortier», qui emprunte sa raison sociale au sobriquet des habitants du lieu.

Installée dans le caveau de la maison de commune, cette nouvelle exploitation est l’oeuvre de Fabrice Tournelle, archéologue reconverti dans la bière artisanale depuis quelques années. La Brasse-Mortier présente une gamme de 5 bières typées et très différentes l’une de l’autre, qui vont de la Weizen, une blanche légère à la Bohemian Pilsner, une bière de garde très foncée et corsée, en passant par une Imperial Stout, une India Pale Ale et une Old Ale. «Mes bières sont le fruit de recettes très précises que je conserve au gramme et à la minute près, pour leur procurer le goût et la finesse recherchés» explique Fabrice Tournelle.

Un produit qui restera régional

Il faut environ 6 semaines à une bière artisanale pour passer du stade de la fabrication à celui de la consommation. «Tout se fait sur place», précise encore le brasseur, qui dispose à l’arrière du caveau des surfaces nécessaires à la production. Pour l’instant, elle est de l’ordre de 200 litres par jour et le brasseur entend la commercialiser localement et dans une zone de chalandise régionale limitée.

À relever que pour l’occasion Fabrice Tournelle avait invité le chocolatier de Chamblon Michaël Randin, qui a décidé de créer certains chocolats comprenant de la bière Brasse-Mortier. Une audace qui peut surprendre, mais qui mérite le détour. Comme les bières elles-mêmes, dont certaines se marient parfaitement avec l’agneau ou les fromages bleus corsés.

On a pu voir, dans le rôle du sommelier stylé, le syndic du lieu, vantant les mérites du nouveau breuvage local à Dominique Faesch, la directrice du Tourisme régional, venue soutenir cette initiative sympathique et appréciée du public.

«La vie sauvage» et une partie de ses concepteurs.

Tous des passionnés de belles et de bonnes choses

Pour cette Foire 2013, Olivier Grandjean a souhaité mettre sur l’affiche des animaux sauvages de la région.

Mais il n’en est pas resté là, avec le Club Trèfle à 4 & Campanule, ils ont créé une nouvelle cloche tirée à 20 exemplaires numérotés. Elle s’appelle «La vie sauvage!» Elle est coulée par la Fonderie Albertano dans un moule spécial et pèse 10 kg. Le sellier Frédéric Chappuis a fait la courroie. Sur la cloche se trouvent les animaux et sur la courroie les traces de pattes.

Les clients de ce genre de collection ne sont plus seulement des paysans, mais également d’autres personnes qui achètent sur un coup de coeur. On a vu des Américains à la Foire acheter une cloche, mais il fallait également parler d’autres langues «pour faire ses affaires».

Chanteurs, sonneurs de cloches et marchands ont eu de la peine à suivre, par moment, pour contenter tous les clients très nombreux, surtout le samedi et le dimanche.

Olivier Grandjean est heureux que tout se soit bien déroulé et annonce une nouvelle fête l’année prochaine à la mémoire des anciens…

Philippe Jaussy, organistateur de la Foire aux Livres

Les livres ont la parole

Il y a vingt-deux ans que Philippe Jaussy a émis l’idée d’organiser une foire aux livres. Propriétaire de la librairie-galerie «La Pensée Sauvage» à la Vallée de Joux, ce passionné a regroupé quelque 100’000 exemplaires sous la cantine de Champbaillard.

Couvrant les sujets les plus diversifiés comme la nature, le bricolage, les voyages, la spiritualité, l’archéologie, la géographie, etc, on y trouve des œuvres rares, anciennes, d’occasion, mais aussi modernes. «Ces livres proviennent tous d’achats privés, de dons ou de bibliothèques. Sur quatre jours, la foire a eu un grand succès et a vu passer quelques milliers de lecteurs!».

Une manifestation qui attire encore la jeune clientèle, comme Lydie Schwitzguebel qui participe volontiers aux événements culturels de son village. « Je ne suis pas une grande littéraire, mais c’est important de préserver les livres. Le choix ici est très varié et complet. La foire est également l’occasion de rencontrer les gens».

Histoires mycologiques

Quoi de plus sympathique que de s’asseoir dans un cadre idyllique et se laisser conter des histoires, poème et lectures !
Mis sur pied depuis 1996, la manifestation organisée en collaboration avec L’Arc (Littérature et atelier de réflexion contemporaine) a pour but de promouvoir le goût de la lecture active et partagée. Pendant 24h consécutives, bénévoles et auteurs se sont relayés toutes les heures pour s’adonner à la lecture à haute voix devant un public attentif. Même durant la nuit, les auditeurs se sont montrés présents.

Cette année sur le thème des champignons, la succession des récits s’est déroulée dans plusieurs endroits autour de la célèbre abbatiale.
Robert Joosten est un lecteur bénévole depuis dix ans. L’envie de partager des histoires lui a été transmise par un ami pratiquant lui aussi des lectures ouvertes. Depuis, il a gardé le goût de bouquiner. «Les rencontres mélangent amateurs et professionnels, mais tous sont amoureux de la lecture» dit-il.

A ses côtés, l’écrivaine vaudoise Sylvie Blondel, venue également offrir sa voix aux textes littéraires, explique qu’à ses yeux « la lecture à haute voix prend alors une tout autre dimension».

Louis, à sa gauche Emma, en face Mayla et Ambre.

Romainmôtier: jeunes peintres à l’oeuvre

Louis, à sa gauche Emma, en face Mayla et Ambre.

Louis, à sa gauche Emma, en face Mayla et Ambre.

Les artistes en herbe sont déjà au travail depuis un moment; aujourd’hui, pour le premier jour, ils doivent choisir un motif parmi plusieurs photos et essayer de le reproduire à la craie ou au crayon gras. Demain, ils iront se promener dans le Domaine en Praël, au bord du Nozon, pour s’essayer à l’aquarelle, et ensuite se perdre dans le labyrinthe. Enfin jeudi et vendredi, ils découvriront la peinture acrylique.

L’artiste, Kohlene Hendrickson, qui donne déjà des cours dans plusieurs écoles à Lausanne, a voulu organiser des ateliers de création artistique chez elle à Romainmôtier. Ces ateliers nommés «Kids art camp», nom dû à son origine californienne, se veulent une initiation aux techniques artistiques. Elle est très contente des résultats de la première semaine et va organiser une exposition le vendredi ou le samedi du dernier cours avec toutes les oeuvres des jeunes peintres.

Encore de la place pour la dernière semaine du 12 au 16 août, maximum 6 participants de 9 h. à 10 h. 30 (5 - 10 ans) et de
10 h. 45 à 12 h. 15 (11 - 17 ans).

Renseignements: 079 360 74 09.
kohlene@kohlene.com

Félicie Dupertuis

Romainmôtier: nonagénaire oubliée

Félicie Dupertuis

Félicie Dupertuis

Elle était la reine du poulet. Qui ne se souvient pas des annonces publicitaires qui vous incitaient à aller manger «Chez Félicie» à Morges. Elle en a reçu du beau monde dans son restaurant où 14 broches alignaient les poulets qui allaient être dévorés à la cuisson.

Mais aujourd’hui et depuis 1981, elle vit à Romainmôtier où elle avait acheté une maison dans laquelle elle avait rêvé de vivre avec toute sa famille. Malheureusement, la grande faucheuse a passé par là et Félicie se retrouve toute seule dans son habitation.

Le 21 mars dernier, elle a soufflé ses 90 bougies avec quelques amis. Elle a attendu en vain la visite des autorités de Romainmôtier. Pourtant elle n’est pas une inconnue dans le village. Elle a même rapporté beaucoup d’impôts lorsqu’elle est venue s’installer dans la bourgade après avoir vendu ses maisons de Morges.

La reine du poulet, comme elle aime à se surnommer, a été oubliée, pas le moindre mot, ni fleurs, ni bouteilles. Rien pour cette dame haute en couleurs qui espère que la coutume de fêter les nonagénaires ne se soit pas tarie dans le bourg médiéval. Elle qui dit s’être occupée des anciens du village tant qu’elle le pouvait.

Bien sûr qu’elle n’apprécie pas d’avoir été «oubliée» mais elle pense aussi à tous ceux de son âge, ou qui en approchent, et qui méritent bien une petite attention des autorités.

Aujourd’hui, Félicie Dupertuis ne peut plus sortir de chez elle. Des problèmes de santé, une colonne vertébrale qui ne la soutient plus, la rendent impotente ou presque. C’est pourquoi elle apprécie encore recevoir des visites car elle ne peut plus écrire.

Il ne lui reste plus que le téléphone pour exprimer en l’occurrence son désarroi. A l’heure de boucler le combiné, elle aura cette phrase étonnante, «Nous ne sommes plus que des numéros, qui ne sont plus gagnants».

Photo Marianne Kurth

Deuxiène depuis la gauche, Anthony Sanchez.

Romainmôtier: exploitation forestière avec le CEP de Vallorbe

Deuxiène depuis la gauche, Anthony Sanchez.

Deuxiène depuis la gauche, Anthony Sanchez.

Anthony Sanchez est responsable au CEP (Centre d’Enregistrement et de Procédure) de l’organisation de journées d’occupation pour les requérants. Il le fait en étroite collaboration avec la commune de Vallorbe ainsi que les communes avoisinantes et les gardes- forestiers de l’arrondissement. Tous les jours, les gens s’inscrivent spontanément pour faire un travail. Et chaque jour il gère une équipe nouvelle, six personnes au maximum, qu’il accompagnera tout au long de la journée sur le site choisi.

Nettoyage forestier

Cette collaboration menait aux abords de Romainmôtier, sur la route de Juriens, pour rendrent les talus déboisés pour la sécurité routière, propres et que le regard des habitants et des visiteurs soit le moins accroché de ce «déshabillage» forestier et printanier. Ce jeudi, les requérants étaient originaires de quatre pays: Nigeria, Guinée-Bissau, Mali et Macédoine.

Ces personnes sont motivées, elles ne se sentent pas inutiles. Elles reçoivent une compensation pécuniaire journalière. Bastien Siggen, garde-forestier du Triage du Nozon, apprécie travailler avec A. Sanchez et les échanges qui en découlent, introduisent une valeur humaine à cette collaboration. Ils ont tous accepté d’être photographiés, et votre serviteur a apprécié ce oui.

Photo Marlène Rézenne

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Romainmôtier: une classe d’école fait son cinéma

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Au tableau noir, pour leur plaisir… de créer.

Et l’Arc fait école dans l’élargissement de la promotion d’artistes et créateurs de notre vallon du Nozon.

Ou comment faire un film d’animation

Les enfants ont l’art de provoquer les grands. C’est, quoi qu’en pensent les adultes, une loi pour apprendre. Yamilé Arsenijevic, enseignante à l’école maternelle à Romainmôtier (une chance, il y a encore 2 classes enfantines… à Romainmôtier) a reçu le message 5 sur 5, et avec la volée de 2010-2011, elle a donné la possibilité aux enfants de réaliser un film intitulé «L’école aux oiseaux»: du ciné d’animation sur 30 min. Un sujet abouti, qui était présenté à La Maison de l’Arc, vendredi 3 février.

Comme des grands!

Animation, bruitage et musique, ils ont tout fait. Pour la musique ils étaient guidés par Sarah Chappuis, (qui est prof à l’école de musique du Vallon du Nozon) avec Cécile à l’accordéon et Olivier à la guitare. L’intérêt de ce film, ce n’est pas seulement, entre guillemets, le résultat visuel, mais la manière de, les images mêlées, mais comment ils s’y sont pris? Et leurs commentaires, pas tristes du tout. Et ces idées qui jaillissent, drôles, savoureuses; leur sagacité à comprendre les choses compliquées.

Ce film est drôle, élégant et vous fait redescendre sur terre en écoutant les bons mots de ces gosses qui ne sont pas encore formatés, mais libres d’exister dans le bonheur de créer! (euh… mieux que les grands?) Le public, venu fort nombreux, n’en doutait pas un instant.
Vous reprendrez bien un peu de valse?

Le deuxième film projeté, réalisé avec la volée de 2009-2010, «Trois p’tits pas», c’était en deux mots: «attends un peu, je vais leur apprendre…!» En clair, les enfants ont enseigné, avec force détails, les danses (paso-doble, valse, twist et danses collectives d’Europe) à leurs parents en vue d’un bal, un vrai, pour la fin de l’année!

C’est aussi une caméra qui entre dans les maisons pour «voir» comment les familles ont accepté cette démarche. Et le résultat est encourageant. Les parents retournent à l’école de la danse, avec comme prof, leurs enfants. Cette sollicitation, visible dans le film, est accueillie avec beaucoup de fierté de la part des enfants! Au final, les bals d’antan n’étaient pas très loin. Et les souvenirs…non plus!

Photo Marlène Rézenne